Depuis trois mois, la vingtaine d’éducatrices du CPE Le Jardin de Robi, à Roberval, se battent pour conserver leurs conditions de travail, en particulier la demi-heure de dîner rémunérée, conventionnée depuis plus de 40 ans. Ici, l’employeur a un objectif de plus en plus évident : tenter de briser le syndicat.
La dernière rencontre de négociation a eu lieu le 6 novembre dernier. Depuis cette date, l’employeur refuse de rencontrer la partie syndicale tant qu’elle n’acceptera pas intégralement sa demande, qui aurait pour effet de forcer les salariées à travailler deux heures de plus chaque semaine pour obtenir la même rémunération. Le syndicat a pourtant des solutions de rechange à proposer, lesquelles permettraient d’atteindre ses objectifs financiers tout en pré- servant les droits des travailleuses.
En parallèle, l’employeur déploie énergie et ressources pour tenter de briser le mouvement de solidarité des travailleuses. Ainsi, Le Jardin de Robi fut le tout premier employeur à réclamer officiellement l’intervention du gouvernement en vertu de la loi Boulet, qui restreint le droit de grève, dès son entrée en vigueur ! Le ministre du Travail a répondu négativement à cette demande, invitant l’employeur à reprendre les négociations. Insatisfait, l’employeur a envoyé une nouvelle demande d’intervention quelques jours à peine après avoir essuyé ce refus. À Roberval et les environs, le conflit de travail est maintenant sur toutes les lèvres. L’employeur fait circuler plusieurs rumeurs pour faire porter la responsabilité du conflit sur les épaules des travailleuses.
Fait à noter, le CPE compte une directrice ainsi qu’une directrice adjointe pour une seule installation, ce qui est inédit. De plus, ces deux dirigeantes du CPE reçoivent leur plein salaire depuis le début du conflit, même si l’établissement ne reçoit aucun enfant. Ce n’est évidemment pas le cas des travailleuses !
Solidarité
La solidarité de tous les syndicats est essentielle. Les dons reçus jusqu’à maintenant leur permettent de bonifier les allocations versées par le Fonds de défense professionnelle. Néanmoins, le fardeau financier commence à peser lourd sur elles. Elles ont besoin plus que jamais de notre soutien pour pouvoir tenir la minute de plus et obtenir un règlement satisfaisant.
Pour faire un don :
https://www.csn.qc.ca/paypal-cpe-jardin-de-robi







