Une décision satisfaisante pour la CSN

C’est avec grande satisfaction que la CSN accueille la décision de l’arbitre, Me Mario Létourneau, ordonnant le rétablissement du service du Centre d’approbation de service (CAS) ainsi que le replacement des salariés du CAS de l’entreprise Nordia à Sherbrooke. Nordia est une entreprise de centres d’appels affiliée à Bell Canada. En vertu de l’article 59 du Code du travail, qui stipule le maintien des conditions de travail à compter du dépôt d’une requête en accréditation, Me Létourneau ordonne à Nordia  «…de rétablir au plus tard le 30 janvier 2013 le service CAS à Sherbrooke dans l’état où il était à la date du dépôt de la requête en accréditation du Syndicat […] de replacer les salariés du CAS visés là où ils étaient avant la réorganisation décidée en décembre 2011 avec les conditions de travail qui prévalaient alors. » Pour Jean Lacharité, vice-président de la CSN, il s’agit d’une victoire importante : « Cette décision vient rappeler le droit des travailleurs et des travailleuses de choisir de se syndiquer sans crainte de représailles. On le sait, toutes les excuses sont bonnes afin de freiner les efforts de syndicalisation des employé-es, alors qu’ils sont légitimés de le faire. »

Historique
En octobre 2011, la CSN a déposait une requête en accréditation pour syndiquer les salarié-es œuvrant au Centre d’approbation de service (CAS). Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre d’approbation de Nordia – CSN a été accrédité le 22 novembre 2011 par la Commission des relations du travail. Quelques jours plus tard, soit le 9 décembre 2011, l’employeur avisait tous les salariés du département que le CAS devait être « réorganisé » et qu’il serait déménagé à Kitchener en Ontario. Nordia justifiait alors sa décision par des difficultés de recrutement d’agents bilingues à Sherbrooke et par la hausse importante des appels pour les autres départements de cette même ville en 2012. Le Syndicat contestait cette décision de l’employeur par voie de grief le 13 décembre 2011. Le Syndicat soutenait essentiellement que Nordia avait illégalement modifié les conditions de travail de ses membres.

À propos Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval (SCCCUL) dénonce les compressions budgétaires rétroactives imposées aux universités

Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval (SCCCUL), qui représente des professionnels de l’enseignement universitaire contractuels et non permanents, tient à exprimer sa préoccupation face aux impacts néfastes qu’entraîneront inévitablement les compressions budgétaires récemment annoncées par l’actuel gouvernement du Québec. À l’Université Laval, ces compressions pour l’année financière se terminant le 30 avril 2013 se chiffrent à 21 millions $.

Les chargés de cours constituent en effet un corps d’emploi particulièrement vulnérable lorsque les autorités gouvernementales prennent la décision de diminuer les ressources financières des institutions d’enseignement supérieur. Parmi tous les travailleurs des établissements universitaires, ils peuvent être commodément désignés comme cibles privilégiées de « coupures d’ajustement » que ne manqueront pas de réclamer les administrateurs.

Les conséquences de ces coupures ne peuvent être que désastreuses, tant pour les étudiants que pour les chargés de cours. La diminution du choix de cours dans des programmes déjà touchés par de précédentes compressions, le gonflement de la taille des groupes dans les cours, l’augmentation de la tâche d’enseignement pour des enseignants déjà surchargés seront les premiers contrecoups de ces mesures et affecteront la qualité de la formation universitaire.

Les dangers sont trop grands et trop réels pour garder le silence. Les chargés de cours de l’Université Laval se joignent ainsi aux associations étudiantes, aux différents syndicats de personnel de soutien, administratif ou enseignant ainsi qu’aux administrations universitaires pour dénoncer une décision gouvernementale déraisonnable, tout particulièrement en cette période de réflexion et de concertation sur l’avenir des universités québécoise.

Nous maintenons nos positions concernant le mal financement chronique des universités québécoises, notamment en ce qui concerne l’utilisation des budgets de fonctionnement, les dérives d’une gouvernance néo-libéraliste et le versement de « primes de marché » ou autre « supplément administratif » aux doyens et aux vice-recteurs auxquels nous nous opposons. Nous n’avons cependant jamais pensé que nos universités étaient trop financées. Les compressions budgétaires annoncées au nom d’un hypothétique « sur-financement » des universités sont en contradiction totale avec les besoins réels de l’enseignement supérieur québécois. Elles ne peuvent être que sources de conflits et causer des entraves à toutes tentatives de solutions réalistes.

