Une première entente en Estrie adoptée à 100 %

Les travailleuses et les travailleurs de la résidence Portland syndiqués à la CSN viennent d’adopter à 100 % une entente de principe intervenue avec leur employeur. Cette entente est la première à être conclue dans le cadre d’une négociation coordonnée impliquant cinq centres d’hébergement privés syndiqués FSSS-CSN en Estrie. Il est important de souligner que cette entente atteint les objectifs fixés dans cette négociation en cours.

« L’entente de principe adoptée à la Résidence Portland est une très bonne nouvelle, se réjouit le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie, Denis Beaudin. La négociation s’est déroulée dans un climat de respect et démontre qu’il est possible de mener une telle démarche sans qu’il y ait pour autant confrontation entre les parties ».

« Nous sommes satisfaits de cette entente qui contribuera à améliorer la situation financière quotidienne de nos membres avec une augmentation de 1,50 $ de l’heure répartie sur trois ans », affirme Luc Poirier, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement privés de l’Estrie – CSN.

M. Poirier mentionne également que d’autres négociations ont été entamées ou le seront prochainement avec le Domaine Fleurimont, la Résidence St-Philippe de Windsor, le Manoir Sherbrooke et la Résidence Bellevue, et il souhaite que l’issue de ces négociations soit aussi concluante qu’à la Résidence Portland.

« Ce type de négociation coordonnée permet de démontrer la solidarité qui unit les syndiqué-es des centres d’hébergement de l’Estrie qui désirent améliorer leurs conditions de travail. Étant donné les exigences et le dévouement que nécessite le travail auprès de la clientèle âgée, les travailleuses et les travailleurs considèrent que leurs demandes sont tout à fait légitimes », souligne le vice-président régional de la FSSS-CSN, Steve Lemieux.

D’autres gains ont aussi été obtenus durant cette négociation. Ils concernent notamment la majoration des primes de soir et de nuit et l’ajout d’une prime de fin de semaine. Un nouveau mécanisme permettant l’accumulation des congés mobiles et de maladie et, le cas échéant, le paiement de ces congés lorsqu’ils ne sont pas utilisés, sera mis en place.

La négociation coordonnée des centres d’hébergement privés (FSSS-CSN)

« Quarante-trois accréditations syndicales ont uni leurs forces face aux employeurs du secteur afin d’améliorer le sort des quelque 2000 travailleuses et travailleurs concernés dans ce type de résidence en croissance constante. Elles demandent une augmentation salariale de 1,50 $ de l’heure sur trois ans, la création d’un comité de relations de travail opérationnel, la formation systématique des employés-es et une date commune d’échéance des conventions collectives », rappelle le représentant du secteur des centres d’hébergement privés de la FSSS, Gilles Gagné.

À propos du 07

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement privés de l’Estrie – CSN compte environ 250 membres répartis dans sept centres d’hébergement. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux – CSN et au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie.

Poursuite de SNC-Lavalin à l’endroit du CUSM

Le Groupe infrastructure santé McGill (GISM), consortium mené par SNC-Lavalin, a décidé de déposer une poursuite de plus de 330 millions de dollars afin de combler les «extra» dans la construction des nouvelles installations du CUSM. Après les nombreux déboires vécus au CUSM, après les appels d’offres douteux, après les accusations de corruption et de pots-de-vin, et quelque 14 000 défauts de construction plus tard, voilà qu’une nouvelle tuile s’abat sur les très contestés partenariats public-privé (PPP).

Le ministre n’est pas impressionné

Le ministre Barrette a réagi au dépôt de la poursuite en affirmant ne pas être impressionné par la démarche du consortium. Pourtant, tout dans l’histoire du CUSM devrait «l’impressionner».

Les générations futures se rappelleront de la construction du nouvel hôpital du CUSM comme d’un enchaînement ininterrompu d’accusations criminelles, de dépassements de coûts et de rebondissements tous plus préoccupants les uns que les autres.

Pour le ministre, la poursuite déposée ne serait qu’une manœuvre du GISM visant à récupérer les extra, qui étaient évalués en 2014 à 172 millions de dollars, une «situation classique de négociation». De son côté, le GISM soutient que le dépôt d’une poursuite devenait inévitable, après deux ans de négociations infructueuses. Au-delà du montant astronomique de 330 millions de dollars exigé dans la poursuite, il y a tout lieu de s’inquiéter du bourbier judiciaire dans lequel risque de s’enliser le MSSS et des millions de dollars en frais d’avocats et autres, qui ont été ou qui seront nécessaires pour résoudre le litige. En cette ère d’austérité, il aurait été de bon aloi de s’éviter ce genre de gaspillage.

Un gouffre sans fond depuis longtemps décrié

Depuis longtemps, les groupes sociaux et syndicaux dénoncent les PPP, notamment parce qu’ils constituent de véritables abysses dans lesquels l’État engouffre des sommes colossales aux dépens des services publics qui, eux, doivent faire vache maigre.

Le CHUM et le CUSM ne font pas exception. Initialement prévus à 3,1 milliards de dollars, les coûts réels de ces projets atteignaient 7 milliards en 2014. Et malheureusement, la fin de la construction des CHU en PPP ne marquera pas la fin du gaspillage, loin de là.

En effet, le partenariat se poursuivra pour les trente prochaines années. La firme responsable de la réalisation du projet en assurera ensuite l’entretien. Comme des contrats commerciaux sont à la base des PPP, le secret commercial y sévit; il s’avère donc impossible de connaître le coût des différentes opérations, mais on peut craindre des dépenses importantes. Les dépassements de coût et les frais juridiques liés à la phase de construction pourraient n’être que le premier épisode d’un long feuilleton hors de prix.

Ce résultat était prévisible et il serait tentant de s’écrier: «Nous l’avions dit!» Mais la satisfaction serait bien mince et nous préférons adopter une approche plus constructive. Il convient plutôt de rappeler au gouvernement actuel que des pistes de solutions existent, pour autant que le courage politique y soit.

