Les cols bleus de Saint-Mathias-sur-Richelieu adoptent l’entente de principe

Réunis en assemblée générale mardi soir, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs municipaux de Saint-Mathias-sur-Richelieu–CSN ont voté à 89 % pour l’entente de principe.

« Sans convention collective depuis 2022, les cols bleus vont enfin obtenir une première augmentation salariale en quatre ans dans les prochaines semaines. Avec l’inflation que l’on vit ces dernières années, il était temps que l’employeur accepte les termes de l’entente », affirme Josée Dubé, 2e vice-présidente de la Fédération des employées et des employés de services publics–CSN et responsable politique du secteur municipal.

Rappelons que le 22 septembre dernier, une entente avait été conclue entre les parties à la table de négociation. Mais au moment de la réception des textes, l’employeur avait fait volte-face et avait ajouté des éléments substantiels non négociés.

L’entente conclue la semaine passée et finalisée hier dans la journée permet aux salarié-es d’aller chercher une augmentation salariale de 20,25 % sur cinq ans avec un rattrapage pour les journaliers spécialisés et les mécaniciens. Ils ont également obtenu des gains sur le plan des vacances et des congés sociaux. Le syndicat a été chercher notamment plus de sécurité d’emploi pour ses membres, un éclaircissement des règles qui encadrent les heures supplémentaires et la garde de fin de semaine.

« Les cols bleus de Saint-Mathias-sur-Richelieu ont été plus que patients. Ils peuvent être fiers de leur mobilisation sur le terrain. Ils étaient prêts à faire la grève pour obtenir le respect. Et c’est ce qu’ils ont obtenu », soutient le secrétaire-trésorier du Conseil central de la Montérégie–CSN, Dany Chamberland.

À propos
Les dix membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs municipaux de Saint-Mathias-sur-Richelieu–CSN sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central de la Montérégie–CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Entente de principe avec la ville

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs municipaux de Saint-Mathias-sur-Richelieu–CSN est parvenu à une entente de principe concernant les conditions de travail des cols bleus. Cette entente sera présentée aux membres du syndicat la prochaine semaine.

L’entente est intervenue au cours de la journée avec la ville de Saint-Mathias-sur-Richelieu. Rappelons que les salarié-es sont sans contrat de travail depuis 2022 et qu’ils n’ont reçu aucune augmentation salariale depuis.
Aucune entrevue ne sera accordée d’ici à ce que les membres se prononcent sur le contenu de l’entente.

À propos
Les dix membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs municipaux de Saint-Mathias-sur-Richelieu–CSN sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central de la Montérégie–CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Gardienne Inc., sitôt syndiquées, les éducatrices se munissent d’un mandat de moyen de pression

Réunies en assemblée générale vendredi dernier, les travailleuses de la garderie La Gardienne Inc. se sont dotées à l’unanimité d’un mandat de moyens de pression.  

« Notre objectif c’est de nous donner des conditions gagnantes pour négocier de la façon la plus productive possible, mais on a malheureusement dû se munir d’un mandat de moyens de pression puisque plusieurs signaux patronaux nous laissent croire que la négociation ne sera pas facile », explique la présidente du syndicat Marie-Laurence Ménard. 

Depuis le début du processus de syndicalisation, certaines éducatrices ont vécu des changements à leurs conditions de travail qui soulèvent des préoccupations, notamment en ce qui concerne des réductions d’heures et des communications liées à la sécurité d’emploi.  

« Les conditions de travail de ces éducatrices, ce sont les conditions dans lesquelles les enfants vivent au quotidien. Elles méritent le respect », explique la présidente par intérim du Conseil central de la Montérégie –CSN, Annick Primeau.  

Négociation à venir
Le syndicat, accrédité depuis octobre, a également adopté ses demandes en vue de la première négociation qui sera entamée en janvier. Ces dernières permettraient de favoriser la rétention des travailleuses, de mettre fin à l’arbitraire et au manque de respect de leur employeur et obligeront le respect des règles ministérielles. Le syndicat ajoute que si elles étaient intégrées à leurs conditions de travail, ces revendications représenteraient un pas important pour la valorisation du travail important que font chaque jour les membres du syndicat auprès des enfants. 

Béton Provincial, de glace après un an de lock-out

Il y a un an jour pour jour, la direction de Béton Provincial, chef de file de l’industrie au Québec, mettait ses 50 employés de Longueuil et de LaSalle en lock-out, les privant ainsi des prestations de chômage auxquelles ils auraient eu droit la semaine suivante pour traverser la saison froide.

Depuis ce jour, l’entreprise de l’homme d’affaires de Matane, André Bélanger, n’a toujours pas changé de position à la table de négociation : laisser ses employé-es à la rue tant qu’ils n’accepteront pas un gel salarial de quatre ans, une abolition de leur régime de retraite et une réduction substantielle de la couverture de leur assurance collective.