En négociation depuis bientôt deux ans, le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval appréhende les conséquences de ces compressions rétroactives et inattendues. Elles peuvent trop facilement servir de prétextes à l’administration de l’Université Laval pour refuser de nous accorder un rattrapage salarial de 16% sur quatre ans, nécessaire pour nous placer au même niveau de traitement salarial que les chargés de cours des autres universités québécoises.

Si le ministre de l’Enseignement supérieur avait voulu jeter de l’huile sur le feu, il ne pouvait pas faire mieux. Nous l’appelons à faire preuve de plus de discernement en suspendant ces compressions inopportunes et en donnant libre cours aux processus qui permettront au Sommet de se dérouler dans la sérénité.

Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval regroupe 1 905 chargés de cours en lien d’emploi, dont 978 sont sous contrat pour la session d’automne 2012. En moyenne, les chargées et chargés de cours de l’Université Laval donnent plus du tiers des cours au 1er cycle.

Les travailleuses et les travailleurs de la catégorie 2 du CHU de Québec choisissent la CSN

Ce matin, à l’hôpital du Saint-Sacrement, la Commission des relations de travail (CRT) a dévoilé le résultat du vote à l’issue duquel 5109 travailleuses et travailleurs ont fait leur choix entre la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ).

« Nous sommes heureux du résultat de cet important vote imposé par la Loi 30, à la suite de la fusion des cinq centres hospitaliers de Québec. Pour la CSN, il s’agit d’un gain pour les membres de la catégorie 2 à l’issue de la campagne qui aura duré plus de trois mois. La supériorité de notre organisation locale ayant été reconnue par la majorité, nous représenterons désormais près de 3000 membres avec qui nous allons travailler pour que nos milieux de travail offrent de bonnes conditions favorisant un service hors pair à toute la population », de préciser Michel Mongrain, président du STT du CHU de Québec-CSN. Malgré ce gain dans la catégorie 2 (membres du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers), la CSN n’a toutefois pas remporté le vote dans la catégorie 3 qui compte 2082 membres du personnel de bureau, techniciens et professionnels de l’administration.

Seul les salarié-es de la seconde catégorie se sont majoritairement prononcés en faveur de la Fédération de la santé et des services sociaux-CSN (FSSS-CSN) par le biais d’un scrutin postal tenu entre le 9 novembre et le 12 décembre.

« Pour la FSSS-CSN, le résultat de ce vote confirme l’importante place de notre fédération dans le secteur de la santé et des services sociaux. Nous étions déjà l’organisation la plus représentative qui offre les meilleurs services, ce qui explique, en grande partie, le choix exprimé par les travailleuses et les travailleurs de la catégorie 2. Afin d’améliorer leurs conditions de travail et, du même coup, la qualité des services dispensés à la population, nous préparons déjà la prochaine ronde de négociations dans le secteur public. Que ce soit dans ce cadre ou sur le terrain, nos nouveaux membres seront à même de constater qu’ils ont fait le bon choix », de souligner Guy Laurion, vice-président de la catégorie 2.

« Au nom du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches-CSN (CCQCA), je tiens à souhaiter la bienvenue à tous les membres de la catégorie 2 qui viennent tout juste de joindre la CSN, tout en soulignant que nous sommes fiers de les compter parmi nous. Lors de la campagne, les travailleuses et les travailleurs des établissements ciblés par ce vote ont été à même de constater l’importance de nos organisations et ont donc choisi leur allégeance en ce sens. C’est d’ailleurs avec enthousiasme que nous travaillerons avec les membres du syndicat pour que les milieux de travail soient plus respectueux des femmes et des hommes qui dispensent les soins et les services à la population au quotidien », de déclarer Ann Gingras, présidente du CCQCA.

« La CSN est fière des résultats du scrutin dans les cinq centre hospitaliers de Québec et ses constituantes. Au nom du comité exécutif de la CSN, nous désirons saluer chaleureusement la venue de nouvelles travailleuses et de nouveaux travailleurs au sein de notre confédération. Nous leur garantissons toute notre solidarité, tout notre appui et nous les remercions de leur confiance. Nous leur assurons notre support indéfectible, notre respect de leur autonomie et notre soutien autant dans les décisions qui seront prises conformément à leurs intérêts, que dans leurs efforts pour améliorer leurs conditions de travail », d’assurer de concert Denise Boucher et Jean Lacharité, respectivement vice-présidente et vice-président de la CSN.