Se sortir des PPP, un chemin suivi par de plus en plus d’États

Le modèle des PPP est vivement critiqué, ici, comme ailleurs dans le monde. Certains États ont vite compris que les contrats qui encadrent cette pratique ne sont pas des fatalités et qu’il est toujours possible de s’y soustraire. C’est le chemin qu’a suivi récemment la France, qui avait conclu un PPP pour la construction du Centre hospitalier sud-francilien (CHSF), un hôpital de taille comparable aux CHU en PPP. Le rachat de ce contrat aurait permis, selon le directeur du CHSF, d’économiser jusqu’à 700 millions d’euros. L’Angleterre a également mis fin à plusieurs contrats en PPP qui étaient responsables à eux seuls de 50 % du déficit du budget de la santé.

Même si d’aventure la résiliation des contrats devait entraîner le versement de pénalités, cela vaudrait mieux que de continuer à financer un tel trou noir pour les dépenses publiques. Seul un rachat de ces contrats permettra de juguler l’hémorragie.

Une étude de l’IRIS démontre que le rachat de ces contrats permettrait d’économiser jusqu’à 4 milliards de dollars. Il faudra que le gouvernement reconnaisse que les partenariats public-privé sont un échec, que «la rigueur» dont il se targue commande d’y mettre fin, et que l’avenir en santé est dans le secteur public.

Une entente de principe intervient entre la FSSS-CSN et le gouvernement du Québec

Une entente de principe est intervenue ce soir entre le gouvernement du Québec et la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) en vue du renouvellement de la convention collective de ses quelque 110 000 membres.

« Au cours des derniers jours, un intense travail de négociation a été réalisé pour en arriver à ce résultat, a déclaré le président de la FSSS-CSN, Jeff Begley. Nous sommes satisfaits du déroulement du processus et nous recommanderons cette entente de principe aux délégué-es de nos syndicats lors du conseil fédéral de négociation qui se tiendra ce jeudi et vendredi. »

Pour sa part, le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau, a mentionné que « l’appui de la CSN aux membres de la FSSS-CSN ne s’est jamais démenti. Nous avons toujours dit que nous respecterions la volonté exprimée par nos membres dans leurs assemblées générales, peu importe qu’ils votent en faveur ou non de l’entente de principe du Front commun. Au cours des derniers jours, nous nous sommes totalement engagés à trouver une solution négociée qui satisfasse la fédération. »

Jusqu’à la décision du conseil fédéral de la FSSS-CSN, aucune autre déclaration ne sera faite.

La CSN est soulagée

La CSN est soulagée d’apprendre que le gouvernement et le chantier Davie se sont finalement entendus sur les conditions d’avance des 20 millions de dollars qui seront accordés au chantier en attendant que se règle le litige qui l’oppose à la Société des traversiers du Québec (STQ).

« Nous sommes heureux d’apprendre aujourd’hui que les travailleurs pourront retourner sur le chantier, a d’abord souligné le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM), Alain Lampron. Mais nous espérons sincèrement que les parties sauront mieux planifier les choses à l’avenir pour éviter de telles situations. »

« Il faut souligner le travail qui a été fait par le ministre pour rapprocher la Davie et la Société des traversiers du Québec (STQ). Si d’autres situations de mises à pied devaient se produire au chantier, la CSN demande de pouvoir participer aux échanges », enchaîne la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque. »

« Nous demandons maintenant aux parties d’agir en toute diligence pour régler leur litige de façon à ce que tous les acteurs concernés soient ultimement satisfaits, et les travailleurs au premier chef », a pour sa part affirmé la présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CSN), Ann Gingras.

« Bien sûr, nous poussons un énorme soupir de soulagement, ajoute le président du Syndicat du Chantier Naval de Lauzon Inc., Raphaël Jobin. Les travailleurs ont malheureusement payé trop cher le prix de cette situation qui se passait au-dessus de leur tête. Souhaitons que ça ne se reproduise pas. »

À propos

La CSN est composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le ministre Barrette tente de détourner l’attention

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) réagit à l’annonce du dépôt du projet de loi 92 visant à accroître les pouvoirs de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). S’il va de soi pour la CSN qu’il faut sanctionner les pratiques frauduleuses des médecins et assurer un meilleur contrôle des réclamations produites, il faut surtout s’attaquer de façon urgente au mode de rémunération des médecins, ce qui est complètement laissé de côté par le ministre Barrette.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, a déposé aujourd’hui à l’Assemblée nationale le projet de loi 92 après avoir été pressé d’intervenir contre les pratiques frauduleuses de certains médecins. La RAMQ avouait récemment que les médecins fautifs n’avaient écopé d’aucune amende.

Un récent rapport du Vérificateur général nous apprenait que les coûts associés à la rémunération des médecins ont explosé dans les dernières années et dépassent de 800 millions les coûts initialement prévus dans la dernière entente avec le gouvernement. L’application de la rémunération des médecins est devenue tellement complexe que plusieurs médecins recourent à des firmes spécialisées pour établir leur facturation.

« Le rapport de la Vérificatrice révèle que la portée des contrôles exercés par la RAMQ est trop restreinte et qu’elle n’est pas en mesure d’avoir l’assurance que la rémunération versée aux médecins est conforme. Si donner plus de pouvoirs à la RAMQ permet d’aller récupérer des sommes exigées illégalement ou par erreur, tant mieux. Mais le ministre Barrette doit agir beaucoup plus globalement. C’est le mode de rémunération des médecins qui est problématique parce qu’il favorise le volume et la surprestation de soins, en plus de constituer un obstacle à la pratique multidisciplinaire. Ce type de rémunération n’est pas adapté non plus à la médecine préventive », explique Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

« Le mode de rémunération à l’acte est une cause profonde du coût et du dysfonctionnement du réseau de santé et de services sociaux. C’est maintenant plus de 11 000 actes qui peuvent être chargés à la RAMQ. Et le ministre en rajoute en légalisant la facturation de frais accessoires aux patientes et patients. Si on veut réellement améliorer les choses, il faut s’attaquer à la source du problème. C’est pourquoi nous entendons participer à la commission parlementaire sur ce projet de loi », de conclure Jean Lacharité.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

Les agents de sécurité de l’aéroport de Dorval se donnent un mandat de grève

Les agents de sécurité d’Aéroport de Montréal (ADM) à Dorval ont rejeté à 100 % les dernières offres patronales et ont voté, dans une proportion de 91 %, en faveur d’un mandat de grève de 36 heures à exercer au moment jugé opportun.

