Lancement d’un documentaire sur les conditions de travail des sylviculteurs
Le lancement d’un film documentaire d’une trentaine de minutes intitulé Les oubliés de la forêt et portant sur les conditions de travail des ouvriers sylvicoles, a eu lieu hier soir à Rivière-du-Loup. Afin d’enregistrer les nombreux témoignages, le réalisateur Raoul Jomphe s’est notamment rendu dans les forêts de la Gaspésie et de la Haute-Mauricie. Il y a rencontré des planteurs, des débroussailleurs et des coupeurs manuels qui s’expriment sans détour. Le réalisateur, qui est aussi l’auteur du documentaire à succès Phoques – Le film (2007), a également fait appel à des spécialistes de la forêt.
Commandé par la CSN et le Syndicat national de la sylviculture (SNS-CSN), le documentaire relate les nombreuses difficultés auxquelles sont confrontés quotidiennement ces hommes et ces femmes qui ont pour métier de régénérer nos forêts. Payés à forfait, sans avantages sociaux, vivant souvent loin de leur famille, il n’est pas étonnant que les jeunes délaissent ce métier, pourtant essentiel.
Pour remédier à cette situation déplorable, le documentaire fait état de la campagne de syndicalisation entreprise par la CSN, en 1999, auprès des 7000 sylvicultrices et sylviculteurs du Québec. « Le syndicat, qui s’est avéré le seul moyen pour améliorer nos conditions de travail, regroupe maintenant 850 travailleurs répartis au sein de 18 sections. Plusieurs progrès ont été enregistrés mais il reste encore beaucoup à faire, constate le président du SNS-CSN, Bernard Forest. Rendez-vous service en joignant le SNS-CSN. Si vous attendez que le gouvernement légifère pour améliorer votre situation vous risquez d’être très déçus. »
Les travailleurs sylvicoles : indispensables !
En décembre dernier, la CSN, la Fédération des travailleurs et des travailleuses du papier et de la forêt (FTPF-CSN) et le SNS-CSN lançaient une offensive afin de faire reconnaître ce métier à sa juste valeur, sur le thème Les travailleurs sylvicoles : indispensables !
Présente à la projection du documentaire, la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, a insisté sur la nécessité qu’un virage majeur intervienne en sylviculture, en plaçant le travailleur sylvicole au cur de celui-ci.
Le syndicat revendique la création d’une société de l’aménagement forestier dirigée en concertation par un comité représentatif du milieu forestier. Celle-ci aurait comme mandats d’appliquer les orientations du Québec en matière d’aménagement forestier, d’accroître les rendements et la valeur du capital ligneux afin de soutenir l’industrie, puis d’encadrer et de soutenir des entreprises sylvicoles certifiées, à qui les travaux de planification et d’exécution sylvicoles seraient confiés.
D’autre part, l’État doit supprimer le paiement des redevances forestières par des travaux sylvicoles et exiger le paiement de toutes les redevances en argent. Il doit aussi abolir le travail à forfait et mettre en place un mode de rémunération à l’heure, puis voir à l’application des propositions du rapport Coulombe concernant les travailleurs sylvicoles.
Source : CSN – 25 novembre 2008
Pour renseignements : Bernard Forest, président du SNS-CSN, 1 866 795-8785 (sans frais) Benoit Aubry, Service des communications de la CSN, 514 704-3297 (cellulaire)