La CSN se dote d’une politique industrielle

Les quelque 200 délégué-es présents au conseil confédéral de la CSN ont adopté la politique industrielle qui sera mise en avant par la centrale syndicale. Celle-ci s’intitule Avenir du secteur manufacturier et industriel québécois : Pour une intervention structurée et un développement durable. Elle contient une dizaine de propositions englobant l’ensemble de la problématique, du rôle de l’État aux conditions permettant l’exploitation et la transformation des ressources, en passant par le développement durable. Elle est le fruit des travaux menés conjointement avec la Fédération de l’industrie manufacturière et la Fédération du commerce sur l’avenir du domaine manufacturier dans notre société.

Les secteurs visés par cette politique touchent la transformation alimentaire, les mines et les transformations métalliques, l’industrie du bois, du papier et de la forêt, l’aluminium, l’industrie chimique et celle des plastiques. « Avec ces secteurs, nous misons sur notre expertise et sur nos ressources naturelles, tout en insistant sur la nécessité de développer de nouveaux produits de pointe », d’expliquer la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque.

« C’est par dizaines de milliers que l’on compte les pertes d’emplois dans ce secteur et les causes en sont nombreuses. En une décennie, environ 160 000 emplois ont été éliminés, de rappeler Francine Lévesque. Contrairement à d’autres qui pensent que ce secteur ne peut que décliner, la CSN fait, elle, le pari qu’il est possible, voire nécessaire, de développer une économie nationale forte et diversifiée, dans laquelle le secteur manufacturier jouera un rôle important, avec des retombées dans toutes les régions du Québec. Pour y parvenir, il nous faut minimalement s’assurer de deux choses : bien cibler les secteurs que l’on veut développer et obtenir le soutien concret de l’État. »

Un secteur manufacturier robuste
Selon la CSN, une société moderne ne peut prospérer sans un robuste secteur manufacturier. C’est une industrie structurante pour toute notre économie. « Exporter nos produits a toujours été une marque de commerce de notre économie, pas exporter nos emplois ! d’affirmer la vice-présidente. Au cours des prochaines semaines et des prochains mois, nous interpellerons notamment les gouvernements fédéral et provincial pour promouvoir auprès d’eux notre vision du développement industriel. »

Un dialogue social actif
La première proposition contenue dans cette politique vise à ce que le gouvernement du Québec se dote d’un cadre institutionnel pour permettre un dialogue social actif. Les partenaires socio-économiques, dont les syndicats, pourraient y échanger en continu sur tous les aspects de la politique économique et sociale, notamment sur la politique industrielle.

Au ministre Réjean Hébert de tracer une ligne claire

L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ et la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui représentent plus de 200 000 travailleuses et travailleurs du réseau public, réclament du ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, qu’il donne des indications claires aux établissements de santé à l’égard des multiples projets de réorganisation dans les soins à domicile.

En effet, loin de réévaluer leur démarche et critiqués de toutes parts, plusieurs CSSS au Québec poursuivent activement des projets dits d’« optimisation des soins à domicile ». Concrètement, ceux-ci consistent à imposer aux professionnel-les travaillant sur le terrain des méthodes de travail et d’évaluation qui ne sont pas adaptées à la réalité des services humains qu’ils dispensent. Ces changements organisationnels ont un impact négatif sur la qualité de vie et sur la satisfaction au travail des salarié-es et nient également leur autonomie professionnelle.

En outre, si quelques CSSS brandissent des résultats démontrant que le personnel voit plus de patients, de nombreux intervenants et de nombreuses intervenantes déplorent la déshumanisation des services et, par conséquent, une diminution de la qualité. Enfin, les syndicats croient que ces ressources financières seraient plus profitables si elles étaient investies dans les services aux citoyennes et aux citoyens plutôt que dans de lucratifs contrats, souvent octroyés de gré à gré, à des entreprises externes pour former des cadres aux méthodes de contrôle de l’emploi du temps des salarié-es.

