Deux syndicats CSN ont conclu des ententes avec la Place des Arts (PDA) cet automne, dans des contextes de négociation aux atmosphères bien différentes. La Place des Arts, complexe culturel majeur à Montréal, où l’on retrouve diverses salles de spectacles, est gérée par une société d’État québécoise.
Deux jours de grève
Le Syndicat des préposé-es au stationnement de la Place des Arts a dû tenir deux jours de grève pour que leur employeur entende raison. Les travailleuses et travailleurs étaient sans contrat de travail depuis mars 2022. À l’automne 2025, ils ont perdu patience jusqu’à débrayer les 4 et 14 septembre, soir du gala des Prix Gémeaux, célébré à la PDA.
Ils revendiquaient des hausses salariales équivalentes à celles obtenues dans le secteur public. Les membres réclamaient aussi la protection de leur plancher d’emploi, en réaction aux nouvelles technologies implantées par l’employeur.
Grâce à leur mobilisation, ils ont réussi à gagner 28 % d’augmentation sur sept ans, une bonification de l’indemnité de maladie, la reconnaissance de l’indemnité des jours fériés non travaillés, l’octroi de jours de libérations syndicales et des mesures d’atténuation des impacts des nouvelles technologies. Les membres ont adopté l’entente à 92 %, le 11 octobre dernier.
Même pas 20 séances
Du côté du syndicat des placeurs et des ouvreuses, la nouvelle convention collective s’est réglée en moins de 20 séances de négociation.
« La négo portait principalement sur les enjeux salariaux. Les deux parties ont été très efficaces. Nous étions en mode exploratoire. Le ton à la table était très positif », affirme la nouvelle présidente du syndicat, Jennifer Dharmaratnam.
Les travailleuses et travailleurs ont atteint les paramètres salariaux du secteur public, incluant une clause de protection du pouvoir d’achat indexée sur l’IPC, des primes pour les repas et la double affectation. Ils ont voté à 95 % en faveur de l’entente de principe le 12 novembre dernier.
Chapeau !










