S’affirmer lumineusement au centre-ville pour la plus grande valeur québécoise au cœur de notre identité!

En cette ère de bouleversement identitaire, l’anglicisation de Montréal vient toucher au cœur de l’identité québécoise à travers le monde, soit son caractère français en Amérique du Nord.

Quoi : Partenaires pour un Québec français convie 400 participants à la Place des festivals à Montréal le 18 septembre à 19 h pour faire briller le plus grand symbole de notre identité, la loi 101.

Comment : Les 400 participants recevront chacun deux lampes luminescentes à forte intensité et iront se placer sur chacune des 400 pastilles qui formeront un énorme 101 sur la Place des festivals. Du haut d’une nacelle de 135 pieds, une séance photo aura lieu pour immortaliser cette foule éclair « flashmob » unique. En plus du « 101 », des photos « MTL 101 » seront prises pour mettre en lumière l’importance que Montréal demeure la deuxième ville francophone au monde?

Accès limité pour photographes et caméramans dans la nacelle : Si vous désirez avoir en banque pour votre réseau ces images uniques, vous devez réserver votre place.

Les organisateurs : Partenaires pour une Québec français est un regroupement des grands syndicats (FTQ, CSN, CSQ, SFPQ, FAE, UDA), de la Société St-Jean-Baptiste de Montréal et du Mouvement national des Québécoises et Québécois. Partenaires pour un Québec français (PQF) travaille ardemment à une bonification majeure de la Charte de la langue française en fonction des revendications contenues dans sa plateforme.

Où : Place des festivals à Montréal à 19 h le mercredi 18 septembre 2013. L’accueil se fera entre 17 h 30 et 19 h.

Le Conseil central de Lanaudière (CSN) démontre sa solidarité aux lock-outés et grévistes

Les membres CSN de la région de Lanaudière manifestent, aujourd’hui, devant le Maxi du boulevard Firestone à Joliette, afin de montrer leur solidarité aux travailleuses et aux travailleurs d’épicerie en conflit de travail en Abitibi-Témiscamingue.

Ce geste d’appui du Conseil central de Lanaudière (CSN) aux salarié-es des épiceries Loblaws et Maxi de Rouyn-Noranda ainsi que du Provigo de Témiscaming – toutes les trois dirigées par la chaîne alimentaire torontoise Loblaw – vise à exercer une pression sur l’employeur afin qu’il mette un terme le plus rapidement possible aux trois conflits qu’il a provoqués.

Le 10 juin dernier, les syndiqué-es du Loblaws de Rouyn-Noranda ont déclenché la grève devant l’offre globale et inacceptable de l’employeur. Les salarié-es en question sont sans convention collective depuis le 1er novembre 2012.

Le 27 juin 2013, une décision rendue par la CRT a reproché à l’employeur d’entraver les activités du syndicat, d’avoir négocié de mauvaise foi et d’avoir porté atteinte à la liberté d’association. En plus d’une série d’autres mesures, la CRT a ordonné à Loblaw de verser au syndicat la somme de 5 000 $ à titre de dommages et intérêts punitifs.

Un conflit n’attend pas l’autre

« Tout se passe comme si l’entreprise tente d’obtenir des concessions de la part des employés afin de pouvoir régler le conflit de travail qu’elle a déclenché au magasin Maxi de Rouyn-Noranda », estime le conseiller syndical CSN, Sylvain Nolet.

Le conflit du Loblaws de Rouyn-Noranda est venu s’ajouter aux lock-out qui perdurent au Maxi de Rouyn-Noranda depuis le mois d’août 2012 et au Provigo de Témiscaming depuis décembre de cette même année. Ce dernier a été déclenché parce que les employé-es ont osé porter le chandail où il était inscrit : Le respect avant tout. Les deux lock-out privent de revenus des dizaines de travailleurs depuis des mois et forcent les citoyens à se déplacer en dehors de leur ville pour faire leur épicerie.

Pour Francine Ranger, présidente du Conseil central de Lanaudière (CSN), il y a une simple raison pour laquelle ces trois conflits perdurent : « Loblaws refuse tout simplement de négocier. »

« Dès qu’il y a une proposition pour retourner à la table de négociation, ça bloque parce que les représentants de Loblaws doivent se référer au bureau central à Toronto. Ils viennent au Québec, mais n’ont pas de mandat clair », a souligné Francine Ranger.

« Les conflits ont assez duré. Si Loblaws a un minimum de respect envers sa clientèle et son personnel, elle doit mettre de l’eau dans son vin. Nous sommes solidaires envers nos collègues d’Abitibi-Témiscamingue et j’invite les responsables de Loblaws à entamer de vraies négociations afin de résoudre ces trois conflits de travail. »

Des syndicats CSN entérinent leurs ententes de principe et deux autres sont toujours en négociation

Deux syndicats affiliés à la CSN de l’Université Concordia ont adopté, lors de leurs assemblées générales cette semaine, des ententes de principe intervenues avec l’administration de l’université.

Hier, le Syndicat des employées et des employés des bibliothèques de l’Université Concordia (SEEBUC) a voté dans une proportion de 97 % en faveur des termes d’une nouvelle convention collective. Le 11 septembre, c’était au tour du Syndicat des employé(e)s de soutien de l’Université Concordia – Secteur technique ; ses membres ont accepté à 99 % l’entente conclue avec l’université.

La convention collective de chaque syndicat est échue depuis mai 2009. Les nouvelles conventions, qui prendront fin le 31 mai 2015, accordent des augmentations de salaire de 10 % sur une durée de six ans et introduisent des régimes d’assurance dentaire et oculaire. Les membres des deux syndicats ont résisté aux attaques concernant leur sécurité d’emploi et d’autres conditions de travail.

« Nous saluons nos membres et les autres syndicats CSN de Concordia pour leur solidarité et leur détermination à rester debout devant un employeur qui, de plus en plus, manque de respect pour notre important travail, » a commenté le président du syndicat des techniciens, Alex Macpherson.

Deux autres syndicats CSN, le Syndicat des employé-es de soutien de l’Université Concordia et le Syndicat des employé-e-s professionnel-le-s de l’Université Concordia , restent à la table des négociations afin de renouveler des conventions collectives échues aussi depuis plus de quatre ans.