Le ministre interpellé
Ainsi, l’APTS, la FIQ et la CSN demandent au ministre Réjean Hébert de faire connaître sans tarder les conclusions du bilan qu’il a demandé à chaque CSSS sur ce type de contrats. Par ailleurs, les organisations syndicales l’enjoignent de donner aux CSSS la directive claire de procéder à de véritables travaux d’organisation du travail, dans lesquels les travailleuses et les travailleurs et leurs syndicats joueront un rôle central, dans le but d’améliorer l’accessibilité aux soins à domicile. Le ministre a déjà indiqué que selon lui, les interventions de consultants en management comme Proaction ne sont pas des démarches d’organisation du travail. D’ailleurs, les trois organisations syndicales ont chacune conclu des ententes avec le ministère portant sur l’organisation du travail, dans leurs conventions collectives respectives, afin de baliser d’authentiques démarches en ce sens. Celles-ci doivent nécessairement être paritaires et déboucher sur une amélioration des conditions de travail et de la satisfaction au travail ainsi qu’à l’amélioration des services.

Des solutions à proposer
« Nos membres œuvrent au quotidien sur le terrain. Des propositions pour améliorer les processus et offrir au final plus de services et de meilleure qualité, nous en avons. Nous ne comprenons pas pourquoi certains établissements persistent à nous imposer ces solutions qui ne tiennent aucunement compte des préoccupations de celles et de ceux qui tiennent les services à bout de bras. D’autres établissements ont choisi, avec succès, de miser sur de véritables travaux paritaires, associant réellement les travailleuses et les travailleurs du début à la fin de la démarche, et cela donne de bons résultats », souligne la présidente de la FIQ, Régine Laurent.

« Dans de nombreux établissements, il y a eu et il y a toujours des exercices d’organisation du travail qui se font de façon paritaire, donc avec les syndicats. Ni les CSSS ni les agences n’ont su jusqu’à maintenant nous expliquer de façon satisfaisante pourquoi ce modèle ne serait pas applicable dans les soins à domicile. Quant à nous, les Proaction et consorts ne font pas d’organisation du travail. Ils font de la formation de cadres et la contribution des salarié-es se limite à minuter leurs interventions quotidiennes : ils ne sont aucunement consultés sur ce qu’ils constatent comme problèmes et sur les solutions qu’ils privilégient », explique le vice-président de la CSN, Jean Lacharité.

Ressources financières
Les syndicats se questionnent également sur l’utilisation judicieuse des fonds publics, soit plusieurs millions de dollars sur l’ensemble du territoire québécois. « Les sommes allouées à ces entreprises privées auraient été mieux investies en services directs à la population. Nous croyons fermement qu’on peut améliorer l’accessibilité aux services en travaillant concrètement à l’organisation du travail, mais ce n’est pas non plus une formule miraculeuse. Il devra aussi y avoir de l’argent frais injecté dans les soins à domicile si on souhaite vraiment atteindre nos objectifs. Le Québec est parmi les provinces qui investissent le moins dans ces soins : on ne peut pas compter que sur le dévouement du personnel pour combler ce retard », ajoute la 1re vice-présidente de l’APTS, Johanne McGurrin.

À propos
L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) représente 29 000 professionnel-les, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux. La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ compte plus de 62 000 salarié-es dans les soins infirmiers et cardiorespiratoires. Quant à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), elle regroupe près de 115 000 travailleuses et travailleurs de toutes les catégories d’emploi dans le réseau public de services de santé et sociaux, réunis au sein de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) et de la Fédération des professionnèles (FP-CSN).

L’accessibilité aux études supérieures, une responsabilité sociale !

À quelques heures de l’ouverture de la deuxième consultation sur l’enseignement supérieur, la CSN réitère que l’accessibilité aux études supérieures est une responsabilité sociale et que tout doit être mis en œuvre pour favoriser l’égalité des chances.

Le modèle et les moyens mis en place pour accroître l’accessibilité aux études supérieures doivent être préservés et même bonifiés selon Pierre Patry, trésorier, qui présentera les orientations de la CSN sur l’accessibilité, demain à Trois-Rivières. « L’État est garant d’un système d’éducation démocratique. Au cours des cinquante dernières années, il a déployé diverses mesures qui ont fait la différence, que ce soit la création du réseau collégial gratuit, présent sur l’ensemble du territoire, l’élargissement du réseau universitaire par la présence de l’Université du Québec dans plusieurs régions, le gel des droits de scolarité et le programme d’aide financière aux études. »

La CSN revendique une pleine reconnaissance par le gouvernement de l’apport des cégeps dans le développement régional et dans la préparation aux études universitaires. « L’enseignement collégial est l’une des spécificités québécoises et la formation préuniversitaire collégiale offre, non seulement une formation générale riche et pointue, mais prépare aussi avec pertinence à la formation universitaire », soutient Pierre Patry.

