Dépôt d’une seconde plainte au TAT contre l’employeur

À la suite d’un incident survenu le vendredi 22 février, une seconde plainte pour intimidation sera déposée au Tribunal administratif du travail (TAT) contre la Caisse Desjardins de Rouyn-Noranda dans le cadre de la négociation visant le renouvellement de la convention collective des salarié-es.

« Nous déplorons à nouveau l’attitude moyenâgeuse du directeur général de notre institution. Vendredi dernier, alors qu’elle affichait du matériel de mobilisation, une de nos membres a été la cible d’une altercation physique perpétrée par monsieur Loranger sur le terrain de l’établissement. Nous sommes encore sous le choc d’avoir été témoin de cette manœuvre disgracieuse de la part du plus haut dirigeant de notre établissement », de dénoncer Isabelle Frelas, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Caisse populaire de Rouyn-Noranda–CSN (STTCPRN).

Rappelons que le 5 février dernier, des manœuvres de Jean-Claude Loranger ont été condamnées par le TAT qui a reconnu l’ingérence de l’employeur dans les affaires du syndicat, sa mauvaise foi et l’intimidation par courriel dont il a fait preuve envers les membres du STTCPRN.

« Dans l’ensemble des rares conflits de travail auxquels nous devons faire face, jamais un directeur général n’a agi de la sorte envers ses propres salarié-es, d’autant plus que monsieur Loranger siège à titre de président de la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda et, qu’en ce sens, il devrait se comporter de manière exemplaire », de renchérir Felix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec (CCATNQ–CSN).

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Caisse populaire de Rouyn-Noranda–CSN compte 70 membres affiliés à la Fédération du commerce (FC–CSN) qui rassemble quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 350 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme. Le CCATNQ–CSN en rassemble 7000 en Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec.

Le gouvernement ne doit pas provoquer de fermetures

Position de la CSN sur les maternelles 4 ans

Le plan de déploiement de places dans le réseau des services de garde annoncé par le ministre Lacombe ne permet pas de rassurer les travailleuses des CPE et du milieu familial régi qui craignent même des fermetures. Pour la CSN et la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), il est inconcevable de continuer de miser sur les garderies privées alors que les responsables en service de garde (RSG) en milieu familial et les éducatrices en CPE donnent les meilleurs services à nos enfants. L’absence de plan détaillé pour le déploiement de 5000 classes de maternelle quatre ans n’a rien pour sécuriser ces milliers de femmes qui veillent au développement de nos enfants.

Le ministre Lacombe présente ce matin un plan de déploiement de 2500 places subventionnées et une relance de 11 000 places déjà annoncées par le passé. Le ministre ressort essentiellement des projets qui traînaient en longueur sous le gouvernement libéral. Malgré les nombreuses critiques sur les garderies privées, le ministre annonce que certaines de ces nouvelles places se feront dans le privé. Bien loin de donner une nouvelle direction au réseau des services de garde éducatifs, le gouvernement Legault poursuit dans la même logique que celle des libéraux.

« Le gouvernement sent la soupe chaude. Les critiques viennent de partout au sujet de son projet de maternelles 4 ans. Pour tenter de calmer les choses, il ressort des projets qui avaient été tablettés. Le gouvernement doit cependant tenir compte de l’impact de la création de places de maternelles 4 ans et de CPE dans chacune des régions du Québec », explique Jacques Létourneau, président de la CSN. Selon les études d’impacts faites par le ministère de l’Éducation, la mise en place de maternelles 4 ans pourrait entraîner la perte de 12 000 à 24 700 places d’enfants dans les services de garde en milieu familial.

Le président de la CSN demande par ailleurs au gouvernement d’accélérer la fin de la modulation des tarifs dans les services de garde subventionnés, ce qui pourrait améliorer le sort des RSG en incitant plus de parents à revenir vers les services régis et subventionnés plutôt que d’aller au privé. Plusieurs parents souhaitent que leur enfant, en particulier en très bas âge, se retrouve dans un milieu familial éducatif et encadré. Le plan du gouvernement ne semble pas tenir compte de cette demande pour le moment.

Le gouvernement Legault a refusé de dévoiler le plan détaillé sur cinq ans pour le déploiement annoncé des 5 000 classes de maternelle quatre ans. « Ce matin, le ministre Lacombe n’a aucun message pour rassurer les milliers de femmes en milieu familial régi. Le gouvernement doit mettre la pédale douce sur le déploiement de la maternelle quatre ans. La qualité des services donnés dans le réseau des services de garde éducatifs est reconfirmée étude sur étude et c’est sur ce réseau et les femmes qui y œuvrent que nous devons miser pour veiller au développement de nos enfants », de conclure Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS–CSN.

 

Le gouvernement Legault doit prendre un pas de recul

Le gouvernement Legault doit prendre du recul avec son projet d’implanter des maternelles 4 ans partout au Québec, estime la CSN. Les parents, les commissions scolaires et le réseau de services de garde éducatifs en place ne pensent pas qu’il s’agisse de la meilleure option dans le contexte actuel au Québec.

En fait, si le gouvernement Legault veut offrir un service éducatif universel et gratuit aux enfants de 4 ans et favoriser le dépistage précoce de troubles de l’apprentissage, le meilleur moyen est de faciliter l’accès aux CPE et aux services de garde régis en milieu familial (RSG). « L’obligation qui est faite aux commissions scolaires d’offrir le service de maternelle 4 ans ne tient nullement compte des réalités régionales, des services déjà présents sur les territoires des commissions scolaires, souligne le président de la CSN, Jacques Létourneau. Il y aura assurément des impacts négatifs importants sur les services en place, tant pour le milieu familial que pour les CPE. Le ministre suggère une approche mur à mur, tout à fait contraire aux engagements de son gouvernement de proposer un développement harmonieux et dans la complémentarité des services existants. »

Selon un récent sondage de l’AQCPE, trois fois plus de parents préféreraient avoir accès à un CPE ou une RSG plutôt qu’à la maternelle 4 ans si le coût était égal. « Pourquoi le gouvernement Legault veut-il offrir un service que la majorité des parents ne veulent pas avoir? », questionne Jacques Létourneau.

« L’arrivée de la maternelle 4 ans pourrait créer des pertes d’emploi dans les RSG et les CPE de certaines régions. Pendant ce temps, le réseau scolaire se demande comment il pourra trouver le personnel et les locaux pour toutes ces classes de maternelle. C’est un non-sens », affirme Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS–CSN. Cette dernière déplore par ailleurs le fait que le gouvernement ne dispose pas d’un portrait juste de l’offre et de la demande pour les 0 à 5 ans. Le guichet unique en place pour les services de garde ne comptabilise pas tous les services.

