Déçues des offres salariales récentes, les responsables de service de garde membres de la CSN vont accentuer leurs moyens de pression

Une quarantaine de déléguées des responsables de service de garde (RSG), représentant environ 2000 membres de la CSN, ont voté à l’unanimité de recommander à leurs membres d’adopter un plan d’action musclé, incluant le recours à la grève. C’est la conclusion à laquelle elles sont arrivées après une journée de délibérations tenue à l’occasion d’un conseil sectoriel de négociation extraordinaire, aujourd’hui à Québec, alors que les négociations sur les questions d’ordre financier sont dans une quasi-impasse.

Les négociations achoppent sur les demandes pécuniaires des RSG, lesquelles avaient été déposées au ministère le 13 juin dernier, celles à incidence non pécuniaire ayant été presque réglées. Depuis cette date, observent les membres du comité de négociation des RSG, les pourparlers traînent terriblement en longueur, sans compter que les offres monétaires faites jusqu’ici sont très loin de répondre aux demandes légitimes des responsables de service de garde.

« Alors que la ministre de la Famille, Francine Charbonneau, nous dit que les services dispensés aux enfants sont exceptionnels, voilà qu’elle mandate ses porte-parole pour nous présenter des offres ignobles qui ne feront que nous appauvrir. C’est inacceptable. », déclare Lucie Longchamps, elle-même RSG, membre du comité de négociation et représentante du secteur des RSG à la FSSS–CSN. « Jusqu’ici, on a laissé la place à la négociation, sans résultat. Maintenant, on passe à l’action parce que l’on veut une entente satisfaisante. C’est ce qu’ont décidé les déléguées des 2000 RSG que nous représentons. On va donc consulter notre monde. »

Les dernières offres faites par le ministère, le 20 octobre, comportent une hausse de la subvention quotidienne de 0,14 $ par enfant par jour pour chacune des deux premières années, soit un total de 0,28 $. En tenant compte que la grande majorité des RSG accueillent chacune six enfants par jour, on arrive à une hausse maximale de 200 $ brut par année alors que les RSG sont confrontées à des hausses de coûts importantes.

Rappelons que les demandes des RSG se résument ainsi : 5 % de rattrapage aux fins de l’atteinte de l’équité avec les travailleuses en CPE qui bénéficient de 13 congés payés supplémentaires, conformément à la loi ; 2 % correspondant à la dernière hausse octroyée aux employé-es des secteurs public et parapublic le 1 eravril 2014, auxquels s’ajoutera bientôt 1 % le 31 mars 2015. Rappelons que le premier ministre Philippe Couillard s’est engagé, au printemps dernier, à respecter les hausses promises aux employé-es de l’État.

Pour Dany Lacasse, vice-président responsable du secteur privé à la Fédération de la santé et des services sociaux : « Les RSG accueillent et éduquent quelque 92 000 enfants en bas âges et sont un maillon essentiel aux services de garde. La ministre de la Famille doit bien comprendre le sérieux de la situation. Ses offres récentes vont les appauvrir et menacer la pérennité de ses services éducatifs  à l’enfance. Elle doit plutôt accorder tous les mandats pour faire débloquer les négociations, plutôt de se réfugier derrière l’austérité à tout prix. »

Pour Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches : « Ces femmes s’occupent au quotidien de notre avenir, de l’avenir du Québec. Comme société, nous nous devons d’être extrêmement reconnaissants à leur égard. Or le gouvernement propose de se cacher derrière l’obsession du déficit zéro et de l’austérité pour perpétuer une situation d’exploitation de ce groupe de femmes que sont les responsables de service de garde, en les appauvrissant davantage. Nous allons les appuyer totalement pour qu’elles obtiennent ce à quoi elles ont droit. »

À propos des RSG et de la CSN

Environ 2000 responsables de service de garde en milieu familial sont regroupées dans 21 syndicats affiliés à la FSSS-CSN, comptant plus de 130 000 membres issus des secteurs privé et public. Pour sa part, la CSN est composée de près de 2000 syndicats regroupant plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Participons aux manifestations régionales du 9 novembre pour dénoncer l’austérité

Jamais notre réseau des services de garde éducatifs à l’enfance et la politique familiale québécoise n’auront été autant menacés par les mesures d’austérité que met en place le gouvernement libéral. À l’initiative de l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE), une large coalition a été mise en place, dont fait partie la CSN. Appelée Mouvement pour la sauvegarde de la politique familiale, cette coalition vise à dénoncer ces attaques puis à sauvegarder nos acquis des cinquante dernières années.

Des menaces sans précédent

Le gouvernement de Philippe Couillard a décidé de mettre en place des mesures qui touchent les familles québécoises et qui mettent en péril la qualité des services éducatifs dont : – Hausse de la contribution parentale pour les services de garde éducatifs ; – Report de la création de milliers de nouvelles places dans les CPE jusqu’en 2021 ; – Coupes de 70 millions de dollars dans les services de garde éducatifs à la petite enfance ; – Coupes importantes dans les services de garde éducatifs en milieu scolaire. De plus, plusieurs rumeurs nous font craindre pour le futur. Ainsi, l’imposition d’une tarification variable en fonction du revenu introduirait le concept de l’utilisateur payeur et mettrait fin à l’universalité. En outre, une diminution des prestations du Régime québécois d’assurance parentale aurait un impact significatif sur les jeunes ménages québécois.

Refusons l’austérité

Plus largement, la CSN considère que nos acquis sociaux sont attaqués de plein fouet. La recherche d’une plus grande équité entre les individus, un meilleur partage de la richesse, une économie respectueuse de l’environnement, des services de santé et des services sociaux de qualité, un système d’éducation qui assure l’égalité des chances ou encore une administration publique au service des besoins de la population, tout ça est mis à mal par le gouvernement libéral. La CSN lance donc un appel à la mobilisation la plus large pour dénoncer et pour refuser l’austérité, en participant aux manifestations régionales qui se tiendront le dimanche 9 novembre 2014. Ensemble, refusons l’austérité! Pour plus d’informations sur les manifestations régionales voir : http://toujoursfousdenosenfants.com/participez-au-grand-rassemblement-du-9-novembre/

Les syndicats montréalais de la FSSS-CSN se mobilisent pour le maintien des soins à la population

Les syndicats montréalais de la FSSS-CSN se sont rassemblés ce midi devant l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont pour dénoncer les compressions budgétaires dans l’établissement. Les syndicats s’attaquent de plus au projet de loi 10 qui désorganisera le réseau de la santé et des services sociaux. Pour la FSSS-CSN, l’austérité libérale attaque directement les soins à la population et la riposte s’organise pour défendre les services publics.