« Nous sommes mobilisés afin d’appuyer nos négociations sur la base d’une solidarité intersyndicale, a mentionné Irene Fernandez, présidente du syndicat des employé-es de bibliothèque. Nous soutenons nos collègues qui sont membres des syndicats CSN et nous serons toujours là pour les aider dans leur lutte pour une convention collective équitable. »

La CSN demande au ministère de la Famille de surseoir à son adoption

La Confédération des syndicats nationaux dépose aujourd’hui ses commentaires et ses recommandations relatifs au projet de modifications du Règlement sur les services de garde éducatifs paru dans la Gazette officielle du 17 juillet dernier. La CSN estime important d’améliorer encore la qualité des services, de renforcer la sécurité des enfants et de clarifier les droits et les obligations des différents acteurs. Il est aussi essentiel que la formation offerte soit de qualité, qu’elle soit reconnue par les partenaires du réseau et accessible à l’ensemble des intervenantes. Malheureusement, les modifications proposées par le ministère n’auront pas tous les effets escomptés quant à l’atteinte de ces objectif

Plusieurs irritants

On constate plusieurs irritants, notamment la hausse annoncée des droits de permis d’exploitation et de renouvellement de permis, qui augmenteront respectivement à 1515 $ (800 %) et à 500 $ (468 %). Ces hausses vont freiner le développement de nouveaux CPE dans un contexte de besoins criants, tout en grevant les budgets de CPE déjà aux prises avec des difficultés financières importantes.

En milieu familial, certains ajouts au règlement pourraient nuire à la continuité des services ; d’autres contribuent à accroître l’arbitraire en matière de visite du domicile ; d’autres enfin sont impraticables en contexte résidentiel. De plus, des ressources financières additionnelles sont nécessaires aux différents services de garde, entre autres, pour améliorer le soutien pédagogique, pourvoir à l’achat de matériel éducatif et à l’aménagement de lieux adéquats, faciliter l’accès à la formation et offrir de bonnes conditions de travail.

Demande de moratoire

Pour Denise Boucher, vice-présidente de la CSN, ces modifications réglementaires importantes ne doivent pas être adoptées dans la précipitation. « Il est nécessaire de bien prendre le temps de poursuivre l’analyse des modifications proposées et d’évaluer leurs impacts sur les services de garde. Il faut aussi considérer les répercussions sur les milliers d’intervenantes et d’intervenants qui œuvrent auprès d’eux. D’où notre demande de report du projet de règlement. »

Au cours des prochaines semaines, la CSN et la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), qui regroupe des milliers d’intervenantes et d’intervenants en services de garde, souhaitent rencontrer le ministère de la Famille afin d’échanger plus à fond et de trouver des solutions pour bonifier le projet de règlement.

À propos de la CSN

La CSN représente la grande majorité des travailleuses et des travailleurs œuvrant en centre de la petite enfance, de même que près de 2000 responsables en services de garde. Elles sont regroupées à la (FSSS-CSN). Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle compte plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Un employeur sans mandat de négocier

Au lendemain de l’annonce de la fermeture de l’Hôtel des Seigneurs, le syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’hôtel ainsi que la Fédération du commerce de la CSN (FC–CSN) tiennent à envoyer un message clair à l’employeur hôtelier SilverBirch : qu’il vienne se rasseoir à la table de négociation… avec un mandat sérieux de négocier sur les deux points principaux d’achoppement, soit la transférabilité de la convention collective en cas de vente partielle à un tiers de même que l’encadrement des services réduits des chambres.

« Avant de tout fermer et de tout démolir à Saint-Hyacinthe, j’invite le représentant de l’employeur, Herman Champagne, à aller chercher un mandat. Encore une fois, cette attitude est non seulement irrespectueuse du processus de négociation mais menace la protection des emplois et la survie économique de notre ville », s’est indigné Robin St-Pierre, président du syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel des Seigneurs.

Depuis le 28 octobre 2012, les employés de l’Hôtel des Seigneurs ont déclenché une grève générale illimitée afin de dénouer l’impasse qui subsiste à la table de négociation en vue du renouvellement de leur convention collective. C’est à 85 % que les syndiqué-es ont voté cette grève.

En mars 2013 dernier, la partie patronale s’était montrée impassible sur deux revendications des syndiqué-es en grève… faute de mandat de pouvoir négocier à ce chapitre. Dès lors, il est choquant de constater que six mois plus tard, n’ayant pas encore ce mandat permettant de faire avancer la signature de la convention, la direction de l’hôtel fait peser une lourde menace sur le développement touristique et économique de la ville-centre de la MRC des Maskoutains en fermant de manière unilatérale l’hôtel.

« En refusant même de discuter ces deux points, SilverBirch nous envoie le message qu’il ne tient plus à fonctionner avec nos 180 syndiqués, indique Michel Valiquette, porte-parole du secteur de l’hôtellerie à la Fédération du commerce. Voilà pourquoi nous insistons à discuter de nouveaux paramètres de convention collective, et ce, afin de protéger nos emplois. »

Ce prochain lundi 16 septembre 2013, à 14 h, se tiendra l’assemblée générale hebdomadaire des travailleuses et des travailleurs en grève, au cours de laquelle ils feront le point sur la situation et sur les actions additionnelles qu’ils entendent mener.

« Monsieur Champagne, allez donc chercher le mandat. Soyez franc avec la population maskoutaine. Avec l’assurance que nous ne discuterons pas dans le vide, nous sommes ouverts et disponibles 24 heures sur 24 », martèlent les leaders syndicaux.

La Fédération du commerce (CSN) rassemble 32 500 membres dans différents secteurs d’activité. Elle compte 11 000 membres travaillant dans le secteur du tourisme, dont 6500 dans l’hôtellerie.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les chargées et chargés de cours adoptent l’entente de principe pour le renouvellement de leur convention collective

Le vendredi 6 septembre s’est tenue une Assemblée générale spéciale au cours de laquelle le comité de négociation du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval a présenté à ses membres le contenu de l’entente de principe survenue avec les représentants de l’administration de l’Université.

Les chargés de cours présents à l’Assemblée ont voté à 88 % pour cette entente de principe. La convention collective des chargées et chargés de cours de l’Université Laval était échue depuis décembre 2010. L’entente de principe est survenue après 31 mois et 85 rencontres à la table de négociation.

« Cette négociation a été très difficile pour le syndicat. 31 mois, c’est long, très long ! La durée s’explique en partie par la réécriture complète de la convention, un processus qui a finalement eu du bon pour les chargées et chargés de cours », signale Sylvain Marois, vice-président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), responsable du regroupement université.Le texte final de la nouvelle convention sera soumis au Conseil d’administration de l’Université Laval pour y être entériné d’ici quelques semaines.

Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval (SCCCUL) représente 1800 chargés de cours en lien d’emploi, dont environ 800 sont sous contrat aux sessions d’automne et d’hiver. Il est affilié à la FNEEQ–CSN, la fédération syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Le gouvernement doit mieux soutenir les proches aidants

Tout juste avant l’adoption d’une politique sur l’assurance autonomie, la Confédération des syndicats nationaux espère que le ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, entendra le cri du cœur lancé par le Regroupement des aidants naturels du Québec (RANQ) en début de semaine. Pour la centrale syndicale, une véritable politique de soutien passe par un accroissement significatif des ressources en soutien à domicile, tant pour les aîné-es, les personnes en situation d’incapacité que pour les proches aidants.

« Il est essentiel que le gouvernement puisse apporter une réponse positive et rapide à l’appel du RANQ afin de répondre aux besoins qui sont criants. Trop souvent, les aidantes et les aidants s’épuisent dans l’aide dispensée aux proches, et ce, au détriment de leur santé physique et psychologique », déclare Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Incidemment, pas moins de 300 000 personnes au Québec, essentiellement des femmes âgées de 45 à 65 ans, assument de 70 à 85 % de l’aide requise par les aîné-es uniquement. Des données qui démontrent à l’évidence l’insuffisance du soutien à domicile qui cause, à son tour, l’épuisement des proches aidantes. Ainsi, entre 40 et 50 % des aîné-es ayant d’importants besoins à combler ont, à leur côté, une aidante en situation de détresse psychologique, et une aidante sur six est en détresse. En outre, le dédoublement des structures relativement au budget et aux programmes de soutien pour les proches aidantes constitue davantage un frein qu’un levier, contrairement aux prétentions du gouvernement lors de la création du Fonds de soutien aux proches aidants des aînés (FSPAA), en 2009. Ce faisant, le gouvernement a confié à la Fondation Lucie et André Chagnon le soin de gérer en partenariat public-privé les millions de dollars prévus notamment pour le soutien aux proches aidants.

Pour la CSN, ce type de PPP social donne un pouvoir d’influence démesuré à un seul acteur pour « guider » l’évolution des politiques publiques et, souvent, a pour effet de limiter les marges d’autonomie des organismes communautaires qui y recourent, notamment pour le financement et le soutien aux aidantes et aidants.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

En juin dernier, la CSN a adopté une plateforme de revendications intitulée Vision d’un continuum de services globaux et intégrés pour les aîné-es qui traite notamment des soins à domiciles et des besoins des proches aidants. Le document est disponible sur demande.

Le gouvernement canadien doit agir

Le 18 août dernier, la pétrolière canadienne Pacific Rubiales Energy a été jugée coupable de graves violations à plusieurs droits humains par un tribunal populaire colombien. Des représentantes et représentants d’organisations sociales canadiennes et québécoises étaient présents lors du dépôt des preuves en Colombie et demandent au gouvernement canadien de prendre ses responsabilités à cet égard.

Le Canada au premier rang

La tenue de ce tribunal visait à juger le comportement de certaines multinationales étrangères présentes en Colombie. Leila Celis, professeure en sociologie à l’UQAM et membre du Projet Accompagnement Solidarité Colombie (PASC), déclare : « Quand on sait que Pacific Rubiales Energy est la plus importante pétrolière étrangère en Colombie et que la majorité des crimes et violations aux droits humains imputables au conflit armé colombien se concentrent dans les régions d’investissements miniers et pétroliers, on ne peut que se questionner sur le rôle des entreprises canadiennes ».

L’accord de libre-échange entre le Canada et la Colombie (l’ALECC) est entré en vigueur en 2011. « Des sources officielles colombiennes stipulent que 87 % des réfugié-e-s internes proviennent des régions d’exploitation pétrolière et minière, alors que 78 % des crimes commis contre les syndicalistes et 89 % des violations aux droits des peuples autochtones y sont aussi perpétrés. Tout cela malgré le fait que le gouvernement canadien et les entreprises canadiennes affirmaient que l’ALECC contribuerait à faire diminuer les violations des droits humains », rappelle Constance Vaudrin du Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL) et du Groupe d’orientation politique sur les Amériques du Conseil canadien de la coopération internationale. « Sur place, ce n’est pas ce que nous avons vu et entendu ».

Autochtones déplacés, eau potable contaminée et hommes armés en quantité

Un des cas les plus visibles de violation des droits de la part de Pacific Rubiales est celui du peuple autochtone Sikuani. « Sans consultation préalable, laquelle est pourtant prévue dans la législation colombienne, les Sikuani ont été déplacés de leurs territoires ancestraux. De plus, un barrage de contrôle est installé sur la route publique menant au champ pétrolifère de Pacific Rubiales, mais également près de différents villages et réserves autochtones », mentionne Amir Khadir, député de Québec Solidaire. L’armée et les forces de police colombiennes surveillent ce barrage. Embauchant environ 14 000 travailleurs, Pacific Rubiales a recours à 6000 hommes armés (police, armée et forces de sécurité privée) pour protéger ses installations. « On ne peut qu’imaginer l’importante militarisation de cette région peu peuplée ! », s’exclame le député.

Conditions de travail déplorables et assassinat d’un syndicaliste

Un accord de coopération dans le domaine du travail entre le Canada et la Colombie, entré en vigueur en même temps que l’ALECC, stipule que les deux États doivent incorporer et protéger les principes et les droits reconnus par l’Organisation internationale du travail (OIT), tels que la liberté d’association et le droit de négociation collective. « Or, les travailleurs ne peuvent s’affilier au syndicat de leur choix et continuer à travailler pour la pétrolière. Ces pratiques vont clairement à l’encontre du droit du travail et syndical », dit Guy Martin, de la Confédération des syndicats nationaux (CSN). « Non seulement les travailleurs affiliés au syndicat pétrolier national font face à des menaces et à de l’intimidation, mais l’un d’entre eux a aussi payé de sa vie », continue-t-il en faisant référence au meurtre de Milton Parra, militant syndicaliste, en décembre 2012. « Trois jours après la tenue de l’audience sur Pacific Rubiales Energy, un autre leader syndical et sa famille ont reçu des menaces de mort. C’est très inquiétant », a-t-il aussi souligné.

Responsabilité de l’État canadien

Aucun cadre réglementaire n’existe pour contrôler les activités des entreprises canadiennes à l’étranger. Celles-ci sont tenues de respecter les lois nationales, mais rien n’est mis en place pour s’assurer qu’elles le fassent réellement ou qu’elles respectent les conventions internationales. Alain Deneault, auteur de Paradis sous terre et de Noir Canada – ouvrage retiré des librairies à la suite de pressions judiciaires de la part de de la minière canadienne Barrick Gold – insiste pour qu’« une législation contraignante soit votée afin d’exiger des entreprises enregistrées ici qu’elles respectent les engagements internationaux du Canada en matière de droits humains. L’État doit enquêter sur les nombreux cas d’abus et, le cas échéant, imposer des sanctions aux sociétés concernées », conclut-il.