Le vote de grève était devenu nécessaire depuis que les employé-es se sont vu imposer des diminutions salariales de plusieurs milliers de dollars annuellement, au moment où la sécurité dans les aéroports est plus que jamais un enjeu mondial.

ADM a changé de sous-traitant afin d’assurer la sécurité de l’aéroport à l’extérieur de la zone douanière. Les 140 agents et agentes de sécurité de l’aéroport qui détiennent une expertise très pointue ont donc été cédés au nouveau sous-traitant (Garda).

Comme les employé-es du sous-traitant Garda sont soumis aux règles des services essentiels, il s’agit donc d’une banque de 36 heures à utiliser stratégiquement de façon disparate. Les membres du Syndicat des agent-es de sécurité de l’Aéroport de Montréal (SAS-ADM) affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) pourraient exercer leur droit de grève, tout en maintenant les services essentiels, pendant une heure une certaine journée et 30 minutes une autre journée jusqu’à l’épuisement de la banque.

« Garda a très certainement soumissionné très bas pour avoir le contrat parce que, après l’avoir obtenu, la compagnie annonçait aux employé-es que leur salaire serait amputé de deux dollars de l’heure, eux qui avait déjà subi une baisse quand leur statut d’emploi avait été modifié. C’est inacceptable. Pour combler l’écart, Garda offrait dix sous de l’heure, c’est ridicule. L’expertise unique de ces agents de sécurité vaut largement ce qu’on leur payait avant », explique Jean-Philippe Dionne, conseiller syndical à la CSN.

ADM doit s’impliquer

SAS-ADM et la FEESP demandent à Aéroport de Montréal, qui détient les cordons de la bourse, de rapidement s’impliquer dans le dossier. « ADM doit arrêter de jouer à l’autruche. La direction a fait des économies en choisissant le plus bas soumissionnaire, sans connaître les répercussions de ces économies sur le terrain. ADM a fait de l’aveuglement volontaire. Or, les économies ont été réalisées sur le dos de ses employé-es qualifiés et sur le dos de la sécurité des citoyennes et citoyens. ADM ne peut plus ignorer cette ignominie », affirme Denis Marcoux, président de la FEESP-CSN.

Le Conseil canadien des relations industrielles doit établir sous peu la liste des services à maintenir. Après avoir pris connaissance de cette décision, le syndicat compte exercer son droit de grève à des moments jugés opportuns et il ne dévoilera pas publiquement sa stratégie pour des raisons évidentes.

Une première entente dans le Bas-Saint-Laurent

Une première entente de principe dans les résidences privées pour personnes âgées qui participent à la négociation coordonnée dans le Bas-Saint-Laurent est intervenue entre le syndicat et le Manoir des Générations du groupe Cogir lundi dernier le 28 mars 2016. L’entente, qui a été adoptée par l’assemblée générale, a été présentée aux membres dans la soirée du vendredi 1er avril 2016 et respecte les demandes communes de la négociation coordonnée.

« Cette annonce d’une première entente de principe pour les centres d’hébergements privés du Bas-Saint-Laurent est une très bonne nouvelle, se réjouit la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent, Nancy Legendre. Tous les employeurs visés par cette entente doivent comprendre que les travailleuses et les travailleurs vont maintenir leurs objectifs jusqu’à ce qu’ils obtiennent une réponse favorable à leurs demandes. »

« Nous sommes satisfaits de cette entente qui contribuera à améliorer la situation financière quotidienne de nos membres avec une augmentation de 1,50 $ de l’heure étalé sur trois ans, affirme le vice-président régional de la FSSS-CSN, Daniel Charette. La date d’échéance de la nouvelle convention collective, soit le 31 mars 2018, permettra, pour sa part, aux travailleuses et travailleurs du secteur de poursuivre la lutte avec un meilleur rapport de forces en vue d’améliorer les conditions de travail. »

« Ce n’est qu’un début ! renchérit le représentant du secteur des centres d’hébergement privés de la FSSS-CSN, Gilles Gagné. Nous comptons bien réussir à obtenir des ententes aussi satisfaisantes auprès des trois autres employeurs de la région. »

« La négociation coordonnée permet d’augmenter le rapport de force et de lancer un message clair aux employeurs du secteur : nous tenons fermement à nos demandes et nous ne lâcherons pas prise. Nos demandes sont tout à fait légitimes », conclut le président du syndicat des travailleuses et des travailleurs des résidences d’hébergement Rimouski-Neigette (CSN), René Dextraze.

D’autres gains ont aussi été obtenus durant cette négociation concernant notamment l’augmentation des primes de soir et de nuit et la question des uniformes fournis par l’employeur.

La négociation coordonnée des centres d’hébergement privés (FSSS-CSN)

Quarante-trois accréditations syndicales ont uni leurs forces face aux employeurs du secteur afin d’améliorer le sort des quelque 2000 travailleuses et travailleurs concernés dans ce type de résidences en croissance constante. Elles demandent une augmentation salariale de 1,50 $ de l’heure sur trois ans, la création d’un comité de relations de travail opérationnel, la formation systématique des employé-es et une date commune d’échéance des conventions collectives.

À propos de la FSSS-CSN et du Conseil central du Bas-Saint-Laurent

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privé. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

Dans la région, le Conseil central du Bas-Saint-Laurent rassemble environ 10 000 syndiqué-es issus des secteurs public et privé, dont environ 130 membres dans le secteur des centres d’hébergement privés.

