La FSSS-CSN porte la voix des travailleuses et des travailleurs en santé et services sociaux dans la région

Les syndicats de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine ont procédé à l’élection de leur représentant régional. Le nouveau vice-président régional aura notamment comme rôle de porter la voix des travailleuses et travailleurs en santé et services sociaux de la région.

C’est aujourd’hui que les syndicats de la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine ont procédé à l’élection du vice-président régional. C’est Michel Cyr, menuisier au CSSS Rocher-Percé qui assumera ce rôle politique. Le vice-président régional est le porte-parole de la FSSS-CSN, la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux, dans la région. « C’est un honneur pour moi d’assumer ces nouvelles fonctions. Avec l’annonce de nouvelles compressions budgétaires qui auront certainement un impact sur les services à la population et sur les travailleuses et travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux, la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine se fera certainement entendre dans les prochains mois », lance Michel Cyr.

« Que ce soit pour défendre la cause des ouvriers spécialisés ou celles de l’ensemble du personnel du réseau de la santé et des services sociaux, nous sommes persuadés que Michel Cyr fera le travail. La FSSS-CSN est le fer de lance de la préservation de nos services publics et elle continuera à poser des actions en ce sens dans la région », de conclure Denyse Paradis, secrétaire-trésorière de la FSSS-CSN.

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privé. La FSSS est l’organisation syndicale la plus représentative dans le secteur de la santé et des services sociaux. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

La privatisation et le démantèlement du diffuseur public au centre du projet de la direction

D’une seule et unique voix, le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN), la Fédération nationale des communications-CSN et la Confédération des syndicats nationaux dénoncent les orientations du plan stratégique dévoilé aujourd’hui même par le président-directeur général de CBC/Radio-Canada, Hubert T. Lacroix.

« La direction procède à 1500 nouvelles abolitions de postes sur cinq ans, dont le tiers dans les 12 à 15 prochains mois, ce qui se traduira par des compressions budgétaires supplémentaires totalisant 100 millions de dollars. Le dévoilement de ce plan stratégique pour les années 2015 à 2020 nous démontre encore une fois que la haute direction de CBC/Radio-Canada effectue des changements majeurs qui démantèlent et privatisent de nombreuses activités importantes de ses opérations, ce qui affecte dangereusement l’avenir du diffuseur public, et ce, sans consultation et surtout, sans mandat. Ces nouvelles orientations signent la mise à mort de la production interne dans tous les secteurs, sauf celui de l’information », de déplorer Alex Levasseur, président du SCRC (FNC-CSN). Ce nouveau montant s’ajoute aux 130 millions de dollars de compressions budgétaires annoncées le 10 avril dernier qui touchaient 657 postes.

Rappelons que depuis 2009, près de 450 millions de dollars ont été retranchés du budget de CBC/Radio-Canada, et que plus de 2110 postes ont été supprimés. Cette nouvelle vague de compressions pousserait ce bilan financier négatif à plus d’un demi-milliard de dollars, des réductions qui impliquent plus de 3600 postes. « Pour les stations régionales, nous revivons un nouvel épisode qui réduit leur rôle auprès des populations qu’elles devraient desservir. Les décisions de la direction de CBC/Radio-Canada réduisent la couverture médiatique des événements que vivent les francophones dans leur communauté. Au final, partout au Canada, c’est la vie démocratique citoyenne qui est menacée. Notre seul diffuseur public au pays a un rôle particulier à jouer dans l’univers médiatique et cette nouvelle annonce arrive dans un climat de tourmente généralisée qui secoue tous les médias au Québec, particulièrement ceux des régions. La direction de CBC/Radio-Canada met en péril le droit du public à une information diversifiée qui doit guider nos choix de société », de dénoncer Pascale St-Onge, secrétaire générale de la FNC-CSN.

Au réseau français, à l’exception d’Ottawa, de Montréal, de Québec et de Moncton, toutes les régions verront leur bulletin de nouvelles passer de 1 heure à 30 minutes. « Sous le signe d’une totale improvisation, CBC/Radio-Canada prend de grandes décisions qui affaiblissent toujours plus le diffuseur public, des décisions majeures qui ouvrent toute grande la porte à la privatisation pure et simple de la Société. Tout ceci se réalise au moment même où pour des raisons idéologiques, le gouvernement Harper tente de museler toutes les sources qui critiquent le bilan politique des conservateurs des quatre dernières années. À la CSN, nous sommes en profond désaccord avec ces politiques et nous le disons haut et fort : nous allons tout mettre en œuvre pour que la population canadienne se débarrasse de ce gouvernement qui détruit tous les outils qui appartiennent à la collectivité », de déclarer Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

« Plus que jamais, nous revendiquons un moratoire sur toute compression budgétaire à CBC/Radio-Canada, celles annoncées au mois d’avril et celles annoncées aujourd’hui même, et la mise en place urgente d’une commission parlementaire publique sur l’avenir de notre seul diffuseur public au pays », de conclure monsieur Levasseur.

Le Syndicat des communications de Radio-Canada représente 1700 membres au Québec et à Moncton. Il est affilié à la Fédération nationale des communications-CSN, qui regroupe 7000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les libéraux veulent-ils démanteler la fonction publique sur la Côte-Nord ?

En janvier dernier, le Conseil central Côte-Nord (CCCN) prévoyait une année fort mouvementée. Six mois plus tard, la situation de l’emploi et la transformation économique que vivent certaines de nos MRC inquiètent beaucoup. Les choix du gouvernement du Québec laissent perplexe quant au développement et à l’épanouissement de la région, et à la capacité des communautés à occuper le territoire nord-côtier adéquatement.

Un gouvernement des régions, vraiment?

La semaine dernière, le gouvernement libéral, qui a dit haut et fort pendant la campagne électorale être un gouvernement de régions, a transféré notre direction régionale de la culture et des communications au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ceci s’ajoute aux déplacements, plus tôt cette année, de la direction régionale de la sécurité publique, de postes clés de l’Agence de santé et des services sociaux de la Côte-Nord et à la fermeture des bureaux régionaux du ministère de l’Éducation. « Nous avons fait des recommandations à la Table régionale de la main-d’œuvre pour assurer la vitalité économique de la Côte-Nord en voulant garder nos travailleurs de la construction chez nous, mais de l’autre côté, en transférant les directions régionales ailleurs, le gouvernement en place lance un drôle de message. C’est tout à fait incohérent! Quelle sera la suite des choses? À quoi devons-nous nous attendre? » questionne M. Tremblay.

