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Construction d'un nouveau centre de détention

Un engagement de 2008 toujours pas réalisé

Le syndicat des agents de la paix des services correctionnels du Québec, affilié à la CSN, questionne toujours l’inaction du gouvernement dans le dossier de la construction du nouvel établissement à Amos.

« Depuis février 2008, le Conseil du trésor a autorisé la construction, entérinée par le Conseil des ministres, le 2 septembre 2009, mais près de trois ans plus tard, aucun signe concret d’amorce de travaux », de dire Stéphane Lemaire, président du syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec.

Le ministre régional, M. Pierre Corbeil, ne se faisait pas tirer l’oreille en début d’année 2011, alors qu’il annonçait en grande pompe la construction du centre de détention, question d’en tirer du capital politique. Curieux que depuis l’amorce de la présente campagne M. Corbeil passe sous silence la non-réalisation de cet engagement gouvernemental. « Qui sait, trois ans plus tard, ont-il l’intention de faire une pelletée de terre ? », de souligner M. Donald Rheault, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec-CSN, « à moins qu’ils souhaitent enterrer les trous de 2010 et 2011 », poursuit le président régional de la CSN.

Pour la section locale du syndicat, la présidente, Mme Guylaine Moisan ne comprend toujours pas que rien n’apparaisse sur le terrain acheté par le ministère. « Mais il y a pire, puisque pendant ce temps, ce sont les travailleuses et travailleurs qui, humainement, en paient le prix » souligne-t-elle. Si tout est accepté, pourquoi laisser nos agents travailler dans ces conditions ?

La surpopulation à l’intérieur des murs ne s’est jamais résorbée et trop souvent nous devons faire de la route pour transférer les détenus vers d’autres régions. La présidente, Mme Moisan, demande aux autorités locales de publier les coûts engendrés dans ce dossier depuis le 2 septembre 2009, puisque les véhicules du ministère de la Sécurité publique sont sur la route de façon quotidienne. « Pour nous, ces sommes auraient pu être utilisées à d’autres fins. Les contribuables, dont nous sommes rappelons-le, sont en droit de savoir.

Pour les intervenants dans ce dossier, le SAPSCQ, le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec-CSN et les agents-es d’Amos, la présente campagne électorale donne lieu, encore une fois, à une multitude d’annonces. Celles de 2008, n’ayant pas été concrétisées, faut-il donc s’en méfier, de conclure les porte-parole syndicaux affiliés à la CSN.

Pour information :Guylaine Moisan,présidente du syndicat, détention Amos Cellulaire : 819 444-7357