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Les demandes patronales accentueraient la pénurie de main-d’œuvre, estime la Fédération des professionnèles (CSN)

La ronde de négociation 2023 du secteur public est lancée. Pour cette ronde, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS unissent leur force et travaillent en Front commun pour défendre les travailleuses et les travailleurs. Apprenez-en plus.

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Négociations dans le secteur de la santé et des services sociaux

Les demandes patronales accentueraient la pénurie de main-d’œuvre, estime la Fédération des professionnèles (CSN)

La Fédération des professionnèles (CSN) considère que la quarantaine de nouvelles demandes déposées vendredi dernier par le comité patronal de négociation du secteur de la santé et des services sociaux ne peuvent qu’accentuer les problèmes de pénurie de main-d’œuvre qui minent le réseau.

« Plutôt que de s’attaquer aux causes des pénuries de main-d’œuvre, comme la surcharge de travail ou l’organisation déficiente du travail, le comité patronal de négociation désire maintenir de force les personnes salariées au travail, estime Ginette Langlois, vice-présidente de la fédération. En détériorant encore plus nos conditions de travail, l’appel du privé pour nos membres ne sera que plus tentant ».

La Fédération des professionnèles dénonce la volonté du gouvernement de modifier les horaires de travail des professionnel-les, des techniciennes et des techniciens du réseau de la santé et des services sociaux. La partie patronale voudrait abolir des conventions collectives toute référence à la journée et à la semaine normales de travail, et créer une période-étalon qui pourrait s’étendre jusqu’à un an aux fins du calcul des heures régulières de travail.

« Une personne pourrait être tenue de travailler 16 heures dans une seule journée, ou 60 heures dans une semaine, sans être rémunérée en temps supplémentaire. Le personnel de la santé est épuisé, c’est inacceptable ! », s’offusque Ginette Langlois.

La Fédération des professionnèles s’insurge des nombreuses demandes de recul proposées par le gouvernement : réduction d’environ 30 % des prestations d’assurance-salaire en cas d’invalidité et du nombre de congés de maladie, augmentation de cinq heures de la semaine de travail, création d’horaires atypiques et octroi conditionnel des congés fériés.

« La grande majorité des professionnel-les, des techniciennes et des techniciens du réseau de la santé sont des femmes, indique Ginette Langlois. En chambardant ainsi les horaires de travail et l’accès aux congés fériés, le gouvernement envoie un message clair : la conciliation famille-travail, oubliez ça ! »

Contrer les agences privées?

De l’aveu même du comité patronal de négociation, le recours aux agences privées ont fait exploser les coûts du réseau de la santé et des services sociaux. Ses propres chiffres le confirment : pour la catégorie des techniciennes, des techniciens et des professionnel-les en 2008-2009, plus de 400 000 heures de travail ont été effectuées par de la main-d’œuvre indépendante, pour une somme dépassant 19 millions de dollars.

« Le comité patronal nous indique lui-même que le personnel d’agences privées coûte de 30 à 60 % plus cher que la main-d’œuvre syndiquée. Il faut être aveugle pour croire qu’en sabrant de la sorte dans nos conditions de travail, on pourra freiner le drainage des ressources du public allant vers le privé », déplore Ginette Langlois.

La Fédération des professionnèles dénonce l’extrême lenteur des négociations en vue du renouvellement de sa convention collective, qui viendra à échéance le 31 mars prochain. « Non seulement le comité patronal n’accueille aucune de nos demandes de négociation, mais en plus, il nous dépose une quarantaine de nouvelles demandes de recul à cinq jours de l’échéance. Nous sommes en droit de questionner la bonne foi des négociateurs patronaux d’en arriver à un règlement pour le 31 mars », de déclarer Ginette Langlois.

La Fédération des professionnèles (CSN) représente 6 000 techniciennes, techniciens et professionnel-les du réseau de la santé et des services sociaux. Le néologisme « professionnèles » dans l’appellation de la fédération inclut les femmes et les hommes. La fédération privilégie un modèle de rédaction non sexiste.

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