L’accès au service : une situation préoccupante

« Le dépôt du dernier budget nous fait craindre le pire. Ça fait 20 ans qu’on nous chante le même discours et, à chaque fois, c’est toujours la même chose. La dette publique et les coupes budgétaires dans les ministères affectent les services à la population » affirme Guillaume Tremblay, président du CCCN. « Bien que les finances publiques soient préoccupantes, un peu d’imagination sur les solutions envisagées serait bienvenu », poursuit-il. Les chiffres annoncés dans le budget de la santé et des services sociaux, le gel des effectifs dans l’ensemble de ces services, la limite de dépenses imposée dans les programmes, sous la barre des coûts du système, ne peuvent que conduire à des diminutions de services et à l’accroissement des charges de travail. Avec un tel tableau, un choc est à prévoir pour les travailleuses et les travailleurs du secteur public qui font face à une pénurie de main-d’œuvre depuis plusieurs années et qui auront à négocier leur convention collective au cours des prochains mois.

Régime de retraite : le droit fondamental à la libre négociation compromis

Les libéraux ont aussi déposé le projet de loi 3 qui, en s’attaquant aux employés municipaux, ce qui ébranle l’ensemble des travailleuses et des travailleurs. Le gouvernement adopte les propositions des maires Labeaume et Coderre. Une loi sauvage qui nous mène à la confrontation. Tout le monde pourrait être touché, car plusieurs employeurs observent ce dossier de très près et voudront s’en servir. Voilà une loi qui vient compromettre le droit fondamental à la libre négociation, ce qui est totalement inacceptable.

Doit-on se lancer dans l’exploitation du pétrole?

Le Conseil central Côte-Nord ne sera pas convaincu que l’exploration et l’exploitation du pétrole de l’île d’Anticosti sont de bonnes choses pour le Québec et pour la région tant que toutes les études attendues n’auront pas démontré que ces projets sont sécuritaires sur le plan environnemental et qu’ils sont effectués dans le respect des communautés. « Le film de Dominique Champagne fait la démonstration très claire, et ce, tant sur les plans environnemental, économique et social, que l’île d’Anticosti, la Côte-Nord et le Québec semblent avoir plus à perdre qu’à gagner dans ce dossier. On doit en même temps se pencher sur notre dépendance au pétrole » mentionne le président du CCCN.

Sauvegarder la présence médiatique régionale

Le CCCN tient à rappeler l’importance majeure que revêt la couverture médiatique du milieu nord-côtier. Sans une présence adéquate des médias, plusieurs enjeux essentiels à porter sur la place publique resteront dans l’oubli.

La transaction entre Transcontinental et Quebecor sur les hebdos régionaux crée un climat d’incertitude pour les travailleurs des journaux locaux. Une concentration de la presse écrite sur la Côte-Nord est-elle à prévoir? Une attention particulière sera portée à ce dossier. Du côté de Radio-Canada, on annonce encore des coupes, voilà 5 ans que ça dure. Comment notre diffuseur public va-t-il pouvoir remplir les mandats qui leur sont dévolus par le CRTC? Sans cette société d’État forte, des centaines d’organismes n’auront plus le loisir d’expliquer leur mission, des artistes n’auront plus la chance d’être entendus, des scientifiques, des historiens n’auront plus la chance de livrer leur analyse à partir d’un regard régional pour éclairer l’ensemble de la population. Radio-Canada doit donc disposer de ressources adéquates pour poursuivre son travail et couvrir efficacement toutes les communautés locales du territoire.

Le Nord se mobilise pour l’accès au gaz naturel

Le CCCN fait partie de la coalition « Plein gaz au Nord » qui réclame que le gaz naturel soit exploité le plus rapidement possible et au meilleur coût possible. Cette coalition est formée des principaux joueurs de l’industrie : les gens d’affaires, les élus, les groupes environnementaux, les syndicats et les institutions. Par son entremise, la Côte-Nord et le Nord-du-Québec s’allient dans ce dossier, qu’ils ont identifié comme prioritaire et essentiel pour l’avenir de ses communautés. « Nous serons vigilants sur la façon dont la région aura accès à cette énergie et surtout sur qui en profitera », rappelle M. Tremblay.

CPE Fermont

La fermeture du CPE Mur-mûr, service indispensable pour les familles de Fermont, est totalement inacceptable et difficile à comprendre. Les travailleuses n’attendent que la réouverture pour entrer au travail.

Quelques bonnes nouvelles

Les travailleurs de l’aluminerie Alcoa ont renouvelé leur convention collective sur une seule base, soit celle salariale. Tout le reste est reconduit jusqu’en 2019. Voilà une bonne nouvelle, qui devrait assurer une stabilité tant souhaitée pour plusieurs années, et qui pourrait apporter des investissements massifs qui seraient les bienvenus dans la Manicouagan.

En ce qui a trait à Ferro Atlantica, le Conseil central Côte-Nord est très heureux de voir cette entreprise s’installer sur la Côte-Nord. Après plusieurs semaines de tergiversations, les quelque 300 emplois s’y rattachant sont porteurs d’espoir pour la région qui vit d’importantes transformations de son économie, notamment dans le secteur manufacturier.

À propos du Conseil central Côte-Nord (CSN): Le Conseil central Côte-Nord (CSN) regroupe plus de 50 syndicats représentant quelque 5 500 membres sur le territoire qui s’étend de Tadoussac à Blanc-Sablon en passant par Anticosti, Fermont, Schefferville, Kawawachikamach, et défend les orientations de la centrale ici en région.

À propos de la CSN : Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2 000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN dénonce une nouvelle atteinte à un autre joyau collectif

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) s’inquiète des impacts des compressions budgétaires sur le développement des services de garde éducatifs. Le dépôt du dernier budget provincial comporte en effet plusieurs menaces pour ces services, notamment en raison de la hausse des tarifs et de la réutilisation des surplus des CPE. La CSN milite en faveur du développement de services de garde où les CPE et les services de garde en milieu familial trouvent leur place pour répondre aux besoins des familles.

Dans le dernier budget du gouvernement libéral, plusieurs mesures concernent les services de garde éducatifs. La faible hausse des subventions dans les centres de la petite enfance (CPE) est nettement insuffisante pour répondre aux besoins du réseau et pourrait entraîner des compressions budgétaires qui auront certainement des impacts sur les services. « Dans plusieurs CPE, il y aura des choix difficiles à faire au niveau des services et au final, ce seront les enfants et leurs familles qui écoperont. Le gouvernement confirme même qu’il ira piger dans les surplus des CPE. Pourtant, ces surplus sont ce qui permet à plusieurs centres de développer leurs services », explique Dany Lacasse, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

La CSN déplore aussi la hausse des tarifs dans les services de garde éducatifs. « Encore une fois, le gouvernement choisit la voie de la tarification des services et ajoute une pression supplémentaire sur les familles. Pour nous, c’est loin d’être la solution pour assurer l’accessibilité aux services de garde éducatifs », poursuit Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN.