Quant à la question des droits de scolarité, la CSN estime qu’on ne peut en nier l’impact sur la capacité des étudiants de poursuivre leurs études ainsi que sur la composition des cohortes, du fait qu’elle diminue le taux de participation des moins nantis. La CSN croit que le Québec doit se doter d’une politique fondée sur le principe de la gratuité scolaire à tous les ordres d’enseignement et, à défaut de pouvoir atteindre cet objectif dans l’immédiat, consentir à exclure définitivement toute augmentation à moyen et à long termes.

Fondée en 1921, la CSN regroupe trois fédérations du réseau de l’éducation, soit la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ), la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP) et la Fédération des professionnèles (FP). Elle représente la majorité des personnels qui œuvrent dans les établissements d’enseignement supérieur.

La CRT accrédite un huitième établissement

Les dix employé-es du dépanneur Couche-Tard du 6331 boulevard Henri-Bourassa Est, à Montréal-Nord ont remporté une belle victoire ce matin. Leur syndicat CSN vient en effet de recevoir son accréditation de la Commission des relations du travail (CRT) à l’issue d’un vote secret tenu hier. Ils sont le huitième groupe d’employé-es de la chaîne de dépanneurs à obtenir la reconnaissance de leur syndicat.

La CRT avait ordonné le tenue d’un tel vote secret afin de confirmer que la majorité des employé-es de l’établissement souhaitent se syndiquer. Le vote s’est déroulé dans un endroit neutre dans les environs du magasin.

L’employeur a tenté d’influencer le vote en laissant planer toutes sortes de menaces en cas de syndicalisation. Les employé-es ne se sont pas laissés intimider : « Nous sommes très satisfaits de l’issue de ce vote. Nous formons un syndicat pour nous faire respecter et mettre fin à l’arbitraire par exemple en ce qui a trait aux horaires de travail. Nous considérons que notre gérant abusait de son pouvoir en nous menaçant pour des riens, en changeant nos conditions de travail au gré de ses humeurs. Ce temps-là est fini ! Nous pourrons nous soutenir les uns les autres pour nous assurer que tout le monde est traité avec respect et équité » d’expliquer une employée de ce Couche-Tard, Marie-France Chalifoux.

Ces travailleuses et ces travailleurs se réuniront prochainement pour adopter leur projet de négociation. Celle-ci pourra ensuite commencer dès le début de 2013. Les travailleuses et les travailleurs syndiqué-es des Couche-Tard réclament le respect de leurs droits, notamment ceux prévus aux normes du travail. Ils recherchent également des améliorations aux conditions de santé de sécurité au travail, des augmentations de salaire allant jusqu’à 12,80 $ l’heure, pour les préposé-es, ainsi que quatre journées de maladie payées, puisqu’ils n’en ont aucune actuellement.

Tous les employé-es de Couche-Tard qui souhaitent se syndiquer peuvent contacter la CSN de façon confidentielle au : 1 800 947-6177.

À propos La CSN représente une centaine de travailleuses et de travailleurs de Couche-Tard œuvrant dans des dépanneurs de la Montérégie, du Cœur-du-Québec, des Laurentides et de Montréal.

Le syndicat réitère l’importance de la santé et de la sécurité au travail

À la suite de l’accident de travail survenu au cours des dernières heures au mont Sainte-Anne, les membres du comité exécutif du Syndicat des employés de la station de ski Mont Sainte-Anne tiennent à souhaiter un prompt rétablissement à leur collègue grièvement blessé. Leurs pensées vont à sa famille et à ses proches en cette période difficile. Afin de ne pas nuire au bon déroulement de l’enquête menée par la Commission de la santé et de la sécurité du travail, le syndicat ne fera aucun commentaire supplémentaire à ce propos. Il tient tout de même à réitérer que la santé et la sécurité au travail constituent une priorité pour tous ses membres.