La délégation canadienne était constituée de représentantes et représentants de neuf organisations : le parti Québec Solidaire, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP), l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), Groupe d’orientation politique sur les Amériques du Conseil canadien de la coopération internationale (GOPA-CCCI), le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), le Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL), CASA – Toronto (Colombia Action Solidarity Alliance) et le Projet Accompagnement Solidarité Colombie (PASC).

» Lire le rapport

La Commission d’examen sur l’assurance-emploi entend les revendications des quatre centrales à Cap-aux-Meules

À l’occasion de l’audience de la Commission nationale d’examen sur l’assurance-emploi, les quatre organisations syndicales CSD, CSN, CSQ et FTQ ont présenté, par le biais d’un mémoire conjoint, un ensemble de propositions pour que le régime retrouve sa vocation d’origine en protégeant efficacement les travailleuses et les travailleurs victimes du chômage.

La Commission a été mise sur pied dans le sillage de la réforme de l’assurance-emploi du gouvernement Harper, décriée par une large coalition de syndicats et d’organismes. Cette réforme accentuera l’insécurité et la précarité sur le marché du travail, en plus de frapper de plein fouet certaines industries.

Une réforme qui aggrave le problème

« S’il y a une région défavorisée en ce qui a trait à la précarité des emplois, c’est bien la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. Cette région, en fait, nous rappelle la nécessité criante d’avoir un véritable régime d’assurance qui protège réellement les personnes contre la perte d’emploi en leur garantissant un revenu de remplacement décent pendant les périodes difficiles », a commenté Jean-Luc Harel, conseiller syndical à la CSD.

Alors qu’en 1989, 83,8 % des chômeuses et chômeurs avaient accès à des prestations régulières, ce taux est passé à 43,9 % en 1997, soit une baisse de 39,9 points de pourcentage. Depuis cette période, la couverture n’est pas allée en s’améliorant. En 2011, le pourcentage des personnes admissibles est passé à 41,3 %, atteignant ainsi son plus bas niveau depuis la fin des années 1990.

« En Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, la réforme a des conséquences désolantes tant dans le secteur de la santé et des services sociaux qu’en éducation. Plusieurs de nos membres, même lorsqu’ils obtiennent un contrat à temps partiel, doivent compenser par les prestations d’assurance-emploi afin de s’assurer un revenu décent. Et cette réforme est loin de toucher seulement les syndiqués. Dans notre région, chaque famille est importante et lorsque l’une d’elles doit quitter la région pour trouver un meilleur revenu, les employés des services publics écopent : des postes sont supprimés dans les établissements d’enseignement et dans les services de santé, etc. Dans ce cercle vicieux, la région est de nouveau privée d’expertise et de services, ce qui empêche de nouvelles familles de s’y établir. Cette réforme de l’assurance-emploi contribue à faire tourner la roue de l’exode vers les grands centres et de l’appauvrissement des régions », a déclaré Yves-Daniel Garnier, président du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Gaspésie et des Îles à Gaspé (CSQ).

Des changements qui s’imposent

Les quatre organisations demandent au gouvernement d’apporter plusieurs changements à l’assurance-emploi pour mieux protéger les personnes en situation de chômage. Alain Harrisson, conseiller régional pour la Fédération des travailleuses et travailleurs du Québec (FTQ) :

« L’importance de l’assurance-emploi pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine est capitale. Le travail saisonnier comme la pêche, la foresterie, la construction et l’agriculture est partie intégrante de notre activité économique. En 2012, 13,1% des emplois de la région provenaient de ces secteurs. Ce revenu d’appoint, payé par les travailleurs et travailleuses ainsi que par les employeurs et employeuses, est essentiel pour que la population puisse vivre décemment toute l’année. L’assurance-emploi doit être accessible et efficace pour que notre région demeure vivante et dynamique, c’est aussi simple que ça! », a-t-il expliqué.

Les questions de l’emploi convenable et de l’abolition du projet-pilote sur le « trou noir » ont également été évoquées par le président du Conseil central Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Jacques Mimeault : « En plus des effets de la réforme comme l’élimination de l’emploi convenable, qui accordait au prestataire un délai raisonnable pour rechercher un poste correspondant aux conditions de son emploi précédent, l’abolition du projet pilote no 15, qui fait en sorte que les travailleuses et travailleurs subissent la période « trou noir », nous frappe de plein fouet. Durant cette période, les bénéficiaires de l’assurance-emploi ne perçoivent plus leurs prestations arrivées à terme et attendent la reprise de la saison de travail. Or, ils continuent à devoir assumer leurs dépenses d’épiceries, d’Hydro, de chauffage et de téléphone, pour ne nommer que celles-là.

La Revue de l’Emploi d’Emploi-Québec offrait en ligne 160 emplois pour le mois de juin, et ce, pour l’ensemble de la Gaspésie et des Îles et tout secteur confondu. D’ici quelques semaines, les secteurs de l’hôtellerie, de la transformation halieutique, de la sylviculture et de la pêche, entre autres, termineront leurs saisons. Comment peut-on penser que ces travailleurs pourront se retrouver un autre emploi dans la semaine suivante? Ce n’est tout simplement pas réaliste », a-il souligné.

Les quatre organisations syndicales enjoignent le gouvernement à prendre ses responsabilités en ce qui a trait au mode de financement du régime, auquel seuls les travailleuses et les travailleurs et les employeurs sont appelés à participer à l’heure actuelle.

« En 1990, malgré une vaste opposition, le gouvernement canadien a cessé de participer financièrement au régime. Nous avons toujours dénoncé ce désengagement de l’État et exhortons le gouvernement à assumer de nouveau la part des dépenses qui lui revient », ont finalement déclaré les représentants de la CSD, de la CSN, de la CSQ et de la FTQ en concluant :

« Si le gouvernement fédéral persiste et signe dans son entreprise de réduction des droits des chômeuses et des chômeurs et refuse de bonifier le régime d’assurance-emploi dans le sens de nos propositions, nous exigerons la création d’un régime québécois d’assurance-chômage, dans la mesure où les paramètres de ce nouveau régime en matière de couverture, de financement et de gouvernance répondent aux revendications de nos organisations. »

Les sages-femmes du Québec félicitent l’effort, mais rappellent que l’impasse persiste dans leur négociation

Le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ) se réjouit de l’annonce faite aujourd’hui par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) de l’ouverture prochaine d’une nouvelle maison de naissance – la première en vingt ans – sur le territoire du CSSS Jeanne-Mance. Le RSFQ, la Coalition pour la pratique sage-femme ainsi que le Comité des usagères des services de sage-femme du CSSS Jeanne Mance militent depuis longtemps pour l’implantation d’une telle installation. Enfin les femmes de l’est de Montréal, qui devaient se déplacer dans l’ouest de l’île pour accoucher en maison de naissance, soit dans Côte-des-Neiges et à Pointe-Claire, pourront dorénavant avoir accès à ce lieu dans le quartier centre sud.

