La CSN fière partenaire de la biennale de Québec

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) est fière de s’associer à Manif d’art 7 – La biennale de Québec, cet événement d’envergure qui se tient dans la capitale nationale du 3 mai au 1er juin, sur le thème Résistance – Et puis, nous avons construit de nouvelles formes.

« La CSN s’implique depuis de nombreuses années dans des événements culturels et artistiques, a mentionné le président de la CSN, Jacques Létourneau. L’art peut être un puissant agent de transformation de la société. En permettant à plus de 120 artistes de s’exprimer dans 35 lieux à Québec et dans les environs sur 5 semaines, on démocratise d’autant ses multiples formes en les rendant disponibles à la population.

« La thématique de la biennale de cette année nous interpelle plus particulièrement et c’est avec un grand enthousiasme que nous avons décidé de nous y associer, a-t-il poursuivi. En outre, plus de 2400 délégué-es de nos syndicats affiliés se retrouveront pour notre 64e Congrès au Centre des congrès de Québec durant l’événement, soit du 26 au 30 mai, et nous inviterons nos membres à participer aux activités qui se dérouleront en soirée. Nous ferons également la promotion de la programmation sur notre site Internet. »

En ces années où la pertinence du syndicalisme est plus que jamais remise en cause et où les attaques patronales pour réduire les acquis des travailleuses et des travailleurs se font virulentes, la résistance est la première condition pour réussir à renverser la vapeur. « La résistance est une prise de conscience qui conduit à cette nécessité de l’action collective pour changer les choses. C’est dans ce creuset que se forge la solidarité. Cette association à titre de partenaire associé aux activités de Manif d’ar t 7 nous est d’emblée apparue naturelle. »

Par ailleurs, le président de la CSN participera à l’échange sur le thème Où nous conduisent la mondialisation et le néolibéralisme ? en compagnie d’universitaires et de chercheurs, le samedi 17 mai, à l’Espace 400e Bell. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale libre et indépendante qui représente quelque 300 000 travailleuses et travailleurs regroupés dans près de 2000 syndicats.

La CSN invite le premier ministre Couillard à faire preuve d’ouverture

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) lance un appel au premier ministre élu Philippe Couillard, pour qu’il fasse preuve de toute l’ouverture nécessaire pour rapprocher les Québécoises et les Québécois autour d’un projet social rassembleur. « Le nouveau premier ministre annonce que ”l’ère de la réconciliation est arrivée”, nous attendons maintenant de lui qu’il agisse véritablement en ce sens et prenne en compte la condition de la classe moyenne et des plus démunis de notre société », a déclaré le président de la CSN, Jacques Létourneau.

« Il ne doit surtout pas prendre pour modèle Jean Charest qui a tout chamboulé dès son arrivée au pouvoir au début de son premier mandat en 2003. »

La CSN partage plusieurs préoccupations du Parti libéral du Québec comme l’économie, les emplois et les services publics. « Toutefois, a-t-il poursuivi, nous souhaitons du gouvernement qu’il considère la situation des travailleuses et des travailleurs qui ne profitent pas depuis longtemps de l’enrichissement de la société et qui font face à une précarité toujours grandissante, qu’il se soucie du développement harmonieux des régions dans le respect du développement durable. »

« Nous l’invitons aussi à entreprendre un large débat sur la fiscalité et le financement des services publics et des programmes sociaux, a mentionné le président de la CSN. La population aurait alors la chance de s’exprimer sur sa vision du rôle de l’État et de rappeler que l’objectif principal de la fiscalité est d’assurer le financement des services publics et des programmes sociaux que la société québécoise a choisi de se donner et auxquels nous tenons. » Jacques Létourneau a aussi profité de l’occasion pour féliciter le nouveau premier ministre Couillard.

La CSN est une organisation libre et indépendante qui représente plus de 300 000 travailleuses et travailleurs dans quelque 2000 syndicats partout au Québec.

Les travailleurs en loisirs de Laval se font voir et entendre au ballottage

Les travailleuses et travailleurs en loisirs de Laval ont profité du ballottage qui s’est tenu à Laval afin de rappeler dans la bonne humeur à la ville qu’il serait temps de régler la négociation qui dure depuis plus de deux ans. Le ballotage a lieu chaque année et vise à afficher les postes en loisirs disponibles pour la saison estivale. « Lors de la dernière séance de négociation, nous avons senti que l’employeur faisait du chemin par rapport à nos demandes. On sent une certaine volonté d’arriver à un règlement et nous attendons la suite. Nous sommes ici aujourd’hui pour rappeler à la ville que l’ouverture perçue doit se traduire en gestes concrets », a souligné le président du syndicat, Martin Collerette. « Nous espérons que la ville fera le nécessaire pour régler les points en suspens, a pour sa part soutenu le vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), Yvon Godin, en abordant notamment la question de la rémunération. Les travailleuses et travailleurs accusent un retard salarial par rapport à d’autres villes. Les services à la population lavalloise sont rendus de façon très professionnelle, il faut que ça soit reconnu. »

Autres demandes

L’accès à un programme d’aide aux employé-es, la flexibilité dans la formation pré saison et l’équité salariale pour les étudiantes et les étudiants, qui n’ont pas été considérés dans le dernier exercice de relativité salariale, figurent également parmi les demandes syndicales.

Vote de jours de grève

Rappelons enfin que les travailleuses et les travailleurs en loisirs de Laval ont voté à 97 %, lors d’une assemblée générale spéciale qui s’est tenue le 30 mars dernier, pour dix journées de grève qu’ils utiliseront au moment jugé opportun.

À propos du syndicat

Le syndicat des travailleuses et travailleurs en loisirs de la ville de Laval (STTLVL) représente plus de 900 syndiqué-es. Il est affilié depuis 1987 à la Fédération des employées et employés de services publics -CSN. Celle-ci compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 travailleuses et travailleurs dans le domaine des services publics et parapublics. La Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe plus de 300 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activité tant privé que public.

La CSN solidaire des infirmières et infirmiers de la Nouvelle-Écosse

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), qui regroupent des milliers de professionnels en soins, tiennent à souligner leur solidarité et leur appui envers les infirmières et infirmiers de la Nouvelle-Écosse. Ces dernières se sont vues imposer un retour au travail forcé par une loi spéciale après un court débrayage de 24 heures.

Ce coup de force constitue une très mauvaise nouvelle pour toutes les travailleuses et tous les travailleurs. « Nous vivons dans une société démocratique qui reconnaît le droit de négocier et de faire la grève comme moyen ultime pour faire avancer les conditions de travail, a déclaré le président de la CSN, Jacques Létourneau. L’annonce d’un retour forcé vient ni plus ni moins bafouer les droits fondamentaux de ces professionnels en soins en lutte pour de meilleurs services à la population. La CSN les appuie sans réserve dans leur combat », ajoute-t-il.

