Qu’est-ce que la Commission de la conditon de la femme des Nations Unies ?
Cette Commission, qui relève du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), consacre exclusivement ses travaux à la promotion de l’égalité des sexes et à l’amélioration des conditons de vie des femmes.
Chaque année, des représentant(e)s des États membres se réunissent au Siège des Nations Unies à New York pour évaluer les progrès accomplis et identifier les défis.
La Commission établit des normes mondiales et élabore des politiques concrètes pour promouvoir l’égalité des sexes et l’amélioration des conditions de des femmes à travers le monde.
La vice-présidente de la CSN, responsable de la condition féminine, Denise Boucher, participe à compter d’aujourd’hui, aux travaux de la 56ème session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies. Cette session se tient du 27 février au 9 mars 2012 à New York et porte principalement sur le développement de l’autonomie des femmes dans les milieux ruraux et de leur rôle pour contrer la pauvreté et la faim. La CSN participe à la Commission de la condition de la femme de l’ONU depuis 2007. Elle fait partie de la délégation de la Confédération syndicale internationale (CSI) à laquelle elle est affiliée. Des organisations non gouvernementales (ONG) de toutes les régions du monde sont en effet accréditées et participent à titre consultatif aux travaux de la commission. Les organisations syndicales interviennent auprès des délégations officielles de leur pays respectif pour que les conclusions retenues tiennent compte des orientations et revendications syndicales.
La lutte des femmes contre la pauvreté et la faim Les organisations syndicales demandent de promouvoir les points suivants :
- l’émancipation économique des travailleuses en milieu rural par le respect du droit au travail, du droit à l’éducation et des investissements publics en faveur de la vie des femmes;
- la reconnaissance du travail des femmes dans l’agriculture (à titre de travailleuses journalières, saisonnières, travailleuses migrantes; les femmes représentent 41,3% de la main-d’œuvre dans tous les secteurs agricoles);
- le respect des conditions de travail décent et l’application des droits fondamentaux fixés par les conventions internationales (OIT), l’élimination des conditions de travail dangereuses pour les travailleuses;
- la participation des femmes aux prises de décisions dans les milieux ruraux,
- l’accès à l’éducation pour les jeunes filles et les femmes (les filles et les femmes particulièrement pauvres et de minorités ethniques ont peu accès à l’éducation);
- l’application de la convention internationale de l’OIT sur les travailleuses domestiques (des millions de travailleuses domestiques proviennent de zones rurales) et l’application de grandes conventions internationales pour les filles et les femmes en milieu rural (la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, programme d’action de Beijing, etc.).
La participation de la CSN s’inscrit dans la poursuite d’objectifs bien définis :
• travailler avec les autres délégations syndicales pour réclamer l’inclusion du travail décent et des services publics dans les orientations et recommandations négociées à la commission; • exercer des pressions, avec les autres organisations féminines non gouvernementales (ONG), sur les responsables gouvernementaux en regard des positions défendues pendant la rencontre de la commission; • affirmer notre solidarité auprès des déléguées syndicales et gouvernementales vivant des situations de violence, de guerre, de discriminations diverses, etc.; • appuyer les revendications des déléguées des organisations féminines non gouvernementales (ONG) selon les thématiques développées pendant les rencontres; • exiger que le gouvernement du Canada rende compte sur les orientations et les actions qu’il déploie en matière d’égalité des femmes au Canada; • consolider nos liens avec les autres syndicats québécois et canadiens représentés à la commission; • faire le suivi de l’application des grandes conventions internationales concernant spécifiquement les droits des jeunes filles et des femmes.
Tous les jours vous pourrez prendre des nouvelles de l’évolution des travaux de la Commission sur le site Web de la CSN, grâce à la collaboration de la conseillère syndicale à la condition féminine de la CSN, qui accompagne la vice-présidente.