Le ministère méprisantn? Malgré le pas franchi aujourd’hui, le RSFQ, qui négocie depuis le mois de juin 2011 l’entente de service qui le lie au MSSS, tient à rappeler que le gouvernement refuse toujours de reconnaître à sa juste valeur la profession sage-femme, particulièrement la garde effectuée par ces dernières. « Nous sortons d’un blitz de négociation de trois jours, pour lequel le MSSS devait obtenir de nouveaux mandats. Nous nous sommes à peine fait offrir quelques sous de plus pour notre garde, soit 1,74 $ l’heure de garde, plutôt que 1,27 $. Les autres offres qui nous ont été faites – à force de luttes acharnées – ne représentent aucun coût pour le MSSS. Quel message le ministère est-il en train de passer à ce groupe de professionnelles exclusivement féminin? Que nous n’en valons pas la peine? », demande Claudia Faille, présidente du RSFQ.

Étude sans équivoque D’autre part, une fois de plus, une étude publiée cette semaine dans Cochrane par le King’s College London de Londres démontre, sans équivoque, que les femmes enceintes qui sont suivies par des sages-femmes du début à la fin de leur grossesse sont moins susceptibles d’accoucher prématurément et ont moins besoin d’interventions médicales. Les chercheurs en viennent à la conclusion que toutes les femmes devraient être encouragées à faire appel à une sage-femme, sauf en cas de problèmes médicaux ou obstétricaux. « C’est la continuité relationnelle offerte par les sages-femmes et la disponibilité que cela implique (24 heures sur 24, 7 jours sur 7, par une équipe de deux sages-femmes) qui donne d’aussi bons résultats. Or, le ministère ne semble pas vouloir reconnaître cette réalité. Les sages-femmes ne signeront pas une entente qui méprise leur profession et leur garde », dénonce Claudia Faille.

À propos

Le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ) est l’association professionnelle des sages-femmes. Il représente les sages-femmes qui œuvrent au Québec depuis 1995. Le RSFQ est en entente de service avec la Fédération des professionnèles de la CSN depuis 2009. La Fédération des professionnèles (FP–CSN) représente plus de 8000 professionnèles, techniciennes et techniciens, oeuvrant dans différents secteurs d’activité : santé et services sociaux, organismes gouvernementaux, éducation, secteur municipal, médecines alternatives, aide juridique, intégration à l’emploi, professionnèles autonomes, organismes communautaires, etc.

La CSN suit l’enquête de près

La CSN déplore l’incident survenu ce matin devant l’usine Transport Robert à Boucherville, alors qu’un automobiliste aurait happé un lock-outé qui manifestait pour dénoncer le conflit de travail chez Kronos.

« Nous sommes très préoccupés par ce qui s’est passé et surveillons de près l’évolution de l’enquête de la police, a déclaré le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), Alain Lampron. Des gestes de la sorte sont très malheureux. Quand l’intolérance mène à des actes violents, ce qui vraisemblablement semble être le cas, on ne peut que le dénoncer », a-t-il ajouté en invitant Robert Transport à cesser sa collaboration avec Kronos le temps du conflit.

Selon des témoins sur les lieux, il ne s’agirait pas d’un geste accidentel.

« Il est très préoccupant de voir se déchaîner une telle fureur envers des gens qui exercent leurs droits. Quand Kronos décidera-t-elle enfin de régler le conflit qu’elle laisse s’envenimer depuis plus de deux mois ? Quand s’assoiera-t-elle avec les travailleuses et les travailleurs pour négocier de bonne foi avec eux, faire baisser la tension et en arriver à la conclusion d’une convention collective négociée ? », a lancé le président de la CSN, Jacques Létourneau.

Par ailleurs, depuis le début du conflit, l’employeur embauche des agents de sécurité pour surveiller les travailleurs en lock-out. Ceux-ci se sentent traqués, ce qui n’aide en rien à l’atmosphère sur les lignes de piquetage.

« L’employeur aurait pu faire preuve d’une plus grande humanité ce matin lorsque l’incident s’est produit, a souligné pour sa part le président du syndicat, Carl Berthiaume. Il a plutôt laissé les agents de sécurité filmer la scène et les réactions qu’elle a provoquées. C’est vraiment indécent », a-t-il finalement conclu.

Zoo de Granby : entente de principe entérinée à 83 %

Réunis en assemblée générale, les travailleuses et les travailleurs du Syndicat national de la Société zoologique de Granby (CSN) ont entériné à 83 % une entente de principe survenue avec l’employeur vendredi dernier. Parmi les gains importants, le syndicat a obtenu diverses mesures afin d’améliorer la conciliation travail-famille et une reconnaissance de l’ancienneté des salarié-es étudiants.

« Nous avons réussi à régler la question autour de l’enjeu le plus litigieux de la négociation, soit les plages horaires des gardiens du zoo », affirme Caroline Aubuchon, porte-parole du syndicat. La Fédération du commerce rassemble 32 500 membres dans différents secteurs d’activité. Elle compte 11 000 membres travaillant dans le secteur du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Une preuve de plus de l’inefficacité des projets d’optimisation pilotés par les firmes privées.

La publication du rapport sur l’application des règles d’attribution des contrats à la firme Proaction démontre une fois de plus l’inefficacité des projets d’optimisation pilotés par des firmes privées en santé et en services sociaux. Sans grande surprise, le rapport publié hier met en lumière de nombreuses lacunes dans l’octroi de contrats, dont des ententes négociées de gré à gré, et des avantages concurrentiels pour Proaction, lorsqu’il y a eu appel d’offres. L’esprit et les principes de la Loi sur les contrats des organismes publics n’ont pas été respectés par les établissements concernés dans huit des dix contrats octroyés. La CSN dénonce depuis plusieurs mois la situation et le rapport confirme les inquiétudes. « Non seulement nous savions que ce genre de projet était totalement inefficace et coûteux, mais maintenant nous avons la preuve que les lois ne sont pas même pas respectées. Les firmes privées de ce genre n’ont pas leur place en santé », dénonce Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Une approche néfaste

L’approche préconisée par Proaction a aussi des conséquences néfastes sur la santé des travailleurs et des travailleuses du réseau. Pour Ginette Langlois, vice-présidente de la Fédération des Professionnèles, la situation est inquiétante : « Nous remarquons des cas de détresse psychologique chez les professionnel-les qui sont soumis à des mesures de contrôle excessives et malsaines tels le minutage des tâches et les rencontres fréquentes pour quantifier le travail ». De plus, le fait que Proaction garantisse un remboursement en cas de non-réalisation des économies promises met beaucoup de pression sur les travailleuses et les travailleurs afin qu’ils produisent plus. « La relation d’aide établie par nos professionnel-les ne peut se définir uniquement en terme quantitatif, puisque, faut-il le rappeler, ils donnent des services à une population vulnérable et en perte d’autonomie », précise Ginette Langlois.