De son côté, la CSN rappelle que de tels accidents sont malheureusement encore trop nombreux. « Depuis plusieurs années, nous organisons la Semaine nationale de la santé et de la sécurité au travail, précise Jean Lacharité, vice-président de la CSN et responsable de ce dossier. Pour nous, la prévention et l’élimination à la source des dangers sont des questions primordiales. Employeurs et syndicats doivent en faire une priorité. »

Affilié à la Fédération du commerce, le Syndicat des employés de la station de ski Mont Sainte-Anne compte 350 membres.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les lock-outés de l’hôtel Maritime interpellent les dirigeants du groupe Tidan

Les salarié-es de l’hôtel Maritime, en lock-out depuis bientôt quatre mois, interpelleront aujourd’hui les dirigeants de l’entreprise Tidan à l’occasion de leur souper de Noël. À l’approche du temps des fêtes, les propriétaires de l’hôtel seront ainsi appelés à contribuer à une guignolée à l’attention des lock-outés, sans salaire depuis le 30 août dernier. Cette collecte aura lieu face au Nouvel Hôtel, aussi propriété du groupe Tidan, dès 17 h ce soir, à l’angle du boulevard René-Lévesque et de la rue Saint-Mathieu.

Malgré 23 ententes de principe obtenues par différents syndicats prenant part aux négociations coordonnées de l’hôtellerie, le groupe Tidan refuse toujours de s’entendre avec ses employé-es de l’hôtel Maritime. Les dernières offres patronales, jugées nettement insuffisantes par les syndiqué-es et comportant plus de 25 nouvelles demandes de recul des conditions de travail, ont été rejetées par ceux-ci à 97 % lors d’un vote tenu à scrutin secret le 23 novembre dernier.

Tout au long des négociations, l’employeur a multiplié les pratiques intimidantes envers les syndiqués, allant même jusqu’à violer certaines dispositions du Code du travail. Le 5 septembre dernier, un avis de licenciement collectif a été envoyé à l’ensemble des salarié-es afin de forcer un règlement. Le 24 octobre, la Commission des relations du travail réprimandait la direction de l’hôtel pour avoir utilisé des briseurs de grève malgré le conflit de travail en cours.

À ce jour, 23 syndicats du secteur de l’hôtellerie de la CSN ont obtenu des ententes de principe. Les nouvelles conventions collectives, qui viendront à échéance à l’été 2016, comportent les mêmes améliorations de conditions de travail. Des augmentations salariales de 3 % par année seront accordées au cours de cette période. Les employeurs hausseront également leur contribution au régime de retraite de 2 % du salaire gagné. Des gains importants ont aussi été obtenus sur l’ensemble des demandes communes quant à la protection des emplois. Les clauses visant à restreindre le travail des cadres ont ainsi été renforcées. D’autre part, les programmes de service réduit d’entretien ménager des chambres ne pourront avoir pour effet de diminuer le nombre d’heures travaillées par les salarié-es. Enfin, les employeurs auront dorénavant l’obligation d’afficher les postes laissés vacants, et ce, selon leurs statuts.

Au Québec, la présente ronde de négociation coordonnée regroupe 35 syndicats représentant 5500 travailleuses et travailleurs du secteur de l’hôtellerie dans les régions du Grand Montréal, de Québec, de l’Estrie, de la Montérégie et de l’Outaouais. Fondée en 1921, la CSN rassemble 300 000 membres, et ce, tant dans les secteurs public que privé.

Les profs en grève toute la semaine

Les quelque 1000 professeurs et maîtres de langue du Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal (SPUQ–CSN) sont à nouveau en grève ce matin et pour une durée de 5 jours. À la fin de la semaine, c’est l’assemblée générale du syndicat qui décidera de la poursuite ou non de la grève.

Le 10 mars dernier après plus de 21 mois de négociation et tous les moyens déployés par le syndicat pour obtenir, entre autres, des conditions de travail équivalentes aux professeurs des autres universités québécoises, les membres du SPUQ–CSN ont considéré qu’une intensification des moyens de pression, comprenant un mandat de cinq jours de grève, était le seul moyen pour faire entendre raison à l’employeur.

La pression monte à l’hôtel des Seigneurs de Saint-Hyacinthe

Les employé-es (CSN) de l’hôtel des Seigneurs de Saint-Hyacinthe se sont prononcés à l’unanimité à scrutin secret en faveur de l’exercice de moyens de pression, à l’exclusion de la grève générale illimitée.

La convention collective est échue depuis le 31 décembre dernier, les syndiqué-es souhaitent améliorer leurs conditions de travail localement. Ils veulent aussi obtenir les mêmes avantages que ceux négociés jusqu’ici par la Fédération du commerce de la CSN (FC–CSN) dans le cadre des négociations coordonnées de l’hôtellerie entreprises l’été dernier.