Ces dernières tentent d’obtenir un ratio prévoyant suffisamment de professionnelles pour soigner les patients, et ce en tout temps. Il s’agit d’une revendication essentielle pour assurer de meilleurs soins. « C’est une lutte que la FSSS-CSN mène depuis des années, car ce ratio nous permet non seulement de prodiguer des soins optimaux, mais aussi d’exercer notre profession dans des conditions estimables », précise pour sa part Nadine Lambert, vice-présidente de la FSSS-CSN.

À propos

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte plus de 125 000 membres dans les secteurs privé et public. La CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle, dont 170 000 dans le secteur public québécois.

Manifestation des travailleurs contre la lenteur des négociations

Les 450 membres du Syndicat des travailleurs de Viandes du Breton (CSN) manifestent aujourd’hui devant l’usine de porc située dans le parc industriel. Ils dénoncent la lenteur des négociations avec leur employeur pour le renouvellement de leur convention collective échue le 14 avril 2013. Ils espèrent qu’il comprenne enfin leur exaspération et accélère le rythme des pourparlers.

« Si on manifeste aujourd’hui, c’est pour que notre employeur sache qu’on est tanné de voir les négociations piétiner, sans résultat tangible », affirme Gabriel Côté, président du Syndicat des travailleurs de Viandes du Breton (CSN). « Nos gens sont prêts à se mobiliser et à user de différents moyens pour dire à la direction de Viandes du Breton qu’on veut négocier, on veut que ça avance et on veut régler notre convention collective. »

Depuis près d’un an, leur comité de négociation syndicale constate qu’il y a eu à peine 17 rencontres, dont quatre se sont déroulées en présence d’un conciliateur du ministère du Travail. Trois séances sont prévues bientôt. L’exaspération des travailleurs s’explique notamment par le rythme peu soutenu des négociations qui n’a pas permis jusqu’ici de régler les sujets d’ordre non pécuniaire ni ceux à incidence monétaire. Leurs conditions de travail sont, de loin, inférieures à celles prévalant dans l’industrie au Québec.

Autre source d’insatisfaction : en 2002, peu après l’incendie qui a ravagé l’usine située alors à Notre-Dame-du-Lac, les salariés ont dû consentir d’importantes concessions pour assurer la reconstruction puis la prospérité de l’entreprise maintenant à Rivière-du-Loup. Un contrat social de dix ans, se terminant en avril 2013, a été convenu entre leur syndicat et la direction. Depuis, les syndiqués font des demandes sur plusi eurs sujets, leurs conditions ayant peu évolué.

Leurs principales revendications portent sur les salaires et les avantages sociaux comme les vacances et les congés mobiles, la santé et la sécurité au travail, le régime d’assurance collective et celui de la retraite, le travail effectué en heures supplémentaires, la conciliation famille-travail, etc. Bref, « Nous réclamons des améliorations qui sont normalement consenties dans l’industrie de la transformation des produits d’abatage », lance Gabriel Côté.

Soutenant leurs demandes et leurs actions, Nancy Legendre, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent, lance un appel à la raison à la direction de l’entreprise. « Les employé-es ont été très patients depuis plus d’une dizaine d’années, eux qui ont grandement contribué à l’essor de cette entreprise prospère, dont la réputation n’est plus à faire. Viandes du Breton doit saisir l’occasion de reconnaître pleinement la contribution de ses salarié-es en réglant rapidement et de façon satisfaisante leur convention collective. »

À propos du syndicat

Le Syndicat des travailleurs de Viandes du Breton (CSN) est affilié à la Fédération du commerce qui regroupe 32 500 syndiqués réunis dans 360 syndicats présents dans les secteurs du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. Pour sa part, le Conseil central du Bas-Saint-Laurent compte plus de 10 000 membres issus des secteurs public et privé de La Pocatière jusqu’à Les Méchins. Enfin, la CSN est composée d’environ 2000 syndicats représentants plus de 300 000 membres dans tous les secteurs d’activité.

Les conductrices et les conducteurs d’autobus scolaire satisfaits de la reprise des travaux d’évaluation de leur emploi

Les conductrices et les conducteurs d’autobus scolaire de la région de l’Estrie, affiliés à la Fédération des employées et des employés des services publics de la CSN (FEESP-CSN) ont rencontré aujourd’hui Réjean Hébert, ministre de la Santé et des services sociaux, ministre responsable des Aînés et responsable de la région de l’Estrie, dans le cadre d’une tournée de sensibilisation et de mobilisation, sur le thème En route vers le respect, qui vise essentiellement à faire reconnaître la valeur de leur travail. Pour cela, les conductrices et les conducteurs se réjouissent de son appui à l’effet que la table nationale, qui a le mandat de réaliser un exercice complet d’évaluation de leur emploi sur la base d’emplois comparables, reprenne ses travaux sans attendre.

« Nos revendications que nous y porterons sont claires : nous exigeons la reconnaissance et la valorisation de notre emploi » a affirmé d’entrée de jeu monsieur Stephen Gauley, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus la Sapinière – CSN. Pour la rencontre, il était accompagné de dirigeants des syndicats des conductrices et des conducteurs de la région affiliés à la CSN, de M. Yvon Godin, vice-président de la FEESP-CSN et responsable du secteur transport scolaire ainsi que de M. Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE).

Au mois de novembre 2012, la Ministre Malavoy a mis sur pied un comité de travail ayant pour mandat la réalisation d’un exercice complet d’évaluation de l’emploi de conductrice et de conducteur d’autobus scolaire sur la base d’emplois comparables. Ce comité est composé entre autres de représentantes et de représentants des transporteurs scolaires, de la CSN et du gouvernement. Les travaux allaient bon train jusqu’à ce qu’en mai 2013, ils soient paralysés par le départ inattendu du président. À la fin du mois de février 2014, un nouveau président fut nommé. Après tout ce temps, les conductrices et les conducteurs sont en droit de s’attendre à ce que les travaux aboutissent dans un délai raisonnable.

« Le message que nous avons livré au Ministre Hébert était clair : après avoir longtemps attendu, il est temps que les travaux de la table donnent lieu à une amélioration des conditions de travail des conductrices et des conducteurs », a affirmé Denis Beaudin.

« L’iniquité salariale et le blocage dans la reconnaissance de leur métier, qui est de transporter de manière sécuritaire les enfants du Québec, ça doit se terminer. Nous avons donc sensibilisé monsieur Hébert et l’opinion publique au respect que méritent ces femmes et ces hommes », mentionne monsieur Godin.

Rappelons que plus de 575 000 écoliers – soit un peu moins que 60 % des élèves du primaire et du secondaire – montent à bord d’autobus scolaires tous les jours. En Estrie, plus de 300 conductrices et conducteurs sont syndiqué-es à la CSN et qui desservent les circuits pour les commissions scolaires des Hauts-Cantons, des Sommets et de l’Estrie.