Pour l’autonomie et contre l’absence de représentation légitime

Tant et aussi longtemps que les problèmes institutionnels ne seront pas corrigés, les enseignants et enseignantes et le personnel de soutien du Collège St. Lawrence et ceux du Collège St-Lambert, ainsi que les professionnel-les du Collège St. Lawrence, ont décidé dans leurs assemblées respectives de ne plus élire de représentants au conseil d’administration du Champlain Regional College. Ces groupes demandent à nouveau une intervention du gouvernement du Québec pour qu’une autonomie complète et entière soit reconnue à chacun.

« Nous estimons qu’il y a un véritable problème structurel au sein de ce conseil d’administration, qui ne permet pas à notre région d’être bien représentée. Nous avons voté en faveur d’une telle mesure parce que nous refusons d’accorder une quelconque légitimité à cette structure défaillante », dénonce la présidente du Syndicat des enseignants du Cégep Champlain (St-Lambert), Christine Kerr.

Actuellement, les deux campus sont rattachés au Champlain Regional College. L’un est situé à Saint-Lambert, en Montérégie, et l’autre à Québec. Deux autres établissements sont aussi représentés au conseil d’administration, le campus de Lennoxville, de même que le siège administratif de Sherbrooke.

« Si on prend l’exemple du représentant du personnel de soutien sur le conseil d’administration, chaque campus n’est représenté qu’une seule fois aux douze ans pour trois ans sur ce siège, en raison d’une rotation qui se déroule chaque trois ans et qui implique quatre lieux. C’est inacceptable! D’autant plus que la Loi sur les collèges prévoit une représentation continue du personnel de soutien par voie d’une élection par des pairs. Actuellement, le personnel de soutien du siège social de Sherbrooke fait partie de la rotation au même titre que les autres campus alors qu’il n’accueille aucun étudiant. C’est une véritable anomalie à corriger ! », explique la présidente du secteur soutien cégeps de la Fédération des employées et employés des services publics (FEESP-CSN), Johanne Cadieux, qui soutient cette lutte pour l’autonomie.

Le Champlain Regional College est le seul cégep multirégional au Québec. Il ne reçoit donc qu’une seule enveloppe budgétaire, qui doit être divisée par la suite entre les trois campus et l’administration centrale de Sherbrooke. Cette situation est à l’origine de la sous-embauche chronique d’employés de soutien et de professionnels, ce qui nuit aux services directs rendus aux étudiants. Si chaque campus était autonome, le chapitre 1 de la Loi sur les collèges permettrait à chacun d’être reconnu sous cinq unités propres : une structure administrative, une direction pédagogique, un corps enseignant/employé, un corps étudiant et un lieu/région. Les parties prenantes de chaque région seraient toujours représentées au conseil d’administration local, ce qui améliorerait la synergie entre chaque collège et sa région.

« La direction du Champlain Regional College joue à l’autruche en affirmant que tout fonctionne adéquatement et en limitant les problèmes à un seul aspect de gouvernance. La structure actuelle a une incidence négative réelle sur les services offerts aux étudiantes et étudiants ainsi qu’aux communautés de chaque région », déplore la vice-présidente du regroupement cégep de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), Nicole Lefebvre. « C’est principalement pour cela que nos membres ont appuyé à l’unanimité les revendications légitimes d’autonomie des Collèges St. Lawrence et St-Lambert depuis décembre 2014. »

À propos
La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 34 000 membres dans les cégeps, les universités et les établissements privés des ordres secondaire et collégial. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Le secteur soutien cégeps de la Fédération des employées et employés des services publics (FEESP-CSN) regroupe plus de 4500 membres répartis dans 34 établissements collégiaux et deux centres informatiques. La FEESP-CSN représente plus de 70 % des employé-es de soutien du réseau collégial.

Quelle amélioration ?

Un an après la mise en place des CISSS et CIUSSS par le gouvernement de Philippe Couillard, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) se demande où est l’amélioration promise par le ministre de la Santé et des Services sociaux.

« Tant pour les services et soins rendus à la population que pour leur impact sur les travailleurs et les travailleuses du réseau, les nouvelles structures que sont les CISSS et les CIUSSS se sont avérées des échecs lamentables, explique Jean Lacharité, vice-président de la CSN. Et c’est sans compter sur les économies promises qui se sont traduites par des coupes drastiques et lourdes de conséquences. »

Coupes dans les services directs
Plutôt que de se traduire par une amélioration et une simplification des soins et services rendus aux patients et usagers, tel que promis à l’époque par le ministre Gaétan Barrette, les nouvelles structures ont plutôt engendré coupes et ruptures de services sans précédent. « Les citoyennes et les citoyens ont pu constater la réduction, voire la disparition, de services importants tels le soutien à domicile ou encore le service de radiologie de leur région », note Jean Lacharité. « Finalement, la loi 10 aura été l’occasion pour ce gouvernement de couper dans les soins rendus à la population pour ouvrir encore plus grande la porte à la privatisation. Nous l’avions dit à l’époque, et nous le répétons encore aujourd’hui, cette refonte des structures n’offre rien de bon pour améliorer l’accessibilité aux soins, au contraire, elle centralise à outrance le réseau et toute critique interne est désormais impossible », déplore Jean Lacharité.

Impacts sur l’organisation du travail
Un an même après la mise en place des CISSS et des CIUSSS, les travailleuses et les travailleurs du réseau vivent encore dans l’incertitude. Les structures d’organisation du travail sont encore incomplètes, et plusieurs employé-es ne savent toujours pas ce qu’il adviendra d’eux. « On le remarque, le gouvernement peine à mettre en place un mode de fonctionnement structuré et fonctionnel, ce qui se traduit par un cafouillis administratif dans l’affichage et la création de postes, dans les mécanismes de déplacement et de supplantation, ainsi que dans l’application des conventions collectives, explique le vice-président de la CSN. Pendant ce temps, ce sont les travailleuses et les travailleurs du réseau, déjà épuisés, qui doivent jongler dans un contexte incertain et inquiétant. »

Pour la CSN, il ne fait aucun doute que les nouveaux CISSS et CIUSSS, structures mammouths imposées par le gouvernement de Philippe Couillard, n’ont pas permis les améliorations escomptées. « Cette réorganisation du réseau est un échec ».

