Réunis en grand nombre lors d’une assemblée générale dimanche matin, les membres du Syndicat des employé-es municipaux des Îles-de-la-Madeleine–CSN ont adopté à 97% un mandat de cinq jours de grève afin de faire débloquer la négociation de leur convention collective. Si aucune avancée n’a lieu à la table de négociation, les deux premières journées de grève se tiendront les 29 et 30 juin prochains.
Les travailleuses et les travailleurs revendiquent des augmentations salariales et une prime d’éloignement qui leur permettront de faire face au coût de la vie particulièrement élevé aux Îles-de-la-Madeleine. Malgré les surplus engrangés de plusieurs millions de dollars par l’administration municipale, les salarié-es se heurtent à la position inflexible de leur employeur à la table de négociation.
« On nous parle sans cesse de saine gestion des finances publiques, mais on continue de donner en sous-traitance des travaux que nous pourrions très bien réaliser à l’interne, avec notre main-d’œuvre et nos équipements. Ainsi, la municipalité devient de plus en plus dépendante de l’entreprise privée qui peut sans cesse augmenter ses tarifs comme bon lui semble. Ces choix politiques et administratifs coûtent de plus en plus cher aux contribuables », a déclaré le président du syndicat, Gilles Turbide.
« Le coût de la vie aux Îles-de-la-Madeleine est beaucoup plus élevé que sur le continent. Une étude démontrait récemment que le panier d’épicerie revient 20 % plus cher que dans les grands centres. L’essence coûte toujours vingt sous de plus et les prix des biens de consommation sont de 15 % à 20 % plus élevés. L’employeur doit prendre en considération cette réalité économique dans le cadre de la négociation », a ajouté le vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Nolan Boudreau.
« Comment les dirigeantes et dirigeants de la municipalité peuvent-ils justifier leur refus d’accorder des hausses salariales décentes à celles et ceux qui sont en première ligne afin d’assurer les services municipaux et d’un autre côté, d’ajouter 25 postes de cadres au cours des 5 dernières années ? », conclut le président du syndicat, Gilles Turbide.
Le syndicat réitère sa volonté de conclure une entente, mais prévient que la mobilisation se poursuivra en l’absence d’une réponse satisfaisante lors des journées de négociation prévues les 15 et 17 juin prochains.