À quelques mois des élections, le Conseil central des Laurentides réclame un réseau de l’éducation qui favorise l’égalité des chances. Réunis en assemblée générale aujourd’hui, des militantes et des militants de la CSN des Laurentides ont tenu à dénoncer le bilan lamentable du gouvernement de la CAQ en éducation et exiger des changements.
Les salarié-es du réseau de l’éducation et de l’enseignement supérieur sont aux premières loges pour constater les effets des coupes budgétaires et des mauvaises décisions gouvernementales sur les élèves. Le gel d’embauche fait mal, l’état de nos écoles laisse à désirer et le manque de services aux élèves est préoccupant. À cela s’ajoute une hausse marquée de la violence dans les milieux scolaires, une réalité qui fragilise le personnel et nuit directement au climat d’apprentissage.
« Notre réseau d’éducation devient de plus en plus inégalitaire et ne parvient plus à remplir les grandes promesses de la Révolution tranquille. Les coupes budgétaires et l’école à trois vitesses atteignent directement la qualité des services dans les écoles publiques. Avec les élections qui approchent, il est temps d’entendre les partis politiques sur leurs engagements en éducation. À la CSN, ce qu’on veut, c’est un système d’éducation public, inclusif, accessible et gratuit », lance la présidente du Conseil central des Laurentides, Chantal Maillé.
« Beaucoup quittent le réseau parce qu’ils n’en peuvent plus. Si rien ne change, il n’y aura bientôt plus personne pour assurer ces fonctions essentielles. Investir en éducation, c’est investir dans l’avenir du Québec. Le prochain gouvernement devra faire de l’accès à une éducation publique de qualité une véritable priorité, avec un financement à la hauteur des besoins », ajoute Karen Belzil, présidente par intérim du Syndicat du personnel de soutien Pierre-Neveu (CSN).
« Les compressions budgétaires et le sous-financement de nos écoles ne nuisent pas seulement aux élèves : ils mettent aussi en péril la santé psychologique du personnel. Au Centre de services scolaire des Laurentides, 48 % du personnel de soutien est en détresse psychologique élevée et 22% envisage de quitter son emploi. Un système d’éducation qui épuise celles et ceux qui le portent ne peut assurer l’égalité des chances. Il est urgent d’agir », mentionne la présidente du Syndicat des employé-e-s de soutien de la Commission scolaire des Laurentides CSN, Geneviève Bastien.
Faire front pour le Québec
La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un Québec qui agit pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics qui permettent de s’occuper de la population et pour enclencher la transition juste.
À propos
Fondé en 1969, le Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL–CSN) regroupe 88 syndicats et plus de 22 000 membres. Il est l’un des 13 conseils centraux de la CSN couvrant le territoire québécois.
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui oeuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.