À propos
Fondée en 1921, la CSN est composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs. Avec ses 120 000 membres dans le réseau, elle est l’organisation syndicale la plus représentative de la santé et des services sociaux.

Une transaction qui doit se faire dans le respect des droits des travailleurs

La Fédération du commerce (FC-CSN), qui compte dans ses rangs les syndicats de cinq restaurants St-Hubert à Québec et Laval, prend acte de la transaction intervenue avec la compagnie ontarienne Cara et espère que les droits des salarié-es seront respectés tout au long du processus.

La FC-CSN s’attend à ce que les nouveaux propriétaires acceptent que les salarié-es de plusieurs établissements aient fait le choix de se syndiquer et que de nouveaux rapports de travail se soient ainsi développés. Pour Michel Valiquette, trésorier de la FC-CSN, « dans les établissements syndiqués, nous avons développé des relations avec les différents employeurs et nous demandons à ce que Cara maintienne le climat de travail actuel. »

Cara doit prendre conscience que les relations de travail peuvent être différentes à plusieurs égards au Québec. En ce sens, la FC-CSN se réjouit du maintien du siège social au Québec. « Il faut que les décideurs de la compagnie comprennent les réalités particulières des relations de travail au Québec. La proximité est donc un élément plutôt rassurant », affirme Michel Valiquette.

Finalement, la FC-CSN déplore qu’une fois de plus, le Québec soit dépossédé d’une grande entreprise qui occupe une place importante pour son économie.

Entente de principe entre le syndicat et l’employeur

Réunis mardi soir en assemblée générale, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel-Motel La Caravelle (STTHMLC) ont adopté à 93 % une entente de principe recommandée par leur comité syndical de négociation. Adoptée à scrutin secret, cette entente est intervenue au terme d’un blitz de négociation, les 23 et 24 mars dernier, en présence d’un conciliateur. Celle-ci met fin à une grève qui avait débuté le 27 octobre 2015 et permet la conclusion d’une première convention collective de travail pour les salarié-es.

« Nous pouvons rentrer au travail la tête haute, fiers de notre détermination et avec l’assurance d’avoir gagné d’abord et avant tout le respect », a déclaré Lynda Fontaine, représentante au comité de négociation du STTHMLC.

« D’une durée de trois ans, le contrat de travail prévoit un rattrapage salarial significatif pour l’ensemble des syndiqué-es à la signature, et des augmentations de 2 % pour chacune des deux années suivantes, de préciser Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du Commerce-CSN. Des gains ont aussi été réalisés sur les vacances, les horaires de travail, la sous-traitance, les congés sociaux et de maladie, ainsi que la limitation du travail des cadres. Une chose demeure claire : les travailleuses et les travailleurs ont atteint leurs objectifs ».

En fonction du protocole de retour au travail convenu avec l’employeur, celui-ci se fera graduellement à compter du dimanche 3 avril 2016.

« Après un tel conflit, nous sommes vraiment heureux d’en arriver à une telle entente de principe. Les travailleuses et les travailleurs ont souligné l’appui indéfectible de la CSN tout au long du conflit de travail. Ils tenaient tout particulièrement à remercier pour leur solidarité, l’ensemble des syndicats affiliés à la CSN partout au Québec, ainsi que de la population de Baie-Comeau, qui à aucun moment ne leur ont fait défaut », de souligner Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord.

Le STTHMLC représente 20 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce-CSN, qui compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN souligne le parcours de la pionnière

La vice-présidente de la CSN, madame Véronique De Sève, tient à exprimer sa tristesse à la suite du décès de Claire Kirkland-Casgrain qui fit œuvre de pionnière en devenant la première femme députée, ministre et juge du Québec.

« Claire Kirkland Casgrain est un modèle à suivre pour toutes les Québécoises, a souligné Véronique De Sève. Elle a pavé la voie aux femmes en faisant concrètement la preuve qu’il était possible, pour elles, d’occuper les fonctions politiques et juridiques qui leur échappaient. »

« Le parcours de madame Casgrain trouve écho chez toutes les femmes du Québec, a enchaîné Véronique De Sève. Il est de nature à les encourager à aller de l’avant pour prendre leur place dans la sphère publique. En ce sens, l’apport de madame Kirkland-Casgrain est majeur. Nous suivrons ses traces », a-t-elle aussi soutenu.

Un budget qui permettra aux gens de respirer

La CSN salue le premier budget du gouvernement Trudeau et le soutien qu’il apportera aux populations québécoise et canadienne. « Le ton tranche avec celui du gouvernement précédent », souligne d’entrée de jeu le trésorier de la CSN, Pierre Patry.

« Différentes mesures budgétaires contenues dans le budget fédéral 2016 concernant notamment les personnes âgées, le soutien aux enfants et les Autochtones, donneront une chance à la population de respirer », poursuit M. Patry. Mentionnons, par exemple, l’abaissement de l’âge de l’admissibilité à la Prestation de la Sécurité de la vieillesse de 67 à 65 ans, le relèvement du supplément de revenu garanti, la mise en place de l’allocation canadienne pour enfant ou encore l’établissement d’une enveloppe financière visant à améliorer les conditions de vie des Autochtones.

La CSN accueille positivement les réinvestissements de 11 milliards de dollars pour l’année 2016-2017 et de 13,5 milliards en 2017-2018, qui soutiendront l’économie et donneront de l’air aux contribuables. Tout comme elle accueille très favorablement l’augmentation du crédit d’impôt pour les Fonds de travailleurs. Il s’agit là d’une reconnaissance de la contribution de ces outils au développement économique.

« Les investissements en matière de transport collectif et d’infrastructures sociales sont aussi une bonne nouvelle. Dans un contexte de faible croissance économique, cette orientation contribuera à stimuler l’économie et la création d’emplois », explique Pierre Patry.

