C’est aujourd’hui que les neuf principales organisations syndicales, de multiples organismes communautaires ainsi que la population prennent la rue pour le Québec.
Avec la multiplication des compressions dans les services publics, le sous-financement des programmes sociaux ainsi que les nombreux ratés économiques et les attaques aux contre-pouvoirs, le gouvernement Legault s’engage dans un virage à droite qui met en péril le Québec que des générations ont bâti ensemble. Depuis des mois, les scandales économiques et les annonces de compressions se succèdent. Pendant que les établissements scolaires manquent de personnel, que les hôpitaux débordent, que les délais d’accès aux services s’allongent, que les travailleuses et travailleurs des industries subissent des contrecoups économiques, de plus en plus de familles fréquentent les banques alimentaires et peinent à se loger.
La prospérité d’une société se mesure à la qualité de ses services publics, à la vitalité de son économie et des conditions de travail dans l’ensemble des secteurs d’activité, à sa capacité de s’occuper de l’ensemble des personnes qui la composent et au respect des droits de celles et ceux qui y travaillent. Soyons clairs : en voulant restreindre le champ d’action des organisations syndicales, c’est l’ensemble de la société civile qui se retrouve attaquée de front. Ce samedi, c’est un message fort que nous envoyons au gouvernement par la voie de la réplique collective.
Nous marchons pour affirmer que la justice sociale n’est pas négociable et qu’on ne bâtit pas une société forte en rétrécissant le débat. Ensemble, faisons entendre la voix d’un Québec fier, solidaire et résolument tourné vers l’avenir.
Nous marchons pour dire non à la voie du repli, des coupes, de la confrontation, ainsi qu’à l’ingérence de l’État dans le fonctionnement des syndicats et du déni de la démocratie que choisit de prendre le gouvernement.