« Rien ne semble émouvoir la direction de Béton Provincial. Un véritable cœur de pierre », déplore le premier vice-président de la CSN, François Enault. « Le syndicat a multiplié les relances à la table de négociation, des gestes concrets ignorés les uns après les autres par Béton Provincial. Malheureusement ce type de lock-out, qui prive les travailleurs de leurs revenus depuis un an, ne semble pas faire partie des priorités du ministre du Travail… »

Une manifestation de solidarité envers la cinquantaine de lock-outés a eu lieu ce midi aux abords du pont Jacques-Cartier.

« Il n’y a rien qui va nous casser, a lancé Jean-François Gagné, opérateur de bétonnière et porte-parole du syndicat. Si les gars sont encore dans la rue aujourd’hui, à tenir une ligne de piquetage devant l’usine jour après jour, c’est qu’ils tiennent à leurs conditions de travail. On ne demande pas la lune, on veut juste maintenir nos acquis. »

Le président du Conseil central du Montréal métropolitain, Bertrand Guibord, a témoigné de la grande solidarité du mouvement CSN. « Partout où ils vont, les gars de Béton Provincial reçoivent un grand appui des syndicats qu’ils rencontrent. Et ça, André Bélanger le sait. Ce n’est pas vrai qu’on abandonne un des nôtres, surtout pas quand une entreprise se met à acheter ses concurrents et entreprend de niveler les conditions de travail de tout un secteur vers le bas. »

Car c’est ce dont il s’agit : après avoir acheté l’entreprise Demix en avril 2024, Béton Provincial a déposé une offre financière au syndicat qui représente les employés de LaSalle et Longueuil : un gel salarial de quatre ans, suivi d’augmentations annuelles de 2 % en 2028 et 2029. L’employeur exige aussi la fin de sa contribution au régime de retraite, laquelle correspond à 5,5 % du salaire gagné, pour la remplacer par une « prime » de 0,50 $ l’heure travaillée. Béton Provincial souhaite également réduire sa contribution au régime d’assurance collective pour le substituer par un nouveau régime modulable beaucoup moins avantageux.

Le Syndicat des travailleurs de Béton Provincial (LaSalle-Longueuil)–CSN représente les 50 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de ces deux sites. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), au Conseil central de la Montérégie–CSN et au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Syndicat des travailleuses et travailleurs du réseau express métropolitain (REM) (FEESP– CSN)

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 24 octobre, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du réseau express métropolitain (REM– CSN a été accrédité pour représenter :

Toutes et tous les salarié-es au sens du Code du travail, du service à la clientèle et du centre d’appel.

Les travailleuses et travailleurs du service à la clientèle ainsi que du centre d’appel du REM ont choisi de se joindre au STT du réseau express métropolitain (REM–CSN), qui représente déjà les inspectrices et inspecteurs du réseau, afin d’unir leurs forces et de faire respecter leurs droits.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du réseau express métropolitain (REM–CSN) est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics au Conseil central de la Montérégie et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Gardienne (FSSS–CSN)

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 16 octobre 2025, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Gardienne – CSN a été accrédité pour représenter :

Toutes et tous les salarié-es au sens du Code du travail.

Les travailleuses ont choisi d’adhérer à la CSN pour se faire respecter et faire entendre leur voix. Malgré la réaction féroce de leur employeuse face à la syndicalisation, elles font preuve d’une solidarité exemplaire et d’une détermination remarquable afin d’établir des relations de travail justes et équitables.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central de la Montérégie et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

La CSN dénonce les abolitions de postes prévus dans la période des fêtes au CISSS de la Montérégie-Est

La CSN dénonce l’austérité au CISSS de la Montérégie-Est alors que l’employeur annonce des abolitions de postes. Pour le Conseil central de la Montérégie et le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CISSSME-CSN, ces abolitions de postes auront un impact direct sur les services. La CSN appelle la population à faire front contre les mauvaises décisions gouvernementales touchant nos services publics.

Des abolitions de postes lourdes de conséquences

Lors d’une rencontre entre la direction du CISSS de la Montérégie-Est (CISSSME) et le STTCISSSME-CSN la semaine dernière, il a été annoncé que le CISSSME affiche actuellement un déficit de 24 millions de dollars, qui pourrait atteindre 48 millions d’ici la fin de l’année. Face à cette réalité, Santé Québec a contacté la direction de l’établissement pour lui signifier que le CISSSME figure parmi les trois pires états financiers du réseau, et aurait exigé une restructuration afin d’améliorer la situation.