Les compressions budgétaires à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont

Des travailleuses et travailleurs de plusieurs établissements de santé et de services sociaux de la région montréalaise sont présents à la manifestation devant l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. « Nous sommes rassemblés aujourd’hui pour lancer un message clair : on ne peut plus accepter d’autres coupes en santé et services sociaux. Les coupes touchent directement les soins à Maisonneuve-Rosemont », lance Marc Cuconati, président du STT de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CSN). Les compressions à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont atteignent plus de 5 millions $ en 2014-2015. Depuis le début de l’année 2014, il y a eu près de 40 abolitions de postes, aussi bien dans le secteur paratechnique, auxiliaire, mais aussi chez les technicien-nes et les professionnel-les. À Maisonneuve-Rosemont, les coupes touchent aussi le département de la salubrité, où l’employeur ne procédera plus au remplacement de plusieurs travailleuses et travailleurs lors de congé de maladie. Ces non-remplacements touchent aussi plusieurs postes de professionnel-les, ce qui a pour conséquence d’augmenter les délais pour les usagères et usagers. « C’est la population qui paie le prix des compressions du gouvernement. Les abolitions de postes et les réductions de services à Maisonneuve-Rosemont sont de bons exemples des impacts pour la population », explique Mathieu Beaudry, président du Syndicat des techniciens(nes) et des professionnels(les) de la santé et des services sociaux de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CSN).

En marche contre l’austérité partout dans la région montréalaise et au Québec

Les compressions imposées par le gouvernement Couillard obligent les établissements de santé et de services sociaux à procéder à des coupes dans les services. De plus en plus de syndicats de la FSSS-CSN démontrent que ces coupes ont des impacts pour la population. « On le voit au CSSS Laval comme ici à Maisonneuve-Rosemont, il n’y a plus de gras à couper : on attaque directement les soins ! En plus de ces coupes s’ajoute un projet de loi qui désorganisera le réseau pour plusieurs années. Pendant ce temps, les problèmes qui concernent la population sont laissés dans l’ombre par le gouvernement. Pourtant, des solutions existent comme le développement de la première ligne, la prise en charge des maladies chroniques et les soins à domicile; c’est à cela que doit s’attaquer le gouvernement plutôt que d’y aller d’une autre réforme de structures néfaste », de conclure Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

La reconnaissance d’une contribution importante des travailleurs et des travailleuses

Le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction-CSN (STOVJ) est fier d’avoir contribué au couronnement d’une innovation ayant amélioré la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs de l’usine. Hier soir, à Saint-Romuald, dans le cadre des Grands prix de la santé et de la sécurité du travail de la région Chaudière-Appalaches, la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) a décerné à Olymel S.E.C/L.P. le titre d’entreprise lauréate dans la catégorie Grandes entreprises.

Au total, une vingtaine de candidatures avaient été retenues par la CSST. « L’innovation qui nous a permis de remporter le prix régional a été réalisée à la suite de blessures et de plaintes de la part des travailleurs qui chargent les boîtes de produits emballés dans les camions à partir d’un convoyeur. Certaines boîtes pèsent plus de 25 kilogrammes et doivent être empilées à plus de deux mètres en hauteur. L’intervention du syndicat nous a permis de procéder à des modifications du convoyeur qui ont réduit considérablement les risques de blessures. Nous sommes très fiers de toutes nos interventions en matière de SST, particulièrement lorsqu’elles deviennent des exemples à suivre », de déclarer Martin Maurice, président du STOVJ.

« Dans le cadre de notre travail, la santé et la sécurité sont des enjeux très importants. Nous abattons environ 7000 porcs chaque jour répartis sur deux quarts de travail et les nombreux gestes répétitifs que nous effectuons peuvent mettre en péril la santé des travailleuses et des travailleurs. Voilà pourquoi notre syndicat s’implique sur le plancher de l’usine afin d’améliorer les conditions dans lesquelles nous exerçons notre travail », de conclure monsieur Maurice.

« En cette semaine nationale de la SST, la Fédération du commerce-CSN (FC) tient à saluer l’action militante du syndicat qui, par son implication, réussit admirablement bien à réduire les risques de blessures. Dans le cadre de notre travail auprès des syndicats affiliés à la FC, nous avons toujours accordé une place importante à la prévention et à l’intervention rapide en matière de SST. Cette reconnaissance de la CSST nous indique que nos actions portent fruit », de souligner David Bergeron-Cyr, vice-président de la FC.

« Au nom de la CSN, je tiens à féliciter les travailleuses et les travailleurs du STOVJ. Le rayonnement de leur engagement contribue à améliorer les conditions de travail de toutes et de tous au Québec. La Confédération des syndicats nationaux ne ménage aucun effort afin de sensibiliser et de mobiliser ses membres sur l’importance de protéger l’intégrité physique et mentale au travail. Nous offrons des parcours de formation complets en SST pour les militantes et les militants. Notre portail de formation sur le web de même que l’ensemble des outils d’informations que nous produisons témoignent de cette préoccupation. Et nous sommes heureux de constater les résultats tangibles de nos initiatives », de préciser Jean Lacharité, vice-président de la CSN, responsable politique de la SST.

Le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction représente 960 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce-CSN, qui compte 32 500 membres, regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. Suivez ce lien pour visionner la vidéo de la CSST: http://www.csst.qc.ca/asp/innovation/a_2014_chau.html

Les syndicats CSN manifestent contre les engagements rompus du Conseil du trésor

Dans le cadre d’une semaine d’actions contre les engagements rompus, plusieurs syndicats du secteur public affiliés à la CSN ont manifesté aujourd’hui, dans l’ensemble des régions du Québec, pour déplorer le refus du Conseil du trésor de donner suite à de nombreux engagements pris depuis la dernière ronde de négociation. À Montréal, plusieurs travailleuses et travailleurs issus des secteurs de la santé et de l’éducation ont manifesté bruyamment au Cégep du Vieux Montréal pour exprimer leur mécontentement.

« À l’aube de la prochaine négociation du secteur public, comment le Conseil du trésor peut-il penser s’engager de bonne foi dans ce processus s’il ne respecte pas ses engagements pris lors des rondes précédentes?, se questionne Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN. Nous nous étions entendus avec le gouvernement pour corriger les conditions de travail de plus de 38 000 travailleuses et travailleurs, directement touchés par ces dossiers. Nous en avons assez des promesses brisées. Il est temps de régler ces questions maintenant! »

Lors de la dernière négociation du secteur public, en 2010, les organisations syndicales et le Conseil du trésor avaient identifié conjointement des problématiques auxquelles des solutions devaient être apportées : régler les problèmes de pénurie de main-d’œuvre, de perte d’expertise et de sous-traitance entrainés par le retard salarial des ouvriers spécialisés du secteur public, dont la rémunération est de 34 % inférieure à leurs collègues du secteur privé; corriger la dévalorisation des diplômes de maîtrise et de doctorat des enseignantes et des enseignants de cégep; procéder aux travaux nécessaires afin de réaliser la relativité salariale de 31 catégories d’emploi et appliquer les correctifs nécessaires, après neuf années d’attente, et, enfin, évaluer les spécialités à valeur ajoutée des technologues spécialisés en radiologie, dont les compétences ne sont toujours pas reconnues à leur juste valeur.