À propos du secteur transport scolaire (STS) de la FEESP-CSN

Le STS regroupe cinquante-sept syndicats et représente environ 3000 travailleuses et de travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP) de la CSN. La fédération compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

Le syndicat salue la mobilisation et prend acte des positions des partis politiques

Nous sommes fiers de nos membres qui n’ont pas lâché la lutte pour faire comprendre à la population l’importance de maintenir ouvert le foyer de groupe à Roberval. Les membres du syndicat du Centre Jeunesse ont fait un travail extraordinaire depuis le début de l’automne passé pour maintenir le débat sur la place publique et mettre de la pression sur les décideurs. « Nous sommes fatigués certes, mais nous pouvons garder la tête haute. Malgré la machine qui travaillait pour fermer le foyer de groupe, nos membres ont fait beaucoup d’éducation publique depuis plus de 6 mois. La détermination de nos membres a permis à d’autres de joindre leur voix à la nôtre. Dans la communauté, il n’y a plus personne qui pense que cette fermeture est une bonne idée. Dans les dernières semaines, plusieurs individus et groupes ont joint leur voix à celle du syndicat. Nous espérons que notre lutte va faire la différence et que le foyer va rouvrir prochainement », indique Nancy Poulin, présidente du syndicat.

Nous profitons de l’occasion pour remercier l’ensemble des intervenants qui ont pris le temps d’évaluer la situation et de se prononcer sur cet enjeu important. Ce consensus doit faire réfléchir les décideurs, qu’ils soient de la région ou du ministère. Nous n’avions pas prévu que cette bataille allait continuer jusqu’à la campagne électorale. Dans le cadre de la campagne, nous n’avions d’autre choix que d’interpeller tous les partis sur leurs intentions quant à la réouverture du foyer de groupe, et ce, sans hypothéquer d’autres services essentiels du Centre jeunesse du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Les positions des partis politiques

Nous comprenons que tous les partis ont maintenant dit leur dernier mot. Le Parti Libéral du Québec, par la voix de son chef, a déclaré qu’il rouvrirait le foyer de groupe en ajoutant des crédits additionnels, dès le lendemain d’une victoire libérale lors des élections. Le député Amir Khadir de Québec Solidaire, en tournée à Roberval la semaine dernière, a pris l’engagement de rouvrir le foyer de groupe sans fermer d’autres services du Centre jeunesse. Le candidat de la CAQ de Roberval s’est aussi prononcé en faveur de la réouverture du foyer du groupe. Finalement, le Parti Québécois semble être incapable de s’engager sur cette question. Le syndicat a interpellé tous les députés de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean depuis des mois. Le syndicat a écrit à la ministre. Aucune réponse. Finalement, nous espérons que le PQ soit prêt à continuer des discussions s’il devient le prochain gouvernement après le 7 avril.

« Espérons que la mobilisation syndicale, suivie d’une mobilisation de toutes les forces intéressées par la question des jeunes, vont faire en sorte que le foyer de groupe va retrouver très rapidement sa vocation », de conclure Gaston Langevin, vice-président régional de la FSSS-CSN.

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs privés et public. La FSSS est l’organisation syndicale la plus représentative du secteur de la santé et des services sociaux, aussi bien au niveau régional que national.

La CSN demeure prudente et s’interroge

Ayant appris par le biais des médias la vente de l’hôtel Le Concorde, la CSN demeure prudente et attend d’avoir plus de détails avant de se prononcer. La CSN insiste cependant sur deux éléments essentiels à observer dans la conclusion de cette vente : d’une part, elle rappelle le consensus politique et économique très fort pour maintenir une vocation hôtelière qui soit à la hauteur des besoins du tourisme d’affaires de Québec et de son centre-ville. D’autre part, elle invite le nouvel acquéreur à respecter la portée et l’application du règlement de zonage de la Ville, tout en indiquant que la conclusion de l’étude commandée par le maire est attendue et sera pertinente étant donné l’usage hôtelier qu’entend prendre le nouveau groupe propriétaire.

« Évidemment, nous sommes prudents et nous attendons d’avoir plus de détails : qui sont les propriétaires? Respecteront-ils l’esprit de la loi quant au règlement de zonage dans la conversion de chambres d’hôtel en condos? Nous croyons que cette vente ne doit pas nuire à la vision économique durable pour l’ensemble de la collectivité qu’ont la ville et ses acteurs socioéconomiques. Plus encore, les nouveaux propriétaires doivent faire respecter intégralement l’accréditation syndicale» a fait savoir d’entrée de jeu monsieur Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

« Nous le répétons : la ville de Québec ne peut pas se permettre de voir s’amoindrir l’importance de cet hôtel. À lui seul, Le Concorde représentait 4 % de l’offre hôtelière de la région de Québec, en plus de ses espaces de congrès de plus de 24 000 pi2 de superficie. Avec environ 100 000 chambres louées par année, dont 50 % à une clientèle d’affaires, il nous apparaît évident que seule la vocation hôtelière permettrait de préserver le dynamisme économique du centre-ville et du Vieux-Québec, qui regorgent de commerçants et d’activités ! Avec ce projet qui risque de diminuer la portée du tourisme de loisir et d’affaires, assistons-nous à une vente qui enrichit Eddy Savoie au détriment de la collectivité, les commerçants du centre-ville de Québec et du Vieux-Québec et les travailleuses et les travailleurs?», s’interroge madame Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches.

La Fédération du commerce (CSN), de son côté, indique que cette annonce survient à un bien drôle de moment, alors que les démarches de concertation avec des acquéreurs potentiels entamées avant la fermeture s’étaient maintenues et poursuivies. « Nous ne sommes pas en mesure d’évaluer l’impact de cet achat pour le moment, mais, chose certaine, si la vocation hôtelière de l’immeuble est maintenue à juste hauteur, on offre toute notre collaboration au nouvel acquéreur, mais à cette seule et unique condition seulement. Chose certaine, nous serons à pied d’œuvre pour protéger les droits des travailleuses et des travailleurs du Concorde dans tous les scénarios possibles», a pour sa part affirmé monsieur Michel Valiquette, trésorier et porte-parole du secteur hôtellerie de la Fédération du commerce.

À propos du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches, de la Fédération du commerce et de la CSN

Le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches. Il représente 240 syndicats et plus de 44 000 membres dans tous les secteurs d’activité. La Fédération du commerce (CSN) rassemble 32 500 syndiqué-es dans différents secteurs d’activité. Elle compte 11 000 membres travaillant dans le secteur du tourisme, dont 6 500 dans l’hôtellerie. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2 000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Pour faire de la santé et des services sociaux l’enjeu majeur de cette campagne

À raison d’un communiqué de presse par semaine, nous avons adressé une série de questions concernant quatre grands thèmes : Financement et gouvernance du réseau, Privatisation et sous-traitance, Prestation des services et Personnel du réseau. Nous souhaitions par cette démarche faire de la santé et des services sociaux l’enjeu majeur de cette campagne et par conséquent, alimenter le débat public. Nous avions même pris l’engagement de tenir une conférence de presse le 2 avril afin de rendre public le résultat de cette consultation.

