Pourquoi seuls les recteurs accueillent favorablement le budget Leitão?

Les membres de la Table des partenaires universitaires (TPU), qui exigent un réinvestissement urgent pour soutenir la réalisation des missions universitaires, constatent encore une fois qu’ils ne sont pas entendus. « Lorsque l’on observe les effets délétères des trois derniers budgets du gouvernement du Québec, on constate que le manque de vision du gouvernement semble céder à une volonté de destruction systématique du service public qu’est l’université, et de surcroit avec l’accord des chefs d’établissement », dénonce les représentants de la TPU.
En effet, alors que tous les membres de la communauté universitaire ont accueilli avec déception le dernier budget Leitão, les chefs d’établissements sont les seuls de la communauté universitaire à s’en réjouir. « De deux choses l’une, soit les recteurs ne comprennent rien aux affaires universitaires, soit ils trouvent leur compte dans la manière dont sont actuellement allouées les ressources aux universités, leur permettant de s’octroyer des salaires et des avantages exorbitants aux dépens du personnel et des étudiants. » En gérant les universités comme des entreprises, les dirigeants ont relégué l’enseignement et la recherche au second plan.

« Comment en effet saluer le dépôt d’un budget qui pérennise les compressions récurrentes dont sont victimes les universités depuis quatre ans, suscitant la surcharge des personnes qui y travaillent et la détérioration des conditions d’études ? » L’investissement dans le béton et les partenariats forcés avec les entreprises sont plus susceptibles d’enrichir les amis du Parti libéral que d’améliorer la qualité de la vie universitaire.

La TPU est constituée des organisations suivantes :

  • Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ)
  • Conseil provincial du secteur universitaire (CPSU)
  • Conseil québécois des syndicats universitaire (CQSU)
  • Fédération des associations étudiantes universitaires québécoises en éducation permanente (FAEUQEP)
  • Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU)
  • Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN)
  • Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAECUM)
  • Fédération des professionèles (FP-CSN)
  • Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU)
  • La table des syndicats universitaires de la CSQ (TSUCSQ)

La FNEEQ-CSN demeure prudente face au réinvestissement dans l’éducation

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) prend acte de la réinjection de 500 millions de dollars sur trois ans dans le secteur de l’éducation et de 700 millions dans les infrastructures scolaires, annoncée lors du dépôt du budget du ministre des Finances, Carlos Leitão. Toutefois, elle considère cette somme insuffisante et constate que peu est consacré à l’enseignement supérieur.
« Tout nouveau réinvestissement est bienvenu. Par contre, cela ne compense pas tout ce qui a été coupé au cours des dernières années. La croissance des dépenses du gouvernement en matière d’éducation (3 %) couvre à peine les coûts de fonctionnement. De plus, tout le mal qui a été fait par les politiques d’austérité n’est pas entièrement réparable, même avec ces nouveaux millions », soutient la présidente de la FNEEQ-CSN, Caroline Senneville.

Seulement dans les universités, les budgets ont baissé de 5 %, soit 700 millions de dollars depuis 2012 alors que le nombre d’étudiants a grimpé de 10 %. Dans le réseau collégial, ce sont 150 millions qui ont été retirés des coffres depuis 2011. Et dans les commissions scolaires, plus d’un milliard a disparu au cours des six dernières années.

« Alors que le gouvernement soutient que l’éducation est une priorité, en plus d’avoir récemment scindé son ministère en deux pour accorder une place distincte à l’enseignement supérieur, les mots cégeps et universités apparaissent à peine dans ce budget. Le seul moment où on met l’accent sur ceux-ci, c’est pour parler d’adéquation formation-emploi. Où est donc l’importance de l’apprentissage et de l’épanouissement ? Par ailleurs, les 13 millions visant à favoriser la mobilité des étudiants québécois sont bien maigres pour assurer une pérennité des cégeps en région », conclut Caroline Senneville.

La FNEEQ-CSN prend acte des ajustements au Conseil des ministres

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) prend acte des ajustements auxquels le premier ministre a procédé en fin de journée hier, à la suite de l’annonce concernant l’état de santé du ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, M. Pierre Moreau.

« Dans un premier temps, nous souhaitons un prompt rétablissement à M. Moreau », indique Mme Caroline Senneville. la présidente de la FNEEQ-CSN.

« Dans un deuxième temps, nous tenons à signaler que nous accueillons favorablement le fait que l’on redonne sa place à l’enseignement supérieur en nommant Mme Hélène David à titre de ministre responsable de l’Enseignement supérieur. Cependant, nous aurions aimé que le volet recherche y soit rapatrié », affirme Mme Senneville. Quant à la nomination de M. Sébastien Proulx à titre de ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, la fédération ne doute pas qu’il aura fort à faire avec tous les dossiers qui sont en cours, d’autant qu’il demeure titulaire du ministère de la Famille.

« Nous solliciterons la tenue d’une rencontre dans les plus brefs délais tant avec avec M. Proulx qu’avec Mme David. Nous aurons à collaborer sur plusieurs dossiers et nous aimerions connaître leur vision et leur faire part de la nôtre », conclut Mme Senneville.

À la veille du dépôt du budget, la FNEEQ-CSN espère que le gouvernement et les deux nouveaux ministres en titre sauront traduire la nécessité de faire de l’éducation une priorité nationale pour le gouvernement du Québec.

À propos

La FNEEQ-CSN regroupe quelque 34 000 membres dans les cégeps, les universités et les établissements privés des ordres secondaire et collégial. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Les profs de cégep affiliés à la CSN entérinent l’entente de principe

Les 16 000 profs de cégep syndiqués à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) se sont prononcés en faveur de l’entente de principe négociée par le Front commun en décembre dernier. Au terme d’une consultation des 46 syndicats présents dans les cégeps du Québec, marquée par une forte participation, les membres ont également ratifié l’entente de principe intervenue à leur table sectorielle de négociation. Mais la fédération prévient que les textes de la convention collective ne seront signés que lorsqu’ils seront conformes aux échanges intervenus à la table de négociation.

