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Les travailleurs spécialisés dans les chemins de fer obtiennent 1 million d’heures de travail

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SOUTENONS LES TRAVAILLEUSES ET LES TRAVAILLEURS DE ROLLS-ROYCE

Les 530 travailleuses et travailleurs de Rolls- Royce Canada, à Montréal, ont été mis en lockout le 15 mars dernier. Démontrons à Rolls-Royce Canada qu’en attaquant ses 530 salarié-es, c’est à un mouvement fort de ses 1 600 syndicats regroupant 325 000 membres qu’elle s’en prend ! Les personnes qui le souhaitent peuvent faire un don en ligne qui sera utilisé exclusivement pour soutenir la lutte des travailleuses et des travailleurs de Rolls-Royce Canada.

chemins-de-fer

Les travailleurs spécialisés dans les chemins de fer obtiennent 1 million d’heures de travail

La CSN–Construction est fière d’annoncer qu’elle vient d’obtenir gain de cause dans un litige qui l’opposait au local 2182 affilié au Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International) (CPQMCI), qui représente les mécaniciens de chantiers, et au local 711 également affilié au CPQMCI, qui représente les monteurs-assembleurs. Tous deux revendiquaient la totalité des travaux ferroviaires du chantier du REM à Montréal.

Malgré les différentes revendications, le comité de conflit de compétence a statué sur le fait que les travailleurs du rail ont une expertise historique qui méritait d’être reconnue. Grâce à cette décision, les manœuvres ferroviaires qui travaillent sur le chantier obtiennent un million d’heures de travail protégées pour la construction du REM. « La décision est claire : le règlement sur les métiers ne peut donner l’exclusivité des travaux aux deux métiers, explique le vice-président du génie civil et voirie de la CSN–Construction, Jean-Luc Deveaux. Les mécaniciens de chantiers prétendent qu’un chemin de fer constitue de la machinerie. Les monteurs-assembleurs, pour leur part, disent que le REM est comparable à un métro. Les deux groupes ont été déboutés. »

Le vice-président de la CSN–Construction ajoute qu’en plus de la protection d’emploi des manœuvres, les citoyennes et les citoyens sortent eux aussi gagnants de cette affaire. « Une décision qui serait venue favoriser les mécaniciens de chantiers et les monteurs-assembleurs aurait généré un impact important sur l’assiette fiscale globale », ajoute Jean-Luc Deveaux.

Celui-ci se désole toutefois de constater que les deux organisations syndicales de métiers ne sont jamais intervenues au cours des huit dernières années pour défendre les travailleurs du secteur ferroviaire.

En plus de cette victoire, les comités des conflits de compétence ont récemment donné raison à la CSN–Construction pour l’opération d’un appareil de levage et pour la pose de gouttières sur le chantier du pont Champlain, ainsi que pour les travaux d’aqueduc et de géothermie au chantier Zibi à Gatineau. La CSN–Construction demande de plus la juridiction exclusive des manœuvres de pipelines pour appliquer le revêtement protecteur sur l’oléoduc d’Enbridge à son chantier de Mirabel. « Nous aurons la décision en février et nous sommes sûrs d’avoir gain de cause pour les manœuvres. Le tout vise à faire respecter les droits des travailleurs à exercer leur emploi dans l’esprit et le respect des conventions collectives négociées pour les quatre secteurs de l’industrie de la construction. »

Entente bafouée

Jean-Luc Deveaux a finalement rappelé l’importance de l’annexe de la convention du Génie civil et voirie concernant les comités sur les chemins de fer (Z-6). Cette annexe prévoit qu’il faut dégager des forums de discussions entre les parties pour parler des conditions des travailleurs sur les chemins de fer. Or, malgré sa ratification par les travailleurs et les employeurs de l’industrie, elle a été bafouée par les métiers mécaniques et les opérateurs du local 791. « Ceci démontre toute l’importance à la prochaine négociation de s’assurer que les travailleurs aient en même temps, quelle que soit leur association, région par région, accès à leur comité de négociation. La ratification unifiée, voilà la solution », conclut-il.

 

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