Des dizaines d’agentes et agents correctionnels fédéraux se sont rassemblés aujourd’hui devant le siège national du Service correctionnel du Canada (SCC) pour lancer un message clair : les suppressions visant les postes de première ligne mettent en péril la sécurité des établissements.
Le SCC doit réduire son budget de fonctionnement d’environ 132,2 millions de dollars d’ici 2028-2029. L’employeur a déjà confirmé l’élimination ou la réduction de plusieurs postes de première ligne. Ceux-ci comprennent notamment ceux d’agents de patrouille mobile, certains postes CX-03, les maîtres-chiens, des postes équivalents à temps plein dans les unités d’intervention structurée (IUS), des postes liés au Programme d’intégrité (colis volants), ainsi que des effectifs dans certains établissements à sécurité maximale.
Il ne s’agit pas simplement de décisions budgétaires. Ces postes jouent un rôle essentiel dans la prévention du trafic de contrebande, la détection et l’intervention en présence de drones, la gestion de crise et le maintien de la sécurité au sein des pénitenciers fédéraux.
« Ce ne sont pas des compressions administratives, ce sont des compressions qui touchent directement la sécurité de première ligne dans nos établissements », a déclaré le président national d’UCCO-SACC-CSN, Frédérick Lebeau. « À un moment où la violence, le crime organisé et les activités liées aux drones sont en hausse dans nos établissements, le SCC choisit de réduire les ressources sur lesquelles les agentes et agents correctionnels comptent pour assurer la sécurité. On ne peut pas améliorer la sécurité du système correctionnel en faisant des compressions. »
Les agents correctionnels haussent le ton
Les agentes et agents correctionnels se sont mobilisés aujourd’hui à Ottawa afin de sensibiliser la population aux conséquences de ces compressions et de dénoncer la réduction des ressources consacrées à la sécurité de première ligne.
Pour le syndicat, cette mobilisation ne constitue que le début. Les agentes et agents correctionnels continueront de faire entendre leur voix et de réclamer les ressources nécessaires pour assurer leur sécurité et celle de l’ensemble de la population.
« Le SCC a pris ces décisions sans véritable consultation », a ajouté M. Lebeau. « Nos membres sont unis et leur message est clair : la sécurité des agents correctionnels et de la population canadienne doit passer avant les compressions budgétaires. Nous continuerons à nous mobiliser jusqu’à ce que ces réductions dangereuses soient reconsidérées. »