Le CISSSME a donc indiqué qu’il procèderait à des coupes de postes prochainement, sans en spécifier de nombres ou de secteurs. Des abolitions pourraient même être décidées durant la période des fêtes, ce qui est particulièrement déplorable. Plusieurs membres du STTCISSSME vivent déjà des situations financières difficiles et peinent à joindre les deux bouts — une telle annonce en cette période ne ferait qu’aggraver leur précarité. C’est une véritable claque au visage que de faire porter les conséquences des déficits aux travailleuses et travailleurs du réseau, alors qu’ils sont causés par le désinvestissement et le sous-financement du réseau par le gouvernement de la CAQ et ceux qui l’ont précédé.

Cette demande de Santé Québec à la direction du CISSSME et la décision de couper des postes ne peut que mettre encore plus à mal le réseau de la santé et des services sociaux en Montérégie, déjà affaibli par un sous-financement chronique. C’est d’ailleurs toute la Montérégie qui pourrait en souffrir, puisque les services jeunesse (la direction de la protection de la jeunesse) sont tous centralisés au CISSSME, qui couvre donc toute la région.

Faire front contre un gouvernement essoufflé qui attaque nos services publics

Ces coupes se produisent aussi dans un contexte d’essoufflement de la CAQ : après sept ans au pouvoir, le gouvernement caquiste n’est pas parvenu à améliorer l’accès aux soins pour la population, ni à mettre fin à la crise du logement, ni à permettre aux salarié-es d’augmenter leur pouvoir d’achat. Le bilan de sa gestion de nos services publics restera marqué par l’austérité, par des projets inefficaces de centralisation (comme Santé Québec) et par des scandales économiques comme SAAQclic et Northvolt. Ainsi, plutôt que d’agir sur ces enjeux prioritaires pour la population, la CAQ cherche des boucs émissaires et tente de faire diversion, notamment en s’attaquant aux travailleuses et travailleurs et à leurs syndicats.

La dénonciation de ces coupes en Montérégie s’inscrit donc dans la campagne Faire front pour le Québec, lancée récemment par la CSN. Dans les prochaines semaines, la confédération multipliera d’ailleurs les actions pour dénoncer le bilan désastreux du gouvernement et pour réclamer des mesures favorisant les travailleuses et les travailleurs, la préservation de notre État social et la mise en place de mesures pour favoriser la transition juste.

« Des milliers de travailleuses et de travailleurs vivent d’une paie à l’autre. La privatisation et l’austérité frappent nos services publics. L’inaction est ce qui reste en tête quand on pense aux deux mandats de la CAQ pour l’avenir de notre planète. Le gouvernement a perdu le contrôle et veut changer de sujet en s’attaquant aux syndicats. On les voit venir à des milles à la ronde et nous allons faire front dans les prochaines semaines pour le Québec qu’on veut », lance la présidente par intérim du Conseil central de la Montérégie, Annick Primeau.

À propos

Le Conseil central de la Montérégie–CSN représente plus de 31 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 205 syndicats provenant de toutes les fédérations de la CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les employé-es d’Aliments BCI votent la grève

La production pourrait être compromise au cours des prochains jours chez Aliments BCI, important fabricant de soupes qui emploie 165 personnes à Saint-Hyacinthe, en Montérégie. Réunis en assemblée générale dimanche, les travailleuses et les travailleurs ont voté à 97 % en faveur d’un mandat de grève.

Après 15 rencontres de négociation, les parties ne sont toujours pas parvenues à s’entendre sur les façons de prémunir les employé-es des nombreux changements de postes entrainés par les problèmes de recrutement que rencontre l’employeur. La stabilité des horaires de travail est également en jeu : la direction d’Aliments BCI souhaiterait pouvoir avoir encore plus de flexibilité pour modifier les horaires de travail de ses employé-es.

« Notre monde est déjà tanné d’avoir à remplacer régulièrement des postes que l’employeur n’arrive pas à pourvoir; l’employeur voudrait aujourd’hui qu’on lui donne toute la latitude de changer les horaires comme il veut, quand il veut – ça n’a juste pas d’allure ! », déplore le président du Syndicat des salarié-es d’Aliments BCI (CSN), Sylvain Provençal.

« La direction d’Aliments BCI voudrait jeter aux poubelles des pans entiers de la convention collective, alors qu’elle est déjà aux prises avec des problèmes de recrutement de main-d’œuvre et de formation à l’interne qui affectent ses opérations », regrette pour sa part le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

La présidente du Conseil central de la Montérégie, Audrey Benoit, souhaite que le mandat de grève adopté hier envoie un message clair à l’employeur. « Ça fait six mois que la convention est échue, 18 mois que les employé-es n’ont pas eu d’augmentation. Maintenant, c’est le temps de négocier sérieusement. »


À propos

Le Syndicat des salarié-es d’Aliments BCI (CSN) regroupe 165 travailleuses et travailleurs. Il est affilié au Conseil central de la Montérégie–CSN, qui regroupe 31 000 travailleurs de la région, ainsi qu’à la Fédération du commerce–CSN, présente dans le secteur agroalimentaire partout au Québec. Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Béton Provincial a utilisé des scabs, conclut le ministère du Travail

Alors qu’un lock-out sévit depuis dix mois aux installations de Béton Provincial situées à LaSalle et à Longueuil, un rapport d’enquête dévoilé aujourd’hui par le ministère du Travail conclut que l’entreprise a utilisé des briseurs de grève, en contravention avec les dispositions du Code du travail.

