Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Épiciers unis Metro-Richelieu–CSN déplore que Metro ait rejeté la contre-offre syndicale déposée aujourd’hui. Après avoir vu ses dernières propositions être rejetées à 95 % par les membres la semaine dernière, l’employeur persiste à faire la sourde oreille plutôt que de répondre aux revendications légitimes de celles et ceux qui assurent chaque jour le bon fonctionnement de ses opérations.
« Notre contre-offre d’aujourd’hui visait justement à rapprocher les parties. En la refusant aussi cavalièrement, Metro refuse une fois de plus de reconnaître la valeur de ses travailleuses et de ses travailleurs. Nous savons que Metro a les moyens de répondre à nos demandes financières. Depuis 2019, notre salaire a augmenté de 11 % alors que le chiffre d’affaires de Metro a augmenté de 28 %, leurs profits de 39 %, les dividendes versés aux actionnaires de plus de 56 % et le salaire de l’ancien PDG Éric LaFlèche, d’au moins 37 %. En agissant ainsi, il est le seul responsable de ce conflit qui s’éternise », affirme le président du syndicat, Matthieu Lafontaine.
Rappelons que les salarié-es sont en grève depuis maintenant 13 semaines pour obtenir une convention collective qui protège leur pouvoir d’achat. Alors que Metro continue d’engranger des profits importants, rien ne justifie son refus de faire les compromis nécessaires pour parvenir à une entente négociée.
Une plainte à l’endroit de Metro a d’ailleurs été déposée en mai auprès du Tribunal administratif du travail pour utilisation de briseurs de grève, entrave et ingérence dans les activités syndicales. La CSN et le syndicat représentant les 550 salarié-es du centre de distribution de Laval, du siège social et de l’entrepôt Mérite 1 reprochent à l’entreprise d’avoir eu recours à de nombreux briseurs de grève, en plus d’avoir recours à des agences de placement et autres sous-traitants, pour effectuer le travail de ses employé-es.
« Nous sommes toujours prêts à négocier sérieusement. La balle est dans le camp de Metro. Plus l’employeur s’entête, plus il prolonge inutilement un conflit qu’il a les moyens de régler », conclut M. Lafontaine.