« C’est avec révolte que nous soulignons cette année le triste anniversaire de la tuerie à Polytechnique. Cette révolte, elle est dirigée envers le gouvernement Harper qui est enfin parvenu à ses fins avec l’abolition du registre des armes à feu. En soi, cette décision est une tragédie de plus », de préciser Denise Boucher, vice-présidente de la CSN.
Le 6 décembre 1989, quatorze jeunes femmes étaient assassinées à l’École Polytechnique de Montréal, tout simplement parce qu’elles étaient des femmes. Ces événements ont marqué profondément la société québécoise qui s’est mobilisée par la suite pour obtenir le registre fédéral des armes à feu.
La CSN invite ses membres et la population à demeurer mobilisés et à porter le ruban blanc qui rappelle ces tristes événements. « Il s’agit d’abord d’affirmer notre solidarité envers toutes les femmes victimes de violence. Cette année, nous pouvons aussi utiliser cette journée pour signifier notre désaccord à Harper d’abolir le registre des armes à feu et de ne rien faire pour soutenir les provinces qui en souhaitent le maintien sur leur territoire. Que compte faire le gouvernement fédéral pour que cessent ces violences ? », se demande Denise Boucher.
La CSN, fondée en 1921, représente 300 000 travailleuses et travailleurs provenant des secteurs privé et public.