C’est à la suite d’une plainte déposée par le syndicat représentant les 50 opérateurs de bétonnière, mécaniciens et hommes de cour qu’une enquête pour utilisation de briseurs de grève a été initiée par le ministère du Travail en juillet dernier. Le rapport publié aujourd’hui est sans équivoque : au moins trois personnes ont accompli, au site de Longueuil, des travaux d’entretien normalement effectués par les travailleurs, mis en lock-out le 5 décembre 2024 par Béton Provincial.

« Nous sommes confrontés à un employeur qui refuse de négocier depuis des mois et qui n’hésite pas à contourner la loi pour parvenir à ses fins », déplore le président du syndicat, Gilles Marleau. « Béton Provincial voudrait geler nos salaires pendant quatre ans, mettre fin à notre régime de retraite et charcuter nos assurances. On a été très clairs : cette proposition est inacceptable, que la compagnie vienne s’assoir pour négocier ! »

Après avoir acheté l’entreprise Demix en avril 2024, Béton Provincial, propriété de l’homme d’affaires André Bélanger, a déposé une offre financière au syndicat qui représente les employés de LaSalle et Longueuil : un gel salarial de quatre ans, suivi d’augmentations annuelles de 2 % en 2028 et 2029. L’employeur exige aussi la fin de sa contribution au régime de retraite, laquelle correspond à 5,5 % du salaire gagné, pour la remplacer par une « prime » de 0,50 $ l’heure travaillée. Béton Provincial souhaite également réduire sa contribution au régime d’assurance collective pour le substituer par un nouveau régime modulable.

« Il est tout à fait inacceptable que Béton Provincial, qui se targue d’être le chef de file de l’industrie du béton, contrevienne ainsi aux lois qui régissent les relations de travail », d’affirmer la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Après 10 mois de lock-out, il est temps que l’employeur revienne à la table de négociation et convienne d’un règlement satisfaisant. »

Le Syndicat des travailleurs de Demix (LaSalle-Longueuil)–CSN représente les 50 chauffeurs, mécaniciens et hommes de cour de ces deux sites. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), au Conseil central de la Montérégie–CSN et au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Syndicat National du Personnel de Francisation (FNEEQ–CSN)

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 25 juin 2025 le Syndicat National du Personnel de Francisation – CSN a été accrédité pour représenter :

Toutes et tous les salarié-es en francisation occupant les fonctions d’animatrice et d’animateur.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec, au Conseil central de la Montérégie et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

En se syndiquant, leur objectif est clair : intégrer la convention collective déjà négociée au niveau national pour les animatrices et animateurs en francisation dans les cégeps. Cette convention en vigueur dans plusieurs établissements d’enseignement prévoit des avantages significatifs pour le personnel de la francisation.

Parmi les gains concrets qu’offre cette convention : des augmentations salariales et monétaires importantes, une bonification notable de l’indemnité de vacances et une réduction de la charge de travail.

Ces améliorations ne sont pas hypothétiques, elles sont déjà en place ailleurs. En se syndiquant, ces travailleuses et travailleurs revendiquent l’équité, la stabilité et des conditions de travail à la hauteur de leur rôle essentiel dans l’intégration linguistique des nouveaux arrivants. C’est un pas important vers une plus grande justice et une reconnaissance concrète de leur contribution à la société québécoise.

Grève générale illimitée chez Béton Provincial à Saint-Hubert : les salarié-es ne veulent pas reculer

Le Syndicat des travailleurs de Demix Béton (St-Hubert) – CSN a déclenché la grève ce matin à 5 h 15. Ils demandent à l’employeur de retirer ses demandes de reculs.

En assemblée générale le 4 juillet dernier, les salariés de Béton Provincial de Saint-Hubert ont refusé à 92 % la dernière offre patronale, votant par le fait même, pour une grève générale illimitée. « Nous avons décidé de donner une chance à la négociation au mois de juillet. Mais, là, c’est trop long. L’employeur nous demande des reculs inacceptables. Il doit comprendre que nous sommes déterminés à conserver nos conditions de travail », affirme le président par intérim du syndicat, Patrick Fournier.

L’employeur demande des reculs à plusieurs niveaux : assurance collective, régime de retraite, horaires de travail, jours fériés et l’accès aux heures supplémentaires. Sans convention collective depuis le 1er mai, les salariés souhaitent maintenir leurs acquis ainsi qu’une augmentation salariale couvrant la hausse du coût de la vie.

