1. Amazon
Champion poids lourd de l’antisyndicalisme. Un premier entrepôt se syndique au Québec. Résultat, Amazon ferme tout et jette 4500 personnes à la rue. Punir, intimider, enrayer les syndicats : une multinationale prête à tout pour écraser les droits des travailleuses et des travailleurs. Le TAT tranchera et, souhaitons-le, la solidarité vaincra.

2. Béton Provincial
Acheter, verrouiller, appauvrir. Béton Provincial a mis 50 salariés en lock-out, fin 2024, en pleine saison morte, après l’acquisition des installations de Demix. La récompense pour plusieurs années de service : la rue. Gel salarial, retraite abolie, assurances charcutées. Un manuel du parfait mauvais boss. Malgré cela, les gars demeurent déterminés à se faire respecter !

3. Renaud-Bray
Le mépris patronal en format poche. Déjà reconnue coupable de négociation de mauvaise foi, l’entreprise Renaud-Bray s’entête : rémunération à peine au-dessus du salaire minimum, briseurs de grève, refus de négocier et fermeture. Plus d’un an de conflit et une seule stratégie : user, décourager, fermer, pour tenter de faire taire les voix syndicales. Inadmissible. Point.

4. Société de transport de Montréal
Plus de 120 rencontres, zéro volonté. La STM a sciemment joué la montre, comptant sur les lois spéciales et le recul des droits syndicaux pour bloquer toute entente. Négocier ? Non. Éterniser le processus et compter sur l’affaiblissement des droits des travailleuses et travailleurs ? Oui. Une société publique qui se comporte comme le pire des employeurs privés.

5. Gouvernement du Québec
Salaires gelés en services préhospitaliers, en milieu correctionnel ou à l’aide juridique. Primes fantômes, droits piétinés… Comme employeur, force est de constater que Québec fait piètre figure. Il laisse traîner les négociations dans plusieurs secteurs parapublics et affaiblit la prévention en santé et sécurité du travail. Donner l’exemple ? Raté. Exploiter par des politiques anti-travailleuses et anti-travailleurs ? Réussi.