« Au terme d’une longue lutte marquée par une très forte mobilisation et l’exercice de notre droit de grève, les enseignantes et les enseignants des établissements collégiaux sont parvenus, en solidarité avec les autres composantes du Front commun, à forcer le gouvernement à mettre de côté les paramètres financiers dans lesquels il voulait nous engloutir, indique la présidente de la FNEEQ-CSN, Caroline Senneville. Au début de cette négociation, le gouvernement ne parlait que d’efficience et d’optimisation, sans égard aux pratiques développées par le réseau collégial depuis plus de 40 ans. Nous sommes parvenus à bloquer l’ensemble des reculs qu’il voulait nous imposer, et ce, afin que les étudiantes et les étudiants puissent continuer de recevoir une éducation collégiale de qualité. »

Pour la première fois depuis la mise en place du programme d’équité salariale, les enseignants de cégep, à l’instar d’autres catégories d’emploi mixtes, ont été évalués et rangés selon la valeur réelle de leur emploi. « Après plusieurs années de mobilisation et de négociation, le Conseil du trésor a enfin reconnu notre appartenance à l’enseignement supérieur, ajoute Nicole Lefebvre, vice-présidente de la fédération. Cette reconnaissance s’accompagne d’un investissement de 80 millions dans la structure salariale des enseignants. Cette victoire, nous la devons aussi au Front commun et à la CSN qui ont su porter cette demande jusqu’à la dernière étape de la négociation. »

Les porte-parole de la FNEEQ-CSN se réjouissent également d’avoir su convaincre le gouvernement d’injecter 10 millions pour soutenir les étudiants en situation de handicap. La fédération veillera à ce que les directions d’établissements collégiaux injectent ces ressources pour soutenir les enseignants dans l’accompagnement de ces étudiants en difficulté. La présidente de la FNEEQ-CSN prévient toutefois le gouvernement que les conventions collectives ne seront pas signées tant que les textes ne représenteront pas les termes de l’entente convenue en décembre. « Le gouvernement ne peut modifier, à l’étape de l’écriture des textes de la convention, les paramètres sur lesquels nous nous sommes entendus, affirme Caroline Senneville. Jamais le Conseil du trésor n’a évoqué une quelconque volonté de diviser les paramètres salariaux de telle sorte que des groupes de travailleurs ayant des clauses de parité soient privés de l’ensemble des augmentations salariales négociées par le Front commun. Nous comptons des milliers d’enseignants dans le réseau universitaire et dans des établissements d’enseignement privés qui ont ces clauses dans leur convention collective, et ce, depuis des dizaines d’années. Il n’est pas question pour nous de les laisser tomber. »

À propos
La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe près de 35 000 membres dans les cégeps, les universités et les établissements d’enseignement privés des ordres secondaire et collégial. Elle est l’organisation la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

La CSN craint pour l’équité entre les différents bénéficiaires

La CSN souscrit à l’orientation du projet de loi 75 qui obligera uniquement les régimes de retraite en difficulté dans le secteur universitaire à restructurer leur service passé. Elle entretient toutefois des préoccupations concernant l’équité entre les cotisants, puisque dorénavant tous les bénéficiaires devront assumer leur part des coûts du régime sans pour autant avoir accès aux mêmes bénéfices.

« La CSN souhaitait que la restructuration du régime passé soit une mesure exceptionnelle et ciblée, et nous sommes satisfaits que le gouvernement l’ait vu ainsi. La remise en cause des droits acquis pour tous les régimes, que ce soit par la réduction des rentes promises ou par la suppression de l’indexation automatique des rentes de retraite, aurait fortement ébranlé la confiance des travailleuses et des travailleurs envers le gouvernement et envers le processus de négociation », a expliqué la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque.

Les régimes de retraite font partie intégrante des conditions de travail et des éléments négociables d’une convention collective, a-t-elle aussi rappelé. « Il était primordial de s’assurer que les travailleuses et travailleurs gardent confiance dans ce processus. »

Problèmes d’équité
La CSN s’inquiète du fait que tous les bénéficiaires devront assumer leur part des coûts pour les régimes, alors que certains d’entre eux pourraient ne pas pouvoir profiter des gains.

« Il faut bien cerner les différences entre les groupes : un professeur à temps plein, par exemple, n’a pas le même profil de carrière qu’un chargé de cours. Il est de plus important d’éviter de transférer vers certains groupes des coûts dont ils ne sont pas responsables. Une analyse sérieuse du régime et de ses bénéfices doit être faite », a enchaîné Francine Lévesque.

La CSN demande enfin au gouvernement de ne pas s’engager dans la voie du partage des déficits futurs à parts égales entre les participants et l’employeur. « Cette orientation a été adoptée dans le projet de loi sur les régimes de retraite du secteur municipal, qui pose de grandes difficultés depuis son adoption et qui est même carrément inapplicable dans la majorité des régimes », a plaidé Francine Lévesque.

Le gouvernement devrait s’inspirer bien davantage de la méthode de financement adoptée dans le cas des régimes du secteur privé, qui ont fait l’objet de travaux réalisés de façon conjointe par les représentants des organisations syndicales et patronales, sous l’égide du Comité consultatif du travail et de la main-d’œuvre (CCTM), estime en outre la CSN. « Le projet de loi 57 a fait l’objet de travaux sérieux testés par plusieurs intervenants, et les conclusions sont toutes très positives », a conclu Francine Lévesque.

À propos
La CSN est composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les Journées de la persévérance scolaire, l’affaire de tous!

La CSN est fière de souligner les Journées de la persévérance scolaire (JPS) au Québec qui débutent aujourd’hui et qui se terminent vendredi prochain.

« Pour nous, l’éducation est une priorité et la réussite scolaire de nos enfants doit être au cœur de nos préoccupations. Cette réussite passe non seulement par les élèves et les enseignants, mais aussi par les parents, le personnel de soutien et l’ensemble de la communauté. Garder nos enfants mobilisés et motivés pour éviter le décrochage scolaire est bénéfique pour tous », souligne la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève.

Comme le mentionnent les Journées de la persévérance scolaire, tout le monde connaît un héros ou une héroïne qui a fait la différence dans son parcours scolaire. Nous invitons donc le nouveau ministre de l’Éducation à jouer son rôle de superhéros pour que nos enfants puissent devenir des citoyennes et des citoyens instruits, intelligents, compétents et motivés.

L’apport du gouvernement

Bien que le gouvernement du Québec demeure un acteur clé de la persévérance scolaire, nous aimerions voir plus de volonté de sa part pour la soutenir, plutôt que de le voir s’acharner à imposer des compressions budgétaires et des réformes de structures qui nuiront au développement des élèves.

« Les commissions scolaires ont subi des compressions de plus d’un milliard de dollars depuis six ans et présentement, le ministre tente de nous faire avaler le projet de loi 86 qui risque de diminuer les ressources aux élèves. De plus, de nombreux organismes de lutte au décrochage scolaire au Québec ont vu leur budget grandement amputé depuis, notamment, l’abolition des Conférences régionales des élus (CRÉ), des Centres locaux de développement (CLD) et du programme Réunir Réussir (R2) », dénonce Véronique De Sève.

Les effets du décrochage scolaire coûteraient annuellement 1,9 milliard de dollars : il est grand temps que le gouvernement réinvestisse !

À propos

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 325 000 travailleurs et travailleuses. Trois de ces huit fédérations sont présentes dans le réseau scolaire et l’enseignement supérieur : la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), la Fédération des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et la Fédération des professionnèles (FP-CSN).

Taxer le savoir, c’est financer l’ignorance !

Nous apprenons que le gouvernement libéral poursuivrait son œuvre de démolition de l’enseignement universitaire en imposant de nouvelles compressions.