La CSN est par ailleurs rassurée de constater que le gouvernement reconnaît la mission de Radio-Canada et qu’il a décidé d’y réinvestir 150 millions de dollars par année à compter de 2017. « Après les compressions draconiennes du gouvernement de Stephen Harper qui a littéralement asphyxié le diffuseur public, nous recevons positivement cette annonce, renchérit-il. Reste à voir maintenant comment sera dépensé cet argent. »

En regard de l’assurance-emploi, nous reconnaissons le pas dans la bonne direction du gouvernement qui diminue le délai de carence de deux à une semaine. « Ce filet de sécurité demeure toutefois largement insuffisant compte tenu des modifications apportées au cours des dernières années. Le gouvernement doit s’engager à hausser davantage l’accessibilité, à augmenter le taux de remplacement de revenu et à établir une véritable caisse autonome d’assurance-emploi. »

Pour la CSN, la question des transferts aux provinces constitue la grande oubliée du budget. « Le gouvernement doit s’engager à maintenir sa contribution de 6 % pour le transfert canadien en santé. De plus, il doit aussi tenir compte de la structure d’âge dans les différentes provinces, puisque le vieillissement de la population québécoise occasionne des coûts de santé plus élevés », conclut Pierre Patry.

La CSN réclame l’abandon du projet de loi 86

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) recommande au gouvernement du Québec l’abandon de son projet de loi 86 en vue de modifier l’organisation et la gouvernance des commissions scolaires. Son mémoire est présenté aujourd’hui en commission parlementaire.

« Il est malheureux de voir le gouvernement s’attarder sur des structures plutôt que de développer une vision rassembleuse, de proposer des moyens pour la réussite de tous et d’investir les ressources nécessaires pour y parvenir. Les principales orientations du projet de loi risquent même d’aggraver les problèmes au lieu de les résoudre », déclare la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève.

La CSN prône le maintien des élections à suffrage universel alors qu’elles pourraient disparaître dans plusieurs commissions scolaires si le projet de loi est adopté. La composition du nouveau conseil scolaire pose de nombreux problèmes, dont le fait que très peu des membres auront l’obligation de résider sur le territoire de la commission scolaire. De plus, le milieu des employeurs pourra y avoir son représentant.

« C’est complètement aberrant ! D’autant que les employé-es de soutien sont exclus alors qu’ils représentent le tiers du personnel des commissions scolaire et qu’ils détiennent une expertise en éducation spécialisé, dans les services de garde éducatifs, en soutien administratif et dans l’entretien des bâtiments », s’indigne la vice-présidente de la Fédération des employées et employés du secteur public (FEESP-CSN), Marjolaine Côté.

Par ailleurs, le ministre de l’Éducation s’attribue de nouveaux pouvoirs. Le projet de loi contient plusieurs articles qui légitimeront son pouvoir d’ingérence dans le fonctionnement des commissions scolaires, lui permettant, entre autre, de surseoir à une décision du conseil scolaire concernant l’emploi du directeur général, de mettre en tutelle une commissions scolaire, d’ajuster les règles budgétaires en cours d’année et même de forcer les regroupements de services et le partage des ressources. L’analogie avec la récente réforme du réseau de la santé et des services sociaux s’impose à l’esprit et il serait important de ne pas reproduire les mêmes erreurs dans le secteur de l’éducation.

L’adéquation entre la formation et les besoins de main-d’œuvre des entreprises est l’une des priorités du gouvernement actuel. Sans surprises, celui-ci utilise ce projet de loi pour inscrire l’adéquation formation-emploi dans la Loi sur l’instruction publique. « Doit-on encore une fois rappeler que l’éducation doit d’abord répondre aux besoins des élèves et assurer leur épanouissement ? », questionne Véronique De Sève.

Enfin, les investissements dans le réseau de l’éducation annoncés au dernier budget seront insuffisants pour combler les besoins d’autant plus criants que le ministère a amputé les budgets de plus d’un milliard de dollars dans les commissions scolaires au cours des dernières années. « À l’instar de milliers de parents qui font des chaînes humaines autour des écoles de leur quartier, nous croyons que l’école publique doit être valorisée. Malheureusement, le gouvernement fait actuellement fausse route », conclut Véronique De Sève.

La discrimination raciale est encore bien présente dans notre société

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) tient à souligner la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale en dénonçant le peu de progrès réalisé en cette matière par nos gouvernements au cours des dernières années. La CSN s’inquiète particulièrement de la discrimination en matière d’emploi que vivent de nombreux immigrantes et immigrants et réclame une politique d’immigration qui favorise l’intégration des personnes issues de l’immigration.

Faut-il le rappeler, une étude de 2012 menée par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) démontre clairement que la discrimination raciale est toujours bien présente dans le secteur de l’emploi au Québec. Il ressort de cette étude qu’un Tremblay ou une Bélanger a au moins 60 % plus de chance d’être invité à un entretien d’embauche qu’une Sanchez, un Ben Saïd ou un Traoré.

Projet de loi 77

Selon la CSN, le projet de loi 77, qui vise à remplacer l’actuelle Loi sur l’immigration au Québec, n’améliorera pas les choses. Il promeut une vision purement économique et utilitariste de l’immigration. « Ce projet de loi ne propose aucune mesure pour enrayer la discrimination systémique que vivent les personnes immigrantes, notamment les femmes, particulièrement en emploi. Il ne s’attaque pas non plus aux programmes de travailleurs étrangers temporaires, programmes pourtant déclarés discriminatoires par la Commission des droits de la personne parce qu’ils placent ces travailleurs dans une situation de grande vulnérabilité », déclare le secrétaire général de la CSN, Jean Lortie

Selon une enquête menée en 2012 par la Commission des normes du travail, les personnes immigrantes forment le tiers du personnel des agences de travail temporaire. « C’est dire qu’un bon nombre d’immigrants sont réduits à occuper un emploi précaire, mal rémunéré et pour lequel ils sont souvent surqualifiés, parce que la société québécoise ne reconnaît pas leurs diplômes et qualifications », déplore M. Lortie.

La CSN tient aussi à dénoncer le racisme et la discrimination dont sont victimes les autochtones. « Les problèmes sont pourtant documentés : discrimination en matière d’emploi et de logement, pauvreté, conditions de vie déplorables, femmes autochtones disparues ou assassinées, etc. Un plan d’action pour contrer le racisme et la discrimination envers les autochtones a fait l’objet de consultations en 2013, mais n’est toujours pas adopté ! Le gouvernement doit agir et vite », conclut Jean Lortie.