Demandes locales

En plus des augmentations de salaire totalisant 13 % que sont allés chercher les travailleuses et les travailleurs de 30 autres hôtels, ceux de l’hôtel des Seigneurs demandent un ajustement salarial. Il revendique un raccord de 1,50 $ l’heure pour chacun des titres d’emploi.

Toujours au chapitre des enjeux locaux, ils exigent, pour l’essentiel, le maintien du statut d’employé à temps plein, l’encadrement de l’ajout du nombre d’heures travaillées, et l’amélioration de la confection des horaires de travail

Demandes communes

Les travailleuses et les travailleurs de l’hôtel de Seigneurs aimeraient bien décrocher les mêmes avantages que ceux négociés jusqu’ici par FC–CSN dans le cadre des négociations coordonnées de l’hôtellerie :

  • une réduction de la charge de travail des préposées aux chambres ;
  • des mesures favorisant la conciliation entre la famille et le travail ;
  • des dispositions limitant les recours aux agences de personnel ;
  • des augmentations de salaire totalisant 13 % ;
  • l’amélioration du régime de retraite ;
  • la bonification des assurances collectives ;
  • des jours de maladie ;
  • l’amélioration des procédures de griefs et d’arbitrage ;
  • un contrat de travail de trois ans et demi se terminant le 30 juin 2012.

L’employeur et le syndicat doivent se rencontrer en négociation à cinq reprises d’ici le 26 mars. Le syndicat représente 290 employé-es

10 syndicats – 2 conflits

Des 40 syndicats participant à cette ronde de négociations de l’hôtellerie, dix sont toujours à la recherche d’un accord : le Holiday Inn Longueuil, en lock-out depuis le 17 juillet ; le Sheraton Four Points, en grève générale depuis le 25 août ; le Holiday Inn Centre-ville ; le Mahi ; le Day’s Inn ; le Ritz-Carlton ; le Comfort Inn de Pointe-Claire ; le Comfort Inn de Dorval ; le Château-Cartier de Gatineau et l’hôtel des Seigneurs de Saint-Hyacinthe.

Au total, la FC–CSN compte 37 500 membres, dont 6500 dans les hôtels du Québec. De ce nombre, environ 5500 font partie de la ronde de négociations coordonnées 2008, soit les membres des syndicats de 40 hôtels totalisant 11 500 chambres. La CSN compte aujourd’hui 300 000 membres dans tous les secteurs d’activité.

Les professeurs de l’UQAM en grève reçoivent de nombreux appuis !

Les représentants de syndicats et associations de professeur-es de nombreuses universités ont parlé d’une seule et même voix ce midi : ils ont donné leur appui aux membres du Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal (SPUQ–CSN), en grève aujourd’hui.

À l’occasion de brèves allocutions prononcées à la Grande Place du pavillon Judith- Jasmin dans le cadre de cette journée de grève, les professeur-es et maîtres de langue de l’UQAM ont en effet reçu des messages de solidarité provenant de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université, ainsi que des syndicats de professeur-es de Concordia, de l’Université du Québec à Trois-Rivières, de l’Université du Québec à Chicoutimi, de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, de l’Université du Québec en Outatouais, de l’Univesité du Québec à Rimouski-Lévis, de TÉLUQ et de l’Université de Sherbrooke. Le président du syndicat des étudiants empoyé-es a aussi donné son appui, ce midi.

Le SPUQ–CSN a déjà reçu l’appui des professeur-es de l’Université McGill et du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université du Québec à Montréal (SCCUQ-CSN).

En rencontre avec la presse, la présidente du SPUQ–CSN, Michèle Nevert, a rappelé que « cette journée de grève a pour objectif d’amener l’administration de l’UQAM à effectuer un dépôt complet de ses offres en réponse aux demandes syndicales pour discussions par la suite. » Elle a aussi ajouté : « nous avons fait la démonstration que nous avons été très patients et très raisonnables ».

En effet, la convention collective est échue depuis le 31 mai 2007. Le projet syndical avait été déposé avant son échéance. La demande principale des professeur-es porte sur l’embauche, sur quelques années, de 300 nouveaux professeur-es. Les professeur-es de l’UQAM souhaitent également obtenir des conditions salariales équivalentes à celles de leurs collègues des autres universités québécoises. Le comité exécutif du SPUQ–CSN possède le mandat de déclencher trois autres journées de grève s’il n’y a pas de progrès à la table de négociation.