Les partis politiques se passent d’une occasion de discuter de l’enjeu prioritaire de la population

Devant le désolant constat des réponses reçues, nous avons pris la décision de produire uniquement le présent communiqué de presse. En effet, aux quatre communiqués qui auront été transmis personnellement aux différents candidats, nous n’aurons reçu qu’une seule et unique réponse, soit celle de Québec Solidaire au communiqué numéro 3. Les différents candidats ont ainsi fait le choix de ne pas utiliser ce forum pour répondre aux préoccupations des 6000 électeurs que nous représentons, et par ricochet, à la population en général.

« C’est le signe qu’encore une fois, l’enjeu de la santé et des services sociaux n’aura été qu’effleuré en surface dans cette campagne et que les candidats ont fait le choix de ne pas traiter de ce qui préoccupe le plus leurs électeurs. De notre côté, nous avons informé nos membres sur les grands enjeux qui touchent le réseau de la santé et des services sociaux et ce sera à eux de faire leur choix le 7 avril prochain », explique Gaston Langevin, vice-président régional de la FSSS-CSN.

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs privés et public. La FSSS est l’organisation syndicale la plus représentative du secteur de la santé et des services sociaux, aussi bien au niveau régional que national.

Ces CHU en PPP dont les partis politiques ne veulent pas parler

La campagne électorale bat son plein et la question des CHU en PPP est rarement évoquée. Pourtant, les CHU en PPP ont un poids considérable sur nos finances publiques et le processus d’attribution des contrats pose encore plusieurs questions auxquelles nous n’avons toujours pas reçu de réponse. C’est pourquoi nous interpellons les partis politiques sur leurs positions respectives sur les CHU en PPP.

Le poids des PPP sur nos finances publiques

Il est étonnant de voir que la question des partenariats publics-privés (PPP) en santé ait occupé si peu de place dans la présente campagne électorale. Outre un dossier paru cette semaine dans les médias, la question des deux CHU en PPP est pratiquement absente des enjeux évoqués par les différents partis politiques. Pourtant, plusieurs révélations des derniers mois ont démontré les nombreuses problématiques reliées à ces PPP. Ces projets coûteront plus de 6 milliards aux Québécoises et Québécois et les coûts réels auront plus que doublé par rapport aux annonces initiales. La firme Secor-KPMG annonçait en 2012 que les coûts de construction du CHUM explosaient de 127 % et au CUSM de 78 %. « Au moment où la classe politique nous parle de la capacité de payer de l’État, on s’étonne que peu de politiciens s’inquiètent des sommes astronomiques qui sont actuellement dépensées dans les CHU en PPP. Pendant qu’on paiera ces PPP pendant trente ans, on devra continuer de subir des compressions budgétaires dans nos services publics », avancent les porte-parole.

Récemment, l’État français est venu à la conclusion qu’il serait moins coûteux de racheter le contrat du plus gros PPP en santé en France que de le mener à terme. Le rachat du contrat en PPP du Centre Hospitalier Sud-Francilien (CHSF) a été rendu nécessaire en raison des coûts faramineux de ce projet et du relevé de plus de 8000 malfaçons en seulement deux ans. L’État français pense économiser entre 600 et 700 millions d’euros en se libérant du poids de ce PPP. « On voit ainsi qu’il est non seulement possible, mais encore plus absolument justifié de trouver une solution aux PPP en santé. Est-ce que la récente ouverture du centre de recherche du CHUM en PPP s’accompagnera de problèmes semblables à ceux vécus par les Français? », demandent les porte-parole.

Une absence de transparence plus que questionnable

On doit de plus questionner l’opacité qui entoure les CHU en PPP. Il est impossible de consulter les contrats et de savoir ce qui attend les Québécoises et Québécois pour les trente prochaines années. Les nombreuses demandes d’information ont toujours été rejetées du revers de la main. Cela est d’autant plus préoccupant que plusieurs entreprises liées au CHU en PPP sont présentement accusées de fraude et de corruption devant les tribunaux. « La population québécoise a le droit de savoir dans quoi on l’a embarquée. Comment se fait-il qu’on ait coûte que coûte choisi la voie des PPP? Comment se fait-il qu’on n’ait pas tenu compte des signaux d’alarme lancés à plusieurs reprises par le Vérificateur général et plusieurs autres organisations? », poursuivent les porte-parole.

L’ensemble du processus qui a mené à la signature des contrats des CHU en PPP pose trop de questions pour que l’on accepte d’en rester là. La responsabilité des partis politiques est de nous assurer que les choses ont bel et bien été faites dans les règles de l’art. À cet effet, nous demandons aux partis politiques de nous indiquer quelles sont leurs positions concernant le recours aux PPP en santé. Nous souhaitons de plus savoir ce qu’ils comptent faire concernant les PPP en cours et plus particulièrement concernant les CHU en PPP. « Nous sommes plusieurs organisations préoccupées par les risques que ces projets représentent pour l’avenir de nos services publics et l’intégrité de nos institutions. Nous interpellons aujourd’hui les partis politiques et leur demandons quelles sont leurs solutions », de conclure les porte-parole.

Organisations qui appuient cette démarche :

– Coalition Solidarité santé

– Confédération des syndicats nationaux (CSN)

– Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ)

– Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)

– Médecins québécois pour le régime public (MQRP)

– Secrétariat intersyndical des services publics (SISP)

Les conductrices et les conducteurs d’autobus scolaire satisfaits de la reprise des travaux d’évaluation de leur emploi

Les conductrices et les conducteurs d’autobus scolaire de la région de Montréal, affiliés à la Fédération des employées et des employés des services publics de la CSN (FEESP-CSN) ont rencontré aujourd’hui madame Diane De Courcy, ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, dans le cadre d’une tournée de sensibilisation et de mobilisation, sur le thème En route vers le respect, qui vise essentiellement à faire reconnaître la valeur de leur travail. Pour cela, les conductrices et les conducteurs se réjouissent de son appui à l’effet que la table nationale, qui a le mandat de réaliser un exercice complet d’évaluation de leur emploi sur la base d’emplois comparables, reprenne ses travaux sans attendre. De part et d’autre, les participants ont souhaité la poursuite et la conclusion rapide des travaux de ce comité maintenant qu’un nouveau Président a été nommé.

« Nos revendications que nous y porterons sont claires : nous exigeons la reconnaissance et la valorisation de notre emploi » a affirmé d’entrée de jeu monsieur Jacques Forgues, président du Secteur transport scolaire (STS) de la FEESP-CSN. Pour la rencontre, il était accompagné de membres des syndicats des conductrices et des conducteurs de la région, de madame Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal Métropolitain-CSN, ainsi que de monsieur Yvon Godin, vice-président de la FEESP-CSN et responsable du secteur transport scolaire.

