Dur coup pour Brompton

La CSN regrette la fermeture temporaire de la machine numéro 1 et de l’atelier de pâte désencrée de l’usine de Kruger qui va entraîner la perte de 98 emplois dès le 14 novembre. L’usine compte 360 employé-es au total.

« Nous comprenons la difficulté dans le marché du papier journal, mais nous souhaitons que Kruger et le gouvernement puissent se concerter pour trouver une solution à long terme pour les usines de papier », affirme André Forest, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des pâtes et du papier de Brompton-CSN.

L’usine de Brompton possède par ailleurs des atouts indéniables, comme son unité de cogénération et un barrage.

En attendant une solution, le syndicat accompagnera les membres qui seront directement affectés afin qu’ils puissent avoir tout le soutien requis dans les circonstances. L’incertitude demeure complète pour ces travailleuses et ces travailleurs qui n’ont encore aucune idée de la durée de leur mise à pied.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Quand le dialogue promis devient monologue

La CSN, la Fédération de la Santé et des Services sociaux (FSSS-CSN) ainsi que la Fédération des Professionnèles (FP-CSN) ont appris avec étonnement, ce matin, le dépôt expéditif du projet de loi proposant l’abolition des Agences. La CSN, la FP et la FSSS sont choquées de l’attitude cavalière du gouvernement Couillard, alors qu’il s’était engagé à un dialogue ouvert sur la question.

Rappelons que les composantes du réseau de la santé et des services sociaux sont actuellement engagées dans une démarche visant à définir des solutions pour assurer la pérennité du réseau. Il est déplorable que le gouvernement propose de façon unilatérale d’en revoir les structures alors que le 2e Rendez-vous national sur l’avenir du système public de santé et de services sociaux, qui aura lieu en décembre, permettra de déterminer des voies d’avenir. « La réforme des structures proposée par le gouvernement est loin d’être une réponse satisfaisante aux défis que rencontre le réseau. Ce que la population souhaite, c’est que l’on améliore les services de santé et non qu’on se lance dans une énième réforme des structures », explique Jean Lacharité, vice-président de la CSN. Force est de constater que le gouvernement a choisi d’imposer sa décision unilatéralement, optant pour un monologue aux dépens du dialogue promis.

Les trois organisations déplorent d’autre part le fait que le MSSS ait imposé la loi du silence en exigeant la signature de clauses de confidentialités aux PDG d’agences lors d’une rencontre la semaine dernière. Ainsi, les travailleuses et les travailleurs œuvrant dans les Agences n’ont été ni consultés ni informés de ce qui les attendait, jusqu’à ce matin, où ils ont appris leur sort dans les médias.

À propos

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privé. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

La Fédération des professionnèles (FP) représente plus de 8000 professionnèles, techniciennes et techniciens, œuvrant dans différents secteurs d’activité, dont les Agences de la santé et des services sociaux.

Fondée en 1921, la CSN regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN s’engage dans la lutte à l’austérité

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) propose à ses organisations affiliées de faire de la lutte aux politiques d’austérité du gouvernement Couillard une priorité d’action au cours des prochains mois. En ce sens, elle participera, aux côtés de celles et de ceux qui s’opposent aux visées libérales, à créer une alliance la plus large possible pour mener cette bataille cruciale pour le Québec.

« L’opposition aux politiques d’austérité du gouvernement Couillard se met en place, a mentionné Jacques Létourneau. La lutte que mènent les employé-es municipaux et ceux des sociétés de transport en commun pour s’ opposer au projet de loi no 3 en est un gros morceau. Tous les jours, des syndicats de la santé dénoncent les effets des coupes budgétaires et du sous-financement sur les services à la population. Le Front commun prépare la prochaine négociation des employé-es de l’État dans un contexte des plus sinistres. En outre, des groupes populaires annoncent une manifestation le 31 octobre contre les visées des libéraux. Nous proposons à nos 2000 syndicats et à nos 325 000 membres de prendre part au mouvement et d’étendre cette mobilisation aux quatre coins du Québec pour empêcher le gouvernement Couillard de démanteler l’État social québécois et de saccager nos services publics et nos programmes sociaux. »

Au Palais des congrès de Montréal, où sont réunis jusqu’à vendredi plus de 750 salarié-es de la centrale et délégué-es du conseil confédéral, l’instance décisionnelle entre les congrès, le président de la CSN a plaidé pour créer une alliance la plus large possible afin de favoriser une coordination des actions contre le gouvernement libéral. « Nous n’avons pas l’intention de le laisser faire et nous serons actifs avec celles et ceux qui veulent contrecarrer le projet dévastateur des libéraux, a-t-il ajouté. L’enjeu est majeur. »

Un Québec trompé et tronqué

« Depuis les dernières semaines, les libéraux ont été très clairs sur leurs intentions, a mentionné le président de la CSN. Ils veulent en finir avec ce qui fait la force du Québec pour atteindre à mieux répartir la richesse et établir plus d’équité : la fin d’un État social fort. Pourtant, lors de la campagne électorale, il n’a jamais mentionné qu’il irait dans cette direction ni qu’il frapperait aussi durement. Il a trompé le Québec. » Le 1er mai, lors de la traditionnelle rencontre des chefs syndicaux avec le premier ministre, ce dernier a déclaré qu’il n’avait pas l’intention d’entreprendre son mandat comme l’avait fait son prédécesseur Jean Charest, en 2003, en déposant une kyrielle de projets de loi antisociaux et antisyndicaux, tous adoptés sous le bâillon. « Philippe Couillard disait plaider pour une réconciliation. Dans les faits, ses politiques d’austérité auront exactement l’effet contraire : couper le Québec en deux et creuser davantage les écarts », a réagi Jacques Létourneau. « Nous rappellerons à sa mémoire comment, en 2003, nous avons réagi en manifestant dans la rue, devant les établissements et les usines contre les politiques du gouvernement Charest. Le premier ministre devrait aussi se souvenir du bruit des casseroles qui ont retenti en 2012, lorsque les libéraux ont voulu hausser les droits de scolarité universitaires. »

Un modèle unique

Selon ce dernier, le modèle social québécois, unique en Amérique du Nord, n’est certes pas parfait, diminué par plus de 25 années de réformes et de sous-financement. « En outre, en changeant à maintes reprises les règles fiscales, les gouvernements qui se sont succédé ont privé l’État de sources de revenus qui font aujourd’hui défaut. Ces coupes purement idéologiques et cette quête effrénée vers le déficit zéro jouent davantage contre la classe moyenne, celle des travailleuses et des travailleurs, et contre les plus démunis. Elles doivent cesser. Un autre modèle est possible. Nous le ferons valoir. » Récemment, aux politiques d’austérité lancées (gel des effectifs dans le secteur public, réduction des dépenses dans plusieurs ministères, sous-financement des services de santé et d’éducation, coupes dans les centres jeunesse…) et aux cibles, colossales, des commissions sur la révision permanente des programmes et de la fiscalité qu’il a mises sur pied se sont ajoutées des annonces d’une série d’autres mesures toutes plus catastrophiques les unes que les autres qui frapperaient tous les pans de notre société : congés parentaux, services de garde, universités, autres réorganisations dans la santé et l’éducation, conservatoires de musique, etc.

