À la table de négociation, l’employeur refuse de considérer les contre-propositions financières du syndicat, pénalisant les éducatrices, mais aussi des centaines de parents de la région.
Plutôt que d’ouvrir la discussion avec le comité de négociation, la direction a préféré déposer une demande au Tribunal administratif du travail (TAT) pour forcer la fin de la grève et la reprise des services minimaux au CPE, et ce, dès le premier jour de l’entrée en vigueur de la loi 14. Le 6 février, le gouvernement a finalement accepté la demande patronale, en adoptant un décret en ce sens. Au moment d’écrire ces lignes, le TAT n’avait pas encore rendu de décision. Toute la CSN suit ce dossier de près. Il s’avère le premier cas d’application de cette loi, dont nous avions dénoncé l’adoption, car elle menace l’équilibre du rapport de force, au détriment des salarié-es.
Depuis trois mois, les employées du Jardin de Robi paient très cher pour l’entêtement acharné de leur employeur. Lors des derniers conseils fédéraux de la FSSS–CSN et de la FEESP–CSN, et aussi lors du conseil confédéral de décembre, les travailleuses ont pu compter sur un généreux élan de solidarité de la part du mouvement. Au terme de ces trois événements, une somme frisant les 25 000 $ a été amassée, leur permettant ainsi de se tenir debout, fortes et fières, jusqu’à l’obtention d’un règlement satisfaisant.
« La générosité de nos camarades nous touche beaucoup », souligne Nathalie Duperré, présidente du Syndicat des travailleuses des centres de la petite enfance et des bureaux coordonnateurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean. « Grâce aux sous récoltés, les travailleuses peuvent tenir la minute de plus. Les appuis qu’elles reçoivent quotidiennement durant cette importante lutte sont très précieux. »










