Les salarié-es de l’épicerie ont débrayé ce matin pour une nouvelle séquence de trois jours de grève, qui prendra fin le vendredi 24 juillet. Ils auront alors épuisé leurs huit jours de grève et solliciteront un nouveau mandat auprès de leurs membres ce vendredi si aucune entente n’est intervenue d’ici là.
« Nous savons que la population est de notre côté et ça fait toute la différence. Chaque message d’appui nous donne la force de poursuivre notre lutte pour obtenir notre juste part. Après tout, c’est grâce à notre travail que l’épicerie génère des profits faramineux », explique la présidente du syndicat, Patricia Prince. Elle invite d’ailleurs la population à un barbecue organisé par le syndicat ce jeudi midi dans le stationnement de la Coop l’Unité.
Malgré deux journées de conciliation en présence de l’employeur et d’un médiateur du ministère du Travail, les avancées demeurent minces, déplore le syndicat.
« Les propositions salariales de l’employeur sont encore largement insuffisantes. Et ce n’est pas seulement mon opinion : nos membres les ont rejetées une fois de plus. Ils ne peuvent tout simplement pas se permettre de conclure une convention au rabais », ajoute le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.
Selon la CSN, le principal blocage se situe désormais du côté du conseil d’administration.
« Il faut croire qu’on n’a pas besoin d’habiter dans un gratte-ciel pour être déconnecté de la réalité des gens ordinaires des Îles. Les membres du conseil d’administration savent pourtant très bien que le coût de la vie est particulièrement élevé dans l’archipel. Malgré cela, ils font la sourde oreille aux demandes légitimes des travailleuses et des travailleurs », affirme le vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Nolan Boudreau.
« On tente de normaliser le fait que des personnes qui travaillent dans une épicerie vivent sous le seuil de la pauvreté. Je veux être très clair : le conseil d’administration fait le choix de maintenir ses salarié-es sous la barre des 21 ,10$ l’heure, même au sommet de l’échelle salariale », conclut le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr.
Rappelons qu’au cours des dernières années, l’IGA Coop l’Unité a enregistré des surplus annuels variant entre 1,2 et 1,5 million de dollars. Entre 2020 et 2025 seulement, ces surplus ont totalisé 8 426 405 $.