« Les représentants du Conseil du trésor nous indiquent qu’ils n’ont ” plus l’intérêt ni les ressources ” pour poursuivre ces travaux. Cette attitude cavalière est inacceptable. En s’entêtant à dévaloriser l’expertise et les compétences des salarié-es du secteur public, le Conseil du trésor ne favorise en rien l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre dans les services publics. Cette attitude contredit de plein fouet les propos tenus par son président, Martin Coiteux, qui nous affirmait le 11 septembre dernier que le gouvernement avait la responsabilité ” d’attirer et de retenir le talent ” dans les services publics. Alors qu’il donne le mandat à ses représentants de régler une fois pour toutes ces dossiers », de conclure Mme Lévesque.

La CSN représente 170 000 travailleuses et travailleurs du secteur public québécois, et ce, tant dans les réseaux de la santé, des services sociaux, de l’éducation, de l’enseignement supérieur que des organismes gouvernementaux. Fondée en 1921, la CSN regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

Des recommandations qui laissent place à certaines inquiétudes

Le rapport Demers sur l’offre de formation collégiale rendu public aujourd’hui à Trois-Rivières laisse planer des inquiétudes et des doutes quant aux véritables intentions du gouvernement.

Ainsi, trois sujets, qui sont énoncés à la toute fin du rapport, nous questionnent fortement puisqu’ils n’ont pas été l’objet de consultation.  « Le rapport Demers indique en effet qu’il faut revoir la  formation générale, réviser l’épreuve uniforme en langue d’enseignement et accroître les responsabilités des établissements en matière de programmes d’étude. Quel est le but d’ajouter de telles réflexions à un chantier déjà bien défini ? », signale Véronique de Sève, vice-présidente de la CSN responsable du dossier de l’éducation au sein de la confédération.

De son côté,  la vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ) responsable du regroupement cégep, Nicole Lefebvre, estime que la voie que favorise le rapport Demers en ce qui a trait à la valorisation des programmes techniques est fort problématique. « L’introduction de tant de souplesse et de voies de sortie, par exemple l’obtention de DEC par cumul,  en modules, l’introduction de nouveaux titres, tout cela va à l’encontre de la valorisation du diplôme collégial et d’une formation de niveau de l’enseignement supérieur », estime-t-elle.

Il importe de tenir compte des conséquences sur la vitalité des collèges, des régions, mais également des champs d’intérêt des étudiantes et des étudiants. Toutefois, la CSN s’oppose à la recommandation visant à permettre aux collèges de substituer un certain nombre de compétences institutionnelles à des compétences ministérielles. Elle réaffirme également son inquiétude face à la promotion d’une stratégie de formation à distance sans qu’un bilan national des expériences n’ait eu lieu.

À maintes occasions, nous avons déploré la structure du financement de la formation continue, notamment le fait qu’il s’agisse d’une enveloppe de financement fermée qui ne tient pas compte de la demande.  « Nous saluons donc la volonté de permettre un encadrement plus  approprié à la formation continue, mais il faut garantir aux enseignantes et aux enseignants de ce secteur des conditions d’exercice et d’enseignement semblables à celles du secteur régulier », indique la vice-présidente de la FNEEQ.

Peu importe le contexte de politique d’austérité du gouvernement, Guy Demers, le président du chantier, mentionne l’importance de la stabilité du financement du réseau collégial et de la nécessité que des moyens soient octroyés à la mise en place des recommandations.

« Avoir du courage et de l’audace, comme le souhaite le rapport Demers, ce serait davantage de soutenir et d’assurer la pérennité du réseau collégial, et non de le morceler », conclut Marjolaine Côté, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP).

La CSN souhaite fortement être impliquée dans la suite des travaux et la mise en œuvre de recommandations.

À propos de la CSN, de la FNEEQ-CSN et de la FEESP-CSN

La CSN est composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux. La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 33 000 membres dans les cégeps, les établissements privés et les universités. La Fédération des employées et employés de services publics-CSN (FEESP-CSN) compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 travailleuses et travailleurs dans le domaine des services publics et parapublics.

Les instances régionales dans la moulinette libérale

La CSN dénonce encore une fois l’improvisation du gouvernement Couillard qui s’apprête à passer la tronçonneuse dans les organisations de développement régional telles que les CLD, les CJE et les CRÉ.

Après les attaques anticipées ou avérées envers d’autres instances de concertation régionale (agences régionales de la santé, commissions scolaires, directions régionales du ministère de l’Éducation), la CSN craint que tous les efforts de décentralisation du pouvoir de Québec vers les régions ne soient compromis pour de bon.

Pour l’heure, selon La Presse, ce serait les conférences régionales des élus (CRÉ) qui seraient pratiquement abolies, tandis que les centres locaux de développement (CLD) et les carrefours jeunesse-emploi (CJE) verraient leurs budgets amputés de plusieurs millions de dollars supplémentaires et leur mission « repensée ».

« On s’apprête encore à opérer une centralisation inouïe des pouvoirs vers Québec sans véritable consultation et en toute improvisation. C’est inacceptable. De plus, il serait particulièrement ironique que des budgets dédiés au développement régional soient sous la coupe du pouvoir central », dénonce la vice-présidente de la CSN Véronique De Sève.

Quant aux Carrefours jeunesse-emploi, ils ont pour mandat d’accompagner des jeunes dans leur démarche d’insertion économique et sociale. « En les aidant à se trouver un emploi ou à retourner aux études les CJE jouent un rôle social de premier plan auprès de jeunes décrocheurs dont ils assurent la réinsertion. Ce sont donc encore les plus démunis qui feront les frais d’une austérité aveugle », ajoute Lucie Dufour, secrétaire générale de la Fédération des professionnèles (FP-CSN).

Notons que lors du discours d’assermentation le ministre de l’Emploi, Francois Blais, a reçu le mandat de tendre la main à ceux qui ont besoin d’aide, particulièrement les jeunes.

À propos

La Fédération des professionnèles (FP) représente plus de 8000 professionnèles, techniciennes et techniciens, œuvrant dans différents secteurs d’activité, dont les Agences de la santé et des services sociaux et des organismes de développement régional et d’employabilité.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Tous amis de Radio-Canada sera au rendez-vous

Le groupe Tous amis de Radio-Canada accepte l’offre de rencontre formulée par le ministre québécois responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne, Jean-Marc Fournier, et la procureure générale et ministre déléguée aux Affaires francophones de l’Ontario, Madeleine Meilleur. Cette invitation a été lancée hier, lors d’un point de presse où les deux ministres ont exprimé leurs craintes relativement à la survie de la culture francophone au Canada.