« L’augmentation des droits de scolarité pour les étudiantes et les étudiants internationaux repose sur une marchandisation du savoir et sur une logique du financement de notre accessibilité à l’enseignement supérieur grâce à l’augmentation de la tarification. Belle logique ! » s’insurge Sylvain Marois, vice-président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), responsable du regroupement université.

Lors du congrès de la FNEEQ-CSN tenu en mai 2015, les personnes déléguées ont d’ailleurs adopté une proposition afin de s’opposer à la libéralisation des droits de scolarité et à ce que les droits de scolarité des étudiantes et des étudiants internationaux deviennent une source de financement permettant le désengagement de l’État dans le financement de l’enseignement supérieur.

Pour la FNEEQ-CSN, le gouvernement ne devrait pas aller de l’avant avec cette proposition simpliste. Il devrait plutôt s’engager à faire de l’éducation une véritable priorité nationale.

« S’il souhaite réfléchir à la question des droits de scolarité des étudiantes et des étudiants internationaux, il doit le faire de façon globale, en tenant compte de l’accueil et de l’intégration de ces étudiants. Le gouvernement doit également tenir compte de ses politiques d’immigration, dans le respect de la diversité culturelle et des capacités d’encadrement du personnel enseignant. Il ne doit pas financer les conséquences de ses politiques d’austérité sur le dos des rêves de jeunes femmes et de jeunes hommes venus d’ailleurs », indique madame Caroline Senneville, présidente de la FNEEQ.

Des luttes sociales et syndicales en 2016, prédit la CSN

Si la lutte à l’austérité du gouvernement Couillard, dans laquelle s’est inscrite la négociation du Front commun, et la fin du régime Harper ont marqué l’année 2015 sur le front social et politique, celle qui commence sera sans aucun doute sous le signe de la mobilisation pour préserver des acquis sociaux et pour l’amélioration des conditions de travail touchant des milliers de travailleuses et de travailleurs du secteur privé, prévoit la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Voyez la vidéo avec Jacques Létourneau. À cet égard, près de 400 syndicats ou sections affiliés à la CSN verront leurs conventions collectives venir à échéance cette annéeet devront donc négocier leurs conditions de travail et de salaires. En outre, plusieurs autres syndicats poursuivront la négociation déjà entreprise en 2015. Parmi ces syndicats, deux ont entrepris une grève générale pour faire débloquer leur négociation respective : celui des 30 travailleuses de la Villa Saint-Alexis, un centre d’hébergement privé du Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui a déclenché un arrêt de travail le 14 novembre dernier principalement pour améliorer le salaire de ses membres, dont plusieurs ne gagnent que 10,77 $ l’heure ; et, depuis le 27 octobre, celui des 24 employé-es de l’Hôtel-Motel La Caravelle, à Baie-Comeau, en butte à un employeur qui cherche à leur imposer des conditions de travail inférieures aux normes minimales et qui s’adresse à eux en anglais. En outre, la CSN a aussi dénoncé la Librairie Martin, de Joliette, qui a mis ses 14 employé-es en lock-out la veille de Noël, alors qu’il avait été convenu avec l’employeur de reprendre les négociations au retour des Fêtes.

En 2015, la lutte des membres de trois syndicats a pris fin d’une façon abrupte par la fermeture des supermarchés Loblaw et Maxi en Abitibi-Témiscamingue. Ces travailleuses et ces travailleurs étaient en lock-out, dont le plus ancien remontait à 2012. Par ailleurs, les 406 anciens travailleurs d’Olymel à Saint-Simon ont vu leur détermination porter ses fruits, lorsque la Cour supérieure leur a donné raison après près de huit ans d’attente : l’employeur doit respecter la convention collective et leur verser des indemnités. Une rare bonne nouvelle dans le secteur manufacturier, la CSN tient à souligner le début des travaux de conversion du porte-conteneurs Astérix en navire de ravitaillement militaire, qui maintient quelques centaines d’emplois à Lévis. Le syndicat affilié à la CSN, de concert avec la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) et le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CSN), n’avait cessé de dénoncer le traitement inéquitable dans l’octroi des contrats par le gouvernement conservateur à l’endroit du plus grand chantier naval au Canada.

2015 : une mobilisation sans précédent

« Au cours de la dernière année, aux côtés de leurs alliés des autres organisations progressistes, les membres de la CSN ont été sur la ligne de front contre les politiques d’austérité, a rappelé Jacques Létourneau. Cette mobilisation, qui avait commencé en septembre 2014, s’est poursuivie jusqu’à la fin de l’année 2015 avec la négociation du Front commun pour le renouvellement des conventions collectives des 540 000 travailleuses et travailleurs du secteur public québécois. »

Intervenue en décembre entre le Front commun et le gouvernement Couillard, l’entente de principe ainsi que celles survenues aux différentes tables de négociation sectorielles seront soumises aux membres réunis dans leurs assemblées générales locales au cours des prochaines semaines. « La négociation du secteur public à la table centrale a été menée d’un bout à l’autre par le Front commun. Nous avons estimé avoir été au bout du processus qui a abouti à l’accord de principe, a mentionné le président de la CSN. Le fin mot appartient aux membres et, peu importe l’issue des consultations, la CSN continuera de les appuyer. »

Des moments forts ont marqué les derniers mois : les quatre journées de débrayage du Front commun CSN-FTQ-SISP, dont la plus importante grève dans l’histoire du Québec, le 9 décembre, la manifestation syndicale du 3 octobre qui a réuni plus de 150 000 travailleuses et travailleurs du secteur public à Montréal et les mobilisations contre l’austérité le 1er mai qui ont secoué toutes les régions du Québec.

« Parmi les choses à retenir de 2015, il y a certainement la reconnaissance par le gouvernement Couillard de l’impact de ses mesures austères sur les programmes sociaux et les services à la population, a poursuivi Jacques Létourneau. Le mérite de ce changement revient à la formidable mobilisation qui a mis en lumière tous les effets de ses politiques restrictives. D’ailleurs, les sondages ont démontré que la population ne suivait absolument pas les libéraux à cet égard. »

Mobilisation permanente

Selon la CSN, le mouvement progressiste québécois est dans un état de mobilisation permanente depuis les 16 derniers mois du fait de l’opération de sabotage de l’État social par les libéraux, sans mandat ni adhésion populaire. Ce faisant, le gouvernement libéral cherche à ratatiner le rôle de l’État et à mettre fin à tous les acquis sociaux qui nous caractérisent comme société québécoise afin de nous ramener au même niveau que les autres provinces canadiennes. Il a aussi porté atteinte aux programmes de développement régional et de création d’emplois, un non-sens, selon la CSN.

