Devant l’impasse qui perdure depuis plusieurs mois à la table de négociation, les travailleuses et travailleurs de la résidence Jardins Logidor déclencheront une grève du 3 au 7 juin 2026. Par cette mobilisation, ils entendent envoyer un message sans équivoque à leur employeur, Cogir Immobilier : il est temps de les prendre au sérieux.
Une troisième résidence en grève en moins d’un mois
La résidence Jardins Logidor devient ainsi la troisième RPA du groupe Cogir à déclencher une grève au cours des 30 derniers jours, ce qui témoigne d’un problème structurel dans les négociations.
« Le fait que les syndiqué-es d’une autre résidence de Cogir déclenchent la grève démontre que l’employeur applique une stratégie uniforme à travers ses établissements », souligne Marlène Ross, porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN. « L’objectif de la direction est clair : étirer les négociations pour épuiser les travailleuses et travailleurs et leur imposer des ententes au rabais. »
Elle ajoute : « Pour Cogir, c’est une question de profit. Chaque concession arrachée aux salarié-es est perçue comme un gain pour les actionnaires. » Pendant ce temps, plusieurs employé-es des RPA figurent parmi les moins bien rémunérés du secteur et peinent à joindre les deux bouts.
Si rien ne débloque aux tables de négociation, il faut s’attendre à une intensification des mobilisations, et pas seulement à Logidor, mais aussi dans les autres RPA présentement en conflit avec Cogir.
Refus de s’appauvrir
De son côté, Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, dénonce fermement la situation :
« Les travailleuses et travailleurs des RPA accomplissent un travail essentiel en prenant soin de nos aîné-es — souvent dans des conditions exigeantes — et le font avec un dévouement remarquable. Qu’ils et elles soient contraints de faire la grève simplement pour exiger de leur employeur de ne pas les appauvrir est honteux. »
Elle conclut : « Il est hors de question de laisser Cogir imposer son approche. Les salarié-es méritent mieux et la CSN, ses fédérations et ses conseils centraux les appuieront jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause. »