Au mois de novembre 2012, la Ministre Malavoy a mis sur pied un comité de travail ayant pour mandat la réalisation d’un exercice complet d’évaluation de l’emploi de conductrice et de conducteur d’autobus scolaire sur la base d’emplois comparables. Ce comité est composé entre autres de représentantes et de représentants des transporteurs scolaires, de la CSN et du gouvernement. Les travaux allaient bon train jusqu’à ce qu’en mai 2013, ils soient paralysés par le départ inattendu du président. À la fin du mois de février 2014, un nouveau président fut nommé. Après tout ce temps, les conductrices et les conducteurs sont en droit de s’attendre à ce que les travaux aboutissent dans un délai raisonnable.

« Le message que nous avons livré à madame De Courcy était clair : après avoir longtemps attendu, il est temps que les travaux de la table donnent lieu à une amélioration des conditions de travail des conductrices et des conducteurs», a affirmé Dominique Daignault.

« L’iniquité salariale et le blocage dans la reconnaissance de leur métier, qui est de transporter de manière sécuritaire les enfants du Québec, ça doit se terminer. Nous avons donc sensibilisé madame De Courcy et l’opinion publique au respect que méritent ces femmes et ces hommes », a martelé Yvon Godin.

Rappelons que plus de 575 000 écoliers – soit un peu moins que 60 % des élèves du primaire et du secondaire – montent à bord d’autobus scolaires tous les jours.

À propos du secteur transport scolaire (STS) de la FEESP-CSN

Le STS regroupe cinquante-sept syndicats et représente environ 3000 travailleuses et de travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP) de la CSN. La fédération compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

Une campagne électorale apolitique

Il est navrant de constater, à moins d’une semaine de l’échéance électorale, à quel point la plupart des partis politiques engagés dans cette campagne semblent être incapables d’aller plus loin que lors de la période de questions à l’Assemblée nationale. Les invectives pleuvent de toutes parts, à savoir qui est plus intègre que l’autre ; des campagnes de peur sont menées, qui sur la souveraineté, qui sur l’intégrisme religieux. Mais avancer des solutions qui sortiraient de leur condition, par exemple, les plus démunis de notre société ? Rien, ou si peu. On se croirait dans une cour d’école.

Peut-on s’attendre à une fin de campagne où les enjeux politiques pour le Québec seront réellement débattus ? Malgré l’allure qu’elle a prise jusqu’à maintenant, nous l’espérons toujours.

Le 20 mars dernier, la CSN a écrit aux chefs des quatre partis politiques présents à l’Assemblée nationale pour leur faire part de ses préoccupations à l’égard des lois du travail, des services publics, des programmes sociaux, de l’écologie, du développement économique et de la souveraineté du Québec. Jusqu’à maintenant, seul Québec solidaire a pris la peine de nous répondre. Saluons ses efforts pour mettre en avant la question sociale. Nous attendons toujours la réponse des autres.

Au fait, dans cette campagne qui n’aborde pas les questions plus près des préoccupations du monde ordinaire, les gens voteront sur quoi au juste ?

Un débat sur la fiscalité

Nous aurions souhaité que les politiques d’austérité soient mises sur la table. N’est-il pas curieux que le très conservateur Fonds monétaire international sonne le glas des restrictions budgétaires et plaide pour le retour à des investissements publics pour relancer l’économie et endiguer l’endettement, alors que la plupart des partis en lice au Québec pour former le nouveau gouvernement en sont encore à proposer des compressions dans les services publics et à diminuer un peu plus le rôle de l’État ?

Pourtant, le Québec s’est tiré mieux que tous les autres États de la dernière crise économique, en raison justement de la qualité de ses services publics et de son système de protection sociale. À force de vouloir rembourser la dette, au détriment des politiques sociales, c’est la spécificité même du Québec qui est dénaturée. Il en restera quoi pour les prochaines générations ?

C’est pour cela que nous demandons au prochain gouvernement de convoquer un débat public large sur l’ensemble des questions touchant à la fiscalité, aux services publics, aux programmes sociaux, à la situation financière du gouvernement et à l’état du fédéralisme fiscal canadien. Ces consultations seraient l’occasion de rappeler que l’objectif principal de la fiscalité est d’assurer le financement des services publics et des programmes sociaux que la société québécoise a choisi de se donner et auxquels nous tenons.

Les lois du travail

Sur la question des lois du travail, la campagne a permis quelques engagements. La première ministre Marois a annoncé qu’elle légiférerait sur les aspects touchant la santé et la sécurité du travail, et sur la précarité en ciblant les agences de placement et les travailleuses domestiques, ce qui est très bien. Philippe Couillard a pour sa part indiqué qu’il envisagerait de moderniser les dispositions anti-briseurs de grève dans un premier mandat. De son côté, Québec solidaire propose de réformer le Code du travail pour, dit-il, mieux protéger les travailleuses et les travailleurs.

Nous désirons rappeler que lors du très long conflit au Journal de Montréal, les partis présents à l’Assemblée nationale avaient unanimement convenu de revoir les dispositions anti-briseurs de grève pour rééquilibrer le rapport de force entre patrons et syndiqués lors d’un conflit de travail. Ils doivent aller de l’avant à cet égard.

Le Code du travail, qui fête ses 50 ans cette année, doit être dépoussiéré pour offrir un encadrement qui favorise pleinement le droit d’association et ne vienne pas brimer les travailleurs lors d’une grève ou d’un lock-out. C’est ce que nous avons indiqué aux partis politiques. Nous leur avons aussi dit que des gestes concrets doivent être posés pour tendre vers plus d’équité et de justice sociale. Une semaine normale de travail ne doit plus rimer avec pauvreté. Le salaire minimum doit donc être rehaussé de façon significative. Il en va de même des normes du travail, un rempart qui doit mieux protéger les travailleuses et les travailleurs non syndiqués.

Plus de démocratie

Le prochain gouvernement doit aussi jouer un rôle essentiel pour stimuler l’économie à court terme, pour réguler le secteur financier, pour renforcer les politiques de développement régional, pour assurer une exploitation de nos ressources naturelles respectueuses de l’environnement et des générations futures. Tout comme il devrait élaborer et mettre en œuvre une politique industrielle qui relance le secteur manufacturier québécois en s’appuyant sur les principes du développement durable.

Nous avons aussi fait part aux chefs des partis de notre préoccupation sur la démocratie et qu’ils doivent être à l’écoute du peuple québécois. Des consultations sur les enjeux liés au libre-échange, toujours négocié en catimini, et une révision du mode de scrutin sont deux exemples concrets d’actions qui confirmeraient, pour nous, le désir du prochain gouvernement de placer le citoyen à l’avant-scène.

Mais plus encore, nous attendons du prochain gouvernement qu’il s’engage résolument à respecter le droit des citoyennes et des citoyens à décider eux-mêmes de leur avenir, celui de se prononcer pour l’indépendance politique du Québec.

Le géant en alimentation ciblé lors de manifestations à Toronto et au Québec

Des travailleuses et des travailleurs de Loblaw en lock-out ou en grève du nord du Québec ont manifesté ce matin dans le magasin phare de la chaine alimentaire à Maple Leaf Gardens afin d’exiger un retour à la table de négociation.