Des organisations canadiennes disent «ça suffit!»

Des organisations canadiennes et québécoises, dont la CSN, appellent le gouvernement canadien à faire pression sur les autorités honduriennes et à revoir la politique étrangère canadienne suite à l’assassinat, cette semaine, d’un autre membre de l’organisation de Berta Cáceres.

Mardi dernier, Nelson Noé García Laínez du Conseil civique d’organisations populaires et autochtones du Honduras (COPINH) a été assassiné dans la communauté de Río Chiquito. Le leader autochtone rentrait chez lui après avoir aidé un groupe de familles qui venaient d’être violemment expulsé de leur territoire, et c’est à ce moment-là qu’il a été abattu à coup de fusil au visage par deux hommes armés.

Au lendemain du meurtre de Berta Cáceres qui a causé une onde de choc et de consternation à travers le monde, des organisations de tout le Canada sont profondément bouleversées que les personnes derrière ces meurtres continuent, sans scrupules, de tuer des membres du COPINH.

Amnistie internationale a émis une action urgente mercredi, décrivant comment les leaders du COPINH, les membres des radios communautaires, les personnes demandant justice pour Berta Cáceres dans une protestation, une des filles de Berta ainsi que plusieurs autres personnes avaient été interrogés, épiés, photographiés et suivis au cours de la semaine dernière.

Des investisseurs européens du projet de barrage Agua Zarca, dont la Société hollandaise de financement du développement (FMO) et le Fonds finlandais pour la coopération industrielle (FINNFUND) ont répondu à la violence en suspendant toute activité de financement au Honduras et en y envoyant des missions d’enquête.

Le Réseau mexicain des personnes affectées par l’industrie minière a également exprimé son inquiétude face à l’incapacité des autorités honduriennes à protéger le COPINH et la famille de Berta, rajoutant que Gustavo Castro, le témoin clé de l’assassinat de Berta et également victime de l’attaque, fait face à des risques croissants. Gustavo s’est vu empêcher de quitter le Honduras, malgré un accord de coopération mutuelle dans le cadre d’enquêtes criminelles entre les deux pays, qui lui permettrait de continuer sa participation à l’enquête à partir du Mexique.

Considérant ces faits, des organisations canadiennes ont émis un communiqué demandant au gouvernement de faire pression sur les autorités honduriennes afin de protéger le COPINH, la famille de Berta et Gustavo Castro; de pousser le Honduras à collaborer avec la Commission interaméricaine des droits humains afin d’impliquer des experts indépendants et internationaux à l’enquête en cours; de demander le retour sécuritaire et immédiat de Gustavo au Mexique; et de respecter le droit au consentement libre, préalable et éclairé du peuple Lenca en ce qui concerne les mégaprojets sur leurs territoires.

Les organisations exhortent le Canada à renverser la politique adoptée pour le Honduras. Suite au coup d’état militaire de 2009, le Canada a aidé à faire obstacles aux efforts qui visaient à permettre le retour du gouvernement démocratique du président Manuel Zelaya et a rapidement appuyé et fait affaire avec les administrations répressives post-coup. Depuis, plus de 100 défenseurs environnementaux ont été assassinés. On compte parmi ces meurtres celui de Berta Cáceres, qui est devenu le cas le plus connu. Pendant ce temps, le Canada a fait pression pour que soit adoptée une nouvelle loi minière et a signé un accord de libre-échange avec le Honduras qui avantage les investisseurs canadiens.

À ce titre, ces organisations font appel au parlement afin qu’il enquête sur le rôle du gouvernement canadien au Honduras depuis et pendant le coup, qu’il coupe les appuis au gouvernement hondurien et aux forces de sécurité et qu’il assure qu’aucun soutien ne soit donné à des infrastructures ou à des mégaprojets qui n’ont pas le consentement libre, préalable et éclairé des communautés autochtones affectées.
Co Development Canada a également publié une action en ligne :

Lettres en anglais et espagnol

Lettres en français et espagnol

Les employés de Newrest-Servair déclenchent une grève de 8 heures

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses de Newrest-Servair Montréal (STTNSM), affilié à la Fédération du commerce (FC-CSN) a déclenché ce matin une grève générale de 8 heures afin de dénoncer l’impasse dans les négociations pour le renouvellement de la convention collective.
Située à Dorval, Newrest-Servair Montréal est une entreprise qui prépare des repas pour plusieurs compagnies aériennes. Le point d’achoppement est au niveau salarial. « Le fossé qui nous sépare n’est pas très grand, on parle ici de 2 % d’augmentation salariale que nous refuse la partie patronale. Pourtant, cette augmentation est justifiée par l’écart qui existe entre Newrest-Servair et ses concurrents à Montréal. Même avec l’augmentation demandée, nous peinons à rattraper les salaires des compétiteurs. Si on se compare à la compétition, nous partons de loin », précise Jean-Darnell Ulysse, président du STTNSM-CSN.

Roulement de la main-d’œuvre

La centaine d’employé-es de Newrest-Servair gagne le salaire minimum au premier échelon salarial. Le syndicat voudrait obtenir de meilleures conditions aux échelons plus élevés afin, entre autres, de favoriser la rétention des travailleurs et travailleuses et conserver leur expertise.

« Il est difficile de comprendre qu’une entreprise comme Newrest-Servair, qui paye le salaire minimum à ses employé-es, refuse de bouger pour 2 %. Pourtant, cette petite augmentation permettrait de réduire le roulement de personnel. La formation d’un nouvel employé engendre des coûts, ce qu’on propose à Newrest-Servair, c’est de réduire ces dépenses en offrant un salaire un peu plus alléchant aux travailleurs et travailleuses afin de les garder. Il semble que la direction soit incapable de comprendre le gros bon sens », lance Serge Fournier, président de la FC.