Le gouvernement a aussi confirmé le développement de places dans les services de garde éducatifs. Nous nous assurerons que ce développement du réseau des services de garde éducatifs se fera aussi bien dans les CPE et en milieu familial. « Pour la CSN, il est essentiel de s’assurer que chaque enfant ait accès à une place dans un service de garde éducatif. Il faut miser sur les forces de notre réseau pour déployer des places partout au Québec », de conclure Véronique De Sève.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les ambulanciers-paramédics enclenchent un nouveau moyen de pression

À compter de minuit, ce soir, les paramédics ne factureront plus les appels d’urgence vitale lorsqu’il se passera plus de 15 minutes entre l’appel logé au 911 et l’arrivée d’une ambulance sur le lieu d’un événement. Ce moyen de pression va compliquer le recouvrement des sommes non perçues par Urgences-Santé, sans toutefois affecter les patients.

Les paramédics veulent ainsi attirer l’attention sur la nécessité de combler le déficit de ressources ambulancières à Montréal et à Laval. Ils demandent surtout au nouveau ministre de la Santé, Gaétan Barrette, d’intervenir rapidement pour corriger la situation. Cette action survient après que l’entreprise de services publics eut annulé abruptement, hier, une rencontre prévue depuis des semaines avec les représentants des 950 paramédics membres de la CSN. Elle vient surtout marquer la fin d’une trêve des moyens de pression appliquée depuis avril dernier, et relance ainsi la lutte pour contrer le manque de ressources ambulancières et leurs impacts néfastes sur la population. Depuis mai 2013, ils demandent que soient ajoutés des véhicules et des équipes pour assurer les services dispensés à quelque 2,3 millions de personnes. « La situation ne peut plus durer, soutient Réjean Leclerc, président du Syndicat du préhospitalier (CSN). Nous le disons depuis des mois : des vies ont été et sont encore en danger simplement parce qu’on ne veut pas injecter les sommes nécessaires. Pourtant, on maintient toujours en poste une douzaine de cadres supplémentaires depuis plus de trois ans, ce qui représente des frais de plus d’un million de dollars annuellement. Ces ressources pourraient faire toute la différence si elles étaient mises sur les routes ». En mai 2013, Urgences-Santé a confirmé devant la Commission de l’administration publique avoir embauché 12 cadres supplémentaires entre 2011 et 2012. On compte donc 92 cadres aujourd’hui, soit une hausse de 15 % depuis 2010.

Des délais inacceptables pour certains appels

En raison du manque d’ambulances et du nombre d’appels, les paramédics considèrent ne plus être en mesure d’arriver à temps pour les cas de priorités 0 et 1, c’est-à-dire les accidents de la route, les polytraumatisés aux causes multiples, les infarctus et les difficultés respiratoires graves. Depuis mai 2013, le syndicat a multiplié les démarches auprès d’Urgences-Santé et du MSSS, sans résultat. Un plan de moyens de pression a été adopté en décembre dernier, qui comprend des actions de visibilité et une série de moyens administratifs, comme l’arrêt du travail en heures supplémentaires après un quart normal de travail, de même que le refus de répondre à des appels après la fin d’un quart. Par leur action d’aujourd’hui, les paramédics lancent comme message qu’ils entendent poursuivre et accentuer leur bataille pour assurer à la population les services auxquels elle est en droit de s’attendre.

À propos du syndicat

Le Syndicat du préhospitalier représente tous les paramédics à l’emploi de la Corporation d’Urgences-Santé, au nombre de 950. Il est affilié à la FSSS-CSN qui compte près de 130 000 syndiqués-es œuvrant dans les secteurs public et privé. Pour sa part, la CSN regroupe plus de 325 000 membres présents dans la plupart des secteurs d’activité.

La direction doit immédiatement sortir de son mutisme

Le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN) manifeste son grand étonnement et son indignation devant l’annonce non encore officialisée d’une nouvelle vague de compressions à CBC/Radio-Canada qui totaliseraient 45 millions de dollars. Selon les informations diffusées, ce nouveau montant s’ajouterait aux 130 millions de dollars de réduction budgétaire annoncée le 10 avril dernier et déjà imposée au diffuseur public.

« Comme tout le monde, nous avons appris cette nouvelle ce matin même, par le biais des médias. Nous avons donc contacté rapidement la direction de CBC/Radio-Canada afin d’obtenir des éclaircissements sur cette éventuelle annonce. Ce vendredi, nous avons attendu des précisions de leur part et, pour le moment, nous demeurons toujours sans réponse. Pour les artisans qui vivent encore avec tous les impacts négatifs et pénibles des dernières compressions, cette nouvelle vague annoncée par l’entremise d’un tiers mine davantage le moral de celles et de ceux qui voient leur milieu de travail se dégrader toujours plus chaque jour. Alors que nous tentons d’administrer tant bien que mal les 90 pertes d’emploi qui prendront effet le 31 juillet prochain, nous devons composer avec des rumeurs qui laissent planer de nouvelles mises à pied. Le respect minimal envers les travailleuses et les travailleurs de CBC/Radio-Canada commande une rencontre avec les représentants syndicaux et des précisions, et ce, dans les plus brefs délais », de déplorer Alex Levasseur, président du SCRC (FNC-CSN).

Rappelons que depuis 2009, près de 450 millions de dollars ont été retranchés du budget de CBC/Radio-Canada, et que plus de 2110 postes ont été supprimés. Cette nouvelle vague de compressions pousserait ce bilan financier négatif à près d’un demi-milliard en cinq ans. « Nous réitérons notre revendication de moratoire sur toute compression budgétaire à CBC/Radio-Canada, y compris celles annoncées au mois d’avril, et de mise en place, dans les plus brefs délais, d’une commission parlementaire publique sur l’avenir de notre seul diffuseur public au pays », de conclure monsieur Levasseur. Le Syndicat des communications de Radio-Canada représente 1700 membres au Québec et à Moncton.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les agents de la paix comptent sur une analyse sérieuse

Le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ-CSN) souhaite qu’une analyse en profondeur de l’ensemble des systèmes de sécurité du système carcéral québécois soit réalisée dans les meilleurs délais. « Nous nous devons de miser sur une approche globale qui va tenir compte de l’ensemble des lacunes connues et potentielles des établissements. On ne doit pas se limiter à la question des hélicoptères », insiste Mathieu Lavoie, président national du SAPSCQ qui représente plus de 2500 membres au Québec, répartis dans 19 établissements.

