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Marchandisation de la vie et de la nature

Action de la Marche mondiale des femmes, le 10 décembre

Lors de la rencontre des Amériques de la MMF, les femmes présentes ont proposé que la Journée d’action mondiale pour la paix et la démilitarisation, appelée aussi 24 heures d’actions féministes, axe son action autour de la dénonciation de la marchandisation de la vie et de la nature ainsi que la criminalisation des luttes sociales. Les femmes argumentaient que « nos territoires » sont devenus des champs de bataille (physique ou idéologique), qu’ils s’agissent de nos corps, de la terre, de la nature ou même de l’histoire ou de la mémoire. Au nom de son combat pour que les femmes vivent une vie sans violence, la Marche mondiale des femmes des Amériques appelle les femmes à défendre le droit à l’autodétermination et à la souveraineté des peuples au nom de la construction d’un monde d’égalité, de liberté, de justice, de solidarité et de paix.

Dans le cadre de cette journée des 24 heures d’actions féministes, la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes (CQMMF) organisera une action qui aura pour but de questionner le rôle des entreprises d’exploitation des ressources naturelles ici et ailleurs ainsi que la logique de ce type de développement, dénoncer l’absence de réflexion quant à l’analyse de l’impact de ce modèle de développement économique sur les femmes et sur leur environnement, et responsabiliser les gouvernements fédéral et provincial quant à l’adoption de politiques environnementales et d’aide publique au développement qui sont contraires aux intérêts des peuples. De plus, dans la même optique, la CQMMF revendique le respect des décisions de la Cour suprême du Canada concernant la consultation et le consentement des peuples autochtones et souhaite appuyer les femmes autochtones du Québec dans l’ensemble de leurs revendications et luttes quant à cette problématique.

La CQMMF invite donc ses membres et alliées à participer à cette action féministe qui aura lieu le 10 décembre prochain au 1 Place Ville-Marie entre 12h et 13h. Une soirée publique sera aussi organisée le même jour à partir de 18h30 au Centre St-Pierre afin de discuter davantage des impacts de la marchandisation des ressources naturelles sur les femmes et leurs moyens de résistance face à celle-ci.

Pour information :Chantale Larouche 514 598-2378