Réuni-es en assemblée générale spéciale aujourd’hui, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif Petite-Rivière-Saint-François–CSN ont rejeté l’hypothèse de règlement soumise par le conciliateur ainsi que le recours à l’arbitrage. Les membres ont clairement exprimé leur volonté de poursuivre la négociation et de ne pas se laisser intimider par les pressions et les ultimatums patronaux.
Cette décision est un geste de courage et de cohérence. Les travailleuses et les travailleurs veulent une entente négociée, juste et durable. Ils refusent de confier leur avenir à des raccourcis imposés et réaffirment que la table de négociation demeure le seul endroit légitime pour régler le conflit.
« Les travailleuses et les travailleurs ont parlé d’une seule voix. Ils refusent l’intimidation et les menaces. Ils veulent négocier pour vrai et obtenir une entente qui reconnaît pleinement la valeur de leur travail. L’intimidation a assez duré. Nous ne rentrerons pas à genoux », affirme la présidente du syndicat, Annick Simard.
La décision des membres s’inscrit aussi dans une volonté de défendre la région et celles et ceux qui la font vivre, en refusant qu’un employeur impose unilatéralement sa vision et ses règles.
« La solidarité régionale est essentielle. Quand un employeur agit comme s’il était un roi et tente d’imposer sa vision du monde par la pression et l’intimidation, il faut savoir lui tenir tête collectivement. Les travailleuses et les travailleurs du Massif font preuve de dignité et de courage, et toute la région a intérêt à ce qu’ils soient respectés », déclare la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier.
Du côté de la Fédération du commerce–CSN, on rappelle que les demandes des membres sont légitimes et réalistes. « Dans les autres montagnes, les travailleuses et les travailleurs ont obtenu des conditions décentes et une reconnaissance de leur travail. Les membres du Massif méritent la même chose. Ils ne demandent rien d’exagéré », souligne le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.
Les travailleuses et les travailleurs demeurent disponibles pour négocier à tout moment. Leur détermination est intacte. Ils resteront uni-es, solidaires et debout jusqu’à l’obtention d’une entente négociée et juste.
À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif Petite-Rivière-Saint-François–CSN représente plus de 300 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN) et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN). Forte de plus de 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans toutes les régions du Québec et ailleurs au Canada.