Plusieurs éléments (caméras, modalités d’établissement des mesures de sécurité, cellulaires, filets de sécurité, etc.) doivent être étudiés de façon sérieuse, avec des experts ayant l’expérience du milieu correctionnel, pour en arriver à un ensemble cohérent de recommandations. « Il faudra ensuite que le gouvernement passe à l’action dans un délai raisonnable », ajoute le président.

En ce qui concerne l’évasion à Québec, le SAPSCQ-CSN s’en remet à l’enquête en cours. « Nous ne souhaitons pas commenter le travail des cadres ou des agents en place avant d’avoir un portrait complet de la situation qui ira au-delà des déclarations partielles de sources anonymes », affirme Mathieu Lavoie. Le SAPSCQ remercie les médias qui s’intéressent de près à la situation des établissements carcéraux du Québec depuis l’évasion, mais limitera ses commentaires tant que l’enquête ne sera pas terminée ou que le gouvernement prendra de nouvelles décisions.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le site frontcommun.org est lancé

Le Front commun du secteur public lance aujourd’hui le site frontcommun.org, visant à appuyer les consultations des syndicats auprès de leurs membres, en vue des prochaines négociations avec l’État québécois.

« Le cahier de propositions que nous avons soumis aux assemblées de nos syndicats vise à répondre à des problèmes réels vécus par nos membres, au quotidien, dans leur milieu de travail, souligne Louise Chabot, porte-parole du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP). Le retard salarial qu’accusent les travailleuses et les travailleurs du secteur public envers les autres salariés québécois, la précarité d’emploi, la perte d’autonomie professionnelle de même que les ravages que cause l’intrusion du secteur privé dans nos services publics sont des réalités bien documentées. Avec ce site Web, notre intention est de sensibiliser nos membres et la population québécoise sur ces problèmes que nous entendons corriger au cours de nos négociations avec le gouvernement. »

Pour Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN, le Front commun se devait de rectifier certains mythes qui circulent à l’endroit de la fonction publique du Québec. « On ne parle que de la supposée sécurité d’emploi, mais on ignore le fait que plus d’un salarié sur trois du secteur public vit dans une situation de précarité d’emploi. Que la moitié de nos membres gagnent en moyenne moins de 30 000 $ par année. Que l’évolution des salaires des employés de l’État a constamment été en deçà de la hausse du coût de la vie, et ce, depuis 40 ans. Le site frontcommun.orgregorge d’informations pertinentes sur la nécessité d’améliorer les conditions de travail afin d’assurer la pérennité de nos services publics, particulièrement en prévision de l’important renouvellement de la main-d’œuvre auquel nous serons confrontés au cours des prochaines années. »

« Depuis l’élection du gouvernement libéral, on assiste à une opération peu subtile pour dresser la table en vue de nos prochaines négociations, insiste Daniel Boyer, président de la FTQ. Le rapport Godbout-Montmarquette est rapidement venu noircir l’état de nos finances publiques. Le budget Leitao enfonce, encore une fois, le Québec dans les politiques d’austérité qui nuisent à la croissance économique et qui s’attaquent au modèle québécois. Ce à quoi nous répondons que pour assurer l’avenir de nos services publics, en santé et en éducation notamment, nous avons besoin d’une main-d’œuvre compétente et efficace qui doit être reconnue à sa juste valeur. C’est à cet enjeu fondamental pour notre société que nous entendons nous attaquer au cours de nos prochaines négociations. »

À propos

Les organisations membres du Front commun ont entamé, en mai dernier, les consultations de leurs membres en vue des négociations pour le renouvellement des conventions collectives du secteur public québécois, qui viendront à échéance le 31 mars 2015. Ces consultations se dérouleront jusqu’en septembre prochain.

Le Front commun regroupe le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP, formé de la CSQ, du SFPQ et de l’APTS), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). Ensemble, ces organisations représentent plus de 400 000 travailleuses et travailleurs des réseaux de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la fonction publique du Québec.

Les technologues spécialisés en radiologie ne régleront pas à rabais !

L’APTS, la FSSS-CSN et la FP-CSN dénoncent d’une même voix le manque d’ouverture de la partie patronale, dans le cadre des travaux du groupe paritaire de travail en radiologie. Une centaine de technologues en imagerie médicale et en radio-oncologie des trois organisations syndicales ont manifesté ce midi sous le thème « Pas de spécialité à rabais », devant les bureaux montréalais du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette. À l’aube de la fin des travaux prévue le 30 juin, le Conseil du trésor et le ministère de la Santé et des Services sociaux ne reconnaissent toujours pas le travail essentiel effectué par les technologues spécialisés en radiologie.

« Nous demandons au ministre de la Santé et des Services sociaux d’intervenir en faveur de ce groupe de travailleurs et de travailleuses. En tant que radiologiste, il connaît la valeur des technologues en radiologie. Il sait que le travail de certaines spécialités de la radiologie a beaucoup évolué au fil des ans. Leurs responsabilités se sont accrues, au plus grand bénéfice des patients. À la suite d’importantes consultations menées par l’APTS auprès de ses membres, nous estimons que plusieurs spécialités mériteraient d’être mieux reconnues. Le principe est simple : à responsabilités accrues, salaire accru », affirme la vice-présidente de l’APTS, Martine Robert.

À l’heure actuelle, l’écart demeure grand entre la partie patronale et les représentants des travailleurs. « Nos vis-à-vis démontrent très peu d’ouverture à nos évaluations et à nos propositions pourtant raisonnables et mesurées. La mise sur pied du groupe de travail en radiologie en 2013 nous apparaissait comme un signe positif de la part du secrétariat au Conseil du trésor pour en arriver à un règlement acceptable. Un an plus tard, force est de constater que nous ne sommes pas plus avancés. Le Conseil du Trésor reconnaît à ce jour qu’une seule spécialité. C’est totalement inacceptable ! », indique Luc Bastien, vice-président région Montréal-Laval et Grand Nord Québécois de la FSSS.

Les représentants de l’APTS, de la FSSS-CSN et de la FP-CSN rencontrent leurs vis-à-vis patronaux demain. « Le Conseil du trésor et le ministère de la Santé doivent saisir cette occasion de régler ce dossier qui traine en longueur. Notre dossier est solide et nos arguments sont appuyés. Nos vis-à-vis doivent comprendre que nous ne réglerons pas à rabais. Nos membres méritent des résultats concrets, le plus rapidement possible », de conclure Évelyne Crépeau, responsable politique à la FP.

Le gouvernement du Québec doit agir

La coalition pour les droits des peuples autochtones au Québec demande que le gouvernement du Québec réagisse urgemment afin de mettre en place un plan d’action pour lutter contre les violences faites envers les femmes autochtones, et ce, en collaboration avec Femmes Autochtones du Québec et les organismes de la société civile.