« C’est inconcevable en 2025, avec un taux de chômage si bas, qu’un employeur demande des reculs de cette ampleur. Ces travailleurs sont à l’emploi de cette entreprise depuis des années. Ils possèdent une vaste expérience et ils ont développé une expertise précieuse. Et c’est parce qu’ils ont de bonnes conditions de travail qu’ils restent. L’employeur devrait voir ça ! » soutient Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

« Avec le conflit qui perdure du côté de Béton Provincial Longueuil – Lasalle, nous sommes désolés de constater une fois de plus, le manque de respect de cet employeur envers ses salariés », a-t-il ajouté.

« C’est la détermination des travailleurs de Béton Provincial à Saint-Hubert qui va faire débloquer la négociation. Ils peuvent compter sur notre appui dans cette grève jusqu’à ce qu’ils obtiennent une entente acceptable », a conclu Dany Chamberland, secrétaire-trésorier du Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN).

À propos :
Le Syndicat des travailleurs de Demix Béton (St-Hubert) compte environ 18 membres et est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), qui rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec. La CSN compte 330 000 membres répartis dans 2 000 syndicats, 8 fédérations et 13 conseils centraux, dont le CCATNQ–CSN. La CSN œuvre pour une société solidaire, démocratique, équitable et durable.

Dans la région, le Conseil central de la Montérégie–CSN rassemble près de 34 000 syndiqué-es issus des secteurs public et privé, regroupés dans plus de 200 syndicats. Pour sa part, la Confédération des syndicats nationaux compte plus de 330 000 membres présents dans tous les secteurs d’activité.

Le personnel de soutien de l’aide juridique vote en faveur de la recommandation du conciliateur

Les membres du Regroupement du personnel de l’aide juridique – qui réunit huit syndicats affiliés à la CSN – ont accepté à 78 % la recommandation du conciliateur hier en assemblée générale. Cette recommandation vient mettre fin à la grève de neuf jours. Les syndicats étaient sans contrat de travail depuis deux ans.

Le Regroupement a réussi à réaliser des avancées significatives et à bloquer les reculs demandés par l’employeur. Avec une même convention collective, les salarié-es ont maintenant toutes et tous le même droit à un horaire variable, au télétravail et à la semaine de quatre jours. Ils obtiennent également une augmentation salariale de 17,4 % sur 5 ans avec une clause d’IPC et les mêmes gains que le secteur public.

« Après deux ans de négociation et neuf jours de grève, nous nous réjouissons de mettre fin ainsi au conflit. La mobilisation et la détermination des membres ont permis d’améliorer nos conditions de travail et forcer l’employeur à retirer ses demandes de recul », affirme la présidente du Regroupement du personnel de soutien de l’aide juridique, Josée Désilets.

« Faire la grève est toujours un choix difficile à prendre, mais c’est ce qui a permis de débloquer la négociation. Au premier jour de la grève, l’employeur s’est réveillé et s’est assis avec le comité de négociation », explique la vice-présidente de la Fédération des employées et employés des services publics–CSN, Stéphanie Gratton.

Le conciliateur a été appelé en renfort au moment de négocier la rémunération. « Les lois québécoises détiennent des outils efficaces pour débloquer les négociations difficiles. Le ministre n’a pas besoin de diminuer notre droit de grève pour régler des conflits. Les travailleurs et travailleuses de l’aide juridique ont une fois de plus démontré l’utilité d’un droit de grève entier », conclut la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos
Le Regroupement des syndicats du personnel de soutien de l’aide juridique rassemble huit syndicats affiliés à la CSN, qui représentent environ 300 travailleuses et travailleurs dans différentes régions du Québec.

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

« Le Conseil du trésor doit nous entendre »

Des centaines de travailleuses et travailleurs du Regroupement du personnel de soutien de l’aide juridique ont manifesté ce midi devant les bureaux du Conseil du trésor à Québec pour faire débloquer la négociation sur les enjeux de rémunération. Ils entament leur 5e journée de grève.

« Le Conseil du trésor doit nous entendre ce midi. C’est lui qui donne les mandats à la partie patronale. Cette dernière est fermée à nos demandes monétaires. Nous sommes donc venus à Québec pour exprimer nos demandes directement au donneur de mandats », affirme Josée Désilets, présidente du Regroupement du personnel de soutien de l’aide juridique.

« Le Conseil du trésor détient la clé pour mettre fin à cette grève. Il ne manque que quelques éléments financiers à régler. Ils sont ici aujourd’hui parce qu’ils sont déterminés à obtenir de meilleures conditions de travail », explique Jimmy Ducharme, président du secteur des organismes gouvernementaux de la Fédération des employées et employés de services publics – CSN.