Solutions à l’interne

l est par ailleurs important que le ministre Réjean Hébert ne se limite pas à la simple question des règles d’octroi des contrats. Son ministère doit revoir l’organisation du travail en impliquant les syndicats. « Compter sur l’expertise interne pour organiser le travail avec pour principal objectif d’améliorer la qualité des services aux patients est selon nous la meilleure solution » précise Nadine Lambert, vice-présidente responsable du personnel en soins infirmiers et cardiorespiratoires à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS). Des exemples concrets de réussite ont été observés, entre autres dans la région de Québec, où depuis le départ de la firme Proaction, le syndicat et l’employeur ont formé un groupe de travail paritaire en vue de poursuivre par eux-mêmes la révision continue des processus d’organisation du travail.

À propos

Fondée en 1921, la CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération des professionnèles (FP–CSN) représente plus de 8000 professionnèles, techniciennes et techniciens, oeuvrant dans différents secteurs d’activité : santé et services sociaux, organismes gouvernementaux, éducation, secteur municipal, médecines alternatives, aide juridique, intégration à l’emploi, professionnèles autonomes, organismes communautaires, etc.

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) compte un peu plus de 125 000 membres dans les secteurs privé et public. La FSSS est la plus grande organisation syndicale du secteur de la santé et des services sociaux.

Des solutions pour renverser le cours des choses

Dans son mémoire présenté aujourd’hui à la Commission des finances publiques, la CSN met en avant neuf propositions avec l’objectif clair de revoir le système de retraite afin qu’il assure à tous des revenus adéquats à la retraite. Toutefois, pour les représentants de la CSN, la présente commission parlementaire ne peut marquer la fin d’une réflexion compte tenu des enjeux majeurs que le rapport D’Amours soulèvent tant au plan social qu’en matière de relations de travail et ils considèrent que des travaux sur le financement des régimes doivent être mis en priorité dès maintenant.

Tous conviennent que trop de régimes à prestations déterminées vivent des situations critiques desquelles il faut urgemment les sortir si on ne veut pas tout simplement assister à leur extinction rapide, voire programmée. La CSN propose donc de mettre en place rapidement un comité de travail réunissant les représentants des employeurs, des organisations syndicales et du gouvernement qui aura à établir une nouvelle méthode de financement des régimes de retraite, et ce, pour le 1er janvier 2014, avec effet pour les évaluations actuarielles du 31 décembre 2013. Ainsi, les travaux devraient être orientés afin que la nouvelle méthode permette de trouver l’équilibre entre la survie des régimes à prestations déterminées, la sécurité des rentes promises, la mise en place de nouveaux types de régimes et la capacité des participants et des employeurs d’assumer les risques.

« Nous rejetons d’emblée la méthode de capitalisation améliorée proposée dans le rapport D’Amours. Les effets réels que cette proposition pourrait faire subir aux régimes à prestations déterminées, dans le secteur privé comme dans le secteur péripublic, contrastent étrangement avec la prise de position, sans équivoque des membres du comité D’Amours, en faveur de ces régimes, tout comme d’autres propositions contenues dans ce rapport. En effet, cela est vrai également pour les propositions visant soit à accorder plus de droits aux employeurs ou à revoir l’appartenance des surplus en cas de terminaison des régimes, de soutenir Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN.

Reconnaître le processus des relations de travail

Par ailleurs, la CSN réitère, comme elle l’a fait lors du dévoilement du rapport D’Amours, que le gouvernement n’a pas à s’ingérer dans les relations de travail comme le proposaient les auteurs du rapport. Il doit plutôt fournir les outils nécessaires et encourager la conclusion d’ententes négociées là où il y a des syndicats dans les entreprises. Tout changement aux règles devra se faire dans un processus démocratique de négociation et tenir compte des ententes qui sont déjà légitimement négociées. « Personne ne peut faire fi du fait que les régimes de retraite sont une composante importante de la négociation, qu’ils constituent ce que l’on appelle du salaire différé et, qu’à ce titre, ils font partie intégrante de la rémunération. Des efforts concluants ont été faits dans de nombreux régimes où les parties ont su prendre les problèmes à bras le corps et convenir d’ententes négociées afin d’adapter leur régime à leur réalité », de rappeler Francine Lévesque.

Équité intergénérationnelle

En outre, pour les représentantes et les représentants de la centrale syndicale, l’équité intergénérationnelle constitue une question cruciale. La CSN recommande donc de modifier rapidement la Loi sur les régimes de retraite afin de préciser qu’on ne peut établir une catégorie différente de travailleuses et de travailleurs sur la base de la seule date d’embauche. Elle formule aussi une proposition afin que le gouvernement adopte une loi instaurant le droit pour tous les salarié-es d’être couverts par un régime de retraite auquel l’employeur devra verser une cotisation minimale prévue par la loi. De même, la confédération met en avant l’idée de mettre en place des régimes sectoriels multi-employeurs. « On ne peut pas seulement déplorer que 60 % de salarié-es ne dispose d’aucun régime privé de retraite et reconnaître la précarité de leur situation. Il faut que le gouvernement ait réellement la volonté d’implanter des solutions qui renverseront le cours des choses », d’affirmer la vice-présidente de la CSN.

Si pour la CSN la rente longévité proposée dans le rapport D’Amours est une piste qui mérite d’être explorée, il n’en demeure pas moins que plusieurs questions sont toujours sans réponse sur les effets réels de celle-ci en terme d’équité et d’amélioration des conditions de retraite, et ce, particulièrement pour les plus bas salariés. « De plus, en aucun cas, l’obligation pour les employeurs de cotiser à cette rente longévité ne devrait les soustraire à celle qui devrait leur être faite, de cotiser à un régime de retraite pour leurs travailleuses et leurs travailleurs », d’ajouter Francine Lévesque.