Newrest-Servair Montréal fait affaire avec 13 compagnies aériennes, dont quatre font partie des 20 plus importantes au monde.

Certaines de ces compagnies aériennes qui ont des départs de Montréal aujourd’hui pourraient de ne pas être en mesure de servir de repas à leurs passagers en raison du débrayage. Nous sommes conscients des inconvénients, mais nous croyons que c’est un prix très peu élevé à payer pour assurer un service de qualité à l’avenir.

Un budget très décevant

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) qualifie d’extrêmement décevant le budget présenté par le ministre Leitão pour l’année 2016-2017. « Le ministre et son gouvernement ont tout en main pour administrer un électrochoc au Québec, a déclaré le président de la CSN, Jacques Létourneau. Nous constatons malheureusement qu’ils maintiennent les services publics, les programmes sociaux et l’emploi dans un état de torpeur. Le cap aurait dû être mis sur la suspension des versements au Fonds des générations pour se donner de véritables moyens de relance. »
Pour la CSN, le budget ne trouve aucune solution aux problèmes quotidiens et immédiats causés aux familles, aux aîné-es, aux femmes et aux régions par deux années d’austérité. « Depuis la reprise du pouvoir par les libéraux, en avril 2014, les mesures restrictives du gouvernement Couillard n’ont cessé de frapper la classe moyenne, les plus démunis et en particulier les femmes, a poursuivi Jacques Létourneau. Avec le retour de l’équilibre budgétaire, nous étions en droit de nous attendre à un réinvestissement majeur dans l’ensemble des services publics et des programmes sociaux. Ce qui n’est pas le cas, au contraire. »

Dans la santé et les services sociaux, par exemple, bien qu’on constate une hausse des dépenses par rapport aux deux derniers budgets avec un accroissement de 2,4 % pour 2016-2017, elle est loin de couvrir les coûts de système établis à 4,5 % annuellement. « Le réseau de la santé demeurera sous pression après des années de sous-financement et de compressions, a mentionné le président de la CSN. La qualité et l’accessibilité des services continueront de se dégrader, tout comme les conditions de travail, et ce sans compter qu’une part importante de ces sommes sera accaparée par l’augmentation de l’enveloppe dédiée à la rémunération des médecins et à la hausse du coût des médicaments. Le gouvernement a pourtant les moyens de faire autrement. »

Dans le secteur de l’éducation, la CSN salue l’accroissement des dépenses, en particulier pour les infrastructures, qui ont été particulièrement négligées au cours des 20 dernières années. Cependant, la hausse des dépenses de 3 % pour 2016-2017 couvre à peine les coûts de système. C’est vraiment bien peu pour un gouvernement qui se targue de faire de l’éducation une priorité.

En outre, pour une deuxième année consécutive, le gouvernement diminue les charges fiscales des entreprises sans aucune obligation de leur part, se privant ainsi d’importantes sources de revenus. Avec la baisse de la cotisation au Fonds des services de santé, les PME verront donc leur fardeau fiscal diminuer de 385 millions de dollars par année, somme qui s’ajoute à la baisse des cotisations aux normes du travail, au Régime québécois d’assurance parentale, à la CSST, à l’assurance-emploi. Jacques Létourneau : « Il est déplorable de constater tous les détours que prend ce gouvernement pour éviter de rechercher de nouvelles sources de revenus. Il poursuit donc inexorablement son processus de démantèlement de l’État, sans consultation préalable ni mandat. »

Pour Jacques Létourneau le contexte de croissance anémique prévue de 1,5 % pour la prochaine année et de 1,6 % pour l’année suivante constitue sans aucun doute l’abdication des libéraux de relancer l’emploi et le développement des régions, pourtant un engagement de la dernière campagne électorale. Elle commande des actions beaucoup plus vigoureuses pour stimuler l’économie et financer adéquatement les programmes sociaux et les services publics. Ainsi, si certaines mesures proposées répondent à nos préoccupations, comme le soutien à certains créneaux économiques, « nous déplorons que le budget annonce des mesures qui s’échelonneront sur plusieurs années, soit trois ou cinq ans alors que les politiques d’austérité ont frappé partout et ont eu des effets immédiats, a indiqué Jacques Létourneau. C’est pourtant maintenant que le gouvernement doit agir. C’est trop peu, trop loin. »

La CSN demande au gouvernement fédéral de faire confiance à l’expertise québécoise dans son prochain budget

À la veille du budget fédéral, la CSN invite le gouvernement du Canada à prêter une attention particulière aux offres soumises par le chantier naval Davie pour la construction de navires et de brise-glace de la Garde côtière canadienne.

Rappelons que le nouveau gouvernement à Ottawa a annoncé récemment qu’il voulait revoir et réformer la Stratégie nationale d’approvisionnement en matière de construction navale afin de remplacer les flottes vieillissantes de la Marine royale canadienne. Les chantiers de Halifax et de Vancouver qui ont remporté les contrats lors de la mise en place de cette Stratégie par les conservateurs il y a cinq ans se sont concentrés sur la modernisation plutôt que sur la construction de navires. « Les libéraux ont récemment reconnu l’urgent besoin de bateaux au Canada, souligne la présidente du conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CSN), Ann Gingras. La Davie représente plus de 50 % de la capacité navale au pays. Elle est tout à fait en mesure de combler ces besoins de construction que les autres chantiers ne semblent pas pouvoir satisfaire. »

Indécent
« Il est indécent d’entendre le député conservateur Steven Blaney demander au gouvernement fédéral de reconsidérer l’offre de la Davie, alors qu’il est demeuré passif et qu’aucun contrat n’a été accordé au chantier durant le trop long règne de son gouvernement. Les conservateurs ont toujours préféré à la Davie des joueurs hors Québec dans l’attribution des contrats! », s’exclame Ann Gingras. Cela dit, nous demandons au gouvernement Trudeau, qui a déjà entrepris une démarche de modification de la Stratégie en confiant le projet Resolve à la Davie, de continuer à faire confiance à l’expertise de ce chantier maritime et de contribuer à la création de centaines d’emplois dans la région de Québec », conclut-elle.