Dans un rapport publié récemment, la Gendarmerie royale du Canada ajoute de nouvelles preuves à la conclusion qu’elle avait rendu publique plus tôt, à savoir que 1017 femmes et fillettes autochtones ont été tuées entre 1980 et 2012, un taux d’homicide au moins 4 fois supérieur à celui de toutes les autres femmes. 46 meurtres de femmes autochtones ont été répertoriés au Québec. Le rapport identifie également 164 cas non résolus de femmes ou de filles autochtones disparues depuis au moins 30 jours.

Mais ces chiffres pourraient être incomplets ou sous-estimer l’ampleur réelle de la violence faite aux femmes autochtones en raison d’incohérences ou d’inexactitudes dans les archives policières sur l’identité autochtone. La Coalition salue les efforts de la GRC concernant la recherche menée et la publication de ces statistiques. Néanmoins, nous sommes très inquiets du fait que le service de police nationale n’ait pas auparavant tenté de clarifier l’étendue de la violence vécue par les femmes et les fillettes autochtones.La coalition est satisfaite de l’aide gouvernementale québécoise récemment octroyée pour qu’une enquête soit menée sur l’ampleur de cette crise. C’est une première étape d’un plan d’action, car il est en effet essentiel d’avoir de l’information fiable et complète entourant la violence faite aux femmes et aux filles autochtones afin de développer des stratégies de prévention efficaces. Cependant nous tenons aussi à rappeler qu’au cours des dernières années, des organismes membres de la coalition ont déjà remis au gouvernement un certain nombre de rapports dont les recommandations peuvent déjà être adoptées, car relevant des compétences provinciales :

– Examiner les protocoles de police quand il s’agit d’une disparition d’une femme ou fille autochtone et voir s’ils sont adéquats

– Rendre la justice accessible

– Financer adéquatement les services aux enfants ; une femme subissant des violences hésitera à les dénoncer si elle craint de se voir retirer la garde de ses enfants, ce qui arrive trop souvent par manque de solutions alternatives

– Financer les maisons d’hébergement et d’accueil pour femmes autochtones

– Veiller à ce que les développements économiques se fassent avec le consentement des peuples autochtones quand ils sont concernés, leur permettant ainsi de pourvoir aux besoins économiques et sociaux de leurs communautés, dont celui criant de logements décents.

– Inclure une analyse de genre dans les tous les projets de développement, car ceux-ci peuvent avoir des répercussions négatives et nourrir les violences envers les femmes autochtones

– Assurer l’accès à l’éducation et à la santé sans discrimination entre populations autochtones et non autochtones «

Le fait que l’information de la GRC vienne tout juste d’être rendue disponible auprès des autres divisions de la police et du public est une raison de plus pour demander une commission d’enquête nationale sur les meurtres et les disparitions des femmes autochtones », dit Viviane Michel de Femmes autochtones du Québec. « Le gouvernement du Québec doit user de son influence pour convaincre le gouvernement du Canada de la mettre en place urgemment ». « Les gouvernements ont une responsabilité fondamentale, celle de faire tous les efforts pour faire cesser la violence faite aux femmes , en collaborant à tous les paliers, et en concertation avec les premières concernées pour mettre sur pied un plan d’action national complet et coordonné», affirme Béatrice Vaugrante, directrice générale de la branche francophone d’Amnistie internationale Canada. « Les familles autochtones ainsi que tous les citoyens méritent une réponse », affirme Ghislain Picard, Chef de l’Assemblée des Peuples Nations du Québec et du Labrador. « Mais par-dessus tout, les femmes des Premières nations, les Inuites et les Métisses méritent un plan d’action concret et efficace basé sur des données fiables et une réelle compréhension du problème, ainsi qu’un engagement sincère à changer les choses. »

La Coalition pour les droits des peuples autochtones est un regroupement informel d’organismes autochtones et d’organismes de la société civile, créé en 2011 de la nécessité de se regrouper afin entre autres de faire adopter la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones par le Canada et le Québec, et de protéger et rendre accessibles les droits des peuples autochtones au Québec.

Amnistie internationale Canada francophone

Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador

Centrale des syndicats du Québec

Chantier de l’économie sociale du Québec

Confédération des Syndicats Nationaux

Conseil Central Montréal Métropolitain-CSN

Fédération des Femmes du Québec

Femmes Autochtones du Québec

Front d’action populaire en réaménagement urbain FRAPRU

Ligue des droits et libertés

Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec

Les syndicats interpellent le conseil d’administration de CBC/Radio-Canada

Lors d’un rassemblement tenu ce midi, les présidences des syndicats représentant les travailleuses et les travailleurs du diffuseur public ont interpellé les 12 membres du conseil d’administration de CBC/Radio-Canada afin de dénoncer l’adoption imminente de nouvelles compressions.

« Depuis 2009, près de 450 millions $ ont été retranchés du budget de CRC/RC et plus de 2000 postes ont été supprimés. Sans qu’il n’y ait eu de débat sur son avenir, nous assistons à une mort lente pas asphyxie d’un bien collectif essentiel à la population canadienne, d’un service public qui a pour mission de faire vivre la culture et d’informer plus de 35 millions de citoyennes et de citoyens. Alors que la Norvège consacre annuellement 180 $ par habitant à son diffuseur public, nous venons tout juste d’atteindre 29 $, à la suite des dernières compressions de mars 2014 », de souligner Alex Levasseur, président du Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN).

Le rassemblement a pris place devant l’édifice où se tient une séance de deux jours du conseil d’administration de la Société. « Nous tenions à interpeller directement les décideurs qui ont pour mission de protéger et de veiller au respect du mandat de notre seul diffuseur public national. Ces douze personnes détiennent le pouvoir de revoir entièrement les décisions qui imposent toujours plus d’austérité budgétaire aux artisans de CBC/Radio-Canada. Non seulement peuvent-ils décider de ne pas appliquer les récentes compressions budgétaires, mais ils sont en mesure de revendiquer un réinvestissement de la part du gouvernement fédéral », de conclure monsieur Levasseur.

Le Syndicat des communications de Radio-Canada représente 1700 membres au Québec et à Moncton. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

L’entente de principe est adoptée

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs en loisirs de Laval (CSN), qui représente plus de 900 salarié-es, annonce l’adoption de l’entente de principe à 56,4 % conclue le 30 mai dernier avec l’employeur.

« Après deux ans et demi de négociation, nous avons finalement conclu une entente bénéfique pour l’ensemble des travailleurs, qui les place parmi le premier tiers des syndiqués municipaux les mieux payés au Québec dans la même catégorie de travailleurs. Bien sûr, tous n’ont pas eu les augmentations escomptées, mais plus aucun travailleur ne se situe maintenant sous la moyenne des salaires des villes du Québec », a souligné le président du syndicat, Martin Collerette.