La manifestation a été accompagnée par des actions à 70 magasins Loblaw un peu partout au Québec.

« C’est devenu difficile pour nous de faire notre épicerie aux magasins où nous travaillons », a dit Cathy Presseault, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Provigo Témiscaming (CSN).

Mme Presseault, qui a travaillé à ce magasin pendant 22 ans, gagnait un salaire de 12,40 $ l’heure lorsque Loblaw a fermé la seule épicerie de la communauté.

« Nous demandons des augmentations d’environ 40 cents l’heure, a-t-elle expliqué. Si Loblaw a les moyens d’acheter Pharmaprix pour 12,4 milliards $, nous sommes certains qu’ils peuvent nous payer un salaire qui nous permettrait de vivre. »

En fait, le magazine Forbes a estimé que la fortune de Galen Weston, le propriétaire de Loblaw, a grossi par 1,4 milliard $ pendant les trois dernières années – une augmentation de 20%.

« Galen Weston enlève de la nourriture de nos tables afin de nourrir son avidité, a commenté Cathy Presseault. Il ne nous laisse pas de choix que d’intensifier notre campagne d’obtenir de l’équité pour les travailleurs de Loblaw. L’action d’aujourd’hui n’est qu’un premier pas. »

Le lock-out au Provigo de Témiscaming laisse les 3000 résidents de cette ville sans épicerie. Ils doivent voyager 80 km à North Bay, Ontario, afin de faire leur épicerie. Le syndicat a opéré une navette hebdomadaire pour les concitoyens sans les moyens de faire le trajet.

Entretemps, à Rouyn-Noranda, les deux conflits de travail ont amené des hausses de prix aux épiceries de la ville qui restent ouvertes.

« Loblaw mettre de la pression sur toute la région d’Abitibi-Témiscaminge. Il est devenu non seulement un employeur terrible, mais un mauvais citoyen corporatif, » a dit Cathy Presseault.

Pour une société plus juste

La campagne électorale qui se déroule actuellement donne lieu à une rhétorique politique dans laquelle le spectre des solutions proposées n’apparaissent que très rarement fructueuses pour les plus démunis de notre société, pas plus qu’elles ne le sont pour les travailleuses et les travailleurs. Il s’agit là d’une dérive qui pourrait s’avérer désastreuse pour la société québécoise.

Alors que tous reconnaissent que la résilience dont a fait preuve le Québec lors de la dernière crise économique est essentiellement due à la qualité de ses services publics et à son système de protection sociale, plusieurs font encore leur credo de l’austérité budgétaire. Et c’est sans compter l’imparable volonté de plusieurs de faire du remboursement de la dette le dogme qui devrait dicter nos choix sociaux.

Il est impératif que le prochain gouvernement convoque un débat public large sur l’ensemble des questions touchant à la fiscalité, aux services publics, aux programmes sociaux, à la situation financière du gouvernement et à l’état du fédéralisme fiscal canadien. Ces consultations doivent être l’occasion de rappeler que l’objectif principal de la fiscalité est d’assurer le financement des services publics et des programmes sociaux que la société québécoise a choisi de se donner et auxquels nous tenons. Le poids de la fiscalité ne peut être évalué en faisant fi des services et des programmes que cette fiscalité permet de financer. Elle doit être évaluée à l’aune de la solidarité que nous choisissons de placer au premier rang de nos valeurs.

Équité et justice

Ainsi, nous attendons du prochain gouvernement qu’il pose des gestes concrets afin que, comme société, nous tendions vers plus d’équité et de justice sociale. Un rehaussement du salaire minimum significatif afin que le travail ne puisse plus se conjuguer avec pauvreté; un encadrement des agences de placement pour que l’exploitation qu’elles engendrent n’ait plus droit de cité au Québec; une révision du Code du travail qui tienne compte des nouvelles réalités du marché du travail afin de favoriser le droit d’association et de démocratiser nos lieux de travail; des mesures qui assurent des revenus à la retraite afin que tous puissent vieillir dignement et décemment; voilà des gestes que nous réclamons de ceux qui aspirent à nous gouverner.

Le gouvernement ne peut pas se poser en spectateur passif de la vie économique. Stimuler l’économie à court terme dans un contexte de ralentissement et d’incertitude économique, réguler le secteur financier, renforcer les politiques de développement régional, assurer une exploitation de nos ressources naturelles respectueuses de l’environnement et des générations futures sont pour nous de la responsabilité de l’État.

Tout comme il devrait lui revenir d’élaborer et de mettre en oeuvre une politique industrielle qui relance le secteur manufacturier québécois en s’appuyant sur les principes du développement durable. Voilà de quoi écrire le prochain scénario d’un développement économique durable pour le Québec que nous attendons avec impatience.

Les Québécois attendent de leurs prochains dirigeants qu’ils militent pour plus de démocratie et qu’ils soient attentifs à l’expression du peuple. Des consultations sur les enjeux liés au libre-échange et une révision du mode de scrutin sont deux exemples concrets d’actions qui confirmeraient le désir du prochain gouvernement de placer le citoyen à l’avant-scène.

Mais plus encore, nous attendons du prochain gouvernement qu’il s’engage résolument à respecter le droit des citoyennes et des citoyens à décider eux-mêmes de leur avenir. Le droit de se prononcer pour l’indépendance politique du Québec.

Nous espérons que vous saurez prendre des engagements sans équivoque afin que le Québec soit une société où il fait bon vivre. Une société plus juste et plus égalitaire.

La CSN souhaite un engagement des partis en faveur d’une politique de formation continue

À l’occasion de la 12e édition de la Semaine québécoise des adultes en formation qui se déroule du 29 mars au 6 avril 2014, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) désire interpeller les partis politiques sur l’importance de cette question et veut connaître leur position quant à l’adoption d’une politique de formation continue. Le gouvernement du Québec s’est doté d’un plan d’action en 2007 sur cet enjeu. Sept ans plus tard, aucune politique assurant un développement cohérent de la formation continue n’a encore été adoptée par l’Assemblée nationale. À quoi s’engagent les partis à cet égard ?

« Pour la CSN, la formation continue est un puissant outil de développement collectif permettant aux travailleuses et aux travailleurs, syndiqués ou non, de maintenir leurs compétences ou encore de se requalifier. C’est aussi un moyen de renforcer le taux de littératie et d’alphabétisation des adultes », a déclaré madame Denise Boucher, vice-présidente de la CSN.

L’enjeu est de taille pour la CSN, qui demande aux partis politiques de profiter du fait que la campagne électorale et la semaine coïncident pour s’engager à l’adoption d’une politique de formation continue.

Finalement, la CSN se réjouit d’être encore cette année partenaire de soutien de cette 12e édition de la semaine et en profite pour inviter l’ensemble de ses membres à participer aux activités et à prendre connaissance des informations et des outils très dynamiques que l’on retrouve sur tout le territoire québécois de même que sur le site adulteenformation.com .