« Au nom de Tous amis de Radio-Canada, je tiens à saluer cette sortie organisée hier par les ministres Meilleur et Fournier. C’est avec enthousiasme que nous acceptons leur invitation à une éventuelle rencontre au sujet de l’avenir de CBC/Radio-Canada, de souligner Pierre Maisonneuve, porte-parole de la campagne Tous amis de Radio-Canada. Pour nous, que ce cri d’alarme provienne de deux responsables politiques de la francophonie constitue une reconnaissance claire de la menace sérieuse qui plane sur la culture de nombreuses communautés canadiennes ».

« Nous assistons à la disparition lente mais certaine d’un des services publics essentiels en démocratie, celui dont le mandat consiste à renseigner, à éclairer et à divertir la population canadienne. Et cette disparition a déjà de nombreux impacts sur la vie de millions de gens au Canada qui n’ont plus accès à leurs nouvelles régionales, qui n’ont plus de couverture des artistes de leur coin de pays, bref, qui n’existent plus en tant que communauté que sous le regard des grands centres urbains. Or, toutes les décisions qui ont mené à ce recul de CBC/Radio-Canada en région contreviennent à son mandat initial », de dénoncer monsieur Maisonneuve.

La dernière vague de compressions prescrites par la direction de CBC/Radio-Canada mène à bilan financier négatif de plus d’un demi-milliard de dollars depuis 2009, forçant la suppression de plus de 3600 postes. « La population canadienne a besoin d’un réel espace de débat afin de contrer cette destruction de notre bien collectif et de participer aux décisions portant sur l’avenir de notre seul diffuseur public. En ce sens, nous réaffirmons notre demande de moratoire sur les compressions imposées par la direction de CBC/Radio-Canada, et la création rapide d’une commission parlementaire publique sur son avenir. Pour nous, il n’est pas question de laisser carte blanche à tous ceux qui démantèlent actuellement notre seul diffuseur public présent partout au pays, qu’ils soient de la haute direction, du conseil d’administration de Radio-Canada, ou du gouvernement fédéral », de conclure le porte-parole de Tous amis de Radio-Canada.

La campagne Tous amis de Radio-Canada vise à défendre l’intégralité de notre seul diffuseur public national. Elle est organisée par la Confédération des syndicats nationaux, de concert avec la Fédération nationale des communications-CSN et le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN).

Le Syndicat des communications de Radio-Canada représente 1600 membres au Québec et à Moncton. Il est affilié à la Fédération nationale des communications-CSN, qui regroupe 7000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Qui enquêtera sur le scandale des CHUs en PPP?

La Coalition CHUs sans PPP s’étonne que la commission Charbonneau n’ait pas souhaité l’entendre durant ses consultations publiques. La Coalition a déposé un mémoire qui met en lumière plusieurs irrégularités dans le dossier des CHUs en PPP. Elle demande la tenue d’une rencontre d’urgence avec le gouvernement pour discuter des enjeux entourant ces investissements publics qui se chiffrent maintenant à plus de 7 milliards $.

Une enquête approfondie est nécessaire

En juillet dernier, la Coalition CHUs sans PPP déposait un mémoire pour être entendue devant la commission Charbonneau. La semaine dernière, la Coalition apprenait que la commission Charbonneau ne l’entendrait pas durant ses consultations publiques. Dans son mémoire, la Coalition réclame notamment un examen approfondi du processus ayant mené à l’octroi des contrats en PPP pour la modernisation des deux centres hospitaliers universitaires montréalais. « Le gouvernement s’est fait élire en promettant plus de transparence. S’il veut être conséquent, qu’il rende publiques les informations relatives aux contrats, aux dépenses et aux engagements de l’État et de ses représentants dans les PPP des CHUs. Plus vite il le fera, plus vite nous économiserons. Qu’il lance une enquête approfondie sur les CHUs en PPP! C’est à se demander à qui profite le flou actuel sur l’octroi de ces contrats », déclare Pierre J. Hamel, professeur à l’INRS et porte-parole de la Coalition CHUs sans PPP.

Trouver une solution aux CHUs en PPP pour l’avenir de nos finances publiques

Plusieurs révélations ont démontré l’impact négatif des CHUs en PPP dans les dernières années. Opacité dans le processus d’octroi des contrats, accusation de corruption dans l’attribution du contrat au CUSM, dépassements de coûts de plusieurs milliards, coûts juridiques en forte hausse : plus on laisse traîner la situation, plus la catastrophe annoncée que sont les CHUs en PPP prend de l’ampleur. La semaine dernière, nous apprenions de plus que plusieurs litiges sont en cours au CUSM en raison de l’empressement à réaliser des plans trop minimalistes.

« Nous ne comprenons pas pourquoi le gouvernement n’entend pas agir au sujet des CHUs en PPP, alors qu’on parle de réduire les dépenses de l’État. Comment le gouvernement peut-il prétendre que les PPP sont la solution alors que le coût des CHUs en PPP dépasserait ce qui était prévu d’environ 4 milliards $ ? Pendant qu’on continue de couper dans les soins de santé, le ministre peut-il nous dire quels seront les paiements associés aux CHUs en PPP? », demande Jacques Benoît, coordonnateur de la Coalition Solidarité santé et porte-parole de la Coalition CHUs sans PPP.

À propos de la Coalition CHUs sans PPP

La Coalition CHUs sans PPP regroupe l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, la Coalition Solidarité Santé, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN), la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), le Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal (RIOCM), le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) et le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

En ces temps d’austérité, ensemble, on prend à cœur la santé psychologique au travail

Du 19 au 25 octobre se tient la Semaine nationale de la santé et de la sécurité du travail. La CSN a choisi de la consacrer à la lutte contre une tempête qui déferle sur les milieux de travail : les problèmes de santé psychologique!

En ces temps où l’austérité est devenue reine, on constate un nombre grandissant de travailleuses et de travailleurs qui souffrent de stress, de détresse psychologique, d’épuisement professionnel et de dépression.

Ce tourbillon trouve sa source dans les conditions de travail et l’organisation du travail. La réorganisation en milieu de travail, la précarité grandissante, le travail atypique et toujours faire plus avec moins, ça a un prix. Ce sont les travailleuses et les travailleurs qui le paient.

Les signaux de détresse sont variés : irritabilité, tension, agressivité, plaintes de collègues épuisés ou surchargés, augmentation de la consommation de médicaments, alcoolisme, toxicomanie, jeu…

Consultez le site web de la Semaine nationale de la santé et de la sécurité du travail, au semaineSST.org pour trouver des solutions à la détresse psychologique au travail. D’ailleurs, toute la semaine, des activités de sensibilisation sont organisées partout au Québec.

La santé psychologique n’est pas un drame qui se vit seul. C’est l’affaire de tous. Ensemble, on prend à cœur la santé psychologique au travail.

