Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Graphite Nordique Inc. (CSN) exprime de vives inquiétudes à la suite de l’annonce de l’employeur concernant le recours à la sous-traitance dans le cadre du développement de la nouvelle fosse à la mine située à Saint-Aimé-du-Lac-des-Îles.
L’employeur a confirmé ses intentions lors d’une rencontre de négociation, alors qu’il s’apprête également à vendre ses équipements roulants, ce qui mettrait fin à la possibilité de poursuivre les opérations à l’interne.
Pour le syndicat, cette orientation soulève des questions importantes quant à la protection des emplois actuels et futurs, aux conditions de travail ainsi qu’à l’avenir de l’expertise développée par les travailleuses et travailleurs de la mine.
« Nos membres possèdent les compétences, l’expérience et le savoir-faire nécessaires pour réaliser ce travail. Nous le faisons depuis l’ouverture de la mine en 1985. En choisissant la sous-traitance plutôt que de miser sur sa propre main-d’oeuvre, l’employeur envoie un très mauvais signal », affirme Éric Lefebvre, président du STT de Graphite Nordique inc. (CSN). Le syndicat remet également en question la logique économique derrière cette décision, compte tenu de la situation financière précaire de l’entreprise.
« Nous ne voyons pas où seront les économies dans le recours à un sous-traitant, tout en obligeant désormais Graphite Nordique à acheter un minerai qui, jusqu’à maintenant, ne lui coûtait pratiquement rien à extraire », ajoute M. Lefebvre.
« Ce sont des emplois de qualité dans la région, et les travailleuses et travailleurs locaux contribuent depuis des années au succès et à la sécurité des opérations », souligne Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière – CSN.
La présidente du Conseil central des Laurentides, Chantal Maillé, rappelle également que le gouvernement fédéral a accordé une subvention de 6,4 millions de dollars à l’automne 2025 afin de soutenir la relance des opérations et le développement de la nouvelle fosse.
« Nous avons demandé à l’employeur de faire preuve de transparence quant à la situation économique de l’entreprise afin de protéger les emplois actuels et futurs. Les travailleuses et travailleurs ne doivent pas payer le prix des décisions corporatives », conclut Éric Lefebvre.
Le syndicat entend suivre le dossier de près et interpellera la députée fédérale ainsi que les partenaires locaux et régionaux afin d’obtenir des garanties concrètes quant à l’utilisation des fonds publics, au maintien des emplois syndiqués et au respect des engagements envers les travailleurs et la communauté.
À propos
Le Syndicat de Graphite Nordique inc. (CSN) est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) qui rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. Il est également affilié au Conseil central des Laurentides – CSN qui regroupe 88 syndicats et plus de 22 000 membres Il est l’un des 13 conseils centraux de la CSN couvrant le territoire québécois.