Pour la CSN, l’État doit jouer un rôle actif pour consolider notre modèle en redonnant tout son sens aux fonctions de l’État comme redistributeur de la richesse tout en permettant la croissance économique. « Les organisations internationales comme le Fonds monétaire international ont avoué avoir été dans l’erreur en misant à tout prix sur l’austérité, a poursuivi le président de la CSN. Le premier ministre Couillard dirige le Québec vers un cul-de-sac. » « Au cours des prochains mois, nous démontrerons tous les effets des coupes libérales sur la population. Le gouvernement Couillard verra qu’elle est fortement attachée à ses services publics, ses programmes sociaux et à la mission que doit jouer l’État au Québec pour redistribuer la richesse. Nous lui ferons valoir de multiples façons notre opposition à son entreprise de démantèlement » a conclu Jacques Létourneau.

Les orphelins de l’austérité

Chaque compression budgétaire produit des effets négatifs sur la population, mais il est particulièrement irresponsable de jouer avec la vie de milliers d’enfants et d’adolescents vulnérables sous la responsabilité de la DPJ. La Loi sur la protection de la jeunesse prévoit pourtant que l’État doit assurer la sécurité et le développement de ces enfants.

Le gouvernement du Québec a décidé de retrancher 20 M$ dans le budget des centres jeunesse du Québec pour 2014-2015, alors que le nombre de cas d’enfants signalés à la DPJ ne cesse d’augmenter chaque année. Ce chiffre de 20 M$ provient de l’Association des centres jeunesse du Québec (ACJQ) qui se dit « préoccupée » quant à sa capacité à maintenir les services actuels pour les jeunes vulnérables.

L’ACJQ, qui regroupe 16 centres partout au Québec, rappelle que l’« effort d’optimisation » des trois dernières années rend la compression de cette année très difficile. « Les travailleuses et les travailleurs des centres jeunesse sont déjà épuisés et on ne peut pas se permettre d’augmenter encore le roulement de personnel quand on sait l’instabilité que vivent déjà plusieurs des jeunes en crise qui sont sous la responsabilité de l’État », insiste Line Beaulieu, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). La vice-présidente ajoute qu’un tel contexte budgétaire rend très difficile la prévention des mauvais traitements envers les enfants et empêche d’assurer l’accès aux meilleures pratiques en matière de services aux enfants et à leurs familles.

Ces compressions surviennent au moment où le nombre d’enfants pris en charge augmente régulièrement depuis des années. En effet, le Bilan des directeurs de la protection de la jeunesse (DPJ) indique que les signalements retenus sont passés de 21 979 en 1979-1980 à 32 661 en 2011-2012. En ce qui concerne les cas pris en charge par la DPJ, ils sont passés de 31 741 en 2011-2012 à 32 239 en 2012-2013. Depuis 2010, la DPJ constate une hausse de 17,3 % des signalements dont plus du tiers sont retenus. En 2013-2014, cela représentait 3 % de plus que l’année précédente. Bref, ce sont plus de 30 000 enfants vulnérables qui ne pourront pas bénéficier de ressources stables et suffisantes à leur rétablissement physique et psychologique.

Incohérence du gouvernement libéral

L’équipe libérale avait pourtant pris position en campagne électorale pour sauvegarder les services aux jeunes vulnérables.

Le premier ministre Couillard lui-même avait promis de rouvrir le foyer de groupe de Roberval situé dans son compté. Il a en partie tenu promesse en octroyant 1,1 M$ spécifiquement pour Roberval, mais le Centre jeunesse Saguenay-Lac-Saint-Jean a récemment appris qu’il subira une coupe budgétaire de 600 000 $. Ce sera donc d’autres services de la région qui écoperont.

Interpellée par la FSSS-CSN en campagne électorale, la directrice générale du Parti libéral du Québec, Marie-Ève Ringuette, rassurait la FSSS-CSN sur l’avenir des centres jeunesse en disant vouloir hausser le budget de la santé de 4 % et ainsi préserver les services.

L’actuelle ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a dénoncé, pas plus tard qu’en janvier dernier, les compressions prévues à ce moment dans les centres jeunesse. « De ce que nous comprenons maintenant, c’est qu’il y a des coupes dans les services dispensés à l’une des clientèles les plus fragiles que le gouvernement doit protéger », insistait alors la députée libérale, qui a œuvré comme avocate auprès de cette clientèle.

Campagne Grandir dans la dignité

Pour ramener un peu d’humanité dans le soutien aux jeunes vulnérables, la FSSS-CSN a décidé de mettre sur pied la campagne Grandir dans la dignité qui vise à mettre fin au sous-financement dans les centres jeunesse que le Vérificateur général dénonçait déjà en 2009, et à réclamer des états généraux afin de prendre le temps de se demander comment le Québec entend traiter les enfants qui sont confiés à l’État.

Plus d’informations au : http://www.fsss.qc.ca/grands-dossiers/vpp/ #grandir_dignite

Le site contient une vidéo qui explique les raisons de la campagne ainsi que l’affiche de Grandir dans la dignité qui est placardée depuis peu dans les centres jeunesse partout au Québec.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN, pour l’action sur les changements climatiques

À Montréal comme à New York, la CSN a été présente pour le climat, aujourd’hui, à la veille d’un sommet névralgique des Nations Unies sur les changements climatiques.

Des membres de la CSN ont marché sous la bannière du Conseil central du Montréal métropolitain, se joignant à plusieurs milliers de Québécoises et de Québécois pour réclamer une action internationale immédiate pour contrer les gaz à effet de serre.