«  Le personnel de soutien de l’aide juridique a le droit, au même titre que d’autres organisations du secteur public, d’avoir une clause d’IPC, afin de s’assurer que leur augmentation salariale suive celle du coût de la vie », poursuit Katia Lelièvre, vice-présidente de la CSN.
Les salarié-es réclament, entre autres, une prime pour les formatrices et formateurs et une prime pour l’usage d’une langue seconde. Des demandes sectorielles sont également sur la table afin de répondre aux enjeux de rétention des différentes régions.

« Ces travailleuses et travailleurs sont un pilier de l’aide juridique, un service important pour les plus démunis de notre société. Leur travail dans l’ombre est indispensable et il mérite d’être reconnu avec une rémunération en ce sens », de conclure François Proulx Duperré, secrétaire général du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN).

À propos
Le Regroupement des syndicats du personnel de soutien de l’aide juridique rassemble huit syndicats affiliés à la CSN, qui représentent environ 300 travailleuses et travailleurs dans différentes régions du Québec.

La Fédération des employées et employés de services publics–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN regroupe 240 syndicats représentant plus de 45 000 membres. Son territoire s’étend sur les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

L’homme d’affaires André Bélanger de Béton Provincial dénoncé à Rivière-du-Loup

Plus de 250 manifestantes et manifestants se sont rassemblés au centre-ville de Rivière-du-Loup, ce midi, pour dénoncer les méthodes fortes employées par le PDG de Béton Provincial, André Bélanger, dans le conflit qui l’oppose à la cinquantaine de travailleurs de ses usines de LaSalle et Longueuil.

Mis en lock-out par Béton Provincial à quelques jours de Noël, les privant ainsi des prestations de chômage durant la période creuse de l’hiver, plusieurs de ces travailleurs en lock-out ont fait le déplacement jusqu’à Rivière-du-Loup aujourd’hui pour prendre part à la manifestation. Ils étaient accompagnés des représentantes et des représentants des syndicats de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) et du Conseil central du Bas-Saint-Laurent.

« Voilà maintenant six mois que Béton Provincial nous a jetés à la rue, privant de revenus les familles de 50 travailleurs », a déploré le président du syndicat, Gilles Marleau. « À la table de négociation, c’est toujours la même fermeture de l’employeur : gel de nos salaires pendant quatre ans, abolition de notre régime de retraite et diminution draconienne de sa contribution à notre régime d’assurance. Ne pas bouger de position en six mois, on ne peut pas dire que ça s’appelle de la négociation. »

Pour le président de la FIM–CSN, Kevin Gagnon, il est temps pour André Bélanger d’envoyer de véritables mandats à ses négociateurs afin d’en arriver à un règlement satisfaisant pour les deux parties. « Le syndicat a fait énormément d’ouvertures lors des dernières rencontres de négociation. Il est temps pour Béton Provincial de faire le bout de chemin qui lui revient. »

Nouvellement élue à la présidence du Conseil central du Bas-Saint-Laurent, Liette Ross a tenu à témoigner de la solidarité des syndicats de la région envers les lock-outés de Béton Provincial. « Ce n’est pas vrai que nous allons laisser André Bélanger niveler vers le bas les conditions de travail de tout le secteur du béton au Québec. Nombreux sont les syndicats CSN de la région qui ont été solidaires en contribuant au fonds de grève des lock-outés de Béton Provincial afin qu’ils puissent tenir la minute de plus et obtenir un règlement satisfaisant. »


À propos

Autrefois propriétés de Demix Béton, les usines de Longueuil et de LaSalle ont été rachetées en avril 2024 par Béton Provincial, acteur de premier plan de l’industrie au Québec. Le Syndicat des travailleurs de Demix (LaSalle–Longueuil)–CSN représente les 50 chauffeurs, mécaniciens et hommes de cour de ces deux sites.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Le personnel de l’aide juridique retourne en grève ce matin

Le Regroupement des syndicats du personnel de soutien de l’aide juridique affilié à la CSN a décidé de déclencher la grève une seconde fois pour faire comprendre à l’employeur qu’il tient à ses demandes sectorielles et de rémunération.

« Notre vis-à-vis doit comprendre que dans une négociation, nous sommes deux. Il ne peut pas simplement dire non à nos demandes sectorielles. Ce n’est pas négocier, ça ! Nous lui avons clairement démontré notre volonté de régler, c’est à son tour de nous offrir les améliorations souhaitées à nos conditions de travail », affirme la présidente du Regroupement des syndicats du personnel de soutien de l’aide juridique, Josée Désilets.

Les salarié-es réclament, entre autres, une clause d’IPC dans leur convention collective comme elle a été offerte au secteur public, une prime pour les formatrices et formateurs et une prime pour l’usage d’une langue seconde. Des demandes sectorielles sont également sur la table : stationnement gratuit dans toutes les régions et une prime d’éloignement pour la Côte-Nord.