La CSN estime que le prochain budget Leitao sera un moment phare de la mobilisation contre l’austérité en 2016. Les semaines précédant la présentation du budget seront une occasion de rappeler au gouvernement Couillard qu’un changement de cap s’impose. « À tous les niveaux, les acteurs sociaux et syndicaux qui ont à cœur le rôle que joue l’État au Québec depuis la Révolution tranquille doivent maintenir la pression sur lui. Nous poursuivrons ce combat aux côtés de nos alliés progressistes », a mentionné le président de la CSN

La lutte devra donc se poursuivre pour les stopper, d’autant que le gouvernement dispose des moyens pour mettre fin à ces compressions. Les dernières données sur l’état des finances publiques rapportent en effet que Québec a obtenu un surplus budgétaire quatre fois plus élevé que celui d’il y a deux ans. Ainsi, pour les six premiers mois de 2015, ce surplus s’affichait à 2,6 milliards de dollars, avant le versement au Fonds des générations, contre quelque 600 millions de dollars en 2013.

« L’action du gouvernement Couillard depuis 2014 enfonce davantage le Québec dans un déficit social qui diminue la qualité de vie des citoyens et des familles et qui causera un tort considérable aux générations futures, a exprimé le président de la CSN. Le projet de loi 20 sur les frais accessoires, en totale contravention de la Loi canadienne sur la santé, et la réduction de la couverture du panier de services médicaux couverts par le régime public, qui s’ajoutent à des années de sous-financement, sont insensés. Il n’y a pas d’autre mot. »

Le gouvernement semble aussi ressentir une profonde aversion pour les services de garde subventionnés frappés une fois de plus par une mesure aberrante, soit un financement global basé sur les CPE qui présentent les coûts les moins élevés, sans égard aux réalités de chacun. Après la hausse de la contribution parentale, la compression de 74 millions de dollars cette année et la coupe à venir de 120 millions l’an prochain, ce nouveau mode de financement à la baisse représente une autre mesure qui nuira considérablement aux familles et, au premier chef, aux femmes.

Le projet de loi 70 visant les prestataires d’aide sociale, et qui abolit Emploi-Québec, est un autre pan des mesures d’austérité qui visent les plus démunis et qui affaibliront les politiques de création d’emplois dans les régions.

Ces dossiers, en plus de celui du projet de privatisation de la SAQ, une société d’État qui permet au Québec de bénéficier d’une expertise incomparable tout en versant de substantiels dividendes qui profitent à l’État, sont au nombre des priorités pour l’année qui débute. En outre, la CSN poursuivra son action visant à accroître la protection des non-syndiqués par la syndicalisation ainsi que par la bonification de la loi sur les normes du travail et le rehaussement du salaire minimum. Jacques Létourneau : « Nous comptons aussi participer activement à la mise en place de la nouvelle Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail afin de s’assurer que les droits des travailleuses et des travailleurs ne sont pas compromis par cette importante réforme administrative du PLQ. »

Déjà durement éprouvés par l’adoption de la loi 15 sur les régimes de retraite, dont la CSN conteste la constitutionnalité, les employés municipaux sont encore une fois menacés par le pacte fiscal qui accordera plus de pouvoirs aux municipalités. La CSN entend défendre ardemment le droit fondamental de négocier de ses 6300 membres dans le secteur municipal et de ses 4600 membres dans le secteur du transport. Une tournée d’information et de mobilisation à travers le Québec est déjà en cours et qui se poursuivra en 2016.

Changement de garde au fédéral

À Ottawa, le nouveau gouvernement de Justin Trudeau répondra-t-il aux attentes suscitées par ses engagements, lors de la dernière campagne électorale ? « Ce changement de garde au fédéral est l’une des très rares bonnes nouvelles de 2015, a reconnu Jacques Létourneau. Le régime Harper a fait mal à la démocratie. Il était plus que temps de se débarrasser de lui. » La CSN a donné une bonne note de départ à ce gouvernement avec le retrait de deux lois antisyndicales (C-525 et C-377) et la formation de son nouveau cabinet établissant la parité entre les hommes et les femmes. « Nous ne manquerons aucune occasion de lui rappeler ses engagements de rétablir le financement de Radio-Canada pour assurer sa pérennité, et d’annuler la réforme du régime d’assurance-emploi de 2012 ainsi que celle visant les fonds de travailleurs. » À propos

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) représente quelque 325 000 travailleuses et travailleurs œuvrant dans tous les secteurs d’activité et regroupés dans plus de 2000 syndicats.

Le regroupement cégep de la FNEEQ recommande l’entente de principe de table centrale

Réuni-es en regroupement cégep lundi dernier, les délégué-es des syndicats membres de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) ont voté à majorité la recommandation de l’entente de principe intervenue entre le Conseil du trésor et le Front commun. Pour Nicole Lefebvre, vice-présidente de la FNEEQ-CSN, les délégué-es ont jugé l’entente de principe satisfaisante dans la conjoncture actuelle. «Les délégué-es se sont prononcés hier sur l’entente de principe. Le regroupement a jugé l’entente satisfaisante pour les profs de cégep. C’est maintenant au tour des assemblées générales de se prononcer.» affirme-t-elle. Le retour des consultations des assemblées générales aura lieu le 6 février 2016.

Le Front commun fait des gains significatifs pour les travailleuses et les travailleurs du secteur public

Les porte-parole du Front commun ont présenté aujourd’hui le contenu de l’entente de principe intervenue auprès du Conseil du trésor à la suite d’un blitz de négociation cette semaine. Cet accord sera recommandé aux instances des organisations membres du Front commun pour consultations en assemblées générales au cours des prochaines semaines.

« Tout au long de cette négociation, le Front commun a fait valoir deux priorités, a rappelé le président de la CSN, Jacques Létourneau : stopper l’appauvrissement des salariés du secteur public et mettre fin au retard salarial avec les autres travailleurs québécois. Globalement, on parle d’une enveloppe de 10,25 % en 5 ans, ce n’est pas rien! Nous avons bien sûr fait des compromis, mais nous avons surtout forcé le gouvernement à sortir de son cadre financier initial. C’est l’ensemble des travailleuses et des travailleurs du secteur public qui en sortent gagnant! » Le règlement salarial prévoit un montant forfaitaire de 1 % en 2015 et des augmentations salariales de 1,5 % en 2016, 1,75 % en 2017 et 2 % en 2018. En 2019, les travailleuses et les travailleurs obtiendront une hausse salariale moyenne de 2,4 %, en raison de l’entente sur les relativités salariales.