 

La FSSS–CSN en mode mobilisation pour défendre les services à la population

« Le parti libéral a les deux mains sur le volant… d’un bulldozer. Il veut nous faire croire qu’il n’y a aucune alternative à ses politiques d’austérité. Il y va de menaces à peine voilées à l’égard de toutes celles et de tous ceux qui oseraient questionner le démantèlement de l’État québécois auquel il se livre… À la FSSS–CSN, nous ne nous laisserons certainement pas intimider! Nous savons que la population tient fortement au réseau public de santé et de services sociaux et qu’elle attend du gouvernement qu’il l’améliore plutôt que de le détruire. Comme syndicats, nous avons le devoir de défendre le réseau, de défendre les services à la population et nous entendons faire précisément cela ».

C’est ainsi que le président de la plus importante organisation syndicale de la santé et des services sociaux, Jeff Begley, a accueilli des centaines de délégué-es syndicaux réunis aujourd’hui, à Montréal, pour adopter un plan d’action majeur contre les politiques d’austérité, dont le projet de loi 10.

Structures mammouths

Le projet de réforme des structures en santé et services sociaux – le projet de loi 10 – ne passe pas du tout auprès des intervenantes et des intervenants qui soutiennent ce réseau, jour après jour, par leur travail et leur engagement. La réforme va dans le sens contraire de toutes les pistes de solutions que mettent en avant, non seulement les syndicats, mais aussi les associations qui défendent les droits des usagères et des usagers ainsi que des directions d’établissement.

Pour la FSSS–CSN, le projet de loi 10, s’il était adopté, provoquerait un chaos et la paralysie dans le réseau, alors que toutes les énergies devraient être concentrées sur les besoins de la population plutôt que sur un énième rebrassage des structures. La FSSS considère que l’abolition des agences, la constitution de structures « mammouths » et la concentration des pouvoirs dans les mains du ministre ne règleront pas les problèmes de surcharge de travail, du taux d’encadrement trop élevé, du sous-financement des services sociaux et de la multiplication des recours au secteur privé, à grands frais. Au contraire! Les citoyennes et les citoyens seront plus éloignés que jamais des centres de décision. De plus, la FSSS se demande pourquoi le ministre tient tant à remplacer les membres des actuels conseils d’administration, bénévoles et élus par la communauté, par des administrateurs nommés par Québec et rémunérés…

Refusons l’austérité

Lors d’une manifestation tenue ce midi devant les bureaux montréalais de Philippe Couillard, le vice-président de la CSN, Jean Lacharité, a réitéré l’appui indéfectible de la confédération syndicale à l’égard de toutes celles et ceux qui se mobilisent contre les politiques d’austérité. « Ce n’est pas vrai que les compressions se font sans impact sur les services. On le voit chaque jour. Ce gouvernement fait le choix politique de couper dans les services et les programmes au lieu de regarder ce qui pourrait être fait du côté de la fiscalité ou de meilleures pratiques dans le secteur public, comme réduire la sous-traitance. L’austérité détruit. L’austérité est un échec. L’austérité n’est pas une solution. L’approche du gouvernement est idéologique et son vernis de légitimité commence déjà à craquer » souligne-t-il.

« Le gouvernement libéral trouvera la CSN sur son chemin, c’est certain, d’ajouter la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain, Dominique Daigneault, également présente à la manifestation de ce midi. Le parti libéral du Québec s’est fait élire en promettant de protéger les plus vulnérables et les services publics. Il n’a jamais parlé de couper dans les fonds de retraite des travailleurs. Il n’a jamais parlé de démanteler le système de santé. Au contraire, Philippe Couillard traitait François Legault de démagogue, lui qui promettait d’abolir les agences de santé. Aujourd’hui, il profite de sa majorité parlementaire pour imposer un projet antisocial, sans aucun dialogue, aucune transparence, malgré ses promesses en ce sens. Nous ne laisserons pas saccager ce que nous avons construit ces 50 dernières années. »

À propos

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privé. Représentant des travailleuses et des travailleurs de tous les titres d’emploi, dans tous les types d’établissement, la FSSS est l’organisation syndicale la plus représentative du secteur de la santé et des services sociaux.

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) rassemble tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval et du Grand Nord, soit plus de 92 000 travailleuses et travailleurs œuvrant dans tous les secteurs d’activité, répartis dans quelque 400 syndicats.

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) représente quelque 325 000 travailleuses et travailleurs dans près de 2000 syndicats, de tous les secteur, partout au Québec.

Les responsables de service de garde membres de la CSN ne seront pas en grève le lundi 20 octobre 2014

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) tiennent à informer les médias et la population que leurs 2000 responsables en service de garde (RSG) ne seront pas en grève générale le lundi 20 octobre prochain. Leur comité national de négociation sera en rencontre pour poursuivre les pourparlers avec les représentants du ministère de la Famille, comme il l’a fait hier, le 16 octobre. Les quelque 12 000 parents desservis par les RSG membres de la CSN pourront se prévaloir de leur service habituel. Par ailleurs, les déléguées des 21 syndicats, affiliés à la FSSS-CSN, se réuniront à Québec en session extraordinaire, le vendredi 24 octobre prochain. Afin de faire débloquer les négociations sur le volet pécuniaire de leurs demandes, elles détermineront un nouveau plan d’actions. Au terme de cette rencontre extraordinaire, les porte-parole tiendront un point de presse pour faire le point.

À propos

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) représente 2000 responsables de service de garde. Elle regroupe en tout plus de 130 000 membres provenant des secteurs public et privé de la santé et des services sociaux. Pour sa part, la CSN est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 présents dans tous les secteurs public et privé.

Vote de grève unanime dans le transport scolaire à la CSDM

Réunis en assemblée générale hier soir, les chauffeurs d’autobus de la division Montréal de la compagnie La Montréalaise ont voté à l’unanimité , à scrutin secret, pour le déclenchement d’une grève au moment jugé opportun. Ils avaient auparavant rejeté l’offre finale de l’employeur du 29 septembre. Leur contrat de travail est échu depuis maintenant 27 mois.

La question des salaires est au cœur du litige. Les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Autobus La Montréalaise-CSN demandent un rattrapage salarial basé sur les salaires payé s par le même employeur aux chauffeurs de son autre division pour des contrats pourtant similaires. De son côté , l’employeur s’entête à n’offrir que l’IPC pour les deux années passées et un maigre 1,5  % par année pour 2015, 2016 et 2017. De plus, jetant de l’huile sur le feu, l’employeur veut appauvrir les travailleurs en baissant leur rémunération lors du travail à l’occasion de voyages nolisés.

Outre la cueillette d’enfants habitant sur le territoire de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), la grève pourrait aussi affecter le Collège Français ainsi que l’Université de Montréal. Les deux parties se rencontreront à nouveau, à la demande du syndicat, lors d’un processus de conciliation au ministère du Travail le 31 octobre prochain.