Les gains

Les travailleurs en loisirs de Laval de plusieurs secteurs font ainsi l’objet d’un rattrapage salarial important. Ils recevront donc en moyenne 1,50 $ d’augmentation salariale par heure travaillée, sans compter les différentes primes.

Celles et ceux ayant cumulé entre un et trois ans d’ancienneté disposent de trois jours de congé personnel durant l’année, y compris l’été. Les employé-es cumulant plus de trois ans d’ancienneté pourront ajouter jusqu’à deux journées de congé personnel pour aménager une semaine de vacances en dehors de la saison estivale. Par ailleurs, la journée fériée du 24 juin sera désormais payée à temps et demi et s’ajoute à celles du 25 décembre et du 1er janvier.

Le syndicat a également obtenu une garantie de 35 heures de travail par semaine pour certains postes dans des centres communautaires. À compter du 1er janvier 2015, un comité se penchera sur le contenu et la façon de donner les formations dans le but de favoriser la participation et l’intérêt des membres.

« L’acceptation de l’entente de principe est un pas dans la bonne direction pour les 900 travailleuses et travailleurs de la région, compte tenu des deux années et demie qu’a duré la négociation. Il s’agit d’une entente qui pourra être bonifiée au cours des prochaines négociations et qui comporte des gains à plusieurs points de vue. Nous serons là pour continuer à porter et à défendre les revendications des membres afin que celles-ci gagnent toujours plus de terrain », a conclu le président de la FEESP-CSN Yvon Godin.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs en loisirs de la ville de Laval (STTLVL-CSN) représente plus de 900 syndiqué-es. Il est affilié depuis 1987 à la Fédération des employées et employés de services publics-CSN. Celle-ci compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 travailleuses et travailleurs dans le domaine des services publics et parapublics.

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe plus de 325 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activité tant privé que public.

Premier rendez-vous national sur l’avenir du système public de santé et de services sociaux

C’est aujourd’hui qu’a lieu le premier d’une série de deux rendez-vous nationaux sur l’avenir du système public de santé et de services sociaux. Pour les organisateurs de l’événement, l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et l’Institut du Nouveau Monde (INM), la forte participation et l’importance des intervenants et intervenantes illustrent la volonté des acteurs du réseau de consolider le système public. Un succès signe d’une volonté partagée d’améliorer le système public de santé et de services sociaux.

Ce premier rendez-vous national rassemble plus de 400 personnes provenant aussi bien d’organisations syndicales que patronales, de fédérations médicales, de groupes communautaires, d’associations d’usagers et d’ordres professionnels. « Pour nous, c’est une première étape couronnée de succès. Réunir ainsi la très grande majorité des organisations œuvrant dans le système public de santé et de services sociaux constituait un défi. Y être parvenu démontre l’existence d’une préoccupation commune quant à l’avenir du système public. Cela prouve qu’il est possible de travailler conjointement pour améliorer notre système public de santé et de services sociaux », explique Jacques Létourneau, président de la CSN.

Au courant de la journée, les participant-es débattent des grands défis touchant aussi bien la gestion, le financement que la prestation de services dans le système public de santé et de services sociaux. L’exercice permettra aux organisations présentes de définir quelles devraient être les priorités permettant d’assurer l’avenir du système public de santé et de services sociaux. « Il est très enrichissant d’entendre les préoccupations des différentes organisations et de voir les recoupements entre celles-ci. Ce Premier rendez-vous devrait initier un changement de culture nous permettant de mieux défendre ensemble l’avenir du système public de santé et de services sociaux. », poursuit Diane Lavallée, directrice générale de l’AQESSS.

Vers le deuxième rendez-vous national

L’AQESSS, la CSN et l’INM profitent de l’occasion pour annoncer la tenue du Deuxième rendez-vous national, qui se tiendra en décembre 2014. À la lumière des constats du Premier rendez-vous, il s’agira d’inviter les composantes du réseau à réfléchir aux solutions pour l’avenir du système public, afin que la population du Québec ait accès en temps opportun à des services de qualité. « Cette démarche délibérative a pour mérite d’appeler les acteurs du milieu à cerner ensemble les problèmes pour se mettre ensuite en mode solution pour préserver et améliorer les services à la population », avance Michel Venne, directeur général de l’INM.

« Pour nous, il est clair que les solutions doivent provenir du système public et que nous avons la responsabilité de préserver et d’améliorer celui-ci », de conclure Jacques Létourneau et Diane Lavallée.

À propos de l’AQESSS, de la CSN et de l’INM

• L’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux regroupe 125 membres, soit les 92 centres de santé et de services sociaux (CSSS), les centres hospitaliers universitaires, les centres hospitaliers affiliés, les instituts universitaires et des établissements et CHSLD à vocation unique.

• La CSN est l’organisation syndicale la plus représentative dans le secteur de la santé et des services sociaux. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

• L’Institut du Nouveau Monde est une organisation non partisane dont la mission est d’accroître la participation des citoyens à la vie démocratique. L’action de l’INM a pour effet d’encourager la participation citoyenne et de contribuer au développement des compétences civiques, au renforcement du lien social et à la valorisation des institutions démocratiques.

La CSN et la FTQ signent un pacte de solidarité historique

La CSN et la FTQ viennent de signer un pacte de solidarité par lequel elles n’initieront aucune campagne de changement d’allégeance syndicale dans le secteur des centres d’hébergement privés pour aîné-es d’ici les trois prochaines années.

« Cette entente est la première du genre entre la CSN et la FTQ dans le secteur privé, souligne le président de la CSN, Jacques Létourneau. En unissant nos forces, nous pourrons mieux aider les travailleuses et les travailleurs syndiqués et non syndiqués des nombreux centres d’hébergement à améliorer leurs conditions de travail », explique-t-il en rappelant que le taux de travailleurs non syndiqués des centres d’hébergement privés s’élève à 80 %.

Le président de la FTQ, Daniel Boyer, souligne le caractère indispensable de cette alliance. « Le secteur des résidences privées est en forte croissance au Québec. Or, les conditions de travail y sont déplorables et la rémunération frise le salaire minimum. Nous voulons concentrer nos énergies pour faire face aux employeurs et leur lancer un signal clair : les syndicats livreront une bataille commune pour le bien-être de l’ensemble des travailleurs. »

Par cette union de leurs forces, les organisations en profitent pour réclamer une table centralisée qui réunirait représentants du gouvernement, employeurs et syndicats et dont le but serait notamment de sortir les travailleuses et les travailleurs des conditions précaires dans lesquelles ils sont plongés. « C’est parce que nous partageons un objectif commun pour la reconnaissance du travail dévoué de tous ces employé-es au service des aînés que nous nous sommes unis », a poursuivi Daniel Boyer.