C’est plus de 90 % des emplois qui auront une majoration de plus de 2 % grâce à cette restructuration salariale, et ce, dès le 2 avril 2019. Un montant forfaitaire supplémentaire de 0,5 %, applicable à tous, a également été obtenu. Les gains en rémunération obtenus aux tables sectorielles représentent, quant à eux, 1,1 % de la masse salariale. « Au cours des dernières semaines, le gouvernement nous a clairement fait comprendre qu’aucune entente ne serait possible sans un mouvement de notre part quant à l’âge de la retraite et qu’il prendrait les mesures nécessaires si nous nous y opposions, a indiqué Lucie Martineau, porte-parole du SISP. On sait lire entre les lignes. Nous avons donc travaillé à minimiser les impacts par la voie de la négociation. L’âge de la retraite sans pénalité actuarielle passera à 61 ans en 2019 seulement, mais ceux et celles ayant 30 années de service pourront quitter dès 60 ans sans pénalité. Pour ceux qui auraient accumulé 30 années de service s’ils avaient travaillé jusqu’à 60 ans, mais qui voudraient quitter avant, le nombre d’années de pénalité sera appliqué sur la base du 60 ans, et non pas 61 ans. »

Quant à la pénalité actuarielle, elle passera à 6 % en 2020. « Il ne s’agit pas d’une concession, précise Lucie Martineau. C’est le taux qui correspond à l’équilibre entre les salariés prenant une retraite anticipée et les autres cotisants. Les chiffres fournis par la CARRA nous l’ont démontré : à 4 %, les salariés prenant une retraite anticipée étaient “financés” par les autres salariés. Il y avait clairement un déséquilibre. » « On n’aime jamais présenter la préservation d’acquis comme un gain, mais quand on regarde l’ampleur des concessions qui étaient demandées par le gouvernement au début de cette négociation, on doit se rendre à l’évidence, souligne le président de la FTQ, Daniel Boyer. Les reculs demandés par le gouvernement, et ce, à l’ensemble des tables de négociation, étaient démesurés. Il voulait revoir les ratios maître-élèves, les règles de pondération pour les élèves en difficulté ainsi que les règles de dépassement de groupe en milieu scolaire, il voulait abolir le temps supplémentaire au cours d’une journée de travail, établir des horaires sur 6 jours par semaine, multiplier les horaires atypiques, forcer les gens à aller travailler à des centaines de kilomètres de leur lieu de travail actuel, multiplier le recours à la sous-traitance, restreindre l’accès aux vacances et aux congés, en plus de restreindre l’accès à l’assurance-invalidité. Afin de faciliter les restructurations impopulaires qu’il impose à nos réseaux publics, il voulait permettre aux employeurs de pouvoir forcer les salariés du secteur public à travailler quand ces premiers le veulent, comment ils veulent et où ils veulent. En bref, une vision de leurs employés comme des pions interchangeables, sans aucun respect de leur autonomie professionnelle. Ces changements auraient gravement porté atteinte à la qualité et à l’accessibilité à nos services publics.

La mobilisation historique des membres du Front commun, dans toutes les régions du Québec, a réussi à bloquer cette tentative de destruction de nos services publics. » Cette entente de principe, qui sera soumise au cours des prochaines semaines à l’ensemble des assemblées générales des syndicats pour adoption, ne signifie pas que la lutte à l’austérité prendra fin, préviennent les dirigeants syndicaux. « Depuis son élection, le gouvernement libéral s’acharne à couper dans tous nos services publics afin de pouvoir allouer des baisses d’impôts aux entreprises et aux mieux nantis de notre société. Les impacts de ces compressions budgétaires se font de plus en plus sentir auprès de la population. Nous continuerons à mettre tout en œuvre afin de préserver nos services publics contre un tel démantèlement », de conclure les porte-parole du Front commun.
À propos
Le Front commun regroupe le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP, formé de la CSQ, du SFPQ et de l’APTS), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). Ensemble, ces organisations représentent plus de 400 000 travailleuses et travailleurs des réseaux de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la fonction publique du Québec. Les conventions collectives du secteur public étaient échues depuis le 31 mars 2015.

Une entente de principe sera recommandée aux instances du Front commun

Au sortir d’un blitz de négociations, le Front commun et le Conseil du trésor ont convenu d’une entente de principe qui sera rapidement recommandée aux instances de négociation des organisations membres du Front commun. Ce n’est qu’après son adoption par ces instances que le Front commun pourra en dévoiler les détails.

À propos
Le Front commun regroupe le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP, formé de la CSQ, du SFPQ et de l’APTS), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). Ensemble, ces organisations représentent plus de 400 000 travailleuses et travailleurs des réseaux de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la fonction publique du Québec. Les conventions collectives du secteur public sont échues depuis le 31 mars 2015.

La FNEEQ-CSN dénonce l’éviction des profs et la levée du campement de la FAE

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) dénonce fermement l’éviction dont ont été victimes les enseignantes et les enseignants membres de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) au beau milieu de la nuit dernière par le Service de la police de la Ville de Montréal (SPVM).

« Il est déplorable que le SPVM ait procédé à l’éviction des profs, qui exprimaient en toute liber-té, en toute légalité et de façon paisible leur insatisfaction par rapport au déroulement de la négociation avec le gouvernement. Où est la considération pour le droit de manifester ? Où est le respect pour la liberté d’expression ? », questionne Mme Caroline Senneville, prési-dente de la FNEEQ. Le Service de sécurité incendie de Montréal avait d’ailleurs qualifié ce camp de sécuritaire un peu plus tôt dans la journée.

En ce 10 décembre, Journée internationale des droits humains, dont le droit de manifester fait partie, les autorités ont fait preuve d’un manque flagrant de discernement.

« Nous avons défilé dans la rue côte à côte hier et manifesté par milliers notre ras-le-bol de l’attitude du gouvernement libéral de M. Couillard dans cette négociation. Nous exprimons notre solidarité avec les membres de la FAE qui luttent pour l’amélioration de leurs conditions de travail, qui, nécessairement, ne pourront qu’améliorer les conditions de formation des élèves des écoles publiques québécoises », affirme Mme Senneville.

La FNEEQ-CSN regroupe quelque 35 000 membres dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

400 000 membres du Front commun en grève nationale

Alors que 400 000 travailleuses et travailleurs du secteur public tiennent des rassemblements dans plusieurs villes du Québec à l’occasion d’une journée de grève nationale visant à débloquer les impasses qui subsistent aux tables de négociation, les porte-parole du Front commun ont fait le point, aujourd’hui, en marge d’une imposante manifestation dans les rues du centre-ville de Montréal.   « Aujourd’hui, ce sont 400 000 personnes, partout au Québec, qui exercent un droit fondamental, celui de la grève, afin d’améliorer leurs conditions de travail et d’assurer l’accessibilité à des services publics de qualité pour l’ensemble de la population, a affirmé Daniel Boyer, président de la FTQ. Ce sont 400 000 personnes, en grande majorité des femmes, déterminées à obtenir un règlement satisfaisant avec le gouvernement du Québec. Celui-ci doit en prendre acte et envoyer, une fois pour toutes, les mandats à ses négociateurs afin que nous puissions nous entendre sans délai sur les termes d’une nouvelle convention collective. »