La seule raison qui empêche les parents d’avoir accès au réseau actuel de services de garde éducatifs, c’est la disponibilité des places et la modulation des tarifs. Il faut donc, comme promis par le gouvernement, qu’il revienne au tarif unique le plus rapidement possible et qu’il développe et pérennise le réseau existant. Il s’agit de la solution la moins chère pour le gouvernement et qui pourra se réaliser plus rapidement.

Quatre raisons qui font des CPE et des RSG le meilleur choix

Voici quatre autres raisons pour favoriser l’accès aux CPE et aux RSG plutôt qu’aux maternelles 4 ans, tant pour le bien des petits que pour celui de leurs parents :

  • Le dépistage précoce des troubles de l’apprentissage commence bien avant 4 ans et est plus facile à faire dans un petit groupe. Or, le ratio éducatrice-enfants est de 1/17 dans une classe d’école contre 1/6 chez une RSG et 1/10 dans un CPE. La relation avec une seule éducatrice tout au long de la journée offre également une meilleure stabilité relationnelle pour les petits de 4 ans. À l’école, l’enfant doit souvent passer de la classe au service de garde. Les contacts entre les éducatrices et les parents sont quotidiens dans les CPE et les RSG, ce qui est plus favorable à un suivi de tous les problèmes que peuvent vivre les enfants. À l’école, il n’y a qu’une ou deux rencontres obligatoires par année entre l’enseignante ou l’enseignant et les parents.
  • La disponibilité des services de garde éducatifs s’étend sur 11 h par jour, 261 jours par année au CPE et 10 h par jour, 234 jours par année pour les RSG. À l’école, le service gratuit couvre 5 h par jour pendant 180 jours par année. Pour le reste, il faut prévoir l’inscription au service de garde à 8,35 $ par jour et trouver une solution pour la garde des enfants pendant tout l’été.
  • La formation collégiale des éducatrices est spécifique aux enfants de 0 à 5 ans, tandis que la formation universitaire des enseignantes et enseignants est axée sur les 5 à 12 ans. Les RSG ont également une formation spécifique à la petite enfance.
  • Les locaux et les jeux dans la cour extérieure sont adaptés aux tout-petits. Les objets sont à la bonne hauteur et la salle de bain est habituellement adjacente.

 

Renseignements : Thierry Larivière, Service des communications de la CSN

Cellulaire : 514 966-4380; bureau : 514 598-2139.

La CSN lance sa campagne Vous êtes les services publics. Merci partout au Québec

La CSN profite aujourd’hui de la Saint-Valentin pour lancer à travers le Québec sa campagne Vous êtes les services publics. Merci afin de rendre hommage aux femmes et aux hommes qui travaillent en éducation, dans la santé et les services sociaux ainsi que dans les organismes gouvernementaux au Québec. « Dans un contexte où le secteur public fait l’objet d’importantes compressions budgétaires et où la pénurie de main-d’œuvre est de plus en plus criante, la prestation des services publics n’est pas aisée. Il n’est donc pas exagéré de dire que les travailleuses et travailleurs font tous les jours de véritables petits miracles », a souligné d’emblée le président de la CSN, Jacques Létourneau.

Partout au Québec, la CSN et ses syndicats vont d’ailleurs s’activer cette semaine pour aller à la rencontre des travailleuses et travailleurs dans leur milieu de travail afin de leur dire merci de vive voix. La présidente du Conseil central du Montréal métropolitain, Dominique Daigneault, renchérit : « Chaque jour, nous croisons des travailleuses et des travailleurs qui améliorent notre quotidien. Que ce soit celui des enfants, comme ici à Sainte-Justine, des étudiantes et des étudiants dans les écoles et les cégeps, des personnes âgées, des ados en difficulté. Celui des personnes malades, ou de celles qui ont besoin de faire valoir leurs droits. Et j’en passe. Plus que jamais, il s’avère nécessaire de souligner le travail exceptionnel de celles et ceux qui font l’impossible pour fournir à la population les meilleurs services qui soient », a-t-elle exprimé.

Des impacts concrets sur la vie des gens
« Le personnel de soutien dans les écoles, les cégeps et dans certains organismes gouvernementaux comme la Société des traversiers du Québec, la Régie des installations olympiques ou l’aide juridique, travaille souvent dans l’ombre. Pourtant, ce travail est essentiel, car c’est nous qui faisons fonctionner le réseau de l’éducation et les organismes gouvernementaux de l’intérieur, sans que les gens s’en aperçoivent. C’est pour cela que nous voulons remercier ces personnes qui s’acharnent à assurer l’accessibilité et la qualité des services publics, et contribuent à la réussite éducative sans avoir la gratification qu’elles
méritent », a souligné pour sa part Gilbert Ducharme, représentant du secteur scolaire de la Fédération des employées et employés des services publics–CSN.

La présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec, Caroline Quesnel a, pour sa part, fait valoir la richesse de l’engagement des enseignantes et enseignants dans le réseau collégial : « Les profs de cégeps contribuent chaque jour à former nos jeunes, à forger leur sens critique et à les outiller durablement pour les études universitaires et la vie professionnelle. Leur dévouement et leur créativité rendent vivants les murs de nos établissements d’enseignement supérieur qui, plus que des lieux de formation, se transforment en de véritables milieux de vie préparant les jeunes à devenir des citoyennes et des citoyens à part entière dans toutes les régions du Québec. »

Malgré les compressions, ils tiennent le cap
« Il y a des dizaines de milliers de travailleuses et de travailleurs dans le réseau de la santé et des services sociaux, a pour sa part rappelé le président de la FSSS–CSN, Jeff Begley. Or, on entend souvent des politiciens parler de compressions budgétaires sans toucher aux services. C’est impossible ! La population ne voit peut-être pas la différence immédiatement quand on coupe un poste dans l’ombre, mais, inévitablement, cela se traduit par l’alourdissement de la charge de travail pour tous les autres, par l’allongement des files d’attente, par une perte d’efficience dans le réseau. »

« En santé et services sociaux, tout comme dans des organismes gouvernementaux tels que la Commission des droits de la personne et de la jeunesse et la Régie des installations olympiques, des personnes accomplissent un travail décisif, même si elles ne sont pas toujours en contact direct avec la population. Parfois même, leur travail peut être crucial pour la vie d’une personne. Malgré les réformes et les compressions budgétaires à répétition, elles continuent du mieux qu’elles peuvent à donner des services de qualité avec le plus grand professionnalisme. Et elles y parviennent. Elles méritent notre plus grande reconnaissance », a conclu la présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), Ginette Langlois.

