En décembre 2025, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention communautaire (STTIC) ont voté une résolution novatrice. Celui-ci permettra au syndicat de rembourser à l’avance les dépenses reliées aux repas des salarié-es libérés pour activités syndicales.
Un coup de pouce qui aide grandement, dans un contexte d’insécurité alimentaire, alors que ce fléau touche de plus en plus la classe moyenne selon l’Observatoire québécois des inégalités.
Entre 2019 et 2023, la proportion de la population, dite de la classe moyenne, en situation d’insécurité alimentaire est passée de 8 % à 18,5 %. Ce dernier pourcentage représente 322 000 personnes.
« Notre monde œuvre en intervention communautaire, nos travailleurs et travailleuses ne font pas de gros salaires, relate la présidente par intérim du STTIC, Rosalie Bezeau-Faucher. Ils sont de la classe moyenne. »
« Le syndicat a constaté qu’avec la hausse du coût de la vie des dernières années, il était difficile de joindre les deux bouts, poursuit-elle. Certains membres justifiaient qu’ils ne mangeaient pas lors de libérations syndicales en prétextant ne pas avoir faim ou en disant qu’ils allaient manger plus tard. »
Ne voulant pas rendre les gens inconfortables en abordant cette situation encore taboue dans la société, cette solution d’avance de fonds vient régler efficacement le problème.
« Nous ne voulions pas que les gens se sentent mal à l’aise. C’est malheureux que ça soit tabou, ça ne devrait pas l’être », plaide la présidente.
Cette initiative est venue s’ajouter à une autre déjà mise en place par le syndicat en 2023, soit le tirage de cartes-cadeaux d’épiceries dans les assemblées générales et lors d’événements syndicaux. Un incitatif qui, d’autre part, leur a permis de régler le problème de quorum.