À New York, où plus de 100 000 manifestants ont investi les rues, la CSN était représentée par Nathalie Guay, adjointe au comité exécutif et responsable des relations internationales. Elle a pris part à la marche avec une délégation de 120 militantes et militants québécois, organisée par Équiterre. Le mouvement syndical américain a aussi joué un rôle central dans cette mobilisation, soulignant le fait que les travailleuses et les travailleurs syndiqués ont été les premiers répondants à risquer leurs vies dans des désastres environnementaux – comme l’ouragan Sandy – causés par les changements climatiques.

À Montréal, les marcheurs affichant des cœurs verts ont dénoncé le gouvernement fédéral conservateur pour avoir retiré le Canada de l’accord de Kyoto sur les gaz à effet de serre. Le premier ministre Stephen Harper brillera par son absence parmi 125 autres chefs d’État qui participeront au sommet des Nations Unies, lundi.

Ailleurs dans le monde, des marches et des manifestations pour le climat ont été tenues dans plus de 2700 villes sur les cinq continents : une mobilisation internationale sans précédent afin de donner un coup d’élan aux pourparlers à l’ONU demain, qui visent à préparer la Conférence mondiale sur les changements climatiques de Paris de l’automne 2015.

Le président de la CSN lance un sérieux avertissement aux libéraux de Couillard

Le président de la CSN, Jacques Létourneau, a lancé un message clair aujourd’hui au gouvernement Couillard à la grande marche contre la réforme des régimes de retraite du secteur municipal et des politiques d’austérité à laquelle ont pris part plus de 50 000 personnes, à Montréal. « Nous disons non au virulent projet de loi 3 contre les travailleurs, non à des compressions purement idéologiques qui viendraient complètement saccager le modèle social que les Québécois se sont donné », a-t-il lancé à la foule de manifestants rassemblée devant le bureau du premier ministre à Montréal.

« Le Régime québécois d’assurance parentale, les CPE, les universités, les commissions scolaires, les agences de santé, les conservatoires de musique en région, et j’en passe, sont des cibles pour les libéraux qui nous ont caché leurs réelles intentions en campagne électorale. Les Québécois n’ont pas voté pour ça. Que Pierre Moreau et Philippe Couillard se le tiennent pour dit : nous ne nous laisserons pas faire et nous ne les laisserons pas faire. »

« Les politiques annoncées visent notamment les familles, les étudiants, les retraités, les jeunes, les travailleurs, qui profitent tous de l’occasion aujourd’hui pour rappeler à l’ordre les libéraux. Aucun gouvernement, même majoritaire, ne peut se permettre de sabrer si délibérément les acquis de ces citoyens, sans quoi il en paiera un jour le prix politique. Rappelons-nous à cet effet la lutte étudiante au printemps 2012. »

Visionnez la galerie de photos de la manifestation sur la page Facebook de la CSN ou rendez-vous à facebook.com/lacsn.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Grande marche à Montréal contre le projet de loi 3

Ce samedi en milieu de journée, plus de 50 000 manifestants ont défilé au centre-ville de Montréal contre le projet de loi 3 du gouvernement Couillard. Syndiqués et non-syndiqués, jeunes, aînés, familles ont réclamé le droit à une retraite décente pour tous. Ensemble, ils ont dénoncé les conséquences du projet de loi, notamment l’appauvrissement des aînés et le reniement des contrats signés.

La manifestation s’est mise en branle à midi au parc La Fontaine pour se diriger vers le bureau du premier ministre Couillard sur l’avenue McGill College. L’événement était organisé par la Coalition syndicale pour la libre négociation, qui représente la quasi-totalité des employés municipaux syndiqués du Québec : cols blancs, cols bleus, policiers, pompiers, professionnels et employés de sociétés de transport.

La Coalition réitère que les régimes de retraite des municipalités sont globalement en bonne santé financière. Là où des difficultés persistent, les syndicats sont prêts à continuer le processus déjà enclenché pour négocier des mesures de contrôle des coûts.

« Le grand rassemblement d’aujourd’hui démontre que la grogne prend de l’ampleur. Nous mettons en garde le gouvernement Couillard contre un gâchis annoncé. Le projet de loi 3 aurait des conséquences incalculables sur le climat de travail et les négociations futures dans les municipalités, de même que sur le climat social en général. Pourtant, les nombreuses ententes conclues à ce jour font la démonstration que nous sommes déjà en mode solutions. Le gouvernement est à la croisée des chemins : il a encore la chance d’emprunter la voie du compromis et de l’apaisement », a lancé Marc Ranger, porte-parole de la Coalition.

« Nous sommes très inquiets face à l’attitude du gouvernement qui prétend vouloir établir un dialogue social, mais qui se braque devant toutes tentatives de discussions franches et de solutions alternatives. Québec devrait s’occuper de la vaste majorité de la population qui n’a pas de régime de retraite à prestations déterminées au lieu de s’attaquer aux travailleurs et aux retraités », a réclamé Daniel Boyer, président de la FTQ.

« Philippe Couillard parlait durant les élections de réconciliation nationale et de dialogue social et nous arrive avec le projet de loi 3 qui s’en prend sans vergogne à la rémunération et aux conditions de tous les travailleurs municipaux. Celui-ci est la première étape des nombreuses mesures d’austérité annoncées par les libéraux qui vont nous toucher directement. Nous allons combattre sur tous les fronts possibles pour les empêcher de se livrer à ce saccage », a dénoncé Jacques Létourneau, président de la CSN.

La Coalition regroupe plus de 65 000 cols blancs, cols bleus, pompiers, policiers, professionnels et employés de sociétés de transport. Elle représente la quasi-totalité des employés municipaux syndiqués du Québec. Ses revendications sont expliquées sur le site librenego.com

Elle est composée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) et de son Conseil provincial du secteur municipal de même que de son Secteur du transport terrestre, de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, de l’Association des pompiers de Montréal, du Regroupement des associations de pompiers du Québec ainsi que du Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ.

Le CCRI accepte la demande de CBC/Radio-Canada

Aujourd’hui, la vice-présidente du Conseil canadien des relations industrielles (CCRI), Louise Fecteau, a rendu une décision favorable à la demande de révision des accréditations syndicales déposée par CBC/Radio-Canada le 31 mai 2012.

Selon le Code canadien du travail, à la suite de cette décision, les parties disposeront d’un délai de 90 jours pour tenter de s’entendre sur la définition de la structure des unités. Advenant une impasse, le CCRI tranchera sur la redéfinition des unités en présence qui pourrait comporter une, deux ou trois unités syndicales. C’est à l’issue de cette seconde décision qu’un vote d’allégeance sera planifié et que les salarié-es touchées seront consultés.