« Ensemble, les forces syndicales auront plus de poids pour atteindre cet objectif, surtout dans un contexte de vieillissement de la population et de désengagement croissant de l’État québécois face aux services d’hébergement des personnes âgées », a conclu Jacques Létourneau.

Pour inciter Loblaw à négocier, une marche de 650 kilomètres

Déterminés à relancer les négos, et ainsi régler les trois conflits qui s’éternisent, les employés de Loblaw, Maxi et Provigo en Abitibi-Témiscamingue vont se relayer pour marcher jusqu’au siège social du géant ontarien à Brampton. « C’est pour montrer notre ténacité et notre volonté de négocier avec Loblaw qu’on va franchir ces 650 kilomètres à pied du 14 juin au 2 juillet », a déclaré Serge Fournier, président de la Fédération du commerce-CSN.

Trois conflits de travail interminables

Avant même de négocier sérieusement, Loblaw a mis en lockout ses employés du Maxi de Rouyn-Noranda en août 2012. Le géant de l’alimentation a servi le même plat aux syndiqués du Provigo de Témiscaming en décembre 2012. En ce mois de juin, la CSN s’attriste du premier anniversaire de la grève du Loblaws de la place Rouanda à Rouyn-Noranda. « Qu’est-ce que Loblaw attend pour s’asseoir avec ses travailleurs et régler ces conflits qui pourrissent depuis des mois ? » questionne Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN.

Mauvaise foi

Les 250 syndiqués, qui gagnent près du salaire minimum au Provigo de Témiscaming (maximum 12,40 $ de l’heure), et encore moins au Maxi de Rouyn-Noranda (maximum 11,40 $ de l’heure) revendiquent à l’entreprise milliardaire une meilleure qualité de vie au travail et le maintien des acquis.

Rappelons que la Cour supérieure du Québec a confirmé en mai dernier une décision de la Commission des relations du travail (CRT) qui reprochait à l’employeur d’entraver les activités du syndicat, d’avoir négocié de mauvaise foi et d’avoir porté atteinte à la liberté d’association. En plus d’une série d’autres mesures, la CRT a ordonné à Loblaw de verser au syndicat la somme de 5000 $ à titre de dommages et intérêts punitifs. « Nous ne lâcherons jamais devant cet employeur qui a abandonné l’Abitibi-Témiscamingue », conclut Donald Rheault, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec.

Le SCRC accepte l’entente de principe à 90 %

Aujourd’hui, lors d’une assemblée générale extraordinaire tenue au Palais des congrès de Montréal, les membres du Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN) ont accepté par une majorité de 90 % l’entente de principe intervenue le 21 mai dernier.

« Nous avons présenté l’intégralité de l’entente de principe survenue entre notre syndicat et CBC/Radio-Canada à nos membres, nous avons répondu à toutes leurs questions et ceux-ci l’ont acceptée. Elle reconduit la convention collective actuelle du 1er octobre 2012 au 28 février 2015. Aucune modification n’est donc apportée au texte de notre convention. Nos salaires sont augmentés de 1,5 % rétroactivement au 4 mars 2013 et de 1,5 % additionnel rétroactif au 3 mars 2014, les deux hausses incluant 0,1 % pour les coûts du régime d’assurance maladie complémentaire. Finalement, l’entente adoptée implante le guide des tarifs 2011 pour notre plan dentaire », de préciser Alex Levasseur, président du SCRC (FNC-CSN).

Le Syndicat des communications de Radio-Canada représente 1700 membres au Québec et à Moncton. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

L’austérité toujours en tête

Le Québec traversera une période noire dominée par des coupes draconiennes dans les services publics et les missions fondamentales de l’État si le gouvernement libéral va de l’avant avec les politiques d’austérité qu’il propose, a réagi la CSN à l’annonce du mandat et de la composition de la Commission d’examen sur la fiscalité québécoise pour accroître l’efficacité, l’équité et la compétitivité du régime fiscal.

« La CSN a l’intention de s’inscrire dans le débat pour réhabiliter la fiscalité dans ce qu’elle est par essence : un outil de solidarité sociale, a déclaré le président de la Confédération des syndicats nationaux, Jacques Létourneau. Nous profiterons de toutes les tribunes partout au Québec pour rappeler à quoi, et surtout à qui, doit servir la fiscalité. Nous ne pouvons que dénoncer les visées idéologiques que poursuit le gouvernement Couillard avec cette commission et avec celle qu’il a annoncée hier sur la révision des programmes : la validation des politiques d’austérité pour ramener l’État à son expression la plus simple et le dépouiller de son caractère social. » La CSN n’est nullement surprise du mandat et de la composition de cette commission d’examen de la fiscalité. « Tout est en place pour dénuder l’État. Jamais on ne considère de nouveaux revenus ni la nécessité de financer adéquatement les services publics et les programmes sociaux. La fiscalité est dénaturée. C’est déplorable », a conclu Jacques Létourneau.

La Coalition syndicale condamne un projet de loi excessif et complètement biaisé

La Coalition syndicale pour la libre négociation a réagi avec colère aujourd’hui au dépôt du projet de loi 3 sur les régimes de retraite. Selon le regroupement de la quasi-totalité des employés municipaux du Québec, le projet de loi réduirait de façon importante les revenus des retraité-es présents et futurs, en plus de bafouer le principe de la libre négociation « de multiples façons ».

Les pires craintes de la Coalition se concrétisent, que ce soit en termes de rétroactivité des modifications, de plafonnement forcé des cotisations des employeurs, de décret du partage des coûts, d’interdiction de l’indexation automatique des prestations, de restructuration forcée de régimes en bonne santé, etc.

« Nous avons devant nous un projet de loi excessif et complètement biaisé. C’est le pire scénario de loi-bulldozer, de “mur-à-mur” et de cadre rigide. Il ne reflète aucunement les discussions que nous avons eues avec le ministre Moreau. Il parle du projet de loi comme d’une “incitation à la négociation” alors qu’il s’agit clairement d’une incitation à la confrontation », déplore Marc Ranger, porte-parole de la Coalition.

« C’est un jour sombre pour les relations de travail dans le monde municipal du Québec. Le gouvernement obéit aveuglément à ceux qui dramatisent la situation et pellettent sur l’Assemblée nationale des problèmes qui doivent se régler par la négociation dans les municipalités. Difficile d’avoir la main plus lourde et d’être plus coercitif », lance Marc Ranger.