En négociation depuis plus de deux ans, les travailleurs en loisirs de Laval votent dix jours de grève

Réunis en assemblée générale extraordinaire, les travailleuses et les travailleurs en loisirs de Laval ont adopté à 97 % dix journées de grève qu’ils utiliseront au moment jugé opportun. Fait à noter, un amendement a été voté et approuvé par l’assemblée syndicale pour augmenter de cinq à dix le nombre de jours de grève.

« Nous sommes en négociation depuis plus de deux ans et nous avons été très patients compte tenu des déboires de la ville, mais il est temps que les choses débloquent. Malgré 20 séances de négociation, il reste plus de 40 points à régler. Les travailleurs veulent envoyer un message clair à l’employeur : c’est assez, il doit se mettre en mode règlement », affirme Martin Collerette, le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des loisirs de Laval (CSN).

Les questions de la relativité salariale, du rattrapage salarial, de la formation présaison et des programmes d’aide aux employé-es sont quelques-uns des points qui achoppent encore à la table de négociation.

L’équité salariale, pour les étudiants aussi

« Les étudiants et les étudiantes, qui constituent la grande majorité des membres du syndicat, n’ont pas été considérés dans l’exercice de relativité salariale. Il est inconcevable de tolérer quelque discrimination salariale que ce soit à leur égard, peu importe la période durant laquelle ils sont appelés à travailler », ajoute le président du syndicat.

Rattrapage salarial

Les syndiqué-es demandent à la ville de reconnaître à sa juste valeur le professionnalisme dont ils font preuve en tout temps dans l’octroi des services aux citoyens. « Laval doit être plus compétitive dans son offre salariale par rapport à ce qui se fait dans d’autres municipalités. Il n’y a aucune raison pour qu’ils soient traités de façon différente des autres employés municipaux du Québec », soutient pour sa part le vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), Yvon Godin.

PAE et formation présaison

Les travailleuses et les travailleurs jugent également inadmissible de ne pas avoir accès à un programme d’aide aux employé-es, alors que plusieurs d’entre eux rencontrent parfois des situations psychologiquement difficiles. Ils estiment de plus qu’il est tout à fait injuste de courir le risque de perdre leur ancienneté et leur lien d’emploi s’ils ne peuvent se présenter à la formation présaison. « Nous avons proposé plusieurs solutions à la Ville, comme la fixation de plusieurs dates ou une formation Web qui permettraient aux syndiqué-es de suivre cette formation tout en remplissant leurs obligations de fin d’année. Nous ne comprenons pas pourquoi l’employeur s’y oppose », a encore souligné Martin Collerette.

« La Ville traite les travailleurs en loisirs comme des quantités négligeables. Je regrette. Ils sont des professionnel-les assidus qui prennent très au sérieux les services rendus aux Lavalloises et aux Lavallois. La FEESP-CSN les appuiera dans toutes leurs démarches et leurs décisions pour faire entendre raison à l’employeur », a conclu Yvon Godin.

À propos du syndicat

Le syndicat des travailleuses et travailleurs en loisirs de la ville de Laval (STTLVL) représente plus de 900 syndiqué-es. Il est affilié depuis 1987 à la Fédération des employées et employés de services publics -CSN. Celle-ci compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 travailleuses et travailleurs dans le domaine des services publics et parapublics. La Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe plus de 300 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activité tant privé que public.

Les coalitions régionales contre la réforme entendent poursuivre la mobilisation jusqu’aux élections fédérales

La réunion des membres des coalitions régionales contre la réforme de l’assurance-emploi du samedi 29 mars a permis de faire le bilan des nombreuses actions de mobilisation régionales et nationales qui se sont tenues à la grandeur du Québec depuis l’annonce de la réforme, le 29 mars 2012.

Le but de la réunion était aussi de mettre en commun des propositions en vue de cibler des actions à prendre pour stopper Harper et abolir sa réforme. Les participantes et participants s’entendre pour dire qu’il faut poursuivre le mouvement pour combattre cette réforme adoptée par les conservateurs dans une volonté d’accentuer à tout prix la flexibilité et la mobilité de la main-d’œuvre.

Les suites de la réunion à Ottawa

Rappelons que les 5 et 6 mars derniers, une trentaine de représentantes et de représentants d’organisations syndicales, communautaires et étudiantes du Québec, de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse de même que Terre-Neuve et Labrador, dont la Coalition québécoise contre la réforme de l’assurance-emploi et Good Jobs for All, se sont réunis à Ottawa afin de dégager des moyens d’action qui mèneront jusqu’aux élections fédérales de 2015.

Des échanges fructueux

Plusieurs propositions de moyens à mettre en œuvre ont fait l’objet de discussions entre les représentant-es de la Coalition québécoise contre la réforme et seront évaluées. Notons parmi celles-ci :

– La production, le lancement et une large diffusion d’un outil d’information faisant le portrait de la situation dans les régions

– Des actions simultanées et régionalisées

– Une campagne d’affichage public

– Une commémoration du 75e anniversaire de l’assurance-emploi.

Tous sont donc unanimes : il faut continuer la lutte afin de préserver le régime pour lequel, collectivement, les Québécois et les Canadiens se battent depuis la grande marche des chômeurs vers Ottawa, en 1935. Les membres de la coalition entendent maintenir la pression populaire constante tout au long de la prochaine année par diverses initiatives, profiter d’événements importants comme le forum social des peuples, le 75e anniversaire de l’assurance-chômage et, bien sûr, les élections fédérales pour se rappeler au bon souvenir de Harper, bref, saisir toutes les fenêtres qui s’offrent à eux afin de s’imposer auprès du gouvernement et infléchir les décisions malheureuses qu’il a prises contre l’ensemble des travailleurs. En somme, ils ne resteront pas les bras croisés face un tel saccage.

La CSN salue les engagements du Parti québécois, mais il doit aller plus loin

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) salue l’annonce faite ce matin par la première ministre Marois concernant les lois du travail. « Toutefois, elle doit aller plus loin en modernisant le Code du travail qui fête cette année son 50e anniversaire, a déclaré le président de la CSN, Jacques Létourneau. Nous attendons des autres formations politiques qu’elles s’engagent aussi en ce sens. »

Les engagements de la première ministre Marois correspondent aux besoins des travailleuses et des travailleurs, notamment ceux à statut précaire et les travailleuses domestiques, qui doivent bénéficier de toutes les lois sociales dont celle sur la santé et la sécurité du travail. « La CSN revendique depuis longtemps que les agences de placement fassent l’objet d’une loi-cadre et, de ce fait, l’annonce de la première ministre rejoint les attentes des milliers de travailleurs qui œuvrent dans la précarité et qui n’ont pas de réelles possibilités d’améliorer leur sort. Les entreprises qui profitent à outrance de l’absence d’encadrement légal, contrairement à ce qui existe dans le reste du Canada, doivent assumer toutes leurs responsabilités à cet égard et offrir les mêmes conditions aux salariés d’agence que celles accordées à leurs autres employés », a poursuivi Jacques Létourneau.

