Des pratiques nuisibles aux relations de travail
Les contrats de transport d’écoliers signés entre les commissions scolaires et les transporteurs privés contiennent une clause selon laquelle celui-ci peut être résilié unilatéralement après sept jours de conflit de travail, que ce soit une grève ou un lock-out.
L’expérience démontre que, dès le déclenchement d’un conflit de travail, la commission scolaire signifie immédiatement au transporteur son intention de mettre fin au contrat qui les lie. De ce fait, la commission scolaire qui agit de la sorte ne laisse pas libre cours à la négociation entre le syndicat et l’employeur. Même si les directions des commissions scolaires se défendent d’intervenir dans la dynamique des conflits de travail qui peuvent survenir, il est clair que le dépôt d’un avis de résiliation de contrat retire aux syndicats leur rapport de force et impose une pression extérieure au conflit, celle d’une tierce partie.
Malgré le fait qu’il n’y ait qu’un régime qui gère les relations de travail au Québec, dans le secteur du transport scolaire, des contrats permettent des pratiques nuisibles, qui interviennent dans le processus de négociation entre une organisation syndicale et une partie patronale.
Le 15 février, le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus Laval – CSN (STTAL) a déclenché une grève générale illimitée en réponse au refus de l’employeur de s’assoir à la table de négociation. Dès le début du conflit, les commissions scolaires des Premières-Seigneuries et de la Capitale ont déposé leurs avis de résiliation de contrat à Autobus Laval.
À la suite de la réunion du Secteur transport scolaire de la FEESP – CSN, tenue à Québec le jour même du début du conflit, les délégué-es présents ont exprimé leur désir d’appuyer le STTAL. En guise de solidarité, devant la menace de perte de contrats et afin de dénoncer ces pratiques nuisibles, des actions de visibilité seront mises en place dès aujourd’hui, le vendredi 17 février à 11 h, devant le centre administratif de la commission scolaire des Premières-Seigneuries, au 643, avenue du Cénacle, à Beauport (Québec). Les travailleuses et les travailleurs d’Autobus Laval s’y rendront accompagnés des camarades des autres transporteurs de la région de Québec. Ces actions seront répétées les lundi 20 et mardi 21 février prochains.
Envoyez une lettre de dénonciation En guise d’appui, nous vous demandons de distribuer à tous vos membres la lettre que vous trouverez en cliquant iciet de leur demander de l’acheminer une fois par jour, par courriel ou par télécopieur, au cours des journées du vendredi 17, du lundi 20 et du mardi 21 février. Ce geste simple démontrera aux travailleuses et aux travailleurs en conflit toute la solidarité acquise au cours des dernières années dans le Secteur du transport scolaire de la CSN.