Le SPUQ–CSN représente quelque 1000 professeur-es et maîtres de langue.

Les syndiqués en lock-out du Roi du Coq Rôti resserrent les rangs

Convoqué à une séance de conciliation le 13 février dernier, c’est avec consternation que le Syndicat des travailleurs et travailleuses du Roi du Coq Rôti – CSN a appris la dernière décision de l’employeur quant à la vocation future de sa rôtisserie. À cette occasion, les propriétaires ont avisé le syndicat que dorénavant la rôtisserie opérerait sans ses livreurs, mettant à la rue du même coup des travailleurs qui ont plus de 25 ans de loyaux services. La réouverture serait donc possible mais uniquement avec un service au comptoir.

« Les frères Perreault n’ont pas fini de nous surprendre par leur décision. Cette décision ne s’expliquant nullement par des raisons financières, les conclusions ne sont pas trop difficiles à tirer. Par ailleurs, cette décision manque carrément de respect envers une clientèle qui n’a d’autre choix que d’utiliser le service de la livraison », déclare Jean Lacharité, président du Conseil central de l’Estrie.

« Ces propriétaires n’ont jamais accepté de négocier, ils ont toujours voulu le pouvoir et à n’importe quel prix, force est de le constater encore une fois. Je ne peux m’empêcher d’imaginer ce que leur père penserait de tout cela. Ils ont reçu un précieux héritage et ils sont en train de le dilapider petit à petit. Monsieur Perreault, père, a bâti cette entreprise, l’a fait prospérer et regardez ce qu’ils en font, c’est tellement triste », a-t-il conclu.

Réunis en assemblée générale vendredi soir dernier, les travailleuses et travailleurs ont pris la décision d’appuyer les livreurs dans une proportion de 97%. « Nous entrerons au travail tous ensemble ou pas du tout, » a déclaré Robert Labrecque, rôtisseur et vice-président du syndicat. «Nous sommes une famille, nous n’accepterons pas d’entrer au travail sans eux, c’est impensable», a ajouté Christelle Lemieux, caissière-réceptionniste.

« Les livreurs sont émus et touchés par la solidarité du groupe » a mentionné Serge Lemay, président du syndicat et livreur.

Jean Lacharité conclut en répétant aux frères Perreault que le syndicat est prêt à négocier, aucune demande n’étant exagérée dans cette négociation, il faut juste un peu d’humilité et surtout un peu d’humanité.

Une ordonnance oblige Multi-Marques à cesser de faire appel à des briseurs de grève

Une ordonnance oblige Multi-Marques à cesser de faire appel à des briseurs de grève

La Commission des relations du travail a émis une ordonnance afin de forcer Multi-Marques Distribution, le plus important producteur de pains au Québec, à ne plus utiliser les services de briseurs de grève. Rappelons que le 18 mai dernier, l’entreprise a mis en lock-out 162 employé-es à son centre de Laval, le plus important complexe de ses huit établissements de boulangerie et distribution.

Dans sa décision émise le 22 juillet, la commissaire Andrée St-Georges a en effet ordonner à Multi-Marques de cesser d’utiliser à Laval les services de salariés ou de cadres travaillant dans un autre de ces établissements. Elle ordonne aussi de ne plus affecter d’autres salariés de son centre de Laval pour faire le travail des syndiqué-es en lock-out.

Cette ordonnance fait suite au rapport d’enquête du ministère du Travail. Il y a un mois, l’enquêteur du ministère avait conclu que Multi-Marques contrevenait aux dispositions anti-briseurs de grève du Code du travail. La commissaire ordonne en outre de ne plus utiliser les services de huit personnes qui contrevenaient aux dispositions anti-briseurs de grève lors de l’enquête du ministère du Travail.

Rappelons que les employé-es du Centre de distribution de Laval s’opposent à ce que Multi-Marques donne leur travail en sous-traitance. « Pour nous, c’est une question de survie. Nous nous battons pour garder nos emplois », affirme le président du syndicat, Yves Bourguignon.

Multi-Marques produit les pains de marques suivantes : Bon matin, Chaumière d’or, Durivage, Gailuron, New-York New-York, Petite Douceur et Pom. Au centre de Laval, ceux et celles qui sont en lock-out voient normalement à la distribution de ces produits de boulangerie sur une bonne partie du territoire du Québec. Le lock-out touche également les mécaniciens du garage du centre de Laval.