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Autobus La Montréalaise-CSN est affilié à la Confédération des syndicats nationaux, au Conseil central du Montréal métropolitain et à la Fédération des employées et employés des services publics – CSN (FEESP). Le secteur transport scolaire de la FEESP-CSN regroupe cinquante-sept syndicats et représente environ 3000 conductrices et conducteurs.

L’austérité, fossoyeuse de l’aide aux emplois

« Les récentes annonces de réduire, voire d’éliminer les programmes d’intégration au marché du travail des personnes parmi les plus démunies sont une aberration et démontrent les véritables intentions du gouvernement Couillard sur le démantèlement du modèle social québécois, a dénoncé le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau. On comprend très bien pourquoi les libéraux ratent la cible qu’ils se sont fixés en regard de la création d’emplois, car leur austérité est une fossoyeuse de l’aide aux emplois. »

Les récentes données sont catastrophiques à cet égard et témoignent de l’échec des mesures d’austérité. Plutôt que d’atteindre l’objectif de créer 35 000 emplois cette année, le gouvernement Couillard constate que le Québec en perdra plus de 21 000 en 2014.

Plutôt que de mettre sur le cap sur la création et le soutien aux emplois, il décide d’éliminer des programmes et des organismes qui ont justement cette responsabilité. L’abolition des centres locaux de développement, tel qu’annoncé par Radio-Canada, et la réduction des programmes d’intégration au marché du travail qui sont offerts aux personnes aux prises avec une déficience, un problème de santé mentale ou un handicap est un non-sens, estime la CSN. La révision des programmes d’Emploi Québec touche aussi les jeunes qui tentent de se sortir de l’aide sociale.

« Le Québec s’est doté de mécanismes pour appuyer le développement des régions et le soutien à des gens qui en ont vraiment besoin, a poursuivi Jacques Létourneau. Pour des économies de bout de chandelle dans des programmes qui sont pourtant essentiels, le gouvernement s’apprête à créer des problèmes sociaux très graves. Avec ses mesures, il creuse davantage le déficit social. »

La CSN rappelle que ces mesures contredisent totalement les déclarations du premier ministre Couillard lors de son discours d’assermentation, en avril, où il insistait sur la nécessité de tendre la main à celles et à ceux qui ont besoin d’aide. Il disait alors au ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale François Blais: «  Vous serez dans cette zone où l’encouragement rejoint la compassion, et vous saurez agir avec discernement. Notre formation politique peut être fière des résultats des deux plans de lutte contre la pauvreté, incluant les mesures favorisant et incitant l’accès à l’emploi. Il faut continuer sur cette voie, porter une attention particulière aux jeunes, aux personnes seules et aux immigrants. »

Au cours des prochaines semaines, la population aura l’occasion de manifester contre les politiques d’austérité qui détruisent les services publics et les programmes sociaux. « La CSN invite le plus grand nombre de personnes à démontrer leur attachement au Québec qui s’est construit au cours des cinquante dernières années, a mentionné Jacques Létourneau. L’austérité est un échec et n’est certainement pas une solution. Nous souhaitons un large débat transparent en ce sens. »

Compressions libérales : l’enseignement supérieur écope à nouveau

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) dénonce avec force les compressions additionnelles imposées aux universités, telles que révélées aujourd’hui dans La Presse. Le réseau universitaire québécois, actuellement sous-financé, se voit imposer des restrictions budgétaires additionnelles et récurrentes par l’administration libérale.

« De nouvelles compressions s’abattent encore sur le Québec, sous l’égide de Philippe Couillard. Ces compressions s’ajoutent à celles imposées dans les commissions scolaires, les cégeps et dans les programmes sociaux », fustige Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN et responsable politique du dossier de l’éducation. « Quel manque de vision ! Il faut cesser de voir les sommes versées dans l’enseignement comme une dépense : il s’agit d’un investissement essentiel dont les retombées sont multiples ».

Notons que le Parti libéral prônait, lors du Sommet de l’enseignement supérieur de l’an dernier, qu’il fallait faire « le choix de l’économie du savoir » et qu’un « investissement insuffisant continuerait de creuser le sous-financement [des universités] ».

« Pour la CSN, l’enseignement universitaire est un bien commun dont l’accessibilité doit être assurée à toutes les personnes qui le désirent et qui en ont les capacités. Pour ce faire, il est impératif de garantir un financement public adéquat de l’enseignement universitaire. Les coupes à répétition ne peuvent que compromettre l’accessibilité, la qualité de l’enseignement de même que la capacité de l’université d’assumer toutes ses missions. Qui plus est, le projet de loi 15 imposant un gel aveugle d’effectifs risque de mettre en péril le réseau des universités du Québec, un joyau de l’enseignement supérieur au Québec », de conclure madame De Sève.

À propos de la CSN, de la FNEEQ-CSN, de la FP-CSN et de la FEESP-CSN

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.
 Les fédérations affiliées à la CSN qui comptent des membres dans le domaine de l’éducation sont la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), la Fédération des professionnèles (FP-CSN) et la Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN).

La CSN dénonce le boycott antidémocratique de la CAQ

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) dénonce avec vigueur le boycott des élections scolaires de la Coalition Avenir Québec lors du scrutin qui se tiendra le 2 novembre prochain.

« Pour des raisons hautement électoralistes, la CAQ tente un coup de force en s’attaquant aux commissions scolaires dont elle réclame l’abolition depuis longtemps, a fait valoir le président de la CSN, Jacques Létourneau. Ses déclarations, qui s’apparentent à un appel à la population à ne pas aller voter, sont malvenues et antidémocratiques. Nous invitons au contraire les électeurs et les électrices à se prévaloir de leur droit de vote le 2 novembre. »

La CSN estime que si des années de politiques d’austérité ont altéré leur rôle, les commissions scolaires jouent toujours un rôle de premier plan pour offrir des services éducatifs de qualité et équivalents sur l’ensemble du territoire québécois, en plus d’offrir des services administratifs aux établissements scolaires.

Les propos du ministre Bolduc, qui a déclaré que le taux de participation du vote du 2 novembre était un critère qui déterminerait l’avenir des commissions scolaires, sont aussi inadmissibles. « Le ministre de l’Éducation et la CAQ appelleront-ils à abolir les municipalités si le taux de votation est faible, lors des prochaines élections municipales ?, a questionné Jacques Létourneau. C’est ridicule. »

La CSN souhaite plutôt la fin des compressions dans le milieu scolaire pour permettre aux commissions scolaires de mieux jouer leur rôle au Québec, d’assurer la qualité de l’enseignement, de l’entretien et des services administratifs et des services spécialisés partout sur le territoire québécois.

En outre, la centrale syndicale réclame depuis longtemps une modernisation des commissions scolaires pour assurer une meilleure gouvernance et une meilleure démocratie.