Rappelons qu’en assemblée générale, le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN) s’est démocratiquement positionné contre cette réorganisation recherchée par l’employeur. À la lumière de la décision rendue aujourd’hui, le SCRC convoquera une nouvelle assemblée générale afin de prendre position sur l’avenir de notre structure syndicale.

Le Syndicat des communications de Radio-Canada représente 1600 membres au Québec et à Moncton. Il est affilié à la Fédération nationale des communications-CSN, qui regroupe 7000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture.

Les RSG membres de la CSN choquées par les offres ridicules du ministère de la Famille

Les représentantes des 2000 responsables en service de garde éducatif en milieu familial trouvent complètement ridicules et choquantes les offres pécuniaires déposées par le ministère de la Famille lors d’une séance de négociation tenue hier après-midi. Si bien qu’en réponse à ces offres, les RSG amorcent dès demain et pour les prochains jours des actions de visibilité dans l’ensemble des régions. Elles se réuniront bientôt pour décider des moyens d’action à déployer.

« On ne s’attendait aucunement à se faire déposer des offres aussi insignifiantes et surtout révoltantes », lance Lucie Longchamps, représentante du secteur des RSG et membre du comité de négociation national à la FSSS-CSN. « Avec ces offres, nos membres vont s’appauvrir inévitablement. Que la ministre de la Famille ait mandaté ses représentants pour nous présenter ce dépôt nous confirme le profond mépris de son ministère et de son gouvernement à l’égard de celles qui accueillent, éduquent, nourrissent et cajolent plus de 92 000 enfants fréquentant les services de garde en milieu familial. Or, la ministre nous avait promis, lors d’une rencontre estivale, qu’elle nous respecterait. C’est plutôt le contraire qui se passe aujourd’hui. On n’a pas dit notre dernier mot », de poursuivre Lucie Longchamps.

Les offres sont à mille lieues des demandes initiales des RSG déposées le 12 juin dernier. Ainsi, le ministère propose un maigre 0,5 % d’augmentation annuelle du 1er avril 2014 au 31 mars 2015, sans rétroactivité couvrant la fin de l’entente, le 1er décembre 2013. Elles demandent la même hausse versée aux employé-es des secteurs publics et parapublics pour les années 2014 et 2015, soit 3 %. L’offre contient une hausse d’à peine 0,5 % au chapitre de la parité du nombre de congés payés en vigueur chez les éducatrices en CPE. Elles demandent un rattrapage d’environ 5 %. Aucune hausse n’est prévue concernant la part de la subvention spécifique pour les poupons et les enfants aux prises avec des handicaps. Aucune indexation pour parer à l’augmentation des coûts des protections sociales comme la CSST, le Régime québécois d’assurance parentale, le Régime des rentes du Québec, etc., alors que les RSG demandent environ 1 %. Pas d’indexation non plus pour compenser les coûts du service de la garde familiale, notamment l’électricité, le gaz, l’alimentation, les assurances, les frais d’entretien et ceux liés à l’accomplissement de leur mission. Pour Dany Lacasse, vice-président et responsable des secteurs privés à la FSSS-CSN : « Avec ces offres-là, le ministère se moque carrément des RSG! Il faut qu’il prenne la pleine mesure de leurs effets néfastes sur leur situation et sur le développement du réseau des services de garde en milieu familial. Accepter ces offres serait ni plus ni moins que de signer à court terme leur propre disparition, une bonne partie des avancées obtenues lors de la première entente fondant comme neige au soleil. Le gouvernement doit le réaliser et il doit revoir à la hausse ses offres à la lumière des demandes réalistes des RSG, et non de son obsession idéologique, l’austérité budgétaire à tout prix. »

Selon Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches. « On sait que l’amélioration des conditions de travail et de pratiques contribue au renforcement de la mission des RSG et du réseau des services en milieu familial. Or, avec ses offres totalement inacceptables, le gouvernement fragilise encore plus les services de garde. En outre, l’élimination de l’allocation spéciale destinée aux services de garde en milieu défavorisé, l’augmentation des tarifs, la fin annoncée du principe de la tarification unique, les appels à réduire les avantages du Régime québécois d’assurance parentale, tout ça concourt à affaiblir les acquis qui ont permis à des dizaines de milliers de femmes d’intégrer le marché du travail et de battre en brèche la pauvreté. On ne laissera pas faire ça, c’est certain. »

Rappelons que les négociations pour le renouvellement de l’entente collective des RSG, membres de la CSN, se sont amorcées le 19 octobre 2013, près de deux mois précédant l’échéance de première entente, le 30 novembre. Les RSG CSN ont déposé leurs demandes d’ordre financier le 12 juin dernier. Jusqu’ici, une trentaine de rencontres ont permis de régler l’ensemble des matières excepté celles d’ordre pécuniaire.

À propos des RSG et de la CSN


Quelque 2000 RSG regroupés dans 21 syndicats régionaux sont membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), laquelle représente quelque 130 000 membres provenant des secteurs privés et publics. Le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches compte 44 000 membres présents dans 240 syndicats des secteurs publics et privés regroupés sur une base régionale. Pour sa part, la CSN compte plus de 325 000 membres issus de tous les secteurs d’activité tant privés que publics.

La révolution Barrette, une autre réforme improvisée

Le ministre Barrette a présenté les grandes lignes des changements de structures qu’il proposera pour le réseau de la santé et des services sociaux. Pour la CSN, cela revêt toutes les apparences d’une réforme improvisée qui viendra chambouler l’organisation du réseau, au détriment des services à la population.

Selon Radio-Canada, cette refonte complète du système prévoit l’abolition des agences régionales de la santé et la fusion de la majorité des centres de santé et de services sociaux (CSSS).

La réforme libérale qui a mené à la création des CSSS, il y a 10 ans, n’a rien donné de bon puisqu’on compte aujourd’hui 30 % de cadres de plus, une concentration des budgets dans les hôpitaux, toujours pas de première ligne efficace et pas d’organisation adéquate des soins à domicile. La nouvelle réforme semble pourtant poursuivre dans la même voie. Aucune véritable consultation n’avait été menée à l’époque avant de transformer de but en blanc le réseau.