Une obligation de résultats

« Pour vraiment parvenir à innover avec l’objectif d’améliorer substantiellement le niveau de vie des retraité-es, nouveaux comme futurs, il nous faudra réunir un ensemble de conditions pour garantir le succès de la réforme et, à la CSN, nous croyons fermement qu’à ce chapitre nous avons, comme société, une obligation de résultats », de conclure la vice-présidente de la CSN, tout en garantissant que la CSN entend contribuer pleinement avec le gouvernement à mettre en avant des solutions novatrices et porteuses afin que toutes et tous puissent bénéficier d’un revenu décent à la retraite.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Vous trouverez le mémoire de la CSN au http://goo.gl/WzFSGi.

Le mémoire de la CSN sera présenté à 14 h. La vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque sera disponible sur place à compter de 11 h 30 pour donner des entrevues.

Début du vote sur la nouvelle convention collective des agents correctionnels fédéraux

Lors d’une série d’assemblées générales qui débutera le 20 août, les 7500 agents correctionnels du Canada se prononceront sur l’adoption de l’entente de principe pour le renouvellement de leur contrat de travail qui est échu depuis mai 2010. Les votes de ratification se termineront le 9 septembre.

Le 23 juillet, il y a eu entente de principe entre le Syndicat des agents correctionnels du Canada (UCCO-SACC-CSN) et le Conseil du Trésor du Canada, mais les négociateurs fédéraux ont demandé un embargo sur le contenu de l’entente jusqu’à aujourd’hui. Au printemps dernier, un processus de négociation parallèle avec le Service correctionnel du Canada (SCC) en est arrivé à une entente de principe sur les questions opérationnelles, qui fera aussi l’objet d’un vote des membres.

L’entente avec le Conseil du Trésor prévoit une augmentation salariale de 9,25 % pour un contrat de quatre ans, en plus d’autres améliorations aux conditions de travail. Le président national d’UCCO-SACC-CSN, Kevin Grabowsky, a salué la détermination de ses membres face aux tentatives du gouvernement fédéral de les obliger à suivre un modèle de négociation qui faisait fi des demandes particulières en lien avec leur environnement de travail. « Lors des trois dernières années, nous avons refusé l’intimidation et les menaces, a mentionné M. Grabowsky. Nous avons livré cette bataille en s’appuyant sur des faits, en utilisant des moyens de pression originaux et surtout, en étant solidaires. »

L’exécutif national du syndicat recommande aux membres d’adopter les ententes. Elles incluent des améliorations au niveau des heures supplémentaires et des congés annuels, ainsi que la mise en place d’un système pour la juste compensation des jours fériés dans un environnement de travail qui fonctionne 24 heures par jour, sept jours par semaine. Aussi, l’entente de principe renforce les droits d’ancienneté, développe les programmes de formation et améliore la sécurité des agents lors d’escortes extérieures. Même si le syndicat a finalement accepté la principale demande du Conseil du Trésor, soit l’élimination de l’indemnité lors d’une démission ou d’un départ à la retraite, ces sommes continueront de s’accumuler jusqu’à ce que la nouvelle convention collective soit signée. En contrepartie, le syndicat a réclamé et obtenu une « indemnité d’agent correctionnel » de 1750 $ annuellement, ce qui représente une augmentation salariale d’environ 2,5 %. Ce qui permet aux agents correctionnels de maintenir l’écart avec les agents de la GRC, une importante demande syndicale.

« Ce fut une ronde de négociation difficile, mentionne Kevin Grabowsky. Le gouvernement fédéral invoquait le contexte économique actuel pour réduire nos conditions de travail et notre droit de négocier collectivement. Comme syndicat, nous pouvons être très fiers d’avoir pu résister de la sorte à ces attaques. » « Par contre, nous serons de retour à la table de négociation le printemps prochain, et nous osons espérer qu’il y aura davantage de respect pour le travail à haut risque accompli par nos membres dans les 52 pénitenciers fédéraux afin de protéger les Canadiens et les Canadiennes. »

Début du vote sur la nouvelle convention collective des agents correctionnels fédéraux

Le 23 juillet, il y a eu entente de principe entre le Syndicat des agents correctionnels du Canada (UCCO-SACC-CSN) et le Conseil du Trésor du Canada, mais les négociateurs fédéraux ont demandé un embargo sur le contenu de l’entente jusqu’à aujourd’hui. Au printemps dernier, un processus de négociation parallèle avec le Service correctionnel du Canada (SCC) en est arrivé à une entente de principe  sur les questions opérationnelles, qui fera aussi l’objet d’un vote des membres.

L’entente avec le Conseil du Trésor prévoit une augmentation salariale de 9,25 % pour un contrat de quatre ans, en plus d’autres améliorations aux conditions de travail.

Le président national d’UCCO-SACC-CSN, Kevin Grabowsky, a salué la détermination de ses membres face aux tentatives du gouvernement fédéral de les obliger à suivre un modèle de négociation qui faisait fi des demandes particulières en lien avec leur environnement de travail.

« Lors des trois dernières années, nous avons refusé l’intimidation et les menaces, a mentionné M. Grabowsky. Nous avons livré cette bataille en s’appuyant sur des faits, en utilisant des moyens de pression originaux et surtout, en étant solidaires. »

L’exécutif national du syndicat recommande aux membres d’adopter les ententes. Elles incluent des améliorations au niveau des heures supplémentaires et des congés annuels, ainsi que la mise en place d’un système pour la juste compensation des jours fériés dans un environnement de travail qui fonctionne 24 heures par jour, sept jours par semaine. Aussi, l’entente de principe renforce les droits d’ancienneté, développe les programmes de formation et améliore la sécurité des agents lors d’escortes extérieures.

Même si le syndicat a finalement accepté la principale demande du Conseil du Trésor, soit l’élimination de l’indemnité lors d’une démission ou d’un départ à la retraite, ces sommes continueront de s’accumuler jusqu’à ce que la nouvelle convention collective soit signée. En contrepartie, le syndicat a réclamé et obtenu une « indemnité d’agent correctionnel » de 1750 $ annuellement, ce qui représente une augmentation salariale d’environ 2,5 %. Ce qui permet aux agents correctionnels de maintenir l’écart avec les agents de la GRC, une importante demande syndicale.