La CSN représente quelque 325 000 travailleuses et travailleurs dans près de 2000 syndicats de tous les secteur, partout au Québec.

Les responsables en services de garde familiale ont droit à l’équité salariale avec effet rétroactif

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) accueillent favorablement deux décisions de la Commission de l’équité salariale (CES), rendues le 30 septembre 2014, concernant les responsables en services de garde éducatifs en milieu familial (RSG). Concluant que les RSG devaient être incluses dans l’exercice de l’équité salariale des centres de la petite enfance afin de bénéficier de rajustements salariaux applicable au 5 mai 2007, la CES ordonne à deux centres de la petite enfance de refaire leur exercice d’équité salariale en incluant les RSG.

Pour la CSN et la FSSS, le gouvernement doit d’abord prendre acte de ces décisions. Mais il doit surtout permettre à toutes les RSG d’obtenir rétroactivement la reconnaissance de la valeur de leur travail depuis le 21 novembre 2001. « Ces décisions sont comme un baume sur une injustice qui persistaient à l’endroit de milliers de RSG depuis 2007, déclare Lucie Longchamps, RSG dans Portneuf et représentante du secteur des services de garde familiale à la FSSS-CSN. Le gouvernement, tout comme il a été forcé de rétablir nos droits d’association et de négociation collective après la décision de la juge Danielle Grenier qui a invalidé la loi 8 en octobre 2008, doit maintenant rétablir notre droit à l’équité salariale. »

Rappel des faits

En janvier 2009, une RSG, membre de la CSN, a déposé une plainte à la Commission de l’équité salariale alléguant que les responsables de service de garde auraient dû être incluses dans l’exercice d’équité salariale du Centre de la petite enfance Les Amis Gators. Une autre RSG a également déposée une telle plainte dans un autre CPE. La CSN a été la seule organisation syndicale à effectuer des représentations à la CES pour obtenir gain de cause dans ce dossier. La CSN alléguait que le Centre de la petite enfance Les Amis Gators avait omis d’inclure les RSG dans sa démarche d’équité salariale alors qu’elles étaient des personnes salariées au sens de la Loi, et ce, jusqu’à l’obtention d’un statut particulier avec l’adoption de la loi 51, en juin 2009. La CES a donc jugé à l’unanimité que les RSG auraient dû être visées par un exercice d’évaluation de leur emploi aux fins de l’équité.

Une lutte à poursuivre pour l’ensemble des RSG

En 2006, un recours a été déposé par la CSN devant la Cour supérieure afin de faire invalider l’article 38 de la Loi sur l’équité salariale pour contester la date d’application des ajustements de l’équité salariale. Ce recours contestent le fait que les travailleuses œuvrant dans des milieux exclusivement féminins, n’aient pas droit aux rajustements salariaux au même moment que l’ensemble des autres travailleuses, soit à compter du 21 novembre 2001. Rappelons que la CSN a interjeté appel, le 2 septembre dernier, d’une décision de la Cour supérieure sur cette question concernant les travailleuses des Centres de la petite enfance et des RSG.

Pour Josée Marcotte, vice-présidente de la FSSS-CSN et responsable du dossier de l’équité salariale : « C’est une victoire syndicale importante, mais c’est surtout celle des responsables en service de garde qui se dévouent corps et âme auprès d’environ 92 000 enfants. Ces décisions de la CES viennent ainsi paver la voie à ce que ces femmes puissent, enfin, avoir droit à la pleine reconnaissance de la valeur de leur travail et nous poursuivrons cette lutte pour l’ensemble des 15 000 RSG au Québec ».

« Le temps presse, dit pour sa part Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN et responsable du dossier de l’équité salariale pour la centrale. Il y a trop longtemps que ces femmes attendent pour avoir droit à la pleine équité salariale. J’en appelle à la solidarité des femmes. Je demande donc à la ministre de la Famille, Francine Charbonneau, d’engager rapidement des travaux afin de revoir le programme d’équité en incluant, cette fois, toutes les RSG sans distinction. C’est l’invitation que nous lui adressons, plutôt que de se réfugier derrière des procédures judiciaires sans fin. »

À propos

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) représente plus de 2000 responsables en service de garde familial ainsi que 10 000 travailleuses en centres de la petite enfance. Elle regroupe en tout plus de 130 000 membres provenant des secteurs publics et privés de la santé et des services sociaux. Pour sa part, la CSN est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

L’AJIQ s’oppose au projet de loi fédéral d’utiliser des textes journalistiques à des fins de publicités politiques

L’Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ) est profondément indignée des intentions du gouvernement Harper d’utiliser à des fins de publicités politiques les écrits de journalistes au pays, tel que le décrivait la chaîne CTV hier, d’après un document interne dont elle a obtenu copie.

Qu’un gouvernement s’approprie des écrits hors contexte de journalistes pour mousser ses politiques ou attaquer des adversaires politiques est tout simplement scandaleux. Qu’un gouvernement aille jusqu’à modifier la loi sur les droits d’auteur pour s’arroger ce genre de pouvoir nous fait craindre des dérives importantes qui atteindront en leur cœur les démocraties québécoise et canadienne.

« Ce n’est pas seulement au droit d’auteur que s’attaque ici le gouvernement Harper, mais plus spécifiquement au droit moral des journalistes, à savoir le respect de l’intégrité de leur œuvre, affirme Simon Van Vliet, vice-président et porte-parole de l’AJIQ. Nous avons lutté contre des contrats abusifs qui allaient permettre aux entreprises de presse de faire ce que Stephen Harper veut faire! Ce projet de loi témoigne d’un mépris total envers le travail journalistique, mépris qui ne devrait plus surprendre personne venant des conservateurs à Ottawa, à qui on doit notamment les plus grandes compressions que Radio-Canada ait connues. »

Le projet de loi que les conservateurs sont censés mettre en branle d’ici les prochaines semaines s’attaquerait donc à la démocratie, mais aussi à l’intégrité, à la propriété intellectuelle et à la crédibilité du travail des journalistes de tout le pays. Qu’on se le rappelle : le journalisme est à l’opposé de la publicité et des relations publiques ; il questionne et demande des comptes tandis qu’elles congratulent et flattent. Le gouvernement Harper tient-il à dénaturer complètement le travail des journalistes canadiens? À confondre la population, qui pensera que les journalistes sont à la solde des politiciens ? La réponse semble oui.

La ministre du Patrimoine canadien Shelly Glover répondait hier à la Chambre des communes qu’ « il existe un intérêt public à ce que les politiciens soient redevables pour ce qu’ils font et disent dans des forums publics. Les principaux réseaux de télévision ne devraient pas avoir la possibilité de censurer ce qui peut et ne peut pas être diffusé au public canadien. » L’AJIQ considère que la ministre Glover erre complètement ; les médias informent déjà le public canadien de leur mieux. Se servir de leur contenu sans autorisation pour des publicités politiques, tel que son parti envisage de le faire, ce ne serait pas informer le public, mais bien l’induire en erreur et ne pas le respecter. Les électeurs canadiens ont droit à plus d’égard que cela.