La Coalition entend redoubler d’ardeur d’ici la fin de l’année 2014 pour mobiliser les employés municipaux et faire entendre finalement raison au gouvernement du Québec. « Nous sommes loin d’avoir dit notre dernier mot. Nos membres refusent d’être traités comme des boucs émissaires par des politiciens alarmistes qui bénéficient de régimes de retraite extraordinairement plus avantageux que les leurs », a conclu Marc Ranger.

Lancée le 20 mars dernier sur le thème « La négociation, pas la confrontation! », la Coalition regroupe au total plus de 65 000 membres cols blancs, cols bleus, pompiers, policiers, professionnels et employés de sociétés de transport. Elle représente la quasi-totalité des employé-es municipaux syndiqués du Québec. Elle s’oppose fermement à tout projet de loi qui compromettrait le droit fondamental à la libre négociation dans le dossier des régimes de retraite.

Le 21 mai, plus de 12 000 membres de la Coalition ont manifesté devant l’Assemblée nationale. Le 24 avril, plus de 2500 d’entre eux ont manifesté devant le siège social de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) à Montréal. Le 15 avril dernier au Palais des congrès de Montréal, plus de 1000 délégués des différentes organisations syndicales se sont réunis. Ils ont adopté à l’unanimité une résolution d’opposition à une éventuelle loi imposant des résultats « mur-à-mur » et bloquant la libre négociation.

La Coalition est composée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) et de son Conseil provincial du secteur municipal de même que de son Secteur du transport terrestre, de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, de l’Association des pompiers de Montréal, du Regroupement des associations de pompiers du Québec ainsi que du Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ.

Une attaque frontale contre les travailleurs

Un plafond à 18 %, c’est non

« Nous sommes estomaqués devant cette attaque sans précédent aux droits à la libre-négociation et à la rémunération des travailleuses et travailleurs par l’imposition d’un plafond à 18 % sur la valeur des régimes de retraite, a d’abord déclaré Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN. Le gouvernement choisit de taper sur les employé-es municipaux et de les brimer dans leurs choix de négociations, c’est odieux. »

Pour Francine Lévesque, il s’agit d’un choix purement idéologique qui n’est nullement lié à la santé financière des régimes. « Le gouvernement veut couper la rémunération future des employé-es municipaux. Il engage des reculs historiques que nous ne pouvons d’aucune façon cautionner et que nous condamnons vertement », a-t-elle renchérit.

Capitalisation et partage des coûts et des déficits

La CSN n’a jamais refusé de se pencher sur les difficultés dans les régimes de retraite et de tenter de trouver des solutions. Or, les mesures proposées par le gouvernement, qui engagent tous les régimes sans considérer s’ils sont déficitaires ou pas, sont tout simplement inadmissibles. La capitalisation des régimes à 100 % est également inacceptable, et ce, même si l’effort demandé est partagé entre les employés et la ville. À cet effet, les villes disposent d’une période de 15 ans pour donner leur contribution, alors que les employés municipaux doivent procéder dans l’année qui suit. Cette approche du deux poids, deux mesures est complètement injustifiable, estime la CSN. Le partage mur à mur des coûts et des déficits futurs à 50-50 ainsi que du service courant est tout aussi inacceptable, car il vient nier toute la négociation passée et la structure salariale des employés municipaux.

« La restructuration doit passer par la négociation, qui a donné lieu à des ententes dans plusieurs villes et à laquelle il faut accorder toutes les chances de réussir. Le gouvernement choisit le chemin inverse. Il va nous entendre en commission parlementaire, c’est le moins qu’on puisse dire », a ajouté Francine Lévesque.

Respecter les retraités

Le président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), Denis Marcoux, condamne lui aussi le gouvernement, qui choisit de modifier les règles du jeu en remettant notamment en cause la qualité de vie des retraités et en reniant des décisions prises de bonne foi, en fonction d’un cadre qui était admis par tous. « Nous nous élevons contre l’ensemble du projet de loi. Les retraités ont droit de voir les promesses qui leur ont été faites honorées. Les villes doivent respecter leurs engagements envers eux et garantir les rentes et leur indexation, comme il a été convenu lorsque les ententes ont été négociées. Il s’agit d’une question de crédibilité et de confiance des travailleurs envers le processus de négociation de leur régime de retraite », a-t-il fait valoir.

Il conclut : « Nous ne nous aplatirons pas devant cette attaque frontale : il est clair que la mobilisation va se poursuivre et s’accentuer. »

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Un cercle fermé à la solde des seules politiques d’austérité libérales, dénonce la CSN

Réagissant à l’annonce de la composition et du mandat de la Commission de la révision permanente des programmes par le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, la CSN a dénoncé le caractère fermé et élitiste de cette commission et a dit craindre qu’elle ne vise qu’à répondre aux politiques d’austérité édictées par le dernier budget Leitão en altérant le caractère social de l’État, qui fait du Québec une société distincte en Amérique du Nord.

« Bien que la CSN ne soit pas en défaveur d’examiner les programmes, notre inquiétude à l’égard de cette commission est double, a mentionné son président, Jacques Létourneau. Nous estimons que les organisations syndicales qui représentent les travailleuses et les travailleurs des services publics doivent être associées de très près à ses travaux. La CSN regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs, dont 170 000 dans la santé, les services sociaux, l’éducation et plusieurs organismes gouvernementaux. Dans ce débat, il ne faut pas écarter les organisations syndicales. Il est inadmissible que le gouvernement Couillard n’ait pas reconnu cet apport pour analyser les programmes, préférant confier cette tâche à des porte-étendards des objectifs de son gouvernement. »

La CSN estime aussi que la finalité du mandat de la Commission de la révision permanente des programmes est inscrite dans le dernier budget et est confirmée dans la recherche avouée par le ministre Coiteux de récupérer un montant de plus de 3,2 milliards de dollars dans les services publics. « Au fond, a poursuivi Jacques Létourneau, le gouvernement, qui avait pourtant lancé un appel à la réconciliation dès le lendemain des élections, ne cherche qu’à réduire le rôle de l’État québécois en l’empêchant d’assumer l’ensemble de ses missions. Ce rôle ne tient pas qu’à quelques programmes qui pourraient être jugés « prioritaires » au détriment d’autres tout aussi essentiels. Nous dénonçons les procédés des libéraux pour sabrer les choix collectifs, décidés depuis des décennies. »

Le président de la CSN dénonce aussi le discours trompeur du gouvernement et le choix de ses mots pour décrire exactement le contraire de ce qu’il veut dire, en citant le mot « rigueur » pour « austérité » et « gains » pour « compressions ». « Le gouvernement Couillard fait définitivement dans la novlangue, lancée par George Orwell dans 1984 », a déploré le président de la CSN.