La Loi sur les normes du travail doit aussi être modernisée, entre autres pour protéger les salarié-es à statut précaire. La CSN est aussi satisfaite de l’annonce concernant la santé et la sécurité du travail où le Parti québécois s’engage à ajouter des maladies actuellement non couvertes par la Loi sur la santé et la sécurité du travail. Le Parti québécois promet aussi une actualisation de cette loi. « Il est nécessaire de se doter de mécanismes de prévention en santé et en sécurité du travail dans tous les milieux de travail, a déclaré le porte-parole syndical. Un changement à la loi doit comprendre cet aspect. » La CSN demande aussi à la première ministre de moderniser le Code du travail pour mieux protéger les travailleuses et les travailleurs, entre autres lors de conflit de travail.

Les coalitions régionales se réunissent à Québec pour faire le bilan et intensifier la lutte !

Afin de marquer le triste deuxième anniversaire de la réforme de l’assurance-emploi, les représentants et représentantes des coalitions régionales se réunissent aujourd’hui, le samedi 29 mars, à Québec, afin de faire le bilan des effets de la réforme et d’établir les bases de moyens d’action pour les mois à venir.

Cette importante rencontre est aussi l’occasion pour les quelque 30 représentantes et représentants de l’ensemble des régions du Québec de faire le point sur la mobilisation régionale et nationale et d’échanger sur la situation et les actions entreprises dans chacune des régions.

Depuis le 27 mars et jusqu’au 3 avril, diverses activités de mobilisation se tiennent dans plusieurs régions du Québec afin de souligner la date anniversaire de la réforme de l’assurance-emploi, annoncée le 29 mars 2012.

Une manifestation « Harper s’en fish » à Roberval (devant le bureau du député conservateur Denis Lebel), des guignolées de la solidarité à Gaspé, à Chandler, à Carleton et à Sainte-Anne-des-Monts, une manifestation éclair devant les bureaux de Service Canada à Verdun et une action surprise à Trois-Rivières font partie des activités organisées.

« La lutte est bien engagée depuis la grande manifestation de Montréal, organisée par la Coalition québécoise contre la réforme de l’assurance-emploi, en avril 2013. Plus d’une centaine d’organisations syndicales, communautaires et étudiantes ont depuis adhéré à une déclaration pancanadienne, dénonçant vigoureusement les changements apportés au régime d’assurance-emploi. Nous lançons aujourd’hui un message clair au gouvernement Harper : nous sommes plus déterminés que jamais à poursuivre la lutte », déclarent les représentants et représentantes des coalitions régionales.

Un enjeu électoral pour 2015

Rappelons que les 5 et 6 mars derniers, une trentaine de représentantes et représentants d’organisations syndicales, communautaires et étudiantes du Québec, de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve et Labrador, dont la Coalition québécoise contre la réforme de l’assurance-emploi et Good Jobs for All, se sont réunis à Ottawa afin de discuter de moyens d’action qui mèneront jusqu’aux élections fédérales de 2015, qui coïncideront avec le 75e anniversaire de l’adoption de la Loi sur l’assurance-chômage de 1940.

Les revendications Les changements à l’assurance-emploi imposés par Ottawa forcent les chômeurs et chômeuses à accepter un emploi à 70 % du dernier salaire touché ou qui n’a rien à voir avec leur formation et à une heure de route de leur domicile. Les secteurs de l’agriculture, de la forêt, de la pêche et du tourisme sont particulièrement touchés par cette réforme qui met en péril l’économie des régions du Québec. Sans oublier les grands centres qui sont durement touchés, notamment dans les secteurs de l’éducation et de la fonction publique municipale.

La coalition demande au gouvernement conservateur de retirer sa réforme et de bonifier substantiellement le régime, en ce qui concerne l’accessibilité et la durée des prestations.

Des représentants et représentantes des coalitions régionales sont disponibles sur place pour des entrevues avec les médias.

À propos de la coalition

La Coalition québécoise contre la réforme de l’assurance-emploi est composée de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), de l’Union des producteurs agricoles (UPA), de Solidarité rurale du Québec (SRQ), de la Coalition de l’Est, de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ, du Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International) (CPQMC-I), de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), l’Alliance québécoise des techniciens de l’image et du son (AQTIS), de l’Union des artistes (UDA), de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), du Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) et du Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC). Ensemble, ces organisations regroupent plus de 1,3 million de travailleuses et de travailleurs, environ 250 000 étudiantes et étudiants, quelque 43 000 productrices et producteurs agricoles, plus de 1300 municipalités et MRC du Québec, des dizaines d’organisations de développement économique et sociocommunautaires du territoire québécois, telles que des centres locaux de développement (CLD) et des chambres de commerce ainsi que la plupart des groupes de défense des droits des chômeuses et des chômeurs.

La CSN déplore les propos tenus par Philippe Couillard

Au lendemain du débat des chefs au cours duquel fut abordée la situation du français dans les milieux de travail de Montréal, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) tient à déplorer la banalisation de la problématique faite par le chef du Parti libéral du Québec, monsieur Philippe Couillard. Ce dernier s’est montré complaisant quant à l’exigence du bilinguisme pour des emplois ne nécessitant pas cette qualification et qui, en plus de restreindre l’accès au marché du travail pour bon nombre de Québécois, vient également envoyer un message peu cohérent par rapport aux efforts de francisation des nouveaux arrivants. Pire encore, ses propos démontrent le peu de considération que Philippe Couillard porte à la langue nationale, de même que sa méconnaissance de la situation du français en milieu de travail.

Pourtant, les faits sont clairs : le français recule. La CSN constate que, selon les données de l’OQLF de 2012, la proportion de personnes travaillant généralement en français (90% ou plus du temps) a considérablement diminué au cours des dernières années, passant de 73% à 66% entre 1989 et 2010. Un taux similaire à ce qui existait avant l’adoption de la Charte de la langue française. Dans le Grand Montréal, cette proportion est passée de 56% en 1989 à 51% en 2010. Dans les entreprises du secteur privé, le phénomène est encore plus inquiétant. Le taux de la main-d’œuvre travaillant généralement en français à l’échelle du Québec s’élevait à 70,8% en 1989 pour diminuer à 68,4% en 1997, puis à 59,7% en 2010. Pour le Grand Montréal, la proportion des personnes travaillant généralement en français est passée de 51,4% en 1997 à 44,6% en 2010.

Philippe Couillard peut-il ignorer ces données? La maison brûle, le travail s’anglicise. « Travailler en français ? Why ? » s’interroge le chef du Parti libéral du Québec. Quel aveuglement ! La Charte de la langue française doit être renforcée et le français reprendre la place qui lui revient, c’est-à-dire celle de « la » langue commune du Québec, dans la rue comme au boulot.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.