« Pourquoi tout virer à l’envers sans aucune véritable consultation du public et des principaux maillons du réseau de la santé, alors que l’expérience récente montre que ces fusions répétées d’établissements ne donnent rien de bon », questionne Jean Lacharité, vice-président de la CSN. Ce dernier rappelle par ailleurs que la Confédération des syndicats nationaux (CSN), l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS), l’Institut du Nouveau Monde (INM) et plusieurs autres partenaires du réseau ont déjà lancé une importante réflexion pour trouver des solutions pour assurer la pérennité du système public de santé et de services sociaux. « Nous invitons le ministre Gaétan Barrette à prendre acte de cet important effort de concertation du milieu qui pourra certainement donner des solutions plus viables et adaptées à la réalité », ajoute le vice-président de la CSN.

« Regrouper encore plus d’établissements avec des missions aussi variées sous un même chapeau représente un degré élevé de complexité et risque fort de provoquer des dérapages. Du haut de son ministère, le ministre Barrette veut pouvoir transmettre ses diktats aux régions. Ce sera une perte d’autonomie régionale. Nous n’y croyons plus lorsque le ministre dit qu’il ne touchera pas aux services », estime Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). Cette réforme des structures administratives ne fait par ailleurs rien pour améliorer la première ligne, les services à la population ou les conditions de travail difficiles du personnel qui est déjà aux prises avec l’effet des compressions budgétaires répétées.

« On doit aussi se questionner sur l’économie réelle que représenterait le fait de remplacer une agence régionale par un méga CSSS qui devrait forcément prendre en charge les missions régionales de planification, de gestion et de prévention qui sont assurées par les agences en ce moment. Sans compter le cauchemar administratif que représenterait la gestion de ces CSSS mammouths » fait valoir Michel Tremblay, président de la Fédération des profesionnèles (FP-CSN).

Le modèle social québécois est menacé. Il est temps de réagir. La CSN lance un appel à la mobilisation à toute la population qui peut venir manifester son désaccord avec le projet de loi 3 et l’ensemble des mesures d’austérité que le gouvernement Couillard mijote en ce moment. Rendez-vous le 20 septembre à 11 h au parc La Fontaine à Montréal.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Report du conseil d’administration du CSSS de Charlevoix dénoncé

Devant les menaces de fermeture du foyer Saint-Siméon, le climat d’insécurité continue de prévaloir pour les travailleuses et les travailleurs, et pour l’ensemble de la population.

« On comptait sur la rencontre du conseil d’administration pour nous éclairer. Et là, on annonce le report de cette rencontre en invoquant une question de conflit d’horaire? Pourtant, ça fait longtemps que le conseil d’administration était prévu au calendrier. C’est une vraie farce » déplore Michaël Tremblay, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Centre de santé et des services sociaux de Charlevoix (FSSS-CSN).

Pour le syndicat, ce n’est rien de plus que de l’improvisation afin de gagner du temps.

« Ils ont beau tenter d’éviter l’inévitable, mais on sera là à la prochaine rencontre, lorsque programmée » conclut Monsieur Tremblay.

Ce sont 59 familles qui seront éprouvées par la perte des 59 emplois, déplore la CSN

À l’occasion d’un rassemblement tenu devant Sucre Lantic pour dénoncer les mises à pied sauvages annoncées il y a une semaine et démontrer de la solidarité envers les 59 personnes touchées, la CSN tenait a mis en lumière les graves erreurs commises par la direction. Ces erreurs, empreintes d’amateurisme, risquent de perturber la productivité de l’usine sucrière et la paix industrielle.

Le respect, une valeur qui ne vaut pas grand-chose

« C’est un véritable choc qui est survenu le jeudi 11 septembre, alors que 59 travailleuses et travailleurs dévoués se sont fait montrer la porte, avec très peu de respect, certains ayant été escortés par des agents de sécurité. Les gens ne décolèrent pas », déplore d’entrée de jeu Marc L’Heureux, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Sucre Lantic-CSN, qui représente les employés affectés à la production, à l’emballage, à l’entrepôt/expédition, à la maintenance, à l’entretien et à la salubrité.

Même son de cloche du côté du Syndicat des techniciennes et des techniciens du département de qualité de Sucre Lantic-CSN : « Nous sommes choqués de constater que la direction a agi avec amateurisme et aussi peu de préparation. En outre, dans son choix d’abolir deux postes de techniciens, elle dévalorise le travail de personnes qualifiées pour assurer le contrôle de la qualité. Au final, c’est la réputation de Sucre Lantic qui en paiera le prix », se désole Jade Wang, la présidente du syndicat.

Une décision regrettable

« Sucre Lantic se drape de beaux atours sociaux en s’impliquant dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. Pourtant elle se permet de mettre 59 personnes à la rue, rendant ainsi précaires 59 familles! C’est un drame pour ces personnes. Les travailleuses et les travailleurs et leurs familles ne méritaient pas que l’on supprime leurs emplois au nom d’une soi-disant productivité. Quelle est la finalité? Sucrer au passage les actionnaires? » fustige Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal Métropolitain (CSN).

Pour la suite des choses

« Sucre Lantic a agi avec précipitation et maladresse. Nous demandons à présent à la direction qu’elle corrige le tir en aménageant du temps et de l’espace pour la suite des choses », lance David Bergeron-Cyr, vice-président de la Fédération du commerce-CSN. « Cela passe par la négociation, qui permettra d’amoindrir les impacts, notamment par de meilleures indemnités de départ ou encore par l’annulation de l’abolition de postes. Au final, une décision bâclée de la sorte aura des conséquences sur l’organisation de la production et la direction aura à en payer le prix. De plus, quels seront les impacts de ces abolitions sur la santé et la sécurité des travailleurs? J’ose croire que la direction de Sucre Lantic aura des réponses et ne reproduira pas d’autres graves erreurs », martèle en conclusion le leader syndical.

À propos du STT de Sucre Lantic-CSN, du STTDQ de Sucre Lantic-CSN, du CCMM-CSN et de la FC-CSN

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Sucre Lantic-CSN compte près de 200 membres affectés à la production, à l’emballage, à l’entrepôt/expédition, à la maintenance, à l’entretien et à la salubrité, alors que le Syndicat des techniciennes et des techniciens du département de qualité de Sucre Lantic-CSN représente 10 techniciens de laboratoire et sont affiliés à la Fédération du commerce (FC-CSN), qui compte plus de 30 000 membres regroupés dans 350 syndicats locaux présents dans les secteurs de la vente de gros et de détail, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme. Le Conseil central du Montréal métropolitain (CSN) a pour but de promouvoir les intérêts des membres des syndicats affiliés à la CSN à Montréal, à Laval, au Nunavik et à la Baie-James et représente plus de 87 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité.

