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Photo : Rayside | Labossière

Nouvelles CSN

  • 9 avril 2020

Assister les injections malgré la crise

Lorie Weisthoff est intervenante chez Cactus Montréal, un organisme communautaire de prévention des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), dont le syndicat est membre de la CSN. En cette période de COVID-19, elle et ses collègues de travail doivent se résigner à interagir avec les usagères et les usagers avec beaucoup plus de distance. Et elle s’en attriste pour eux.

Chez Cactus Montréal, plusieurs programmes et services sont offerts à des personnes dans le besoin. Parmi eux, le site fixe est l’endroit où des personnes peuvent se procurer du matériel de consommation sécuritaire pour les injections ou encore des préservatifs. Des tests de dépistage sont également disponibles sur place. En temps normal, certaines personnes passent au site fixe pour ramasser du matériel et repartent ; d’autres restent quelques minutes pour parler, c’est un peu leur lien social. Elles en profitent pour s’asseoir quelques instants, se réchauffer, voir des gens. D’autres encore ne consomment plus, mais viennent dire bonjour.

Or, en ce moment, il faut le plus possible limiter les déplacements à l’intérieur du centre. « Les gens doivent attendre dehors qu’on leur remette le matériel à travers une craque. C’est vraiment difficile pour eux quand ils voient que la porte est fermée et qu’ils ne peuvent entrer. Et pour nous aussi ! Pour créer des liens avec eux, c’est pas l’idéal », explique Lorie.

Salle d’injection revisitée
La salle d’injection supervisée de Cactus Montréal est ouverte depuis trois ans. En fait, elle a ouvert ses portes en même temps que les trois autres salles du même genre au Québec, toutes situées à Montréal. Mais celle de Cactus Montréal est la seule à maintenir ses services durant la pandémie.

Le but d’une salle du genre est de permettre aux usagères et aux usagers de procéder à leur injection avec du matériel propre et dans un lieu propre, en étant entourés de personnes pour les aider, au cas où il se produirait quelque chose. « On leur offre un lieu sécuritaire, accompagné d’infirmières, d’intervenantes et de pairs aidants, un lieu où les usagers ne se feront pas interpeller par la police, où il n’y a aucun jugement et où ils peuvent trouver de l’information s’ils le souhaitent », ajoute Lorie.

En temps normal, dix cubicules sont ouverts au site d’injection, mais en ce moment, ils sont réduits à cinq. À moins que ne se produisent une crise psychosociale ou une overdose, seules les infirmières, habillées de la tête au pied d’un équipement de protection et œuvrant derrière un plexiglas, peuvent demeurer du côté où se font les injections. « Ça réduit grandement les contacts humains et c’est beaucoup moins chaleureux, alors que c’est la base de notre métier d’être des accompagnants dans le non-jugement, d’égal à égal. Ces barrières rendent vraiment notre travail plus compliqué », renchérit l’intervenante.

Même l’endroit qui permet aux usagers de prendre un répit après l’injection pour s’assurer que tout va bien n’est pas accessible. « Comme on doit respecter les deux mètres de distance et limiter les allées et venues pour freiner les risques de propagation, il faut maintenant que les usagers sortent directement après s’être injectés, excepté ceux qui ne vont vraiment pas bien », souligne Lorie. Elle ajoute : « Il y a deux semaines, un usager est arrivé en panique, il faisait une crise suicidaire. Ce n’est pas facile de calmer une personne dans un tel état à deux mètres de distance, mais on fait tout ce qu’on peut. »

Brise-cœur
Pour l’intervenante, le plus triste est de savoir que les usagers se sentent délaissés, que toutes leurs habitudes de vie sont en suspens, qu’ils n’ont plus accès au Tim Horton ou au McDonald, où ils aiment passer du temps, qu’ils n’ont plus d’endroit pour aller aux toilettes, prendre une douche, plus de centres de jour… « J’ai souvent une pensée pour eux et ça me fait de la peine », poursuit Lorie.

Les intervenants de Cactus Montréal effectuent toutefois des virées dans les rues environnantes, histoire de garder le lien et d’aviser les gens dans le besoin que l’organisme est bien ouvert malgré tout.

Même si certains usagers ne comprennent pas la situation et critiquent les mesures qui sont prises, la plupart, même déçus, sont reconnaissants. C’est le cas d’une femme qui s’est adressée à Lorie en ces mots : « La société est en train de nous abandonner, vous, vous restez là pour nous, merci. »

Une reconnaissance inestimable, pour la travailleuse. « Ça résume parfaitement, en quelques mots seulement, la raison pour laquelle je fais ce travail », conclut Lorie.

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