Ce qui sépare les démocraties des États totalitaires a toujours été une saine vie médiatique, libre de toute ingérence politique. Où le Canada s’en va-t-il avec un tel projet de loi? L’AJIQ est très inquiète et invite tous les journalistes, salariés et pigistes, et tous les patrons de presse à s’opposer farouchement à ce projet de loi en sortant de leur réserve journalistique habituelle. Il en va non seulement de l’intégrité de notre travail, mais de la frontière qui doit rester étanche entre le pouvoir politique et les médias.

Les employé-es rejettent unanimement les offres bidons de l’employeur et reconduisent leur grève illimitée

Les 31 syndiqué-es de la Résidence Memphrémagog, qui héberge une centaine de personnes âgées autonomes et semi-autonomes, ont unanimement rejeté les offres patronales lors d’une assemblée extraordinaire, hier. Ces nouveaux syndiqués, qui ont déclenché une grève générale illimitée le 1er septembre dernier, ont voté pour reconduire leurs moyens de pression. Ils veulent forcer COGIR, une société de gestion multimilliardaire, à ouvrir ses goussets pour mieux les rémunérer, alors qu’ils touchent un salaire d’environ 10,50 $/heure, soit ce qui est versé dans la restauration rapide! Pour Luc Poirier, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des CHP de l’Estrie-CSN : « Les offres du groupe COGIR sont totalement dérisoires. Elles frôlent même le mépris le plus abject. Ce riche employeur se moque littéralement de son personnel, pour la plupart des femmes, lesquelles sont totalement dévouées aux personnes âgées hébergées qu’elles desservent. On n’a pas fini de nous entendre. », ajoute-t-il. Ce rejet massif suit le dépôt des offres présentées par l’employeur, le 26 septembre dernier, en présence d’un conciliateur du ministère du Travail. Fait à noter, dès le dépôt de ses offres, COGIR a déjà demandé l’arbitrage d’une première convention collective à la Commission des relations du travail, un signe qu’il savait que ses offres allaient être rejetées.

Des offres abjectes
Ainsi, la proposition patronale comportait des hausses salariales d’à peine 4,5 % sur trois ans, une moyenne de 1,5 % par année, soit en deçà de l’inflation. L’employeur ajoutait un forfaitaire de 1 % calculé sur les heures travaillées au cours de la dernière année, sans effet sur la structure salariale. Quant au rattrapage demandé, un enjeu de cette négociation, l’employeur offrait à peine 0,15 $ l’heure, et ce, uniquement pour les préposés aux bénéficiaires. S’ajoutaient des primes de quart de travail de soir et de nuit dérisoires, accompagnées de conditions les rendant pour la plupart inapplicables. Sur le plan des avantages sociaux, les employé-es ne pourraient bénéficier d’une troisième semaine de vacances qu’après quatre années de service à compter du 1er mai 2015. Quand on sait qu’environ 150 personnes y ont été embauchées au cours des sept dernières années, alors que l’entreprise emploie 31 employé-es annuellement, l’avantage ne profiterait qu’à une infime partie d’entre eux. Quant à leur demande de mettre en place un programme d’assurance collective, l’employeur l’acceptait à la condition qu’il soit totalement défrayé par les employé-es, lesquels sont déjà sous-payés. Enfin, COGIR proposait d’octroyer à chaque employé un seul congé payé par année en cas de maladie. Un congé mobile rémunéré par année venait clore les offres patronales. « Je suis très fier de ces travailleuses et de ces travailleurs qui ont décidé collectivement de se battre pour améliorer leurs conditions de travail, a déclaré Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie, alors présent à l’assemblée extraordinaire tenue, hier, à Magog. Ils ont décidé unanimement de poursuivre la bataille jusqu’au bout. Comme représentants de la CSN dans la région, nous allons les appuyer entièrement et jusqu’à ce qu’ils obtiennent la pleine reconnaissance de leur valeur. C’est une question de dignité humaine. », de conclure Denis Beaudin.

Des effets ravageurs sur les services publics

« À chaque jour, le gouvernement libéral nous annonce de nouvelles compressions budgétaires, déplore Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN. En s’arrogeant tous les pouvoirs en matière de contrôle des effectifs, le président du Conseil du trésor, sans aucune forme de consultation, nous convainc qu’il n’a aucune considération des besoins de la population. »

« Le ministre Coiteux nous annonce qu’il veut geler les effectifs à leur niveau de janvier 2014. Mais en affirmant que la seule croissance des besoins augmente le nombre d’employé-es des services publics de 6000 par année, est-il en train de nous informer d’une nouvelle vague de compressions ? »

La CSN craint également que ce projet de loi ouvre toute grande la porte à la sous-traitance dans les services de santé et d’éducation. « Le ministre Coiteux prétend que le projet de loi 15 encadre également les contrats de services. Soit. Mais lorsqu’on l’examine attentivement, son projet de loi prévoit toute la procédure pour octroyer à la sous-traitance des pans entiers de nos services publics. Qui plus est, le Conseil du trésor, par l’entremise des ministres responsables, pourrait obliger les organismes du secteur public à octroyer de tels contrats de services à la sous-traitance. » Il reviendra au président du Conseil du trésor d’autoriser la planification triennale des effectifs des organismes publics « visant à optimiser l’organisation du travail », indique le projet de loi. « Quelle est l’expertise du président du Conseil du trésor en matière d’organisation du travail dans les réseaux de la santé et de l’éducation? », questionne Francine Lévesque. De quelle façon les personnes salariées qui dispensent ces services et leurs organisations syndicales seront-elles consultées?

Encore une fois, le gouvernement libéral s’engouffre dans une logique strictement comptable de nos services publics, sans égard aux besoins de nos concitoyennes et de nos concitoyens. C’est un désaveu total des gestionnaires de nos réseaux publics – y compris des ministres de son propre cabinet! – qui n’auront plus la latitude nécessaire pour faire les choix éclairés afin de répondre adéquatement aux besoins de la population. » La CSN juge également extrêmement préoccupant le pouvoir discrétionnaire que s’accorde le président du Conseil du trésor. « Les organismes qui ne pourraient, pour une raison ou une autre, notamment par la croissance des besoins dans le réseau de la santé, respecter les directives de contrôle d’effectifs pourraient être mis sous tutelle. Une belle façon de museler toute forme de contestation de la part de ceux et celles qui sont responsables de l’organisation et la gestion de nos services publics. »

La CSN représente 170 000 travailleuses et travailleurs du secteur public québécois, et ce, tant dans les réseaux de la santé, des services sociaux, de l’éducation, de l’enseignement supérieur que des organismes gouvernementaux.

Fondée en 1921, la CSN regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.