Les 7000 employé-es encore plus inquiets pour l’avenir de l’école montréalaise

Les syndicats représentant près de 7000 employé-es du personnel non enseignant de la CSDM se montrent très inquiets pour l’avenir de l’école montréalaise. En effet, à l’occasion de l’assemblée des commissaires tenue hier soir, des compressions budgétaires ont encore été décrétées, enfonçant ainsi dans le marasme le réseau scolaire, déjà aux prises avec un sous-financement et des compressions à répétition qui affectent directement les services aux élèves depuis des années.

« Nous sommes déçus de constater que les commissaires ont fait volte-face et ont acquiescé en grande partie à la commande politique et idéologique du ministre de l’Éducation et du ministre des Finances. La semaine dernière, la présidente de la CSDM avait plutôt indiqué vouloir mettre son pied à terre et refuser les compressions additionnelles de 9 millions », se désole d’entrée de jeu Charles Allen, président de l’Association professionnelle du personnel administratif (APPA-CSN). « Il n’y a plus rien à couper, la chair autour de l’os n’existe plus, il ne reste que l’os! Ainsi, parce que la CSDM est la plus grande commission scolaire du Québec, celle qui compte le plus d’élèves défavorisés, le plus d’élèves handicapés ou en difficulté d’apprentissage et le plus d’élèves allophones. Ces élèves ont besoin de services particuliers. Or, ces compressions additionnelles d’au moins 3,6 millions que l’on impose viendront directement sabrer ces services, ce qui est inacceptable », proteste Charles Allen.

L’annonce de la vente d’immeubles est bien accueillie par les leaders syndicaux, mais soulève plusieurs questionnements. « On prend quatre millions de dollars de la vente des immeubles pour réduire les compressions. C’est bien, mais où ira l’argent résiduel? Cela manque de transparence et de vision pour la suite des choses », se questionne Sylvain Paré, président de l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (ACEDM-CSN). Rappelons que la CSDM dispose d’un parc immobilier beaucoup plus âgé que partout au Québec, qui a souffert des compressions répétées ces dernières années. « La situation est déplorable : il y a un déficit d’entretien qui perdure, qui a occasionné des problèmes de qualité de l’air et qui a des conséquences catastrophiques sur la santé des élèves et du personnel. Assez, c’est assez! » fustige Sylvain Paré.

Les représentants syndicaux s’interrogent sur le choix du moment pour faire cette annonce, faite à un jour du déclenchement des élections scolaires. « On veut ménager la chèvre et le chou : accepter la commande idéologique de compressions additionnelles du ministre de l’Éducation, tout en tentant de dire du bout des lèvres que cela ne convient pas », décrie Normand Viau, président du Syndicat national des employées et des employés de la commission scolaire de Montréal (SNEE-CSN) « Et pendant qu’on impose ces coupes insensées et que l’on maintient le sous-financement de la CSDM, le ministre de l’Éducation maintient le financement public aux écoles privées. C’est indécent! » s’indigne Normand Viau.

« Les mesures de redressement imposées par ces compressions additionnelles précarisent tout le monde, tant au niveau des besoins pédagogiques qu’à celui de la santé, et hypothèquent de plein fouet les citoyens montréalais de demain », de conclure les trois leaders syndicaux.

À propos de l’APPA-CSN, l’ACEDM-CSN et le SNEE-CSN

L’Association professionnelle du personnel administratif (APPA-CSN), l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (ACEDM-CSN) et le Syndicat national des employées et des employés de la Commission scolaire de Montréal (SNEE-CSN) représentent près de 7000 travailleuses et travailleurs pour les catégories d’emplois administratifs, techniques, para techniques, d’adaptation scolaire, des services de garde et de surveillance de dîner, de même que les concierges ainsi que toutes les personnes salariées des services d’entretien ménager et d’entretien physique, du transport et des cafétérias de la CSDM.

La CSN invite ses membres et la population à participer massivement à la grande marche contre le projet de loi 3

Le président de la CSN, Jacques Létourneau, invite les membres de la CSN et l’ensemble de la population à se joindre à la grande marche du samedi 20 septembre afin de dénoncer les mesures d’austérité du gouvernement, dont le projet de loi 3 n’est qu’un avant-goût. Jacques Létourneau prendra part à cette importante manifestation qui représente la première occasion de dénoncer haut et fort les politiques annoncées.

« Le gouvernement se prépare à sabrer délibérément les acquis de tous les citoyens, de toutes les travailleuses et de tous les travailleurs du Québec, explique-t-il. Nous devons absolument nous mobiliser en grand nombre pour les empêcher d’aller de l’avant avec leur réforme des régimes de retraite et leurs compressions tous azimuts, car nous allons toutes et tous en être directement affectés. Rassemblons-nous samedi prochain dès 11 h au parc La Fontaine pour protester ensemble et dire non à l’austérité libérale. »

Quoi : Grande marche contre le projet de loi 3 sur les régimes de retraite du secteur municipal

Où : Parc La Fontaine à Montréal

Quand : Le 20 septembre, de 11 h à 14 h

Les magasins Maxi ne seraient pas vendus aux franchisés Héritage

D’ici le 24 septembre, les travailleuses et les travailleurs des cinq autres Maxi syndiqués à la CSN mis en vente par la chaîne d’alimentation Loblaw en avril dernier voteront sur les offres patronales afin de renouveler leurs contrats de travail. Chacune des offres est munie d’une lettre d’entente qui spécifie que Loblaws s’engage à continuer d’exploiter leur magasin sous une bannière corporative pour la durée de la convention collective.

« Pour les membres de ces syndicats, c’est un résultat satisfaisant compte tenu des modifications à leurs conditions de travail que pourrait entraîner la vente de leurs magasins », a commenté le président de la Fédération du commerce (FC–CSN), Serge Fournier.

Les nouvelles conventions collectives maintiennent intégralement les acquis déjà existants et prévoient des augmentations de salaire de 2 % pour chacune des six prochaines années.

C’est en avril dernier que Loblaw avait annoncé qu’il voulait franchiser 12 Maxi syndiqués avec la FC–CSN au Québec. Ces 12 syndicats participent à la ronde de négociation coordonnée FC–CSN.

