Gatineau, le 19 mai 2026 — Dans un contexte de pression persistante sur la main-d’oeuvre, des mesures concrètes sont déployées dans le réseau de la santé et des services sociaux afin de renforcer l’attraction, la rétention et la reconnaissance du personnel.
À la suite des dernières négociations dans le secteur public entre la CSN et le gouvernement du Québec, une enveloppe de 9 millions de dollars a été prévue pour attirer la main-d’oeuvre et améliorer la rétention du personnel dans la région. Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux de l’Outaouais–CSN (STTSSSO–CSN) et le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) mettront en place trois initiatives structurantes pour contribuer à pallier la pénurie de main-d’oeuvre.
1. Prime à l’embauche
Une prime à l’embauche pouvant aller jusqu’à 6 000 $ est offerte aux nouvelles personnes salariées dans plusieurs titres d’emploi en pénurie ou en difficulté d’attraction, notamment dans certains métiers liés à l’entretien des établissements, les préposé-es aux bénéficiaires, les intervenants spécialisés, etc. Cette mesure vise à favoriser le recrutement au CISSS de l’Outaouais et à assurer le maintien de services de qualité à la population.
2. Reconnaître l’expérience : un montant lié à l’ancienneté
Pour les personnes salariées déjà en poste, une prime liée à l’ancienneté sera versée annuellement. Cette bonification, qui peut atteindre 500 $, constitue une reconnaissance concrète de leur engagement au sein du CISSS de l’Outaouais.
3. Soutenir les milieux ruraux : une prime pour le travail en région
Une prime de travail en région viendra soutenir les équipes qui offrent des services dans les installations du CISSS de l’Outaouais situées dans le Pontiac, la Vallée-de-la-Gatineau, les Collines-de-l’Outaouais et la Petite-Nation. Cette mesure est particulièrement importante pour des services essentiels, comme le soutien à domicile, notamment pour les patientes et des secteurs ruraux.
Un signal clair pour le réseau
Ces mesures visent à attirer, valoriser et retenir le personnel, tout en assurant la stabilité des équipes ainsi que la continuité des soins et des services à la population.
« Ces mesures représentent un pas concret, bien qu’insuffisant, pour soutenir notre personnel et répondre aux défis actuels du réseau. Les résultats qui seront mesurés à la fin des trois projets pilotes serviront de balises pour convaincre le gouvernement et Santé Québec de mettre en place des mesures adaptées à la réalité de l’Outaouais et des autres régions frontalières du Québec, et, ultimement de mettre fin à la sous-traitance, une pratique coûteuse qui n’améliore pas les services. Ce qu’il faut, ce sont des salaires et des conditions de travail qui répondent aux besoins de nos travailleuses et travailleurs. » déclare Alain Smolynecky, président du STTSSSO–CSN
« Je salue ces initiatives du CISSS de l’Outaouais et du STTSSSO–CSN. Les primes à l’embauche, la reconnaissance de l’ancienneté et le soutien aux milieux ruraux sont des mesures concrètes pour attirer et retenir le personnel. En Outaouais, chaque emploi perdu au profit de la sous-traitance représente une expertise de moins dans nos services publics et de l’argent public qui quitte notre région. Investir directement dans notre monde est la bonne voie à suivre. » affirme Alfonso Ibarra Ramirez, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais–CSN (CCSNO–CSN)
« C’est un bon début, on se réjouit de la réalisation d’une entente allant dans le sens des objectifs des régions qui éprouvent des difficultés, notamment en termes de recrutement et de rétention du personnel tout en mettant un frein supplémentaire à la privatisation en Outaouais. C’est un bel exemple qu’avec de la volonté, on est capable de trouver des solutions. » mentionne Carole Duperré, vice-présidente pour le secteur public de la Fédération de la Santé et des services sociaux–CSN (FSSS–CSN).
Ces mesures seront mises en place dès mai 2026 et seront reconduites annuellement jusqu’à la fin de 2028. Elles représentent un investissement de
8 887 205 $ dans la main-d’oeuvre du CISSS de l’Outaouais. La différence sera utilisée par d’autres organisations de l’Outaouais également visées par la convention collective de la FSSS–CSN.
À propos
Ce communiqué s’ajoute à la suite de l’entrevue accordée par le PDG du CISSSO à TVA le 13 mai 2026. Le Dr Marc Bilodeau, PDG du CISSSO, sur l’hantavirus et le budget accordé par Santé Québec – TVA Gatineau
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux de l’Outaouais–CSN regroupe près de 5 900 travailleuses et travailleurs du CISSS de l’Outaouais, soit l’ensemble du personnel de la catégorie 2 (le personnel paratechnique, auxiliaire et de métiers) et de la catégorie 3 (le personnel de bureau, les techniciennes et techniciens, et les professionnelles et professionnels de l’administration).
Fondé en 1919 par l’association ouvrière de Hull, le Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CCSNO–CSN) regroupe maintenant plus de 12 000 travailleuses et travailleurs répartis dans quelque 70 syndicats affiliés, provenant de huit fédérations qui couvrent l’ensemble des secteurs d’activité de la région.
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), est une force reconnue du syndicalisme au Québec. Elle compte plus de 140 000 membres dont 80 % sont des femmes. Les membres de la FSSS–CSN oeuvrent principalement dans le réseau de la santé et des services sociaux ainsi que dans le réseau des services de garde.