« L’employeur ne peut continuer ainsi et tenir pour acquis ses employé-es qui souhaitent juste améliorer leur sort. Il doit prendre acte de leurs besoins et y répondre positivement », souligne Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

« Ce retour à la grève ce matin devrait faire comprendre à la partie patronale que les salarié-es sont déterminés comme jamais à obtenir des améliorations à leurs conditions de travail. L’employeur devrait être sensible aux demandes légitimes du personnel qui fait fonctionner l’aide juridique au quotidien », conclut la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos
Le Regroupement des syndicats du personnel de soutien de l’aide juridique rassemble huit syndicats affiliés à la CSN, qui représentent environ 300 travailleurs et travailleurs dans différentes régions du Québec. Il est affilié à la FEESP–CSN, laquelle regroupe 65 000 membres répartis dans 425 syndicats dans les services publics et parapublics.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Une négociation qui doit s’accélérer

À l’issue d’une tournée provinciale de consultations en assemblée, le secteur préhospitalier de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) constate que les paramédics de tout le Québec ont voté à plus de 99 % en faveur du déclenchement d’une grève générale, au moment opportun.

À l’occasion d’une rencontre de négociation aujourd’hui, à Québec, le comité de négociation des paramédics aura l’occasion d’indiquer à la partie patronale que les paramédics sont maintenant prêts à déclencher la grève si cela s’avère nécessaire. Rappelons que les conventions collectives des 3400 paramédics membres de la CSN sont échues depuis le 31 mars 2023, soit plus de deux ans.

« On demande à la partie patronale de passer en vitesse supérieure, explique le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN », Jean Gagnon. « À l’heure actuelle, on nous a déposé plusieurs principes et très peu d’éléments concrets. Selon les explications que nous avons reçues jusqu’à maintenant, les offres patronales n’aideront en rien à attirer de nouveaux paramédics dans la profession, ni à les retenir ! »

« On nous présente des offres salariales inférieures à ce que le gouvernement a négocié dans les autres secteurs », enchaîne-t-il. « Les employeurs nous demandent d’accepter plein de reculs à nos conditions de travail et ils ne répondent même pas à nos propres priorités, bien que nous les ayons expliquées à plusieurs reprises. Nos vis-à-vis en négociation ne semblent pas avoir les mandats nécessaires pour avancer. Assez, c’est assez ! Si on doit déclencher cette grève parce qu’on a l’impression qu’on n’avance plus à la table, le gouvernement de la CAQ en sera le seul responsable. »

Du côté de la partie syndicale, l’équipe de négociation est entièrement disponible pour s’engager dans une intensification afin de conclure une entente satisfaisante dans les meilleurs délais. « Nous invitons le gouvernement à profiter du fait que plusieurs ententes de principe ont été conclues au cours des derniers jours dans les organismes gouvernementaux pour créer du mouvement à la table de négociation des paramédics », poursuit la vice-présidente de la FSSS–CSN, Lucie Longchamps. « Il n’y a vraiment aucune raison pour le gouvernement de laisser traîner cette négociation ! Il faut mettre les bouchées doubles. Côté syndical, nous sommes prêts ! »

Enjeux
En plus d’une amélioration de leur rémunération pour refléter pleinement leurs responsabilités et compétences, les paramédics revendiquent, entre autres, le respect des horaires de travail, afin de lutter contre l’explosion des heures supplémentaires, et la bonification du régime de retraite, pour tenir compte de la réalité de cette profession exigeante, physiquement et mentalement.

À propos
Le secteur préhospitalier de la FSSS–CSN regroupe du personnel dans tout le Québec notamment près de 3400 paramédics. Ceux-ci travaillent pour la société d’État Urgences-santé, dans le Grand-Montréal, pour une coopérative ou encore pour une entreprise privée, tant dans les grandes villes que dans les secteurs ruraux.

La grève à l’aide juridique est suspendue

À la suite d’une offre de la partie patronale d’un blitz de négociation intensif cette semaine, les huit syndicats du personnel de soutien de l’aide juridique affiliés à la CSN ont accepté de suspendre leur grève.

« Nous avons eu des échanges avec la partie patronale tout l’après-midi vendredi dernier afin de trouver une façon d’accélérer le processus de négociation. Mais qu’on se le dise, si les parties ne parviennent pas à régler quelques enjeux cette semaine, nous sommes toujours prêtes à retourner en grève », a affirmé la présidente du Regroupement du personnel de soutien de l’aide juridique, Josée Désilets.

Rappelons que les membres du regroupement veulent qu’une seule convention soit mise en place pour tous les syndicats, offrant ainsi les mêmes avantages et une méthode d’application uniforme. Ils souhaitent entre autres à ce que les règles concernant le télétravail, le stationnement et l’horaire soient les mêmes pour tous.