La CSN déplore la décision d’Olymel de contester une récente sentence arbitrale la condamnant à verser 14 millions de dollars à ses ex-travailleurs

Le Syndicat des travailleurs d’Olympia (CSN) et la Confédération des syndicats nationaux dénoncent avec véhémence la décision d’Olymel de demander la révision d’une sentence arbitrale l’obligeant à rembourser environ 14 millions de dollars à ses ex-travailleurs. Une décision d’autant plus choquante que les ex-travailleurs attendent depuis plus de sept ans que leurs droits soient pleinement rétablis, comme l’a conclu un arbitre de griefs.

« Cette contestation est tout simplement scandaleuse tellement elle confirme le mépris de cet employeur qui nous maintient toujours en lock-out après sept ans », affirme Michel Daigle, président du syndicat et vice-président du Conseil central de la Montérégie (CCM-CSN) pour la région de Saint-Hyacinthe. « C’est encore nous, les 406 ex-travailleurs, qui devront payer le prix de l’irresponsabilité d’Olymel. Malgré toutes les décisions rendues en notre faveur, Olymel continue de nier nos droits. On va se battre, comme on l’a fait jusqu’à maintenant. »

Pour Jean Lacharité, « Décidément, Olymel fait la preuve d’un acharnement hors du commun contre ses propres travailleurs, eux qui ont contribué pendant des décennies à la prospérité de la Coop fédérée, dont le chiffre d’affaires atteint aujourd’hui plus de huit milliards de dollars. Nous lui demandons d’intervenir et de rappeler à l’ordre Olymel pour qu’elle se conforme au jugement rendu le 20 août dernier en l’obligeant à se comporter en citoyen corporatif responsable et maintenant redevable envers ses employés. À défaut, nous allons appuyer les ex-travailleurs d’Olymel pour qu’ils obtiennent pleinement justice. »

« Olymel doit se ressaisir, avance Serge Fournier, président de la Fédération du commerce de la CSN. Elle doit profiter de l’offre faite par le syndicat de s’asseoir et de convenir d’une reddition de comptes qui permettra non seulement aux ex-travailleurs de recevoir leur dû, mais également de tourner enfin la page sur cet épisode qui a duré bien trop longtemps. »

Rappel des faits
Le 20 août dernier, un arbitre de griefs a donné raison aux ex-travailleurs syndiqués à la CSN en statuant que Olymel a contrevenu à la convention collective en fermant prématurément son usine et en jetant à la rue 406 employés. Il a donc ordonné à la filiale de la Coop fédérée de verser les salaires et les avantages perdus pour la période du 20 avril au 16 octobre 2007, une somme qui pourrait atteindre environ 14 millions de dollars. Depuis cette date, l’usine est fermée, Olymel ayant mis ses employés en lock-out.

Assemblée extraordinaire
Une assemblée générale extraordinaire à huis clos est prévue le samedi 4 octobre pour décider des suites à donner à cet important dossier. Un point de presse aura d’ailleurs lieu après la levée de celle-ci.

Tous amis de Radio-Canada dépose son mémoire

Aujourd’hui, Alex Levasseur, président sortant du Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN) a présenté le mémoire du groupe Tous amis de Radio-Canada ( http://scrc.qc.ca/documents/140627-MemoireSCRC-CRTC-2014-190.pdf) devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), dans le cadre des consultations Parlons télé qui se penchent sur des propositions pour un nouveau cadre réglementaire dans le domaine de la télévision.

« Parler de télévision sans parler de CBC/Radio-Canada m’apparaît inconcevable, tant cette institution canadienne a joué et joue encore un rôle de premier plan. Pourtant, c’est ce que le CRTC a réussi à faire dans le cadre de cette présente consultation. Pas un mot sur notre diffuseur public de la part du Conseil. Seul CBC/Radio-Canada a abordé le sujet avec deux propositions contreproductives de Hubert T. Lacroix, son PDG, qui ne règlent rien de ses problèmes fondamentaux. La première vise la création d’un fonds pour financer les émissions d’information et la seconde, un abonnement obligatoire pour CBC/Radio-Canada au câble et sur satellite », de souligner Alex Levasseur.

« L’UNESCO, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, à laquelle le Canada adhère, estime que la radiotélévision de service public est un instrument essentiel pour assurer la pluralité et l’inclusion sociale ainsi que pour renforcer la société civile. La vision que le Conseil porte à notre examen actuellement fait abstraction totalement de ce genre de concept. Au contraire, le CRTC propose, pour ne pas dire oppose, une vision basée sur le consommateur, où il semble troquer son rôle de chien de garde des valeurs du système canadien de télévision pour le chapeau d’un banal Office de protection des consommateurs. Nous ne pouvons pas adhérer à une vision du système canadien de radiotélévision qui place le diffuseur public au même rang que les entreprises de nature commerciale. Non pas que le rôle du diffuseur public soit supérieur au rôle des autres joueurs privés, mais parce qu’il est distinct de par sa nature et de par ses obligations », de poursuivre monsieur Levasseur.

Au printemps dernier, Tous amis de Radio-Canada a procédé au lancement d’un Livre blanc qui pose 13 questions fondamentales sur l’avenir de la société publique dont le mandat consiste à renseigner, à éclairer et à divertir la population canadienne.

« Monsieur le Président, la semaine dernière, dans vos remarques d’ouverture, vous avez dit qu’il faut mettre les Canadiens à l’avant-plan dans le débat actuel et je suis d’accord avec vous, car la télévision publique leur appartient. Justement, le groupe Tous amis de Radio-Canada et notre syndicat souhaitent un réel débat public sur l’avenir de notre diffuseur ainsi qu’un financement pluriannuel stable et augmenté », de conclure monsieur Levasseur, s’adressant à Jean-Pierre Blais, président du CRTC.

La campagne Tous amis de Radio-Canada vise à défendre l’intégralité du seul diffuseur public national. Elle est organisée conjointement par le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN), la Confédération des syndicats nationaux et la Fédération nationale des communications-CSN. Le Syndicat des communications de Radio-Canada représente 1600 membres au Québec et à Moncton. Il est affilié à la Fédération nationale des communications-CSN, qui regroupe 7000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Dialogue social ? Plutôt un dangereux monologue antisocial, dénoncent les organisations syndicales

S’apprêtant à intervenir devant la Commission sur la révision permanente des programmes, les quatre centrales syndicales québécoises ont dénoncé d’une même voix la démarche du gouvernement Couillard, qui ne vise qu’à sabrer les services publics et les programmes sociaux. Les porte-parole des centrales se sont adressés aux médias avant de rencontrer les représentants de la commission. Il s’agit de François Vaudreuil, président de la CSD, Jacques Létourneau, président de la CSN, Louise Chabot, présidente de la CSQ, et Daniel Boyer, président de la FTQ.

