Actuellement membre du comité confédéral LGBT+ de la CSN et fondatrice du comité de la diversité sexuelle et de la pluralité des genres de la FNEEQ–CSN, Dominique conçoit le syndicalisme et la défense des droits de la personne comme deux combats indissociables. Au sein de son syndicat local, elle a mis pendant plusieurs années son engagement au service de l’avancement des droits et de la reconnaissance des minorités sexuelles.
Pour Dominique, « l’essence même du syndicalisme est la recherche de la justice. C’est une force structurante qui nous donne les moyens de mener nos luttes jusqu’au bout.
C’est grâce à la volonté de la confédération de lutter sur tous les fronts qu’on parvient à faire avancer la société et à mettre en place des mesures concrètes pour défendre les droits des minorités sexuelles », affirme-t-elle.
Katia Lelièvre, vice-présidente de la CSN et responsable politique du comité LGBT+, souligne que l’impact social de la CSN va de pair avec l’engagement de militante comme Dominique Dubuc. « La CSN a eu de l’influence dans le respect des libertés des communautés LGBT+, notamment grâce à l’implication de personnes aussi brillantes que Dominique. C’est cette diversité de perspectives et de luttes qui fait la force de notre mouvement aujourd’hui », affirme-t-elle.
Dominique constate toutefois avec inquiétude que, malgré des avancées importantes, les minorités sexuelles se retrouvent de plus en plus dans la ligne de mire de discours démagogiques. « Les minorités sexuelles, au sens large, servent aujourd’hui de boucs émissaires pour tout ce qui ne fonctionne pas dans notre société. Nous nous sommes battus pendant des décennies pour que nous et nos enfants ayons les mêmes droits que tout le monde. Or, on observe maintenant qu’il est politiquement payant de stigmatiser et de marginaliser davantage certaines communautés », déplore-t-elle.