« Nous sommes aujourd’hui devant la plus grande grève au Québec depuis celle du Front commun de 1972, a tenu à rappeler Jacques Létourneau. Depuis quelques semaines, nous sommes témoins d’une mobilisation sans précédent. Des centaines de milliers d’hommes et de femmes qui se sont levés pour affirmer haut et fort leur vision du Québec : celle d’une société juste et égalitaire, où il n’y a pas de l’argent que pour les multinationales, les députés et les médecins, celle où tous les citoyens ont accès à des services publics forts, particulièrement pour les plus vulnérables. Cette vision du Québec, les travailleuses et les travailleurs du secteur public la défendent avec force et courage et, à la lumière des récents sondages qui leur sont nettement favorables, ils ont su convaincre la population de la justesse de leurs revendications. »

« Notre mobilisation et notre solidarité ont porté leurs fruits à plusieurs tables sectorielles, a souligné Lucie Martineau, porte-parole du SISP. Après des mois de négociation et des centaines de rencontres, les négociateurs patronaux sont finalement arrivés aux tables avec de réels mandats. Plusieurs demandes de reculs ont été rejetées et des gains importants pour les travailleuses et les travailleurs ont été faits. Il faut maintenant que cela se traduise aux autres tables sectorielles ainsi qu’à la table centrale où les enjeux majeurs du salaire et de la retraite ne sont toujours pas réglés. »

La grève du Front commun est faite par des enseignants, des professionnels en soins, des professionnels, des techniciens, du personnel de soutien et administratif, des ouvriers et des fonctionnaires dans l’ensemble des établissements des réseaux de la santé et des services sociaux, des commissions scolaires, des cégeps, des organismes gouvernementaux et de la fonction publique. L’information quant aux établissements où s’exerce la grève dans chacune des régions du Québec est disponible au frontcommun.org/greve.

Les travailleuses et travailleurs de l’Outaouais sont au rendez-vous

Alors que des impasses persistent aux tables de négociations, notamment en ce qui a trait aux salaires et au régime de retraite, les 400 000 travailleuses et travailleurs représentés par le Front commun sont en grève nationale. Les salariés du secteur public dans l’Outaouais se sont rassemblés à l’aréna Robert-Guertin pour se diriger vers le palais de justice.

« La priorité des membres du Front commun demeure l’atteinte d’une entente négociée. Nous avons intensifié les pourparlers, mais des blocages importants subsistent, explique Sylvain Gendron porte-parole du SISP. Nous sommes des centaines de salariés du secteur public de l’Outaouais réunis aujourd’hui pour exiger que le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, réponde enfin aux enjeux soulevés par le Front commun afin que nous puissions débloquer les négociations. »

« Le gouvernement affirme disposer d’une marge de manoeuvre pour bonifier les offres actuellement sur la table, mais nous sommes pourtant toujours en attente d’une proposition concrète, souligne Michel Quijada, président du conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CSN). Le Front commun est prêt à négocier. La balle est dans le camp du gouvernement. Il est temps pour Québec de passer de la parole aux actes ».

« Les membres du Front commun ont posé un geste majeur en soumettant une contre-proposition le 18 novembre dernier afin de stopper l’appauvrissement des travailleuses et travailleurs du secteur public et mettre fin au retard de rémunération avec les autres salariés québécois. Nous avons démontré toute notre bonne foi et notre volonté d’en arriver à une entente négociée. Le gouvernement doit se mettre à table à son tour, c’est l’heure de régler », conclu Dino Lemay conseiller régional de la FTQ. L’information quant aux établissements où s’exerce la grève dans chacune des régions du Québec est disponible au www.frontcommun.org/greve

À propos
Le Front commun regroupe le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP, formé de la CSQ, du SFPQ et de l’APTS), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). Ensemble, ces organisations représentent plus de 400 000 travailleuses et travailleurs des réseaux de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la fonction publique du Québec. Les conventions collectives du secteur public sont échues depuis le 31 mars 2015. Déroulement de l’activité du 9 décembre 2015 11 h Rassemblement dans le stationnement Aréna Guertin 11 h 15 Début de la marche (environ 30 minutes) Boul. des Allumetières (gauche) Rue Laurier (droite) Arrêt au 17, rue Laurier, Gatineau (secteur Hull) Édifice gouvernemental Jos-Montferrand 12 h Discours des représentants du Front commun

Entente de principe des professeurs de cégep

L’Alliance des professeures et des professeurs de cégep (ASPPC), qui représente l’ensemble du corps enseignant au collégial, est arrivée dimanche à une entente de principe avec le Comité patronal de négociation des collèges (CPNC). Après plus d’une semaine de négociation intense, les deux parties ont convenu d’accélérer les discussions dimanche.

« Au terme d’un long processus, nous sommes arrivés à une entente satisfaisante pour les deux parties. Nous avons réussi à faire des gains significatifs pour les profs au statut précaire, sur la charge de travail excessive, la reconnaissance de l’appartenance des profs de cégep à l’enseignement supérieur ainsi que sur le soutien aux étudiantes et étudiants en situation de handicap. », affirme Pierre Girouard, président de la FEC-CSQ.

Cette entente survient après plus de deux ans d’une mobilisation importante dans les cégeps, alors que l’ensemble des conditions de travail des profs était attaqué de toutes parts. « Notre mobilisation a permis de bloquer le projet de réorganisation du travail, dont l’objectif avoué par le Conseil du trésor était de transformer nos services publics. », ajoute Nicole Lefebvre, vice-présidente de la FNEEQ-CSN.

Le contenu de l’entente de principe sera présenté jeudi aux délégations représentant les syndicats des professeures et des professeurs de cégep. Ce projet devra ensuite être approuvé par les assemblées générales de ces syndicats.

À propos
L’Alliance des syndicats des professeures et des professeurs de cégep regroupe les syndicats affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et à la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ). Réunies, ces deux organisations rassemblent 20 500 membres, soit l’ensemble du corps professoral du réseau des cégeps.

Un changement d’orientation s’impose à Québec, dit la CSN

Intervenant devant les délégué-es du conseil confédéral de la CSN, le président de la Confédération des syndicats nationaux, Jacques Létourneau, a tenu à lancer un message clair au premier ministre Philippe Couillard : maintenant que l’équilibre budgétaire est atteint, il doit cesser sans délai ses mesures d’austérité et réinvestir dans l’État québécois, ce qui implique aussi de mettre fin à l’appauvrissement des travailleuses et des travailleurs des services publics.

« Les libéraux ne peuvent plus invoquer leurs scénarios catastrophes pour justifier le démantèlement des services publics et des programmes sociaux, a déclaré le président de la CSN. La dernière mise à jour économique du ministre Leitão a démontré que le gouvernement détient la marge de manœuvre pour changer de cap et donner raison à celles et à ceux qui réclament la fin de l’austérité. Il doit prendre la mesure de la grogne qui se fait de plus en plus entendre dans la population et considérer à sa juste mesure la formidable mobilisation syndicale qui se poursuit. »

Le porte-parole syndical impute d’ailleurs à cette mobilisation l’entente de principe qui est intervenue avec la FEESP-CSN dans le secteur du soutien scolaire sur le plan des conditions de travail. « Je tiens à saluer la détermination de nos membres qui ont fait reculer le gouvernement dans son intention de précariser davantage les emplois et d’accroître notamment la mobilité. »

Aux autres tables de négociation, y compris à la table centrale où se discutent les salaires et la retraite, des ententes ne sont pas encore à portée de main, en raison de l’entêtement du gouvernement Couillard à demeurer assis sur ses positions. « Certains médias avaient annoncé la semaine dernière qu’une entente à cet égard était imminente, ce qui est loin d’être le cas. Bien que le ton des discussions demeure bon, le président du Conseil du trésor n’a toujours pas bougé sur la question des hausses salariales, qui est pour nous un incontournable afin de mettre fin à l’appauvrissement de l’ensemble des salarié-es de l’État », a poursuivi Jacques Létourneau en rappelant que le Front commun dressera des piquets de grève pour une quatrième journée, d’un mandat de six jours, le 9 décembre.

Mobilisation permanente
Devant les quelque 300 personnes réunies au conseil confédéral de la CSN à Québec, le président de la CSN a dénoncé la poursuite des politiques restrictives du gouvernement Couillard, une opération de sabotage de l’État social québécois, sans débat ni adhésion populaire. « Depuis septembre 2014, l’austérité a placé les organisations progressistes dans un état de mobilisation permanente, a mentionné Jacques Létourneau. Nous disons ceci au premier ministre Couillard : la conclusion d’une entente avec nos syndicats du secteur public ne mettra pas un terme à notre campagne contre l’austérité. Nous avons bien l’intention d’arrêter ce gouvernement. »

La dernière mise à jour économique a fait état d’une marge de manœuvre qui pourrait être utilisée pour donner un peu de souffle aux programmes sociaux et aux services publics. Ainsi, plutôt qu’un déficit attendu de 1 milliard de dollars, un surplus de quelque 136 millions a été dégagé, en plus du versement de 1,5 milliard au Fonds des générations, un résultat qui a été rendu possible par une réduction draconienne des services à la population et des programmes sociaux. « Le gouvernement Couillard veut enfoncer davantage le Québec dans un déficit social qui diminuera la qualité de vie des citoyens et des familles et qui causera un tort considérable aux générations futures, a exprimé le président de la CSN. Le projet de loi 20 sur les frais accessoires, en totale contravention de la Loi canadienne sur la santé, et la réduction de la couverture du panier de services médicaux couverts par le régime public, qui s’ajoutent à des années de sous-financement, sont insensés. Il n’y a pas d’autre mot. »

Le gouvernement semble aussi ressentir une profonde aversion pour les services de garde subventionnés frappés une fois de plus par une mesure aberrante, soit un financement global basé sur les CPE qui présentent les coûts les moins élevés, sans égard aux réalités de chacun. Après la hausse de la contribution parentale, la compression de 74 millions de dollars cette année et la coupe à venir de 120 millions l’an prochain, ce nouveau mode de financement à la baisse représente une autre mesure qui nuira considérablement aux familles et, au premier chef, aux femmes.

Le projet de loi 70 visant les prestataires d’aide sociale, et qui abolit Emploi-Québec, est un autre pan des mesures d’austérité qui visent les plus démunis et qui affaiblira les politiques de création d’emplois dans les régions.

« Les libéraux doivent prendre la mesure de la dernière élection fédérale, a indiqué Jacques Létourneau. L’électorat canadien a battu un parti qui lui ressemblait beaucoup par la pratique et le discours. Au Québec, les voix sont de plus en plus nombreuses à clamer la fin des compressions. Nous continuerons d’être actifs, aux côtés de nos alliés, pour combattre l’austérité de ce gouvernement. »

C’est d’ailleurs avec cette volonté de faire converger les luttes contre l’austérité, l’appauvrissement des employé-es des services publics, le désengagement de l’État et le sous-financement des organismes communautaires, que les délégué-es du conseil confédéral manifesteront avec ces derniers devant l’Assemblée nationale ce midi.

À propos
La Confédération des syndicats nationaux représente près de 325 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité dans quelque 2000 syndicats partout au Québec.

Une pause pour se porter à la défense des universités !

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) accorde son soutien à l’événement « Pause université en santé » et invite la population à s’y joindre.

Aujourd’hui, à 10h, une pause aura lieu à travers l’ensemble des établissements universitaires du Québec pour dénoncer la situation précaire dans laquelle le gouvernement libéral du Québec les a plongés.

« Le budget des universités a baissé de 5 % depuis 2012 alors que le nombre d’étudiants a grimpé de 10 %. Le ministre de l’Éducation se contrefiche des impacts sur les services, tant et aussi longtemps que les budgets s’équilibrent », dénonce la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève.

« Nous observons actuellement une faible volonté gouvernementale sur le plan de l’éducation. Le gouvernement met de l’avant une vision strictement comptable qui nous fait craindre le pire pour l’avenir du réseau universitaire et pour l’accessibilité aux études supérieures », constate la vice-présidente par intérim du secteur universitaire de la Fédération des professionnèles (FP-CSN), Louise Briand.

« Les compressions ont des effets négatifs sur les conditions d’apprentissage et sur les conditions de travail des divers personnels oeuvrant dans les universités. Cette vaste mobilisation est une première. Une première, hélas nécessaire, pour sauver l’université ! », déplore le vice-président de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), Sylvain Marois.

En raison des compressions budgétaires, une concurrence pernicieuse s’accentue entre les universités au détriment, notamment, des institutions à l’extérieur des grands centres. Aujourd’hui, la communauté universitaire parle d’une seule voix pour que cesse l’austérité et pour que les établissements universitaires assument pleinement leurs missions, c’est-à-dire l’enseignement, la recherche, la création, la transmission du savoir et le service à la collectivité, plutôt que d’agir comme comptable au service du gouvernement.

À propos

Fondée en 1921, la CSN regroupe plus de 325 000 membres répartis dans huit fédérations, dont la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et la Fédération des professionnèles (FP-CSN). La FNEEQ-CSN compte plus de 12 000 membres dans treize institutions universitaires. Elle regroupe notamment onze syndicats de chargé-es de cours. La Fédération des professionnèles (FP-CSN) compte quelque 8000 membres qui oeuvrent dans différents secteurs, incluant les professeur-es de l’Université du Québec en Outaouais et à Montréal.

Le Front commun en grève le 9 décembre prochain

Les 400 000 travailleuses et travailleurs du Front commun seront en grève nationale le 9 décembre prochain afin de dénouer les nombreuses impasses qui persistent aux différentes tables de négociation du secteur public.