« Ce fut une ronde de négociation difficile, mentionne Kevin Grabowsky. Le gouvernement fédéral invoquait le contexte économique actuel pour réduire nos conditions de travail et notre droit de négocier collectivement. Comme syndicat, nous pouvons être très fiers d’avoir pu résister de la sorte à ces attaques. »

« Par contre, nous serons de retour à la table de négociation le printemps prochain, et nous osons espérer qu’il y aura davantage de respect pour le travail à haut risque accompli par nos membres dans les 52 pénitenciers fédéraux afin de protéger les Canadiens et les Canadiennes. »

Le gouvernement doit en garantir la couverture par le régime public d’assurance maladie

La CSN insiste auprès du ministre de la Santé et des Services sociaux pour que le paiement des actes médicaux maintenant délégués aux pharmaciens relève de l’assurance maladie et non de l’assurance médicaments. « Sans quoi, tous les citoyennes et citoyens du Québec devront désormais payer pour des actes médicaux actuellement gratuits. Il faut rapidement clarifier les règles du jeu et s’assurer que tout le monde est couvert », de soutenir le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. Déjà, les assureurs privés ont signalé que ces actes ne sont pas pris en charge par les assurances médicaments privées, lesquelles couvrent 60 % de la population. Quant au régime d’assurance médicaments public, il implique aussi des frais compte tenu de la franchise. « Les Québécoises et les Québécois ne doivent jamais payer de leurs propres poches pour des actes médicaux qui ont toujours été assumés par la RAMQ, peu importe qui offre le service », affirme le vice-président.

À partir du 3 septembre, les pharmaciens seront autorisés à donner certains services médicaux : prescrire certains médicaments, prolonger des ordonnances ou ajuster un médicament, entre autres. Ces modifications, adoptées à l’unanimité par l’Assemblée nationale en décembre 2011, visent à décongestionner les cliniques et les salles d’urgence. La CSN est tout à fait d’accord avec cette réforme, à condition qu’elle fasse partie intégrante d’une couverture publique et universelle via la RAMQ.

« La position prise par le ministre Hébert est insoutenable; sa mise en application marquerait une brèche dangereuse au cœur de notre régime public. C’est la privatisation par la porte d’en arrière. L’attitude du gouvernement dans ce dossier relève de l’improvisation et semble dictée encore une fois par le dogme du déficit zéro », de conclure Jean Lacharité.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Enfin un aboutissement

Les membres du Syndicat du personnel de soutien de la Corporation d’Urgences-Santé se réjouissent de la signature de leur nouvelle convention collective en date du 14 août.

« Nous sommes satisfaits d’avoir enfin signé avec l’employeur », a souligné le président du syndicat, Éric Gauthier. Notre convention collective était échue depuis mars 2010, il était temps que ça se règle. »

Celui-ci a également rappelé qu’une entente de principe était intervenue en avril 2012 et que pour des raisons inconnues, Urgences-Santé retardait la signature de la convention.

« De façon générale, les conditions de la convention précédente ont été reportées, et c’est pourquoi il était difficile de comprendre la raison pour laquelle Urgences-Santé se trainait les pieds pour signer, a ajouté le président du syndicat. »

Dany Lacasse, vice-président responsable du secteur privé de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), a pour sa part ajouté : « L’important est que le personnel de soutien d’Urgences-Santé ait maintenant une convention collective en bonne et due forme, qui maintient leurs droits et leurs intérêts. Nous sommes très heureux que l’employeur ait entendu raison. Un conflit est évité : c’est le scénario que nous souhaitions pour les syndiqué-es et pour la population. »

Le personnel de soutien de la Corporation s’occupe notamment de l’entretien et de l’inspection des véhicules afin qu’ils soient en parfait état de fonctionnement et qu’ils aient tout le matériel pour assurer les bons soins de la population.

Les employé-es de l’Hôtel Faubourg manifestent

Réunis devant l’Hôtel Faubourg, qui regroupe le Holiday Inn Express et le Candlewood, des dizaines de manifestants ont signifié, ce midi, leur désir d’en arriver à une entente avec l’employeur. Sans convention collective depuis décembre 2012, les travailleurs et les travailleuses sont parmi les rares employés d’hôtel du Québec à ne pas avoir conclu d’accord lors de la ronde de négociation coordonnée, tenue l’été dernier.

« Les revendications des employé-es sont tout à fait justifiées ; on parle ici de charge de travail pour les préposés aux chambres qui soient réalistes, et, entre autres, l’ajout d’un congé de maladie par année ainsi qu’un rattrapage salarial, précise le président du Syndicat des travailleurs et des travailleuses des Suites Faubourg St-Laurent, Raoul Petit. Nous méritons les mêmes clauses que celles accordées dans les autres établissements hôteliers. Nos demandes sont plus que raisonnables », explique le président. Le propriétaire de l’hôtel, Aquilini Groupe Investissement de Vancouver, refuse d’accorder ces conditions, sous prétexte d’une santé financière fragile. Pour le trésorier de la Fédération du commerce, Michel Valiquette, ce scénario ne tient pas la route. « Nous savons que le Groupe Aquilini est sur le point d’investir 150 millions de dollars pour transformer une partie de l’îlot Voyageur en logements. Nous sommes persuadés qu’il peut trouver l’argent afin de répondre aux demandes des salarié-es qui veulent des conditions de travail comparables à des hôtels de même catégorie ».

Une rencontre de négociation est prévue au cours des prochains jours.

À propos

La Fédération du commerce rassemble 32 500 membres dans différents secteurs d’activité. Elle compte 11 000 membres travaillant dans le secteur du tourisme, dont 6500 dans l’hôtellerie. Fondée en 1921, la CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les journalistes du SIT-CSN entérinent une nouvelle convention collective

Les membres du Syndicat de l’information de Transcontinental (CSN), affilié à la Fédération nationale des communications, ont voté d’entériner, lors d’une assemblée générale mercredi soir, une nouvelle convention collective d’une durée de trois ans.

Ces journalistes et rédacteurs en chef de Montréal, Laval, Lanaudière et des Basses-Laurentides ont accepté l’entente dans une proportion de 92 %.

Entre autres, le nouveau contrat de travail comporte des augmentations salariales totalisant 8,11 % incluant une augmentation de la semaine de travail de 35 heures à 36 heures, des améliorations au régime d’ancienneté, et l’application de la juridiction syndicale et des clauses professionnelles sur les différentes plateformes de diffusion alimentées à partir des établissements visés par le certificat d’accréditation.

« Nous n’avons peut-être pas obtenu tous les gains que l’on espérait, mais nous avons réussi à bonifier notre contrat de travail sans céder sur des acquis majeurs, a commenté le président du SIT-CSN, Benoit LeBlanc. Tout le monde sait dans quel contexte les médias évoluent en ce moment. Malgré cela, nous avons réussi à nous faire respecter à la table de négociation, mais aussi à défendre les intérêts de nos lecteurs. »