 

Modifications à l’encadrement légal du cannabis

Pour la Confédération des syndicats nationaux, il est impératif que le gouvernement tienne compte de l’impact qu’aura sur les travailleuses et les travailleurs de la SQDC un éventuel relèvement de l’âge légal de 18 à 21 ans pour consommer du cannabis. La CSN, qui représente les salarié-es de deux succursales de la SQDC, déplore qu’aucun syndicat ne soit entendu en commission parlementaire sur ce projet de loi qui, dans l’état actuel, entraînerait des dizaines de mises à pied chez les employé-es de la SQDC qui ont moins de 21 ans.

« Ces travailleuses et ces travailleurs doivent être entendus. Leurs préoccupations doivent être prises en compte. Ce sont des gens qui ont choisi, de bonne foi, de faire carrière à la SQDC. Certains ont pu choisir de délaisser un autre emploi ou ont fait des choix de vie sans penser une seconde que, du jour au lendemain, un nouveau gouvernement viendrait déposer un projet de loi ayant pour effet de leur faire perdre leur emploi. J’en appelle au gouvernement de la CAQ pour qu’il change son fusil d’épaule et qu’il accepte d’entendre les salarié-es durant la commission parlementaire qui s’ouvrira la semaine prochaine », réclame la présidente de la Fédération des employé-es de services publics, Nathalie Arguin.

« C’est inacceptable de voir une société d’État faire planer à des travailleuses et des travailleurs la menace de perdre leur emploi à cause de décisions législatives sur lesquelles ils n’ont aucune emprise, enchaîne Nathalie Arguin. Quant à nous, tout projet de loi doit prendre cette situation en considération afin d’éviter que nous assistions à ces mises à pied. »

De son côté, la présidente du SEMB–SAQ (CSN), Katia Lelièvre, dont le syndicat vient d’être accrédité pour représenter les salarié-es de Mascouche et de Trois-Rivières, assure que tous les moyens seront envisagés pour défendre les droits de ces salarié-es. « La responsabilité de la SQDC ne peut pas se limiter à une rencontre pour informer les employé-es de quelle manière ils seront congédiés, explique-t-elle. Nous évaluons actuellement toutes les options légales dont nous disposons afin de nous assurer que ces salarié-es seront traités avec respect, peu importe les choix que posera le gouvernement quant à un resserrement des règles. »

Les SQDC de Mascouche et Trois-Rivières, officiellement syndiqués CSN

Le Tribunal administratif du travail (TAT) a fait savoir aujourd’hui que le Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (CSN) était accrédité pour représenter les salarié-es de la Société québécoise du cannabis de Mascouche et Trois-Rivières.

« Nous sommes très heureux d’accueillir ce premier groupe d’employé-es de la SQDC, a réagi la présidente du SEMB–SAQ (CSN), Katia Lelièvre. Très bientôt, les travailleuses et les travailleurs de ces succursales se réuniront pour mettre sur pied leur syndicat autonome et se donner des règles de fonctionnement. Les salarié-es de la SQDC seront entièrement maîtres de toutes leurs décisions, notamment en ce qui a trait à la négociation d’une première convention collective. Mais ils sont loin d’être seuls : ils pourront compter sur tout le soutien et le savoir-faire de notre syndicat pour faire progresser leurs conditions de travail au sein du monopole d’État ».

Au sein de la CSN, ces travailleuses et ces travailleurs de la SQDC feront partie de la Fédération des employé-es de services publics. « La FEESP–CSN est en mesure d’offrir dès maintenant tous les services à ces nouveaux membres. Nous mettrons tout en œuvre afin de pouvoir entreprendre rapidement la négociation d’une première convention collective », explique la présidente de la FEESP–CSN, Nathalie Arguin.

La CSN sollicite le soutien de la population

Face à la crise que doivent gérer les membres du Syndicat des employé-es de la traverse de Matane–Baie-Comeau–Godbout–CSN (SETMBCG), depuis le 17 décembre 2018, la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, le Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN et le Conseil central Côte-Nord–CSN sollicitent le soutien de la population en appui au travail difficile que ces salarié-es doivent accomplir.

« Tous les employé-es de notre unité, les réguliers, les temporaires, sur appel et même des retraité-es ont mis l’épaule à la roue depuis la mise à l’arrêt du F.-A. Gauthier, de déclarer Mélanie Ouellet, présidente du SETMBCG. En plus des trois traversiers impliqués depuis un mois et demi, nous devons gérer tous les vols, ce qui ne fait habituellement pas partie de nos tâches. À tous les jours, nous sommes très bien placés pour comprendre toute la frustration et les inconvénients que la situation cause à notre clientèle. Nous pouvons toutefois compter sur l’appui et le soutien de notre employeur ».

« Nous désirons exprimer tout notre soutien et toute notre solidarité aux travailleuses et travailleurs qui doivent gérer cette crise à bout de bras avec tout le professionnalisme dont elles et ils font toujours preuve. En ce sens, nous sollicitons un appui bienveillant de la population à leur égard », de souligner Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP–CSN.

Au Bas-Saint-Laurent et sur la Côte-Nord, toutes et tous reconnaissent l’importance de cette traverse, et ce, autant pour les déplacements personnels que pour le transport.

« Nous saluons le travail remarquable qui a été accompli par ces femmes et ces hommes depuis le tout début de cette difficile saga. Nous souhaitons vivement un retour à la normale, qui fera un grand bien à ces salarié-es ainsi qu’à leur famille », de renchérir Pauline Bélanger, secrétaire-trésorière du Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN.

« En temps normal, quand tout va bien, les gens ne remarquent généralement pas toute l’importance du travail effectué par les salarié-es affectés à la traverse Matane–Baie-Comeau–Godbout. Aujourd’hui, nous demandons à nos concitoyennes et nos concitoyens de joindre nos voix et de manifester leur appui en ces temps difficiles », de conclure Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord–CSN.

Le Syndicat des employé-es de la traverse de Matane–Baie-Comeau–Godbout–CSN regroupe environ 50 salarié-es. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, qui compte plus de 425 syndicats représentant environ 60 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN regroupe 110 syndicats et représente 10 000 membres provenant de tous les secteurs d’activité. Le Conseil central Côte-Nord–CSN regroupe plus de 50 syndicats représentant sur une base régionale plus de 5500 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité.

L’entente de principe acceptée à 94,7 % par le STIP

Hier après-midi en assemblée générale, les membres du Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (STIP–FNC–CSN) ont adopté à 94,7 % par voie de scrutin secret l’entente de principe intervenue avec leur employeur le 20 décembre dernier.

« Étant donné la situation financière difficile de La Presse, nous avons fait preuve de créativité afin d’arriver à cette entente, de déclarer Laura-Julie Perreault, présidente du STIP. En ce sens, les travailleuses et les travailleurs de La Presse ont à nouveau fait leur part en acceptant un contrat de travail incluant un gel salarial durant cinq des six années de celui-ci et une augmentation de 1 % en 2020. Nous avons convenu de la mise en place d’un régime de retraite à prestations cibles pour tous les employé-es, dès que possible. Cela représente des coupes d’un million de dollars récurrentes annuellement dans nos conditions de travail ».

Sans contrat de travail depuis janvier 2016, les salarié-es du STIP n’avaient qu’une seule demande, soit le maintien de leurs conditions de travail. Les pourparlers des dernières années ont porté notamment sur la sécurité d’emploi, les salaires et la transparence financière de l’entreprise.

Le STIP regroupe environ 195 employé-es de la rédaction.

La FNC–CSN regroupe des syndicats autonomes de salarié-es ainsi que des travailleuses et des travailleurs contractuels de l’industrie des communications et de la culture. Ce regroupement permet aux quelque 6000 membres regroupés dans 88 syndicats de se donner des outils pour assurer leur représentation et pour négocier des ententes collectives de travail qui assurent le respect de leurs droits et de leur indépendance journalistique. Dans une perspective du droit public à l’information, la fédération défend également les libertés de presse et d’expression.

Manifestation pour une réforme de l’assurance-emploi

Photo : Jean-François Coutu

Malgré une occupation du bureau de Justin Trudeau pendant neuf heures hier, Ottawa persiste à maintenir une mécanique de l’assurance-emploi qui génère de la pauvreté, qui dévitalise les localités éloignées et qui vivent d’industries saisonnières. Après l’éviction des élu-es de la CSN hier, une manifestation s’est tenue aujourd’hui vers midi, devant ces mêmes bureaux pour tenter de faire entendre la voix des régions au premier ministre.

« Les solutions proposées dans le dernier budget fédéral ne corrigent pas le problème du « trou noir » qui plonge des milliers de familles dans la pauvreté. La formation ou les autres mesures proposées sont temporaires et incomplètes », affirme Jean Lacharité, vice-président de la CSN. Le nombre de semaines sans prestation d’assurance-emploi (trou noir) continue de croître en raison d’anciennes réformes du programme et du fait que le taux de chômage est plus bas dans l’ensemble des grandes régions qui servent de référence pour fixer le nombre de semaines de couverture.

Photo : Jean-François Coutu

Au terme de cette occupation du bureau montréalais du premier ministre, une conseillère du cabinet Trudeau a simplement rappelé les mesures du dernier budget, par téléphone, et n’a pas été en mesure de dire si une rencontre était possible avec les représentants des régions concernées par le trou noir.

Ottawa doit entendre les régions

Photo : Jean-François Coutu

Bien que le problème du trou noir n’affecte pas les grandes villes comme Montréal ou Ottawa, les élu-es au fédéral doivent répondre à l’appel des régions et se prononcer sur leur volonté de réformer en profondeur les règles de l’assurance-emploi afin d’éviter le plus possible de multiplier les semaines sans aucun revenu pour les travailleuses et les travailleurs de l’industrie saisonnière en région éloignée.

Vider les petits villages éloignés ou y envoyer des travailleurs étrangers temporaires pendant une partie de l’année n’est pas une solution qui assure la vitalité de l’ensemble du territoire du Québec ou du Nouveau-Brunswick.

Photo : Jean-François Coutu

« Ottawa doit avoir une vision pour les régions et doit surtout passer des beaux discours à l’action s’il veut diminuer la pauvreté. Modifier en profondeur le régime de l’assurance-emploi serait un premier pas significatif », conclut Jean Lacharité.

Rappelons que des élu-es de quatre conseils centraux de la CSN étaient présents à l’occupation d’hier : Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL–CSN), Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN), Conseil central Côte-Nord (CCCN–CSN) et Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). Le comité d’Action-Chômage Côte-Nord était également représenté.

Ottawa doit cesser d’aggraver la pénurie de main-d’oeuvre

Les règles de l’assurance-emploi accélèrent la dévitalisation de petites localités en région, ce qui rend très difficile l’embauche de personnel pour plusieurs PME issues de secteurs saisonniers comme le tourisme, la pêche ou la foresterie.

La baisse générale du taux de chômage d’une région provoque en effet la baisse automatique du nombre de semaines de prestation d’assurance-emploi et fait augmenter le nombre d’heures travaillées pour se qualifier. Ce dispositif fait en sorte que de plus en plus de travailleuses et de travailleurs saisonniers voient augmenter leur nombre de semaines sans aucun revenu. En ce moment, ce « trou noir » sans revenu oscille entre 5 et 18 semaines et plonge de plus en plus de familles dans la pauvreté.

« C’est invivable pour des milliers de travailleuses, de travailleurs et leurs familles. Plusieurs décident de déménager en zone urbaine. Cet exode complique ensuite sérieusement l’embauche pour les emplois saisonniers dans leur localité d’origine », explique Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord–CSN.

« Il serait pourtant facile d’éviter cet effet pervers du resserrement des critères de l’assurance-emploi puisque la baisse générale du taux de chômage au pays fait en sorte qu’on ne manque pas d’argent dans la caisse », affirme Anatole Chiasson, président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN (CCGIM–CSN).

« L’assurance-emploi ne devrait pas contribuer à dévitaliser des villages. Pourtant, c’est l’effet de la mécanique actuelle qui ne tient pas compte des réalités parfois très différentes à l’intérieur d’une même région », indique Nancy Legendre, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL–CSN).

Manque d’écoute du gouvernement Trudeau

Le bureau du premier ministre Trudeau a refusé de nous recevoir. Comme le ministre Jean-Yves Duclos n’a pas proposé de solution au trou noir jusqu’à maintenant, nous avons donc décidé d’occuper le bureau de Justin Trudeau aujourd’hui pour lancer un message clair.

« La CSN s’attend à ce que tous les partis fédéraux se prononcent sur la nécessaire réforme de l’assurance-emploi. Ce sera une de nos priorités en cette année électorale », a lancé Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

« Ottawa doit enfin entendre notre cause et démontrer son intérêt pour faire diminuer la pauvreté dans toutes les régions du Québec et du Canada », martèle Patrice Benoît, trésorier du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), qui demande dès cette année une refonte en profondeur de la mécanique de l’assurance-emploi pour assurer une couverture adaptée à toutes les communautés du pays. Le gouvernement Trudeau a déposé un projet de loi pour combattre la pauvreté en novembre dernier, il doit maintenant démontrer qu’il entend passer du discours à l’action dans un dossier concret comme celui de l’assurance-emploi.

Rappelons que le trou noir est apparu depuis le redécoupage des régions de référence de l’assurance-emploi en l’an 2000. Le phénomène est maintenant aggravé par la baisse des taux de chômage dans ces très grandes régions de référence, ce qui cache cependant des réalités fort différentes dans certaines parties de régions. « Le découpage actuel des régions ne permet pas de bien refléter les différentes réalités de l’emploi. Les gens quittent la région et nous avons un record de dévitalisation », conclut Line Sirois, coordonnatrice d’Action-Chômage Côte-Nord.

L’entente de principe acceptée à 85 %

Lors d’une assemblée générale tenue hier en soirée, le Syndicat manuel des travailleurs et travailleuses de Vaudreuil-Dorion–CSN (SMTTVD) a accepté à 85 % par scrutin secret, l’entente de principe intervenue avec leur employeur en décembre dernier.

« Dans l’ensemble, les membres de notre syndicat sont satisfaits des avancées que nous avons obtenues. Sur les sept années de notre nouveau contrat de travail, l’augmentation salariale pour 2018 est d’un minimum de 2,2 % et d’un maximum de 2,5 % et pour de 2019 à 2024, elles varieront entre 2,4 % et 2,5 %. Pour répondre à la demande croissante des travaux qui nous sont confiés, nous avons obtenu la conversion de cinq postes réguliers saisonniers en postes réguliers à temps complet et l’ouverture de sept autres postes réguliers à temps complet, en plus d’une sécurité d’emploi pour les douze salarié-es qui combleront ces postes, de préciser Clayton West, président du SMTTVD. Nous avons augmenté le nombre d’heures que nous pouvons verser dans notre banque de reprise de temps et nous touchons un taux horaire payé au double après six heures dans le cas des urgences ».

Parmi les autres gains obtenus, notons la possibilité de prise de jours de congés fractionnables pour responsabilités familiales payés à partir des banques de temps, l’obligation d’affichage des postes dans les 45 jours de leur vacance et le versement d’un boni de signature variant de 250 $ à 500 $ selon le type de poste occupé.

« Je tiens à féliciter tous les membres du SMTTVD pour leur détermination dans un cadre de négociation qui a duré plus d’un an et qui ne fut pas de tout repos. Leur mobilisation fut déterminante dans tout ce cheminement, particulièrement lors du processus de médiation qui a abouti à ce nouveau contrat de travail », de souligner Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN).

« Les travailleuses et les travailleurs municipaux de Vaudreuil-Dorion peuvent être fiers de leur nouveau contrat de travail. Grâce à leur mobilisation, ils ont réussi à faire entendre et accepter plusieurs revendications tout à fait légitimes dont certaines étaient directement en lien avec l’amélioration des services aux Vaudreuilloises et au Vaudreuillois », de conclure Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN).

Le SMTTVD regroupe environ 60 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 425 syndicats affiliés, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN) regroupe environ 32 000 membres, issus des secteurs privé et public, sur une base régionale.

La CSN et la FTQ attendent un retour rapide du ministre Jean-François Roberge

À la suite d’une rencontre tenue cet après-midi avec le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ressortent satisfaits de leurs échanges. La Fédération des transporteurs par autobus — rassemblant la majorité des employeurs dans le transport scolaire au Québec — était également présente à cette rencontre.

« Nous sommes heureux d’avoir rencontré le ministre Roberge pour lui parler de l’état de la situation dans le transport scolaire au Québec. Les mauvaises conditions de travail qui règnent depuis trop longtemps dans ce secteur causent actuellement de graves problèmes de recrutement, de rétention et de pénurie de conductrices et de conducteurs de véhicule scolaire. Les salaires sont inadéquats et, pour faire face à ces problèmes, nous avons discuté avec le ministre de la mise en place rapide des mesures d’apaisement et de la création d’un comité de travail qui se penchera sur une solution permanente de financement visant l’augmentation des salaires et l’amélioration des conditions de travail dans leur secteur, mesure pour lesquelles le ministre a montré de l’ouverture », de préciser Jacques Létourneau, président de la CSN.

En 2015, les salarié-es œuvrant dans le transport scolaire touchaient 8,5 % de moins en moyenne que d’autres emplois comparables dans le secteur privé du transport et, depuis ce temps, l’écart n’a cessé de s’amplifier.

« Depuis près d’un an, la Fédération des transporteurs par autobus (FTA) a reconnu la problématique de recrutement et de rétention de la main-d’œuvre, validant le constat de début de crise dans leur domaine. Depuis ce temps, nous avons été témoins de plusieurs autres problèmes importants, dont le risque que plusieurs circuits ne puissent être couverts, ce qui nous démontre que le gouvernement doit impérativement agir afin de régler ce problème une fois pour toutes, d’ajouter Daniel Boyer, président de la FTQ. Nous attendons donc un retour rapide du ministre Roberge et le dépôt, dès que possible, d’une solution durable à ce problème, qui risque de tourner en crise majeure si le gouvernement n’en prend pas la juste mesure. »

Rappelons que les salarié-es du transport scolaire touchent un taux horaire moyen de 17,86 $ l’heure — pour un revenu annuel moyen de 19 288 dollars —, alors que d’autres reçoivent 12,07 $ l’heure, un taux avoisinant le salaire minimum, sans autres avantages sociaux.

Rappelons également que dans le cadre d’un processus rigoureux d’évaluation de l’emploi de conducteur et conductrice de véhicule scolaire un comité de travail formé par la CSN, la FTQ, le gouvernement et les associations de transporteurs a fixé un taux horaire minimal de référence à 19,14 $ l’heure en janvier 2015, ce qui représente actuellement un taux indexé de 20,02 $ à l’embauche, sans évidemment tenir compte de l’ancienneté.

Plus de 521 000 écoliers, soit un peu plus de 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires tous les jours.

La FIM souhaite que le contrat revienne au Québec

À la suite de l’annulation du contrat de desserte maritime des Îles-de-la-Madeleine liant le gouvernement du Québec et la Coopérative de transport maritime et aérien (CTMA), la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) souhaite que le gouvernement favorise désormais un investissement local, au Québec.

« Le gouvernement dispose désormais de tous les pouvoirs lui permettant de confier la construction de ce navire à un chantier québécois qui dispose de la grande expertise que nous avons développée ici. Les déboires récurrents que connaît le F.A. Gauthier depuis les débuts de sa vie utile nous indiquent clairement que les chantiers navals étrangers ne disposent pas toujours de l’expertise pour faire face à nos conditions météorologiques, de souligner Louis Bégin, président de la FIM–CSN. Nous comprenons les inquiétudes des Madeliniennes et des Madelinots et nous ne souhaitons pas que cette annulation mette en péril le service essentiel de traversier auquel ils ont droit. »

Contestée devant les tribunaux par le chantier naval Davie, la CTMA avait décidé unilatéralement de confier le contrat de construction de son futur navire à un chantier européen. Selon la poursuite déposée, les règles entourant le processus d’appel d’offres pour l’achat d’un navire subventionné entièrement par les fonds publics n’auraient pas été respectées.

« Après la perte récente de plusieurs contrats importants qui nous ont filé entre les doigts au bénéfice de compagnies étrangères, nous croyons qu’il est grand temps que le gouvernement fasse appel à des entreprises manufacturières québécoises, particulièrement lorsque ces projets sont financés à 100 % par les contribuables », de conclure le président de la FIM–CSN.

La FIM–CSN rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe quelque 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les travailleurs spécialisés dans les chemins de fer obtiennent 1 million d’heures de travail

La CSN–Construction est fière d’annoncer qu’elle vient d’obtenir gain de cause dans un litige qui l’opposait au local 2182 affilié au Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International) (CPQMCI), qui représente les mécaniciens de chantiers, et au local 711 également affilié au CPQMCI, qui représente les monteurs-assembleurs. Tous deux revendiquaient la totalité des travaux ferroviaires du chantier du REM à Montréal.

Malgré les différentes revendications, le comité de conflit de compétence a statué sur le fait que les travailleurs du rail ont une expertise historique qui méritait d’être reconnue. Grâce à cette décision, les manœuvres ferroviaires qui travaillent sur le chantier obtiennent un million d’heures de travail protégées pour la construction du REM. « La décision est claire : le règlement sur les métiers ne peut donner l’exclusivité des travaux aux deux métiers, explique le vice-président du génie civil et voirie de la CSN–Construction, Jean-Luc Deveaux. Les mécaniciens de chantiers prétendent qu’un chemin de fer constitue de la machinerie. Les monteurs-assembleurs, pour leur part, disent que le REM est comparable à un métro. Les deux groupes ont été déboutés. »

Le vice-président de la CSN–Construction ajoute qu’en plus de la protection d’emploi des manœuvres, les citoyennes et les citoyens sortent eux aussi gagnants de cette affaire. « Une décision qui serait venue favoriser les mécaniciens de chantiers et les monteurs-assembleurs aurait généré un impact important sur l’assiette fiscale globale », ajoute Jean-Luc Deveaux.

Celui-ci se désole toutefois de constater que les deux organisations syndicales de métiers ne sont jamais intervenues au cours des huit dernières années pour défendre les travailleurs du secteur ferroviaire.

En plus de cette victoire, les comités des conflits de compétence ont récemment donné raison à la CSN–Construction pour l’opération d’un appareil de levage et pour la pose de gouttières sur le chantier du pont Champlain, ainsi que pour les travaux d’aqueduc et de géothermie au chantier Zibi à Gatineau. La CSN–Construction demande de plus la juridiction exclusive des manœuvres de pipelines pour appliquer le revêtement protecteur sur l’oléoduc d’Enbridge à son chantier de Mirabel. « Nous aurons la décision en février et nous sommes sûrs d’avoir gain de cause pour les manœuvres. Le tout vise à faire respecter les droits des travailleurs à exercer leur emploi dans l’esprit et le respect des conventions collectives négociées pour les quatre secteurs de l’industrie de la construction. »

Entente bafouée

Jean-Luc Deveaux a finalement rappelé l’importance de l’annexe de la convention du Génie civil et voirie concernant les comités sur les chemins de fer (Z-6). Cette annexe prévoit qu’il faut dégager des forums de discussions entre les parties pour parler des conditions des travailleurs sur les chemins de fer. Or, malgré sa ratification par les travailleurs et les employeurs de l’industrie, elle a été bafouée par les métiers mécaniques et les opérateurs du local 791. « Ceci démontre toute l’importance à la prochaine négociation de s’assurer que les travailleurs aient en même temps, quelle que soit leur association, région par région, accès à leur comité de négociation. La ratification unifiée, voilà la solution », conclut-il.

 

La CSN se réjouit que le CHU Sainte-Justine récupère la gestion de ses laboratoires

La CSN salue la décision du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) de redonner la gestion de son service de laboratoire au CHU Sainte-Justine et d’ainsi protéger sa mission essentielle pour tous les enfants du Québec.

La réforme Barrette avait concentré tous les services de laboratoire du Québec sous un même chapeau, OPTILAB, ce qui faisait craindre une perte d’expertise des spécialistes de Sainte-Justine. Même si des employé-es de laboratoire étaient toujours présents à Sainte-Justine, la centralisation de sa direction au CHUM rendait incertaine la défense de la spécificité du laboratoire du seul établissement de santé dédié exclusivement aux enfants, aux adolescents et aux mères du Québec.

« Cette décision est l’achèvement de la lutte menée avec les médecins pour le retour à l’autonomie pour le CHU, notamment avec la campagne “Aimer.Défendre” en 2017-2018. Notre priorité est maintenant d’assurer une transition la plus humaine possible », a commenté Évelyne Crépeau, présidente du Syndicat des techniciens et professionnels de la santé et services sociaux du Québec (STEPSQ-FP–CSN).

« Il était normal de récupérer les laboratoires pour des services directs aux enfants. Avoir cette spécialité à l’interne avec la mentalité propre de Sainte-Justine est logique et bénéfique pour tous les usagers », a déclaré Simon Bouclin, président du Syndicat national des employé-es du CHU Sainte-Justine (SNE CHU Sainte-Justine–FSSS–CSN).

« C’est une grande victoire pour tous les enfants du Québec », a finalement lancé Sophie Leclair, présidente du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine (SPSIC CHU Sainte-Justine–FSSS–CSN).

 

La CSN déplore la fermeture d’une usine de l’entreprise Vélan

La CSN déplore la fermeture de l’une des usines montréalaises de l’entreprise québécoise Vélan, leader mondial en matière de robinetterie industrielle, et la délocalisation d’une partie de ses opérations en Inde.

La restructuration annoncée par la compagnie se traduira par la perte nette de 128 emplois au Québec et le transfert d’importantes composantes de ses machineries vers l’Asie.

« Malheureusement, l’année 2019 débute sur les mêmes mauvaises nouvelles que la fin de l’année 2018 en matière d’emplois de qualité au Québec, de déclarer Jacques Létourneau, président de la CSN. Encore une fois, certains gestionnaires semblent avoir plus à cœur de contenter le portefeuille des actionnaires plutôt que de favoriser l’essor économique du Québec. »

Pour la CSN, les résultats financiers publiés par la société Vélan ne justifient en rien la fermeture de l’une des trois usines québécoises. « Vélan constate, pour l’ensemble de ses usines à travers le monde, une amélioration sur le plan de la productivité au cours de la dernière année, et ce, malgré une baisse des activités de ses usines en Italie et en France, indique Jacques Létourneau. Nous sommes pour le moins perplexes de voir que ce sont les opérations au Québec qui écopent de cette restructuration. »

Le président de la CSN réitère son appel au premier ministre du Québec, François Legault, afin que la question de l’emploi au Québec figure parmi les priorités du nouveau gouvernement. « Nous ne pouvons accepter de voir des fleurons de l’économie québécoise quitter notre territoire. Nous ne pouvons nous résoudre à cautionner la fuite de nos emplois au gré des marchés boursiers. Encore une fois, nous demandons au premier ministre de bien vouloir convoquer les organisations patronales et syndicales afin que nous puissions soulever correctement la nécessité de responsabiliser les entreprises installées au Québec sur les enjeux de l’emploi, du développement économique et de l’essor du Québec », de conclure le président de la CSN.

Présente tant dans les secteurs public que privé, la CSN regroupe 300 000 travailleuses et travailleurs, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

L’emploi, la main-d’œuvre et l’environnement, au cœur des priorités pour l’année 2019

Alors que s’amorce l’année 2019, la CSN a exposé les principaux chantiers de travail qui occuperont la centrale syndicale au cours des prochains mois. La situation de l’emploi, les problèmes occasionnés par les pénuries et la rareté de main-d’œuvre ainsi que la lutte contre les changements climatiques figurent au centre de ses priorités.

L’arrivée d’un gouvernement de la CAQ et la reprise prochaine des travaux à l’Assemblée nationale attireront évidemment l’attention de la CSN. « Nous jugerons le gouvernement actuel au gré des décisions qui seront prises et des projets de loi qui seront déposés. En matière d’économie, nous l’avons dit à plusieurs reprises : pour ce qui est de préserver de bons emplois au Québec, François Legault aura tout notre soutien », de déclarer le président de la CSN, Jacques Létourneau.

Or, les derniers mois ont été passablement difficiles pour l’emploi au Québec, alors que les mauvaises nouvelles se sont succédé parmi les Rona, Bombardier, Sico, Davie et autres entreprises québécoises. « Encore une fois, nous demandons à François Legault de bien vouloir convoquer les organisations syndicales et patronales afin que nous puissions faire le point sur la situation, indique M. Létourneau. Il est temps de responsabiliser les entreprises, qui bénéficient largement du soutien de l’État, afin de préserver nos emplois et d’assurer la vitalité de l’économie du Québec. »

Un forum sur la main-d’œuvre en février

Les 26 et 27 février prochain, la CSN tiendra un forum de réflexion sur les problèmes de pénurie et de rareté de main-d’œuvre. Plus de 600 participantes et participants, issus des milieux syndicaux, patronaux et gouvernementaux, se réuniront au Palais des congrès de Montréal afin de se pencher sur ces questions qui menacent le développement économique du Québec.

Pour Jacques Létourneau, il est de la responsabilité du mouvement syndical d’interpeller l’ensemble des acteurs concernés. « Quand la rareté de main-d’œuvre met en péril la capacité de nos entreprises de fonctionner à plein régime, il y a lieu de s’inquiéter. Selon Emploi Québec, d’ici à peine trois ans, environ 1,3 million de postes seront disponibles en raison du vieillissement de la population et de la croissance économique. Nous devons collectivement nous pencher sur cette question qui touche tant les secteurs public que privé. L’immigration constitue une partie de la solution. Nous devons également tout mettre en œuvre pour la création de programmes de formation professionnelle qui permettront aux travailleuses et aux travailleurs de secteurs en déclin de réorienter leur carrière. Il en va de l’économie du Québec, mais également de la capacité des citoyennes et des citoyens de gagner leur vie dignement. »

Changements climatiques et transition juste

« La CSN est extrêmement préoccupée par le report du gouvernement des cibles de réduction des gaz à effet de serre, s’inquiète Jacques Létourneau. Quand on sait que plus de 40 % des émissions proviennent du transport, le fait de promettre autoroutes et autres troisièmes liens ne constitue certainement pas le coup de barre espéré. La ministre de l’Environnement devra présenter un plan ambitieux, notamment en termes de transport, de transfor­mation des matières et de production d’énergie. Ces changements ne sont pas sans impact sur les travailleuses et travailleurs que nous représentons, tout comme sur les communautés dans lesquelles nous évoluons. Voilà pourquoi le mouvement syndical est unanime pour exiger de Québec qu’il mette en place des mesures pour assurer une transition énergétique qui s’inscrit dans une perspective de transition juste, particulièrement en matière de formation de la main-d’œuvre, afin d’accompagner les salarié-es et les entreprises dans ces nécessaires changements. »

Au cours de l’année 2019, la CSN continuera sa lutte pour obtenir l’augmentation du salaire minimum à 15 $ l’heure. La centrale syndicale poursuivra également sa campagne, en collaboration avec la FTQ et la CSQ, pour que les gouvernements québécois et canadien mettent en place une assurance-médicaments publique et universelle.

Négociations à venir

L’année 2019 marquera l’envol des négociations du secteur public pour les 150 000 travailleuses et travailleurs représentés par la CSN dans les réseaux de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et des organismes gouvernementaux. Alors que les syndicats en sont à consulter leurs membres en vue de l’élaboration des cahiers de revendications, le dépôt des demandes syndicales s’effectuera l’automne prochain.

Dans le secteur privé, d’importantes négociations sont à prévoir dans les secteurs de la métallurgie, des médias, de la vente au détail et de la transformation alimentaire.

Présente tant dans les secteurs public que privé, la CSN regroupe 300 000 travailleuses et travailleurs, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

Le gouvernement doit s’engager à plus long terme

La CSN salue l’annonce du ministre Roberge de verser en cours d’année 7,5 millions de dollars à cinq composantes régionales du réseau de l’Université du Québec. La CSN aurait cependant souhaité un engagement à plus long terme pour soutenir l’ensemble des dix établissements de ce réseau public et ainsi assurer l’atteinte des visées de développement social et économique qu’il incarne pour la société québécoise.

« On remarque une hésitation du ministre Roberge à promettre une majoration du financement du réseau de l’Université du Québec dans le prochain budget. L’éducation est pourtant la priorité du gouvernement », s’inquiète Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN. Cette dernière souligne que le réseau de l’Université du Québec, qui célèbre ses 50 ans, est pourtant une pierre angulaire pour l’accès aux études supérieures dans toutes les régions du Québec.

Il n’est pas trop tard pour revoir le mode de financement de l’ensemble des universités. « Une de ses faiblesses repose sur le fait que le calcul, presque exclusivement basé sur le nombre d’étudiantes et d’étudiants à temps plein, ne tient pas compte des particularités d’un grand nombre d’entre eux, qui sont inscrits à temps partiel dans les universités du réseau. Il faut donner un coup de barre pour permettre à ces institutions de jouer pleinement leur rôle dans toutes les régions », déclare Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

Par ailleurs, la CSN accueille favorablement la volonté du ministre de vouloir corriger les iniquités que subissent les universités du réseau lorsque comparées aux universités à charte. « Le ministre a annoncé son intention de réexaminer la déréglementation des frais de scolarité introduite par le précédent gouvernement ainsi que le financement particulier de certaines disciplines. Nous espérons que le ministre ajoutera à sa réflexion la question de la concentration des fonds de recherche pour une analyse globale du financement de la mission de l’ensemble des universités québécoises », a soutenu Ginette Langlois, présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN).

Une délégation FIM-CSN rencontre les dirigeants de Demix à Toronto

Une délégation d’une vingtaine de travailleurs s’est déplacée aujourd’hui à Toronto dans le but de rencontrer les dirigeants de l’entreprise mère, CRH Canada, pour leur faire part de leurs doléances, dont celles pouvant affecter leur santé et leur sécurité ainsi que de la population.

Quelque 200 conducteurs de bétonnière de cinq sections de la compagnie Demix Béton du Grand Montréal réclament toujours des correctifs pour contrer les inconvénients dus à l’implantation du système Optimizer de gestion des livraisons du béton sur les chantiers de construction. C’est pourquoi une délégation d’une vingtaine de travailleurs s’est déplacée aujourd’hui à Toronto dans le but de rencontrer les dirigeants de l’entreprise mère, CRH Canada, pour leur faire part de leurs doléances, dont celles pouvant affecter leur santé et leur sécurité ainsi que de la population.

« Après plusieurs démarches et rencontres menées depuis le printemps dernier pour exiger des correctifs liés au système Optimizer, les travailleurs espèrent obtenir enfin une écoute de la part des hauts dirigeants de CHR Canada et ainsi leur assurer un retour à des conditions de travail normalisées dans le respect de leur santé et de leur sécurité ainsi que celle de la population », d’expliquer André Miousse, vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière, affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Le litige
Le système Optimizer, mis en place sans consultation, relie chaque conducteur de bétonnière à une centrale de distribution par l’intermédiaire d’une tablette électronique. Or, ce système, qui analyse les trajets à emprunter et les temps de réponse requis sans tenir compte de la provenance d’origine du conducteur, bouscule de façon importante les conditions de travail des salariés en dictant aux conducteurs divers trajets de livraison pour lesquels ils ne sont pas familiers. « Dans certains cas, ajoute André Miousse, le système propose des trajets en plein quartier populeux, sans égard aux normes de sécurité. Ça nous inquiète beaucoup. »

En outre, ce système vient modifier radicalement plusieurs conditions de travail, dont celle qui a trait à la fin de journée de travail, entraînant chez les travailleurs épuisement et stress. Un autre facteur d’inconfort est lié à la difficulté de concilier la famille et le travail qui, dans certains cas, est à toutes fins utiles inexistante en raison des heures de travail interminables qui affectent la vie familiale des travailleurs.

Des solutions viables existent
Les travailleurs exercent depuis le printemps dernier différents moyens de pression et de visibilité afin d’être entendus et écoutés. Mais jusqu’à maintenant, les discussions n’ont pas permis de trouver un terrain d’entente. C’est pourquoi une délégation composée de représentants des cinq syndicats et d’élus de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) s’est présentée au siège social de CRH Canada pour y rencontrer les hauts dirigeants afin de les convaincre de la nécessité de trouver des solutions viables.

« On a rencontré les dirigeants de CRH Canada avec la profonde conviction que des solutions viables et constructives existent pour assurer à la fois le maintien de conditions de travail décentes qui respectent les travailleurs, et une prestation de services sécuritaires correspondant aux besoins de l’entreprise bétonnière. On espère qu’ils ont entendu le message des travailleurs », conclut le vice-président de la FIM–CSN.

Le syndicat se donne un mandat de grève à 98 %

Lors d’une assemblée générale qui s’est tenue lundi soir dernier à Gatineau, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Office municipal d’habitation de Gatineau — CSN (STTOMHG) ont voté à 98% en faveur de la grève à déclencher au moment jugé opportun.

« Lors de la 14e rencontre de négociation, le syndicat a clairement signifié à l’employeur qu’il n’accepterait pas des augmentations salariales qui, au final, allaient appauvrir les travailleuses et les travailleurs. Actuellement, c’est malheureusement ce qu’il propose et les membres ont clairement signifié qu’ils sont prêts à se battre pour atteindre leurs demandes salariales raisonnables », de déclarer Denis Savard, président du secteur municipal de la Fédération des employées et employés de services publics — CSN.

« Nous faisons face à un employeur qui utilise des techniques moyenâgeuses de chantage avec ses salarié-es. Aux dernières nouvelles, il menaçait d’annuler le traditionnel brunch des Fêtes afin de punir les travailleuses et les travailleurs syndiqués qui se mobilisent pour obtenir des conditions de travail respectueuses. », d’ajouter Denis Savard.

« Puisqu’il ne reste que la question salariale à régler, nous sommes d’avis que le tout pourrait être conclu rapidement. Si l’employeur négocie de bonne foi, nous pourrions tout régler avant les Fêtes puisque la prochaine date de négociation est ce mercredi 19 décembre », de conclure Michel Quijada, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais–CSN.

La Fédération des employées et employés de services publics compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 60 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais–CSN regroupe plus de 9000 membres, répartis dans quelque 60 syndicats affiliés, provenant de 9 fédérations qui couvrent l’ensemble des secteurs d’activité de la région.