« Les libéraux se targuent d’entreprendre un dialogue social, ont-ils déclaré. En réalité, il tente d’imposer un dangereux monologue antisocial. Il s’agit d’un exercice de relations publiques orienté dans le seul but de convaincre la population qu’il n’est plus possible de maintenir l’ensemble des services publics et des programmes sociaux, qui a pourtant fait du Québec une société unique en Amérique du Nord. » C’est pour opposer une autre vision au discours réducteur des libéraux, entre autres en ouvrant un réel espace d’échanges et de consultations, que les centrales syndicales ont répondu à l’invitation de la commission.

La colonne des revenus de l’État aussi !

Mais elles ne sont pas dupes des véritables intentions gouvernementales. « On voit bien quel scénario se dessine, avant même que les deux commissions mises sur pied pour réviser les programmes et pour examiner la fiscalité aient terminé leurs travaux, ont poursuivi les représentants syndicaux. Il est navrant d’entendre les mêmes arguments idéologiques sur l’état des finances publiques, depuis plus de 25 ans, avec toujours les mêmes cures d’austérité comme solutions. Visiblement, l’approche néolibérale ne fonctionne pas. Il est temps de considérer la colonne des revenus de l’État, et non plus se restreindre à celle des dépenses. Il est malheureux que l’État se prive volontairement de sources de revenus. »

Selon les organisations syndicales, les politiques restrictives ne peuvent se poursuivre sans compromettre le développement du Québec et la qualité de vie des Québécoises et des Québécois. Ce faisant, elles produiraient exactement l’effet contraire à l’objectif que prétend poursuivre le gouvernement Couillard : un État effrité, une société fragilisée, des régions éprouvées. « Ce gouvernement fait fi des inégalités croissantes et des besoins de la population. » Au contraire des libéraux qui ont délibérément noirci l’état des finances publiques et de la dette pour atteindre ses objectifs de coupes, les centrales syndicales estiment qu’un État social fort peut conduire à des objectifs de prospérité, d’équité, de redistribution de la richesse collective, de maintien et de création d’emplois pouvant assurer des revenus décents dans le respect des communautés et de l’environnement. « Mais le cadre des échanges, qui n’est au fond qu’un simulacre de consultation où domine le populisme, ne permet pas d’aborder sur le fond la question de la dette, des dépenses, des revenus et du rôle de l’État avec une vision non pas catastrophique, mais progressiste. Les libéraux ont pipé les dés. »

Les organisations syndicales vont servir cette mise en garde au gouvernement Couillard s’il continue de s’entêter à aller de l’avant avec son plan de démolition de l’État québécois : « Une mobilisation citoyenne pourrait faire écho à son monologue antisocial. Il pourrait être surpris de l’attachement des Québécoises et des Québécois au caractère distinct de notre société, dans laquelle les valeurs de justice, d’équité et d’égalité des chances demeurent les assises. »

Des coupes dénoncées au CSSS de la région de Thetford

Le syndicat du Centre de santé et des services sociaux de la région de Thetford dénonce fortement les coupes annoncées par la direction. Déjà, avec un budget déficient, c’est 1,5 M$ supplémentaire qui sera retranché du budget d’exploitation du CSSS.

« Nous peinons à répondre aux besoins de la population actuellement. Les employé-es croulent sous les exigences accrues et d’une charge de travail qui ne cesse d’augmenter. Là, on nous annonce des suppressions de poste, c’est inacceptable! » dénonce Lyna Marois, présidente du syndicat. « Pendant qu’on coupe des postes de préposé-es aux bénéficiaires et d’agente administrative, il n’y a aucune gêne pour afficher pas moins de cinq postes de gestionnaire. Les employé-es n’en peuvent plus et c’est la population qui verra l’accessibilité aux services diminuer. C’est aberrant! »

Le syndicat à la ferme intention de se faire entendre lors de la prochaine réunion du conseil d’administration qui aura lieu le mercredi 17 septembre en soirée.

« Les membres du conseil d’administration ont une responsabilité envers la population de la région qui est en droit de recevoir des services et des soins de qualité et non pas face à la direction ou au ministre de la Santé. On va être là pour leur rappeler jeudi soir, » conclut Madame Marois.

La CSN inquiète de mesures excessives semblables à celles du projet de loi 3

À la veille de la rentrée parlementaire, la CSN émet ses préoccupations face à l’issue de sa rencontre avec le ministre François Blais dans le dossier des régimes de retraite des universités, qui sera à l’étude cet automne.

« Le ministre nous a affirmé vouloir déposer un projet de loi en novembre et marcher dans le sillon du projet de loi 3 sur les régimes de retraite du secteur municipal, explique Francine Lévesque, vice-présidente responsable du dossier des régimes de retraite et de la négociation du secteur public à la CSN. Nous ne comprenons pas quelle est l’urgence d’agir et pourquoi il faudrait asséner à ces onze régimes une telle médecine de cheval alors qu’un seul d’entre eux semble être en réelle difficulté », ajoute-t-elle.

Ironiquement, les syndiqués de ce régime en difficulté ont négocié le partage à 50-50 des déficits passés, une mesure contenue dans le projet de loi 3, souligne aussi Francine Lévesque. « Les travailleurs ont de bonne foi accepté de payer, mais n’avaient probablement pas bien mesuré les risques d’un tel engagement qui est aujourd’hui difficile à assumer. On le constate donc ici concrètement : ce mode de partage des déficits que le ministre Moreau veut imposer ne fonctionne pas », renchérit-elle.

Rappelons que le projet de loi 3 contient des mesures draconiennes en accordant aux villes la possibilité de diminuer unilatéralement la rémunération et les conditions de travail des employé-es du secteur municipal et en pénalisant directement les retraités. Il nie également le droit à la négociation et renie des ententes conclues de bonne foi.

« Le gouvernement nous a parlé de son intention de former une table de travail pour se pencher sur la question. Nous estimons que cette table devrait viser l’élaboration de mesures qui donneront aux parties la possibilité de négocier et d’assurer la pérennité de leur régime. À ce titre, il pourra compter sur notre plus entière collaboration », conclut Francine Lévesque.