À propos
Le Regroupement des syndicats du personnel de soutien de l’aide juridique rassemble huit syndicats affiliés à la CSN, qui représentent environ 300 travailleuses et travailleurs dans différentes régions du Québec. Il est affilié à la FEESP–CSN, laquelle regroupe 65 000 membres répartis dans 425 syndicats dans les services publics et parapublics.

Les employé-es de soutien de l’aide juridique déclenchent la grève

Les huit syndicats affiliés à la CSN du Regroupement des syndicats du personnel de soutien de l’aide juridique déclenchent la grève à 9 h ce matin. Les travailleuses et les travailleurs dénoncent la lenteur de la partie patronale à la table de négociation.

« Ça fait deux ans qu’on négocie et l’employeur refuse toujours d’avancer sur nos demandes. Après les votes de grève, nous avons senti une volonté de négocier de la partie patronale. C’était tout nouveau. On a fixé des séances en comité restreint pour accélérer le processus. Mais, ça n’avance pas assez vite. L’employeur doit comprendre que nous voulons régler maintenant », affirme la présidente du regroupement, Josée Désilets.

Pour une convention collective juste

Les salarié-es souhaitent uniformiser leurs conventions collectives et qu’elles soient appliquées de la même manière dans tous les bureaux. Ils souhaitent normaliser les enjeux suivants : les horaires de travail variables, le télétravail, l’intégration des nouvelles et des nouveaux et la définition des titres d’emploi. En ce moment, ces éléments sont appliqués selon le bon vouloir du directeur local.

Avec cette grève, les syndiqué-es veulent démontrer leur détermination à améliorer leurs conditions de travail.

« Depuis trop longtemps, leurs conditions de travail changent en fonction des régions où ils travaillent. Leur quotidien varie au gré de la volonté du gestionnaire régional. Ils devraient tous évoluer avec les mêmes conditions de travail, peu importe leur port d’attache », déclare Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

Pallier le gel d’embauche

« L’employeur veut mettre en place un bassin de secrétaires pour pallier les absences non remplacées, résultat du gel d’embauche imposé par le gouvernement. Personne ne veut de ce bassin; pas même les avocates et les avocats avec qui les secrétaires travaillent. L’austérité ne doit pas se faire sur le dos du personnel de soutien », croit Caroline Senneville, présidente de la CSN.

 

À propos

Le Regroupement des syndicats du personnel de soutien de l’aide juridique rassemble huit syndicats affiliés à la CSN, qui représentent environ 300 travailleuses et travailleurs dans différentes régions du Québec. Il est affilié à la FEESP–CSN, laquelle regroupe 65 000 membres répartis dans 425 syndicats dans les services publics et parapublics.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le personnel de soutien de l’Aide juridique adopte un mandat de grève

Les huit syndicats CSN du Regroupement du personnel de soutien de l’Aide juridique se sont dotés d’un mandat de grève de 10 jours avec un appui à 87 %. En négociation depuis deux ans, les travailleuses et les travailleurs en ont assez de la lenteur du processus.

Maintenant que les syndicats ont obtenu un mandat de grève avec une bonne majorité, le comité de négociation syndical s’attend à un changement de ton de la partie patronale lundi à la prochaine séance de négociation. S’il n’y a pas d’avancées significatives de la part de l’employeur, ils sont prêts à déclencher la grève.

Pas d’avancées
En deux ans, il n’y a aucune avancée à la table de négociation. « L’employeur n’a démontré aucune ouverture à nos demandes qui sont pourtant raisonnables. Nous demandons, en gros, que nos conditions de travail soient appliquées équitablement à travers le Québec, et non pas selon le bon vouloir du gestionnaire local. C’est une question de justice. Nous voulons toutes et tous un horaire variable, une politique de télétravail appliquée de la même façon partout, une meilleure intégration des nouveaux salarié-es et la même définition des titres d’emploi partout », déclare Josée Désilets, présidente du regroupement.
Les séances de négociations sont trop peu nombreuses, selon le syndicat. Les travailleuses et les travailleurs se sentent négligés par le Conseil du trésor. Avec ce mandat, ils veulent démontrer leur détermination à améliorer leurs conditions de travail.

Fin de la discrimination
« Parce qu’ils sont des employé-es de bureau, ils n’ont pas les mêmes droits que les avocats. Pourquoi paie-t-on le stationnement des avocats, mais pas celui du personnel de soutien ? Pourquoi donne-t-on une prime d’éloignement aux avocats en région, mais pas au personnel de soutien ? C’est une question de justice et d’équité », croit Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

« À cause du gel d’embauche imposé par le gouvernement du Québec en novembre dernier, l’employeur veut mettre en place un bassin de secrétaires pour pallier les absences non remplacées. Mais personne n’en veut, même pas les avocates et les avocats avec qui elles travaillent. L’austérité ne doit pas se faire sur le dos du personnel de soutien », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN.