Pas de sage-femme, faites-vous entendre !

Depuis la légalisation de la profession de sage-femme au Québec, le déploiement de nouvelles maisons de naissance est insuffisant et trop de femmes se voient encore refuser la possibilité d’être suivie par une sage-femme au moment de leur grossesse. C’est pourquoi Le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ) est heureux d’annoncer, en cette Journée internationale des sages-femmes, le lancement de sa campagne « Pas de sage-femme, faites-vous entendre ! » disponible sur son site internet au rsfq.qc.ca. Cette campagne permet aux femmes et aux familles d’exprimer leur déception directement aux différentes institutions du réseau de la santé concernées (CSSS, agences et ministère).

Promesses de développement

Alors qu’il était en campagne électorale, le chef du Parti libéral du Québec Philippe Couillard annonçait l’ouverture de sept nouvelles maisons de naissance et l’ajout de 125 nouveaux contrats de sages-femmes d’ici les cinq prochaines années, tel que prévu dans la politique de périnatalité 2008-2018 du ministère. Pour le RSFQ il s’agit d’une bonne nouvelle. « Nous nous réjouissons d’une telle annonce et demandons qu’elle se concrétise. Nous serons là pour la ramener à la mémoire des ministres, assure Claudia Faille. Le RSFQ rappelle aussi qu’une vingtaine de nouvelles sages-femmes seront diplômées dans les prochaines semaines. Il n’en tient qu’au ministre de la Santé et des Services sociaux de leur faire une place et de leur permettre d’offrir leurs services aux nombreuses femmes et familles qui demandent un suivi sage-femme », note la présidente du RSFQ.

Une pratique indispensable

En plus d’être la seule pratique professionnelle à offrir le choix du lieu d’accouchement, la pratique sage-femme permet une amélioration des indicateurs de santé, à court, moyen et long termes grâce, entre autres, à une diminution importante des interventions obstétricales. Ceci représente des économies substantielles pour le réseau de la santé. « Dans de nombreux pays à travers le monde, les sages-femmes représentent la porte d’entrée des soins de maternité de première ligne. Le Québec doit tendre vers cet objectif et permettre aux sages-femmes de jouer un rôle de premier plan à l’intérieur de notre réseau de santé et de services sociaux », note Claudia Faille, présidente du Regroupement Les sages-femmes du Québec (RSFQ), l’association professionnelle des quelques 160 sages-femmes de la province.

Travail exceptionnel

En cette journée internationale des sages-femmes, Le RSFQ tient à souligner avec fierté le travail exceptionnel de ces professionnelles de la santé au service des femmes et des familles du Québec. Depuis 1999, les sages-femmes du Québec se dévouent afin d’offrir aux femmes et familles d’ici non seulement des services de première ligne hors pair, mais aussi la possibilité de choisir le lieu d’accouchement, soit le domicile, la maison de naissance ou l’hôpital.

À propos

Le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ) est l’association professionnelle des sages-femmes. Il représente, depuis 1995, les sages-femmes qui œuvrent au Québec. Le RSFQ est en entente de service avec la Fédération des professionnèles de la CSN depuis 2009.

La Fédération des professionnèles (FP-CSN) représente plus de 8000 professionnèles, techniciennes et techniciens, œuvrant dans différents secteurs d’activité.

Le « Faire plus avec moins » ne peut être sans conséquence sur la qualité des services!

« Le faire plus avec moins n’est pas sans conséquence sur la qualité des services, de même que sur la santé de nos membres », de déclarer Mélanie Dubé, présidente locale du Syndicat des techniciens-nes et professionnels-les de la santé et des services sociaux du Québec STEPSSSQ (FP-CSN) (ci- après appelé STEPSQ).

La précarité d’emploi et le manque de techniciens-nes et de professionnels-les nécessaires au bon déploiement de l’ensemble de nos services, entraîne des problèmes de surcharge de travail et met en péril l’intégrité des services à la population. Lors de la tournée des secteurs, nous avons constaté qu’un vent d’essoufflement se fait sentir pour de nombreuses raisons, chez plusieurs de nos membres, tant à Mont-Joli qu’ailleurs au Québec. Le motif d’essoufflement le plus récurrent réside dans la question de la charge de travail. En voulant nous assurer que nos usagers reçoivent les meilleurs services possible, plusieurs d’entre nous se surmènent au travail. C’est notre propre santé physique et mentale qui en prend un coup. « La direction de l’établissement doit être plus ouverte.

Au STEPSQ, nous prônons une approche de collaboration, afin qu’ensemble nous trouvions des solutions pour le maintien et l’amélioration de la qualité des services à la population. Nous avons à cœur de préserver la santé des membres que nous représentons et nous tendons la main à l’employeur pour réaliser ces objectifs » de déclarer Nancy Corriveau, présidente du syndicat national du STEPSQ. « Ça fait 20 ans, à la Fédération des professionnèles-CSN (FP-CSN), que nous prônons une révision de l’organisation du travail au niveau local, afin d’améliorer à la fois la qualité des services et la qualité de vie au travail, qui est porteuse d’une amélioration des services directs à la population. J’ai personnellement remis à Philippe Couillard copie de nos clauses de conventions collectives qui encadrent cette réorganisation, il y a une dizaine d’années, alors qu’il était ministre de la Santé et des Services sociaux. Pourtant rien n’a été fait. Il n’est pas trop tard pour amorcer ce virage essentiel, alors que ce nouveau gouvernement développera ses nouvelles priorités » de déclarer Michel Tremblay, président de la FP-CSN. Une cinquantaine de membres du STEPSQ, de partout au Québec, étaient au rendez-vous à Mont-Joli pour venir témoigner leur appui et leur solidarité aux techniciens-nes et professionnels-les du CSSS de la Mitis.

À propos

Le STEPSQ représente 2 600 techniciens-nes et professionnels-les de la santé et des services sociaux œuvrant dans différentes missions : Centre hospitalier universitaire, CSSS, Centres de réadaptation et Agences de la santé et des services sociaux. Ses membres sont originaires de 13 établissements du réseau répartis dans 7 régions du Québec. La Fédération des professionnèles (FP-CSN)) représente plus de 8000 professionnèles, techniciennes et techniciens œuvrant dans différents secteurs d’activité : santé et services sociaux, organismes gouvernementaux, éducation, secteur municipal, médecines alternatives, aide juridique, intégration à l’emploi, professionnèles autonomes, organismes communautaires, etc.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN, inquiète, exige une action immédiate de la part de l’Agence de santé et des services sociaux de Montréal

Très inquiète des révélations de La Presse à propos des plaintes relatives à la présence de moisissures et d’une potentielle exposition à la poussière d’amiante, la CSN somme les autorités de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal (ASSS de Montréal) de prendre toutes les mesures et les précautions nécessaires pour protéger la santé des quelque 250 travailleuses et travailleurs qui oeuvrent dans le pavillon Lafontaine, sans compter celle des enfants et des travailleuses d’une garderie installée au premier étage. « L’état de désuétude des établissements publics est un scandale, on ne peut exiger des gens qu’ils travaillent et vivent quotidiennement dans de telles conditions » a déploré Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

« Est-ce qu’il y aura un plan d’action et une stratégie préventive à la suite des évènements révélés dans les rapports de la CSST, avec des solutions permanentes pour enfin assurer un milieu de travail sain et sécuritaire au pavillon Lafontaine ? », se questionne, exaspéré, Guy Laurion, vice-président santé sécurité au travail à la FSSS-CSN. Pour le leader syndical, il est essentiel que l’ASSS de Montréal fasse connaître ce plan et le mette en application sans plus tarder.

« Rappelons à l’employeur ses obligations légales : il doit informer par avis les personnes se trouvant dans les zones contaminées, doit donner une description des travaux prévus avec un échéancier et fournir les noms du responsable et de la compagnie », précise Michel Tremblay, le président de la FP-CSN.

Plus encore, les leaders syndicaux s’inquiètent et se demandent si des travailleurs n’ont pas vu leur santé déjà affectée par les conditions dans lesquelles ils ont dû exercer leur travail. Pour eux, les rapports de la CSST émis à propos de la problématique reliée aux moisissures et à la poussière d’amiante dénoncent un état de fait très préoccupant.

« À quelle hauteur le budget pour le suivi de la qualité de l’air s’élève ? », s’interrogent les leaders syndicaux. Ils rappellent qu’idéalement, des prises d’échantillons devraient être faites chaque saison et dans tous les bâtiments de la Direction de la santé publique, du moins dans ceux qui ont subi des dégâts d’eau. Un suivi sur plusieurs années devrait et aurait dû être fait.

Les trois leaders exigent donc que l’ASSS de Montréal convoque d’urgence une réunion dans les prochains jours avec l’ensemble des groupes concernés, incluant les syndicats représentants les travailleurs impliqués. Ils préviennent également l’agence qu’elle ne peut se cacher derrière le fait que la ville de Montréal est propriétaire de l’édifice du pavillon Lafontaine. Sur la question de la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs, aucun compromis n’est acceptable.

À propos de la CSN, de la FSSS-CSN et de la FP-CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. La Fédération de la santé et des services sociaux, la FSSS-CSN, représente près de 130 000 membres dans le secteur public et les secteurs privés de la santé et des services sociaux, provenant de toutes les catégories d’emplois. La Fédération des professionnèles, la FP-CSN représente environ 7 500 membres et regroupe des syndicats professionnels de professionnels et de techniciens dans le secteur de la santé et des services sociaux.

La Fédération des professionnèles s’implique dans le débat

La Fédération des professionnèles (FP-CSN) tiendra aujourd’hui et demain à Gatineau, deux journées de réflexion sur l’avenir des agences régionales de la santé et des services sociaux. Dans un contexte où périodiquement les politiciens remettent en question ces agences, envisageant leur abolition ou leur fusion, la FP a l’intention de faire entendre sa voix dans ce nécessaire débat. « Sachant que 2014 sera certainement une année électorale où, dans tous les cas de figure, des coupes seront envisagées dans les services dits administratifs, nous prenons les devants et amorçons une réflexion qui se veut éclairante et constructive, explique Michel Tremblay, président de la FP. Nous souhaitons que les changements envisagés soient porteurs d’amélioration pour l’ensemble de la population, tant sur le plan des services offerts dans chaque région du Québec, que sur celui de leur organisation », note-t-il.

Matières à réflexion

En organisant ces deux journées de réflexion, la fédération, qui représente la majorité des professionnèles d’agences, s’est fixé deux objectifs principaux. Le premier vise à mieux connaître la structure locale en examinant l’organisation interne du travail et en la comparant d’une région à l’autre. Le but étant de bonifier les services et d’améliorer la qualité de vie au travail. Le second objectif consiste à préparer ses membres, dans chaque région du Québec, à débattre sur la gouverne régionale en santé publique et, plus largement, dans le secteur de la santé et des services sociaux. « Au premier jour, un bilan de la situation sera dressé, ainsi que les défis et les perspectives entrevus autant par des spécialistes du domaine, que par des employé-es œuvrant directement dans les agences. Le lendemain, nous leur suggérerons des approches constructives afin de mener efficacement, dans leurs équipes, le débat à propos de l’avenir des agences », précise Michel Tremblay.

À propos

La Fédération des professionnèles (FP) représente plus de 8000 professionnèles, techniciennes et techniciens, œuvrant dans différents secteurs d’activité : santé et services sociaux, organismes gouvernementaux, éducation, secteur municipal, médecines alternatives, aide juridique, intégration à l’emploi, professionnèles autonomes, organismes communautaires, etc.

Le ministre Hébert s’obstine à privatiser les services à domicile, au détriment des personnes en perte d’autonomie

La CSN et ses fédérations œuvrant dans le domaine de la santé sont déçues du projet de loi sur l’assurance autonomie déposé vendredi par le ministre Hébert. Le projet de loi 67 ne tient aucunement compte des préoccupations exprimées en commission parlementaire par de nombreux groupes. « À quoi bon tenir une commission parlementaire si c’est pour déposer un projet de loi dont l’intention première est de plaire au Conseil du Trésor et non pas de développer les meilleurs services qui soient pour les personnes en perte d’autonomie ? », demande Guy Laurion, vice-président de la FSSS-CSN.

Le projet de loi bat en brèche par ailleurs le principe d’universalité en établissant l’allocation de soutien à l’autonomie en fonction des revenus. « Cela est inéquitable et inefficace. Cette proposition s’assimile à la règle de l’utilisateur-payeur, elle va à l’encontre des principes de solidarité, d’universalité, d’égalité d’accès et de gratuité qui fondent notre système de santé et de services sociaux », déclare Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Il y a par ailleurs lieu de s’inquiéter du contrôle public sur la qualité des services qui seront donnés par une multitude de prestataires privés. Cela minera le travail interdisciplinaire et privera le réseau public de l’information nécessaire au suivi de l’état des personnes en perte d’autonomie. « Les personnes âgées en perte d’autonomie qui font le choix de demeurer à domicile, peuvent être vulnérables. Il est impératif de leur assurer une continuité de services dispensés par une équipe interdisciplinaire d’intervenants du réseau public, à même de communiquer entre eux et de s’adapter rapidement à tout changement observé auprès de ces personnes. C’est le minimum qu’on doit leur offrir », assure Michel Tremblay, président de la Fédération des professionnèles-CSN.

« Comment le ministre peut-il prétendre défendre le libre choix du prestataire par l’usager alors que le meilleur prestataire qui soit, le réseau public, sera laissé dans l’ombre ? Est-ce que les établissements du réseau public seront tenus d’offrir tous les services nécessaires pour répondre aux besoins ? Si le réseau public n’offre pas tous les services, comment alors parler d’un libre choix ? », demande Jeff Begley, président de la FSSS-CSN.

« Le projet de loi sur l’assurance autonomie aurait pu constituer un moment clé dans la consolidation des services publics de santé et de services sociaux. En s’obstinant à ouvrir la voie au privé, le ministre fait le choix d’une fragmentation et d’une privatisation accrue et inefficace des services de santé et de services sociaux. Nous continuerons de nous battre contre ce démantèlement tranquille du système public de santé », de conclure Jean Lacharité.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Une nouvelle convention collective à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse

C’est avec satisfaction que les salarié-es de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) ont obtenu leur nouvelle convention collective, signée hier par l’employeur et le syndicat. Sans contrat de travail depuis mars 2010, les employé-es de la CDPDJ se réjouissent de cette entente qui s’appliquera pour la période allant du 1er avril 2010 au 31 mars 2015.

En plus des augmentations salariales, qui reprendront les paramètres de l’entente intervenue en 2010 entre les syndicats du secteur public et le gouvernement du Québec, la nouvelle convention comprend plusieurs modifications importantes.

Il a notamment été convenu avec l’employeur de prioriser les discussions relativement à la charge de travail et modifier la convention collective en ce sens. « Un comité paritaire sera également mis sur pied afin d’étudier et de discuter d’un éventuel projet pilote de télétravail », a déclaré Jean-Sébastien Imbeault, président du syndicat.

Le programme d’accès à l’égalité sera maintenant un chapitre de la convention collective plutôt qu’une lettre d’entente. Un processus volontaire de médiation en cas d’arbitrage et de griefs sera aussi mis en place.

« Nous saluons aussi la diminution des écarts entre les conditions de travail des salarié-es permanents et temporaires avec plus de possibilités pour les salarié-es temporaires de prendre des congés sans traitement, d’avoir accès à de la formation et une accessibilité pour tous les membres du personnel, quel que soit leur statut, à un horaire flexible », a continué Jean-Sébastien Imbeault.

Parité salariale avec les avocats de l’État

La nouvelle convention collective prévoit également un important rattrapage salarial pour les conseillers juridiques de la CDPDJ. « Nous demandions la parité salariale et nous l’avons obtenue. Cette convention collective permettra enfin aux conseillères et aux conseillers juridiques de la CDPDJ de bénéficier des mêmes conditions salariales que celles de l’ensemble des avocats au service de l’État », a poursuivi Jean-Sébastien Imbeault.

Affilié à la Fédération des professionnèles de la CSN, le syndicat de la CDPDJ représente environ 150 employé-es. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2 000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle, dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération des professionnèles fait place aux familles !

La Fédération des professionnèles (FP) lançait, le mercredi 13 novembre dernier, sa deuxième boîte à outil sur la conciliation famille-travail (CFT), lors d’un 5 à 7 tenu à Montréal.

Émanant du congrès 2009 de la FP, la démarche, ayant pour thème Place aux familles ! est pilotée par Nancy Corriveau, membre du Syndicat des techniciens-nes et professionnels-les de la santé et des services sociaux du Québec (FP–CSN) et responsable du dossier. Elle est appuyée par les membres du comité exécutif de la fédération, dont Ginette Langlois, vice-présidente. « La conciliation famille-travail est une préoccupation de la FP, et ce, depuis de nombreuses années. Nous avons donc choisi d’en faire une priorité et d’outiller adéquatement nos syndicats afin de faire avancer concrètement la question », précise Ginette Langlois. La démarche se décline en trois étapes : la consultation, la négociation et l’évaluation.

Lancée il y a environ un an, la première boîte à outil avait pour but de susciter la réflexion des syndicats à propos de la CFT. « Dès le départ nous avons choisi d’innover et de ne pas aborder le thème sous l’angle unique du féminisme, ce qui se fait souvent. Nous savions que de plus en plus de pères se sentaient concernés par la question, et il était important pour nous qu’ils s’impliquent », explique Nancy Corriveau. Dans cette première phase de consultation, les syndicats ont été invités à échanger sur les thèmes de valeurs sociales, valeurs collectives et individuelles, solidarité entre générations, et bien d’autres. Cette deuxième boite à outil, lancée hier, vise à orienter les syndicats vers des façons simples et efficaces de faire un portrait de leur milieu, de connaître les besoins de celui-ci et, finalement, d’argumenter efficacement pour négocier avec l’employeur des clauses favorisant la CFT. « La conciliation famille-travail concerne tout le monde, car nous avons tous une famille. Que ce soit pour prendre soin de nos enfants ou de nos parents, les besoins des travailleurs et des travailleuses sont criants. Et pour les syndicats, c’est souvent un immense défi à relever que de s’attaquer à cette problématique. Nos boîtes à outil sont donc là pour leur faciliter la tâche », précise Nancy Corriveau, responsable du dossier.

Un lancement de la deuxième boîte est prévu à Québec le 21 janvier prochain. La troisième boîte à outil sera dévoilée prochainement. Cette ultime étape permettra d’évaluer l’efficacité de la démarche.

« Il faut penser en termes de petits pas. Place aux familles ! peut permettre de faire évoluer les mentalités, de briser les stéréotypes, de forger une solidarité intergénérationnelle, bref de faire en sorte que la société fasse une place plus grande aux familles. Il ne reste qu’à nous d’en faire bon usage », conclut Ginette Langlois vice-présidente de la Fédération des professionnèles.

Sages-femmes en colère

Les sages-femmes du Québec, accompagnées par des centaines de manifestants et de manifestantes, se sont réunies, ce midi, devant les bureaux la première ministre Pauline Marois. En colère, elles lui ont demandé de trouver une solution rapide et équitable à l’impasse qui perdure dans les négociations entre les sages-femmes et le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

Négociation qui traîne

Pour le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ), il est inconcevable que cette négociation traîne toujours, malgré plus d’une trentaine de rencontres avec le MSSS. « Comment se fait-il que deux ans plus tard nous devions encore sortir dans la rue et manifester ? » a demandé la présidente du RSFQ, Claudia Faille. Les demandes des sages-femmes ne représentent qu’une infime portion du budget du gouvernement. « Nous ne sommes que 159; et la majorité des sages-femmes ont des horaires réduits. Tous les ministres à qui nous avons parlé nous ont assurées de la volonté du gouvernement de dénouer l’impasse. Pourtant cette volonté ne se reflète pas à la table de négociation, a précisé la présidente. Nous nous sommes pourtant rendues disponibles afin de négocier efficacement avec le MSSS. Et malgré des offres qui frôlaient l’insulte, nous n’avons jamais quitté la table de négociation. Aujourd’hui, les sages-femmes sont exaspérées, mais elles ne se contenteront pas du peu qui leur est présentement offert », a lancé Claudia Faille.

Corriger l’injustice

Le RSFQ, l’association professionnelle des sages-femmes, négocie depuis plus de deux ans l’entente qui le lie au MSSS. Celle-ci, qui a été signée en 2004 et n’a pas été renégociée depuis bientôt dix ans – elle a été prolongée par un décret en décembre 2005 -, nécessite un redressement majeur. Pour Claudia Faille, présidente du RSFQ, il est évident que l’entente qui est négociée actuellement devra corriger l’injustice que subissent les sages-femmes. « Nous sommes payées un dollar l’heure pour être de garde et nous ne recevons aucune prime pour horaires défavorables, contrairement à tous les autres professionnel-les de la santé. Nos demandes sont raisonnables et nous exigeons simplement un traitement équitable, rien de plus. » Le RSFQ en appelle donc au sens de la justice de la première ministre. « Nous lui demandons de redresser la situation et de permettre ainsi aux professionnelles que nous sommes d’être enfin traitées équitablement », a précisé Claudia Faille.

Appui des femmes

Au cours des dernières semaines, le RSFQ a reçu l’appui de près de 80 groupes issus des milieux féministes et communautaires ayant à cœur le sort des sages-femmes. « La Coalition pour la pratique sage-femme a sollicité le soutien de ses membres, dont la Fédération des femmes du Québec, ainsi que celui d’autres organisations. Elles nous ont appuyées sans réserve et plusieurs d’entre elles ont même contacté la première ministre afin de l’inviter à résoudre l’impasse, a déclaré Claudia Faille. Notre bataille est aussi celle des femmes qui sont nombreuses à choisir d’accoucher avec une sage-femme, en maison de naissance, à domicile ou en centre hospitalier. »

À propos

Le RSFQ est l’association professionnelle des sages-femmes depuis 1995. Il représente environ 150 sages-femmes qui œuvrent au Québec. Le RSFQ est en entente de service avec la Fédération des professionnèles de la CSN depuis 2009.

La Fédération des professionnèles (FP) représente plus de 8000 professionnel-les, techniciennes et techniciens, œuvrant dans différents secteurs d’activité.

Fondée en 1921, la CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN demande un financement public exclusif

La CSN présentera ce soir à 19 h 30, à l’Assemblée nationale, un mémoire dans lequel elle réagit au livre blanc du ministre Réjean Hébert, L’autonomie pour tous. Celui-ci fait état de la création éventuelle d’une assurance autonomie qui permettrait d’offrir aux personnes dans le besoin des services de soutien à domicile. « Le projet serait intéressant en soi s’il était financé par des fonds publics exclusifs. Or le ministre ne semble pas emprunter cette voie », a souligné d’entrée de jeu le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. Pour visionner la présentation lors de la commission parlementaire, cliquer ici.

Fonctionnement de l’assurance autonomie

À l’heure actuelle, les individus en perte d’autonomie sont censés recevoir gratuitement des services d’hygiène dispensés par des auxiliaires familiales et sociales. Or, d’après le livre blanc, ces services reliés aux activités de la vie quotidienne (AVQ) seraient dorénavant prodigués par les entreprises d’économie sociale en aide domestique (EESAD) ou par des organismes privés (résidences privées pour aînés). Ce n’est qu’exceptionnellement que les CSSS dispenseraient ces services. « Une pression est exercée sur ces entreprises afin qu’elles offrent un plus large éventail de services. Le problème, c’est que ceux et celles qui y travaillent seront payés près du salaire minimum, et ce sont surtout des femmes ! » s’est aussi exclamé Jean Lacharité. En plus de réaliser des économies sur leur dos, ajoute le vice-président de la CSN, le projet compromet la qualité des services : difficulté à maintenir des suivis adéquats avec l’équipe du CSSS ; impossibilité de garantir la stabilité des soins ; manque de formation des travailleurs et des travailleuses. « Il est nécessaire de prendre un virage en faveur des soins à domicile, explique-t-il, mais jamais au détriment des services publics. Rien ne justifie que les AVQ soient ainsi sous-traitées. L’État cherche à se déresponsabiliser de ses obligations envers la population. C’est le dogme du déficit zéro qui teinte la réforme des soins à domicile proposée par le ministre», a-t-il ajouté.

Financement du régime

À court terme, le montant annuel consacré aux soins de longue durée serait composé d’un fonds protégé incluant les sommes allouées aux soins à domicile et des 500 millions promis par le gouvernement jusqu’en 2017-2018. Le ministre affirme qu’à partir de 2018, il faudra trouver les moyens de financer cette assurance. Par ailleurs, le régime serait aussi financé par une contribution personnelle fixée en fonction du revenu des personnes qui demanderaient de l’aide pour les activités de la vie quotidienne : l’allocation à l’autonomie (ASA) serait effectivement évaluée selon leurs besoins, leur environnement et les ressources dont elles disposent. « Qu’on soit bien clairs : la CSN n’appuiera pas la création d’une telle assurance si celle-ci est sous-financée, si elle viole les principes de solidarité et d’universalité qui régissent notre système de santé en obligeant l’usager à payer une contribution personnelle et si elle est adoptée dans une logique de privatisation et de marchandisation des services. Le gouvernement doit faire preuve de courage politique et profiter de la création de la caisse d’assurance autonomie pour aller chercher, sur la base d’une plus grande équité et progressivité du système fiscal, de nouveaux revenus pour financer le soutien à domicile », a conclu Jean Lacharité. Lors de la présentation du mémoire, ce soir, le vice-président de la CSN sera accompagné du vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (CSN), Guy Laurion, et de la vice-présidente de la Fédération des professionnèles (CSN), Ginette Langlois.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Composée de près de 2000 syndicats, elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les personnes les plus vulnérables de notre société paient le prix de la privatisation en santé

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) réagit au dépôt du rapport annuel de la Protectrice du citoyen en notant que ce sont les personnes les plus vulnérables de notre société qui subissent le plus durement les conséquences de la privatisation dans le réseau de la santé et des services sociaux. La CSN se questionne à savoir pourquoi le ministère s’entête à poursuivre sur cette voie, alors que le rapport démontre les impacts sur la qualité des services et qu’une récente étude de l’IRIS explique que l’avantage économique du recours au privé est inexistant.

Le rapport annuel de la Protectrice du citoyen cible plusieurs problématiques dans le réseau de la santé et des services sociaux. Elle se concentre particulièrement sur la question de l’accès aux services, de la qualité de ceux-ci et des problèmes d’inspection, aussi bien dans l’hébergement pour les personnes âgées que pour les personnes atteintes de déficience intellectuelle. Sur plusieurs de ces questions, nombre de recommandations de la Protectrice du citoyen restent lettre morte, année après année. « Quand la Protectrice du citoyen nous dit qu’en 2013, il n’y a toujours pas eu de visites d’appréciation dans les ressources privées, on ne peut faire autrement que de s’inquiéter. Lorsque l’on connaît les nombreux problèmes de qualité de services dans ces ressources, on se demande pourquoi le ministère ne met pas plus d’énergie à régler cette situation. Faut-il rappeler qu’il s’agit d’une des franges les plus vulnérables de notre société et que nous avons la responsabilité de s’assurer qu’ils reçoivent les meilleurs services possible? », explique Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Le temps est venu de faire le bilan du recours à l’achat de places dans le privé. « Pour la FSSS, il en va bien au-delà de la question de s’assurer d’augmenter le nombre de visites d’appréciation dans le privé. La porte a été grande ouverte pour le privé dans les dernières années. Et qu’est-ce qu’on remarque? Que les services qui y sont donnés se font loin des regards du réseau public, qui a pourtant la responsabilité de veiller à ce qu’ils soient adéquats. Comment s’assurer que les personnes reçoivent le niveau de services dont ils ont besoin pour maintenir leur autonomie ou pour se réadapter dans le cas des personnes atteintes de déficience intellectuelle? Pourtant, la solution la plus simple n’est jamais évoquée : si l’on veut assurer une continuité et une qualité des services, il faut miser sur les services publics », poursuit Jeff Begley, président de la FSSS–CSN.

Ce que la Protectrice du citoyen remarque de plus en plus, c’est l’écart grandissant entre les politiques du ministère et la réalité sur le terrain. « Ce n’est certainement pas les nouvelles compressions budgétaires qui vont améliorer la situation à ce niveau. On se rend compte qu’une part importante des problèmes dans le réseau sont dus au fait que le personnel n’a pas les moyens pour donner les meilleurs services qui soient », lance Michel Tremblay, président de la Fédération des professionnèles (FP–CSN).

L’ouverture au privé qui a été faite dans les dernières années n’a jamais été suivie d’un effort réel du ministère pour s’assurer que les services donnés dans le privé sont d’un bon niveau. « La récente étude de l’IRIS démontre que la hausse des coûts dans le privé augmente plus fortement que dans le public. S’il n’y a plus d’avantage économique et qu’on peine toujours à donner des services de qualité dans le privé, quel est l’avantage de poursuivre sur cette voie? Pour nous, les personnes les plus vulnérables de la société méritent plus que de faire les frais des compressions budgétaires et de la privatisation », de conclure Jean Lacharité.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Pour la CSN, la gestion des contrats privés pose des questions majeures

Plusieurs révélations récentes soulèvent des questions quant à la manière dont les gestionnaires d’établissements du réseau de la santé et des services sociaux procèdent à l’octroi de contrats d’approvisionnement en biens et services à des firmes privées. Pour la CSN, il s’agit d’un enjeu majeur mettant en cause la saine gestion des ressources dans le réseau de la santé et services sociaux et ultimement la qualité des services.

On apprenait hier par La Presse qu’un système de ristournes serait au centre du processus d’octroi des contrats à des firmes privées de fournitures médicales. Ce procédé favoriserait les grosses firmes présentes dans le marché et limiterait la concurrence. Ce système semble avantager de gros joueurs comme la multinationale Cardinal Health, qui contrôle une bonne part de l’approvisionnement au Québec et qui est toujours sous enquête de l’AMF. « Depuis quelques mois, les révélations s’accumulent sur la question de l’octroi de contrats en santé et services sociaux. Dans le récent Rapport au ministre Hébert sur l’application des règles d’octroi des contrats à la firme Proaction, on apprenait notamment que la plupart des contrats d’optimisation obtenus par Proaction l’avaient été de gré à gré, sans qu’aucune raison ne puisse le justifier. D’autres pratiques étaient aussi pointées du doigt comme nuisibles à une saine concurrence entre les soumissionnaires. Puis, il y a eu le cas des contrats donnés de gré à gré à Cardinal Health par le CHUM. De son côté, le vérificateur général, dans son rapport du printemps 2013, exhortait les établissements à respecter la réglementation relative aux appels d’offres lorsqu’ils recourent à des firmes externes pour optimiser leurs processus. Cela fait beaucoup de cas où la manière dont les contrats ont été octroyés est très discutable », explique Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

« Si les CSSS n’ont pas respecté les règles pour l’octroi des contrats à Proaction, peut-on penser qu’il en va de même pour d’autres types de contrats ? Et s’il est vrai que le processus d’octroi de contrats de matériel médical semble biaisé par l’existence d’un système de ristournes, peut-on se demander qui en profite réellement et quels en sont les impacts? Certaines firmes disposées à verser des ristournes sont-elles favorisées au détriment de l’intérêt public? Comment sont comptabilisées ces ristournes ? Font-elles l’objet de mécanismes de vérification et de suivi rigoureux ou s’agit-il d’un système parallèle ? Qu’en est-il du financement de la recherche par des entreprises privées ? Puis, les fondations d’établissement jouent-elles un rôle dans ce système ? Les sommes en jeu sont considérables et il s’agit de la gestion de fonds publics », poursuit Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). « Pour la CSN, la question de l’octroi des contrats privés est donc une question prioritaire. Les ressources doivent être investies dans les services à la population », déclare Michel Tremblay, président de la Fédération des professionnèles (FP–CSN).

Au moment où le réseau de la santé et des services sociaux subit des compressions budgétaires qui amènent des coupes de services partout au Québec, on doit se questionner sur la gestion du réseau. « Pendant que nos membres ont de moins en moins de moyens pour donner des services à la population, c’est à croire que c’est le bar ouvert pour nombre de firmes privées. Qu’est-ce que le gouvernement entend faire pour s’assurer que les fonds publics investis dans le réseau sont utilisés efficacement ? Comment le ministre entend-il donner réponse au rapport du vérificateur général et à celui sur Proaction ? Quand on connaît l’importance du budget de santé au Québec, on ne peut se permettre d’accepter que la mauvaise gestion nuise à la qualité des services », de conclure Jean Lacharité.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Une preuve de plus de l’inefficacité des projets d’optimisation pilotés par les firmes privées.

La publication du rapport sur l’application des règles d’attribution des contrats à la firme Proaction démontre une fois de plus l’inefficacité des projets d’optimisation pilotés par des firmes privées en santé et en services sociaux. Sans grande surprise, le rapport publié hier met en lumière de nombreuses lacunes dans l’octroi de contrats, dont des ententes négociées de gré à gré, et des avantages concurrentiels pour Proaction, lorsqu’il y a eu appel d’offres. L’esprit et les principes de la Loi sur les contrats des organismes publics n’ont pas été respectés par les établissements concernés dans huit des dix contrats octroyés. La CSN dénonce depuis plusieurs mois la situation et le rapport confirme les inquiétudes. « Non seulement nous savions que ce genre de projet était totalement inefficace et coûteux, mais maintenant nous avons la preuve que les lois ne sont pas même pas respectées. Les firmes privées de ce genre n’ont pas leur place en santé », dénonce Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Une approche néfaste

L’approche préconisée par Proaction a aussi des conséquences néfastes sur la santé des travailleurs et des travailleuses du réseau. Pour Ginette Langlois, vice-présidente de la Fédération des Professionnèles, la situation est inquiétante : « Nous remarquons des cas de détresse psychologique chez les professionnel-les qui sont soumis à des mesures de contrôle excessives et malsaines tels le minutage des tâches et les rencontres fréquentes pour quantifier le travail ». De plus, le fait que Proaction garantisse un remboursement en cas de non-réalisation des économies promises met beaucoup de pression sur les travailleuses et les travailleurs afin qu’ils produisent plus. « La relation d’aide établie par nos professionnel-les ne peut se définir uniquement en terme quantitatif, puisque, faut-il le rappeler, ils donnent des services à une population vulnérable et en perte d’autonomie », précise Ginette Langlois.

Solutions à l’interne

l est par ailleurs important que le ministre Réjean Hébert ne se limite pas à la simple question des règles d’octroi des contrats. Son ministère doit revoir l’organisation du travail en impliquant les syndicats. « Compter sur l’expertise interne pour organiser le travail avec pour principal objectif d’améliorer la qualité des services aux patients est selon nous la meilleure solution » précise Nadine Lambert, vice-présidente responsable du personnel en soins infirmiers et cardiorespiratoires à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS). Des exemples concrets de réussite ont été observés, entre autres dans la région de Québec, où depuis le départ de la firme Proaction, le syndicat et l’employeur ont formé un groupe de travail paritaire en vue de poursuivre par eux-mêmes la révision continue des processus d’organisation du travail.

À propos

Fondée en 1921, la CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération des professionnèles (FP–CSN) représente plus de 8000 professionnèles, techniciennes et techniciens, oeuvrant dans différents secteurs d’activité : santé et services sociaux, organismes gouvernementaux, éducation, secteur municipal, médecines alternatives, aide juridique, intégration à l’emploi, professionnèles autonomes, organismes communautaires, etc.

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) compte un peu plus de 125 000 membres dans les secteurs privé et public. La FSSS est la plus grande organisation syndicale du secteur de la santé et des services sociaux.

Les sages-femmes lancent une vidéo d’appui

Les sages-femmes du Québec, en négociation avec le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) pour le renouvellement de leur entente de travail, ont lancé cet après-midi une vidéo d’appui à leurs revendications. L’événement s’est déroulé au bistro Vices & Versa à Montréal, en compagnie de plusieurs personnalités, dont les artistes Mariloup Wolfe, Yann Perreau et Salomé Corbo, qui sont venus témoigner de leur propre expérience et appuyer publiquement le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ).

Malgré le caractère festif de l’événement, la grogne était palpable parmi les sages-femmes présentes puisque le ministère venait tout juste de leur annoncer qu’il n’y aurait pas de blitz de négociations avant les vacances. « Une fois de plus, le MSSS se défile devant sa responsabilité et ses engagements. Nous avons fait le difficile exercice de prioriser nos demandes puisque c’est ce qu’il nous demandait et voilà qu’il nous refuse le blitz tant souhaité. C’est avec regret que nous constatons que le fait que nous sommes des femmes, desservant une clientèle féminine, semble jouer en notre défaveur » a indiqué Claudia Faille, présidente du RSFQ.

Depuis septembre 2012, le RSFQ a eu 23 rencontres avec le comité de négociation du MSSS, rencontres durant lesquelles pratiquement aucune des demandes monétaires n’ont été résolues. « Le MSSS nous demande d’être « sage » et il espère nous avoir à l’usure. Qu’il se détrompe, les sages-femmes sont mobilisées et ne baisseront pas les bras devant cette injustice ! », a lancé la présidente du RSFQ.

La vidéo, réalisée par Tania Bissonnette, s’inscrit dans une vaste opération d’appui orchestrée par le RSFQ. Sous la vidéo, un lien cliquable permet à l’internaute d’envoyer par courriel une lettre adressée aux ministres Réjean Hébert et Stéphane Bédard. « Tous les jours, nous recevons des témoignages d’encouragement de la population et maintenant nous souhaitons que le gouvernement mesure l’importance de cet appui. C’est pourquoi nous demandons à la population de partager la vidéo et de simplement cliquer pour faire cesser le mépris ! » a expliqué Claudia Faille.

La vidéo est disponible sur le site du Regroupement Les Sages-femmes du Québec, au www.rsfq.qc.ca.

À propos

Le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ) est l’association professionnelle des sages-femmes. Il représente les sages-femmes qui œuvrent au Québec depuis 1995. Le RSFQ est en entente de service avec la Fédération des professionnèles de la CSN depuis 2009.

Une première journée de grève

Les conseillères et les conseillers juridiques de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) tiennent aujourd’hui une première journée de grève afin d’appuyer leur comité de négociation qui tente toujours de dénouer l’impasse qui subsiste dans le renouvellement de leur convention collective échue depuis mars 2010. Les syndiqué-es disposent d’une banque de 72 heures de grève, votée à l’unanimité le 12 juin dernier. Par le déploiement d’une ligne de piquetage devant les bureaux de la CDPDJ situés sur la rue Saint-Jacques à Montréal, les conseillères et les conseillers juridiques manifestent leur exaspération face à une situation qui a assez duré.

« C’est quand même incroyable que la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse refuse de traiter ses employé-es de façon juste et équitable. Nous demandons seulement la parité avec nos collègues avocates et avocats de l’État, rien de plus. » explique Jean-Sébastien Imbeault, président du syndicat. Plusieurs rencontres de négociations se sont tenues dans les dernières semaines et certaines demandes semblent avoir été entendues par la partie patronale. Toutefois, la CDPDJ refuse obstinément de considérer des ajustements à l’horaire de travail, une mesure qui a pourtant été incluse dans les ententes conclues avec les procureurs de la couronne, les juristes de l’État et les avocats de l’aide juridique en 2011. « Tant et aussi longtemps que nous n’aurons pas signé une nouvelle convention collective, nous maintiendrons la pression. » soutient Me Pierre-Yves Bourdeau, conseiller juridique à la direction du contentieux à la CDPDJ. D’autres actions sont à prévoir dans les prochaines semaines.

Affilié à la Fédération des professionnèles de la CSN, le Syndicat des employé(e)s de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse représente 150 salarié-es, dont 15 conseillères et conseillers juridiques.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2 000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle, dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les conseillers juridiques de la Commission des droits de la personne interpellent le ministre de la Justice

Les conseillères et les conseillers juridiques de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) ont interpellé le ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud, alors qu’il prononçait une allocution cet après-midi devant les membres du Barreau du Québec réunis au Palais des congrès.

Les employé-es de la CDPDJ, toujours sans contrat de travail depuis l’échéance de leur convention collective en mars 2010, ont voulu dérouler une grande banderole sur laquelle on pouvait lire « De l’ensemble des avocats au service de l’État, seulement 15 d’entre eux n’ont pas droit au même traitement. Vous avez dit égalitén ? La parité. Toute la parité. », avant de se faire montrer la sortie. Par cette action d’éclat silencieuse, le personnel de la Commission souhaitait informer le ministre St-Arnaud de la situation irrégulière qui prévaut quant à la rémunération des conseillers juridiques.

Historiquement, ceux-ci ont toujours obtenu les mêmes conditions salariales que les procureurs de la Couronne, les juristes de l’État et les avocats de l’aide juridique. Depuis 2011, le gouvernement a consenti à ces derniers une augmentation salariale de 15 %. Mais l’employeur refuse aujourd’hui d’offrir le même traitement à ses conseillères et ses conseillers juridiques. « Nous avons pourtant obtenu une entente de principe en juin 2012, entente que nous avons adoptée en assemblée générale, pour apprendre en mars dernier que la Commission n’entendait plus respecter cette entente. Nous avons été très patients, mais ça suffit. Nous exigeons un règlement dans les plus brefs délais », a déclaré Jean-Sébastien Imbeault, président du syndicat. Les employé-es ont mené une première action, le 19 mai dernier, en distribuant des feuillets d’information aux membres de la Commission qui tenait une réunion de leur conseil d’administration. Les salarié-es prévoient d’autres moyens de pression si un règlement n’est pas conclu dans les prochains jours. Les représentants syndicaux ont rencontré le Conseil du trésor mardi dernier afin de faire le point sur la situation. Les deux parties ont convenu de poursuivre les discussions la semaine prochaine.

Le SECDPDJ affilié à la Fédération des professionnèles de la CSN représente 150 employé-es, dont 15 conseillères et conseillers juridiques. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2 000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La gestion en collégialité et un financement public adéquat sont nécessaires

La CSN estime que le contexte dans lequel évolue le réseau universitaire nécessite un renforcement de la gestion en collégialité et un financement public des universités. C’est d’ailleurs ce qu’elle fera valoir lors de sa contribution à la prochaine rencontre préparatoire au Sommet sur l’enseignement supérieur portant spécifiquement sur les thèmes de la gouvernance et du financement des universités. La CSN entend combattre toutes les tentatives visant à remettre en cause la gestion en collégialité et à réduire le financement public. Pensons notamment à l’ancien projet de loi 38 sur la gouvernance des universités, qui fut heureusement abandonné, et aux nombreux rapports faisant la promotion de l’approche de l’utilisateur-payeur pour les services publics. « Le gouvernement doit renoncer à imposer les concepts de la nouvelle gestion publique dans la gouvernance des établissements universitaires, soutient Denise Boucher, vice-présidente de la CSN. Une université ne peut être gérée comme une entreprise ou une société à but lucratif. De plus, une forte majorité d’administrateurs externes ne constitue pas la garantie d’une gestion indépendante. Il faut mettre en place des mesures afin d’assurer une forte majorité de la communauté universitaire dans toutes les instances décisionnelles et consultatives des établissements et du réseau universitaire. » L’évaluation des ressources financières additionnelles exige un exercice rigoureux d’identification des besoins, un meilleur contrôle de certaines dépenses et une vision commune du développement du réseau universitaire et de ses priorités. À cet égard, la CSN considère qu’une instance de coordination des universités pourrait être envisageable si les objectifs sont de partager une vision commune de leur développement et d’améliorer la coordination et la cohérence entre les établissements. Cette nouvelle instance devrait être inspirée de l’ancien Conseil des universités et ne devrait pas avoir pour mandat l’assurance qualité. La CSN se questionne également sur le mode de financement actuel, qui ne s’est pas soldé par une amélioration du financement des universités, mais davantage par une substitution du financement public par des fonds privés et individuels. « Ce modèle introduit une concurrence pernicieuse entre les établissements qui se traduit, entre autres, par des dépenses de marketing improductives et d’autres dans certains projets immobiliers injustifiés. Il crée une incertitude sur les revenus disponibles et une dépendance envers des fonds privés souvent variables. Il faut revoir le mode de financement de manière à assurer plus de ressources dédiées à l’enseignement et à réduire les incitatifs à la concurrence entre les établissements, tout en assurant l’accessibilité aux études », affirme la vice-présidente. Cela requiert donc un financement public adéquat. Enfin, bien que le financement des cégeps ne soit pas à l’ordre du jour, la CSN tient à dénoncer les compressions budgétaires qui se sont multipliées au cours des récentes années dans le réseau collégial. Elle réitère, de plus, que la gratuité scolaire doit être établie à tous les ordres d’enseignement. La CSN regroupe trois fédérations du réseau de l’éducation, soit la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ), la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP) et la Fédération des professionnèles (FP). La CSN ainsi que les représentantes et les représentants des trois fédérations participeront à la prochaine rencontre qui se tiendra à Sherbrooke cette semaine.

Au ministre Réjean Hébert de tracer une ligne claire

L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ et la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui représentent plus de 200 000 travailleuses et travailleurs du réseau public, réclament du ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, qu’il donne des indications claires aux établissements de santé à l’égard des multiples projets de réorganisation dans les soins à domicile.

En effet, loin de réévaluer leur démarche et critiqués de toutes parts, plusieurs CSSS au Québec poursuivent activement des projets dits d’« optimisation des soins à domicile ». Concrètement, ceux-ci consistent à imposer aux professionnel-les travaillant sur le terrain des méthodes de travail et d’évaluation qui ne sont pas adaptées à la réalité des services humains qu’ils dispensent. Ces changements organisationnels ont un impact négatif sur la qualité de vie et sur la satisfaction au travail des salarié-es et nient également leur autonomie professionnelle.

En outre, si quelques CSSS brandissent des résultats démontrant que le personnel voit plus de patients, de nombreux intervenants et de nombreuses intervenantes déplorent la déshumanisation des services et, par conséquent, une diminution de la qualité. Enfin, les syndicats croient que ces ressources financières seraient plus profitables si elles étaient investies dans les services aux citoyennes et aux citoyens plutôt que dans de lucratifs contrats, souvent octroyés de gré à gré, à des entreprises externes pour former des cadres aux méthodes de contrôle de l’emploi du temps des salarié-es.

Le ministre interpellé
Ainsi, l’APTS, la FIQ et la CSN demandent au ministre Réjean Hébert de faire connaître sans tarder les conclusions du bilan qu’il a demandé à chaque CSSS sur ce type de contrats. Par ailleurs, les organisations syndicales l’enjoignent de donner aux CSSS la directive claire de procéder à de véritables travaux d’organisation du travail, dans lesquels les travailleuses et les travailleurs et leurs syndicats joueront un rôle central, dans le but d’améliorer l’accessibilité aux soins à domicile. Le ministre a déjà indiqué que selon lui, les interventions de consultants en management comme Proaction ne sont pas des démarches d’organisation du travail. D’ailleurs, les trois organisations syndicales ont chacune conclu des ententes avec le ministère portant sur l’organisation du travail, dans leurs conventions collectives respectives, afin de baliser d’authentiques démarches en ce sens. Celles-ci doivent nécessairement être paritaires et déboucher sur une amélioration des conditions de travail et de la satisfaction au travail ainsi qu’à l’amélioration des services.

Des solutions à proposer
« Nos membres œuvrent au quotidien sur le terrain. Des propositions pour améliorer les processus et offrir au final plus de services et de meilleure qualité, nous en avons. Nous ne comprenons pas pourquoi certains établissements persistent à nous imposer ces solutions qui ne tiennent aucunement compte des préoccupations de celles et de ceux qui tiennent les services à bout de bras. D’autres établissements ont choisi, avec succès, de miser sur de véritables travaux paritaires, associant réellement les travailleuses et les travailleurs du début à la fin de la démarche, et cela donne de bons résultats », souligne la présidente de la FIQ, Régine Laurent.

« Dans de nombreux établissements, il y a eu et il y a toujours des exercices d’organisation du travail qui se font de façon paritaire, donc avec les syndicats. Ni les CSSS ni les agences n’ont su jusqu’à maintenant nous expliquer de façon satisfaisante pourquoi ce modèle ne serait pas applicable dans les soins à domicile. Quant à nous, les Proaction et consorts ne font pas d’organisation du travail. Ils font de la formation de cadres et la contribution des salarié-es se limite à minuter leurs interventions quotidiennes : ils ne sont aucunement consultés sur ce qu’ils constatent comme problèmes et sur les solutions qu’ils privilégient », explique le vice-président de la CSN, Jean Lacharité.

Ressources financières
Les syndicats se questionnent également sur l’utilisation judicieuse des fonds publics, soit plusieurs millions de dollars sur l’ensemble du territoire québécois. « Les sommes allouées à ces entreprises privées auraient été mieux investies en services directs à la population. Nous croyons fermement qu’on peut améliorer l’accessibilité aux services en travaillant concrètement à l’organisation du travail, mais ce n’est pas non plus une formule miraculeuse. Il devra aussi y avoir de l’argent frais injecté dans les soins à domicile si on souhaite vraiment atteindre nos objectifs. Le Québec est parmi les provinces qui investissent le moins dans ces soins : on ne peut pas compter que sur le dévouement du personnel pour combler ce retard », ajoute la 1re vice-présidente de l’APTS, Johanne McGurrin.

À propos
L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) représente 29 000 professionnel-les, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux. La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ compte plus de 62 000 salarié-es dans les soins infirmiers et cardiorespiratoires. Quant à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), elle regroupe près de 115 000 travailleuses et travailleurs de toutes les catégories d’emploi dans le réseau public de services de santé et sociaux, réunis au sein de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) et de la Fédération des professionnèles (FP-CSN).

Le Front commun demande la révision du mode de financement du régime

– À l’occasion des auditions publiques relatives aux résultats de la Caisse de dépôt et placement du Québec, de possibles hausses de cotisations concernant notamment, le Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (RREGOP) ont été évoquées. Soulignons d’entrée de jeu que la Caisse du régime est toujours en mesure d’assurer le respect de toutes ses obligations et de soutenir toutes les conditions actuelles du régime. Cette situation illustre toutefois clairement la nécessité de revoir le mode de financement du régime, dès maintenant. Le Front commun, qui représente plus de 80 % des cotisantes et cotisants, a déjà demandé au gouvernement de revoir le mode de financement du Régime pour le mettre à l’abri d’augmentations ou de variations trop importantes du taux de cotisation, tout en assurant une meilleure sécurité des prestations. Ces modifications doivent viser à maintenir, au fil des ans, un taux de cotisation le plus stable possible pour des avantages semblables. Les porte-parole syndicaux sont en attente d’une réponse et indiquent qu’ils sont prêts à y travailler. Des travaux techniques se sont déroulés récemment en comité de retraite, mais il revient maintenant aux parties négociantes, c’est-à-dire les représentants syndicaux et gouvernementaux,  de disposer de la question. Rappelons que le taux de cotisation du RREGOP est déterminé en fonction des évaluations actuarielles qui seront déposées en octobre 2010. Les organisations syndicales, présentement en consultation auprès de leurs membres en vue du renouvellement des conventions collectives des employés de l’État, réitèrent donc leur requête au gouvernement et l’enjoignent d’entreprendre officiellement les travaux au sujet du RREGOP. Le Front commun représente 475 000 employées et employés des secteurs public et parapublic. Il est composé du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).

Front commun syndical historique de 475 000 employées et employés de l’État

Les organisations syndicales des secteurs public et parapublic, regroupant 475 000 travailleuses et travailleurs, s’unissent au sein d’un front commun historique. Ce matin, les représentants de ces organisations ont signé un protocole de fonctionnement en Front commun pour négocier avec l’État le renouvellement de leurs conventions collectives ainsi qu’une entente de non-maraudage. Le décret prendra fin le 31 mars 2010. La création du Front commun, qui regroupe le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), a été rendue publique ce matin en conférence de presse par les porte-parole des organisations, Réjean Parent du SISP, Claudette Carbonneau de la CSN et Michel Arsenault de la FTQ. Un rapport de force augmenté « À l’approche d’une nouvelle ronde de négociations dans les secteurs public et parapublic, les 475 000 membres que nous représentons ont souhaité l’unification des forces syndicales au sein d’un front commun unique. Nous n’avons pas oublié la fin abrupte des dernières négociations, en décembre 2005, avec l’adoption sous le bâillon d’une loi spéciale imposant les conditions de travail aux employés de l’État et nous ne voulons pas revivre un tel événement », affirme le porte-parole du SISP, Réjean Parent. Dans ce contexte, les organisations ont d’ailleurs convenu de ne pas susciter de changement d’allégeance syndicale entre leurs membres respectifs au cours de l’été prochain afin de concentrer toutes leurs énergies sur le renouvellement des conventions collectives. Une approche différente de négociation En fin d’avant-midi, les négociateurs syndicaux rencontreront le Conseil du trésor et lui signifieront leur volonté d’adopter une approche différente pour cette prochaine négociation. Ils demandent au gouvernement d’adopter un échéancier raccourci, incluant une démarche de « pré-négociation » dès ce printemps, afin d’en arriver à un règlement d’ici avril 2010. « Afin de donner toutes les chances à la négociation, nous souhaitons commencer rapidement les travaux et les concentrer autour de quelques enjeux majeurs qui peuvent être réglés de façon satisfaisante dans des délais les plus courts possible. Nous invitons le gouvernement à saisir cette occasion pour trouver des solutions, avec nous, aux problèmes que vivent nos services publics », a expliqué la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau. Des mythes qu’il faut détruire Le retard salarial constaté entre les employés des secteurs public et parapublic et les autres salariés du Québec est un obstacle important à leur fonctionnement optimal et à leur développement. En 2008, l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) estimait ce retard à 7,7 % en moyenne par rapport à l’ensemble des salariés du Québec et à 5,2 % par rapport au secteur privé. « Il y a trente ans, plusieurs travailleurs du secteur privé enviaient leurs collègues du secteur public. Aujourd’hui, les conditions de travail et les salaires se sont tellement détériorés que le gouvernement peine à recruter et à garder son personnel. Ce n’est pas un vol de réclamer sa juste part », a déclaré le président de la FTQ, Michel Arsenault. Par ailleurs, il faut savoir que la sécurité d’emploi mur à mur des employés de l’État est un mythe. Seulement 64 % des salariés sont des réguliers, que ce soit à temps plein (les trois quarts), ou à temps partiel (un quart), alors que 36 % sont sur appel, occasionnels ou temporaires et n’ont donc aucune sécurité d’emploi. Mise en garde au gouvernement Dans un autre ordre d’idées, les porte-parole du Front commun ont prévenu le gouvernement que les services publics et les conditions de travail des personnes qui les dispensent ne doivent pas faire les frais de la crise. Au contraire, la crise révèle à quel point nos services publics constituent le meilleur rempart contre l’appauvrissement de la population. Investir dans les services publics, à ce moment-ci, doit être considéré comme un investissement des plus rentables pour relancer l’économie. Ils soutiennent que le demi-million de membres qu’ils représentent fera preuve de la détermination et de la solidarité nécessaires pour amener le gouvernement à négocier avec diligence et de bonne foi. Les signataires des ententes Il faut noter la présence des autres signataires des protocoles, soit les présidentes et les présidents des organisations regroupées au sein du SISP, Lina Bonamie, de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Lucie Martineau, du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), Dominique Verreault, de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) et Gilles Dussault, président du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ). Étaient également présents, les représentants des quatre fédérations de la CSN, soit Francine Lévesque, présidente de la FSSS, Ginette Guérin, présidente de la FEESP, Ronald Cameron, président de la FNEEQ, et Michel Tremblay, président de la FP, des quatre syndicats du secteur public de la FTQ, soit Michel Poirier, président du SCFP, Daniel Boyer, président du SQEES, Raymond Larcher, président de l’UES-800 et Serge Cadieux, président du SEPB ainsi que de certaines fédérations de la CSQ, soit Manon Bernard, présidente de la FSE, Diane Cinq-Mars, présidente de la FPSS, Mario Beauchemin, président de la FEC, Jacques Pétrin, vice-président de la FPSES. Site du secteur public de la CSN >>

Rassemblement intersyndical de l’UQAM

La salle de spectacles Saint-Denis 2 de Montréal débordait jeudi midi. Il y avait du monde jusque sur le trottoir. Des étudiantes et étudiants de l’UQAM et d’autres salarié-es de l’université, dont les chargés de cours, ont participé à ce rassemblement en appui à la grève des professeurs et des maîtres de langue de l’UQAM en grève depuis lundi dernier.

Leur syndicat et la direction de l’université ont eu deux rencontres jeudi, une de plus que prévu. « On se parle », souligne le vice-président du syndicat, Michel Laporte, qui précise que les parties n’en sont pas encore à négocier.  Demain, le vendredi 27 mars, réunis en assemblée générale, les professeurs et les maîtres de langue de l’UQAM devront décider s’ils poursuivent la semaine prochaine leur grève générale.

La demande principale des professeurs et des maîtres de langue porte sur l’embauche, sur quelques années, de 300 nouveaux professeurs. L’UQAM possède le ratio professeur/étudiants le plus élevé : l’UQAM compte 27 étudiants par professeur, alors que dans les autres universités québécoises, le rapport moyen est de 21 étudiants par professeur. Les professeurs et les maîtres de langue souhaitent également une majoration de leurs salaires. Ils sont inférieurs à ceux de leurs collègues des autres universités québécoises.

Le contrat de travail des professeurs est échu depuis le 31 mai 2007. Celui des maîtres de langue est expiré depuis le 31 mai 2008.

Les quelque 1000 professeurs et maîtres de langue sont représentés par le Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal (SPUQ–CSN).