« Après avoir exercé trois journées de grève tournante, après avoir déposé une contre-proposition au Conseil du trésor et après avoir annoncé le report de nos journées de grève afin de laisser toute la place à la négociation, bien sûr que le ton a changé aux tables de négociation. Pour la première fois en un an, le gouvernement s’est mis en mode de négociation. Toutefois, des blocages importants subsistent, notamment aux tables sectorielles et sur les enjeux des hausses de salaire et du régime de retraite. Les négociations ne doivent pas seulement s’intensifier, elles doivent mener à des réponses concrètes aux demandes que nous avons déposées et, ultimement, à une convention signée. Nous l’avions dit, si le gouvernement ne comprend pas le message, le report de notre grève pourrait être de courte durée. Nous enverrons ainsi nos avis de grève au cours de la journée de demain. Nous poursuivons la négociation de bonne foi mais si aucun progrès tangible n’est observé à l’ensemble de nos tables, nous serons en grève le 9 décembre prochain. Et il nous restera encore deux jours de grève en poche si le gouvernement continue de faire la sourde oreille », ont déclaré les porte-parole du Front commun, Daniel Boyer (FTQ), Francine Lévesque (CSN) et Louise Chabot (SISP).

Cette quatrième journée de grève du Front commun sera faite par des enseignants, des infirmières, des professionnels, des techniciens, du personnel de soutien et administratif, des ouvriers et des fonctionnaires dans l’ensemble des établissements des réseaux de la santé et des services sociaux, des commissions scolaires, des cégeps, des organismes gouvernementaux et de la fonction publique.

Le retard salarial des employés du secteur public se creuse encore, constate le Front commun

Le retard salarial des employés de l’État se creuse une nouvelle fois pour atteindre 12,9 % par rapport aux autres salariés québécois, indique ce matin l’Institut de la statistique du Québec (ISQ). Lorsqu’on prend en compte leur régime de retraite et l’ensemble de leurs avantages sociaux, le retard de leur rémunération globale s’établit désormais à 7,9 %, un bond de 0,3 % par rapport à l’an dernier.

L’ISQ révèle également que le gouvernement québécois accordera des augmentations salariales moyennes de 3,3 % en 2015 et de 2,9 % en 2016 aux employés de ses sociétés d’État qui ne sont pas régies par le régime de négociation des secteurs public et parapublic. Ces hausses salariales ne comprennent pas les augmentations entraînées par la progression dans les échelles salariales. Selon les données de l’ISQ, environ 63 % des emplois du secteur des « entreprises publiques québécoises » sont occupés par des hommes et la rémunération globale y est de 24,1 % supérieure à celle du secteur public. « Cela confirme deux choses, soulève la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque.

Quand vient le temps de rémunérer les employés des milieux à prédominance masculine, le gouvernement trouve les sommes nécessaires pour offrir des hausses adéquates, mais jamais il ne le fait pour donner des augmentations justes à un secteur public composé à 75 % de femmes. Cela confirme également le bien-fondé et le réalisme de la contre-proposition que nous avons présentée la semaine dernière à la table de négociation : 2,9 % en 2015 et des augmentations similaires en 2016 et 2017. Si c’est ce que le gouvernement offre aux employés de ses sociétés d’État, on ne voit pas pourquoi ce serait différent pour nous. Cette discrimination envers les femmes du secteur public doit cesser. » « Martin Coiteux doit accepter les résultats de cette enquête officielle et reconnaître que les employés du secteur public accusent un retard quant à leur rémunération globale, souligne Louise Chabot, porte-parole du SISP. En incluant tous les avantages sociaux, ce retard s’élève maintenant à 7,9 %. Dans un contexte de départs massifs à la retraite au cours des prochaines années, ce retard salarial met en péril nos services publics. Le marché du travail ne peut être compartimenté, Martin Coiteux ne peut pas prendre que les chiffres qui font son affaire. Si l’État québécois veut attirer et retenir l’expertise au sein de ses réseaux, il doit pouvoir se comparer avec tous les employeurs du marché de l’emploi, y compris ceux des secteurs municipal et fédéral. »

À cet égard, l’ISQ constate que le retard de la rémunération globale du secteur public québécois par rapport aux autres employeurs publics – les secteurs fédéral, municipal, universitaire et les sociétés d’État québécoises – s’établit dorénavant à 26,3 %. « Depuis le début de cette négociation, Martin Coiteux tente de trouver tous les moyens, de soulever tous les prétextes possibles et imaginables pour éviter d’avoir à consentir des augmentations salariales justes et raisonnables à ses employés, rappelle Daniel Boyer, président de la FTQ. Les données publiées par l’ISQ confirment aujourd’hui le sérieux de notre contre-proposition. Martin Coiteux doit faire preuve de bonne foi et s’entendre avec nous sur le rattrapage salarial à effectuer dans le secteur public. Il s’agit d’une pièce maîtresse quant à notre capacité à assurer que la relève pourra combler les besoins de main-d’œuvre de nos services publics. »

Comité d’accueil pour le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux

Alors que le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux est de passage à Rimouski, des membres du Front commun manifestent afin de dénoncer son attitude méprisante à leur égard.

« Le Front commun a posé un geste significatif en déposant une contre-proposition responsable, car nous souhaitons obtenir un règlement négocié à la satisfaction de nos membres, explique, Ginette Pelletier, vice-présidente générale du CCBSL CSN. L’annonce à peine finie, le ministre Coiteux la décriait déjà, accusant les leaders syndicaux de tous les maux. Une telle attitude ne fait que rajouter de l’huile sur le feu et n’aide en rien le processus de négociation. »

« Nous sommes ici aujourd’hui pour rappeler au ministre Coiteux que notre priorité est de négocier une convention collective pour les travailleuses et les travailleurs du secteur public. Nous croyons que cela devrait aussi être celle du gouvernement. Il s’est plutôt empressé de réagir de manière virulente en minimisant l’importance du geste posé par le front commun avec sa contre-proposition et a carrément dénaturé certains aspects de celle-ci . Une réaction, rappelons-le, aucunement représentative des discussions qui avaient lieu au même moment à la table de négociation, fait valoir Hélène Chouinard, présidente régionale du SFPQ. Martin Coiteux doit mettre de côté son mépris et faire enfin preuve de bonne foi et d’ouverture à la table de négociation ».

« La balle est maintenant dans le camp du ministre. Nous exigeons de sérieuses avancées aux tables de négociation, sans quoi le report de nos journées de grève pourrait être de courte durée. Au cours des prochains jours et des prochaines semaines, nous suivrons à la trace les représentants du Parti libéral du Québec dans notre région pour le leur rappeler », conclut Gerry Lavoie à la coordination de la négociation de la CSQ du Bas-Saint-Laurent.