Réunis en assemblée générale mardi soir, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs municipaux de Saint-Mathias-sur-Richelieu–CSN ont voté à 89 % pour l’entente de principe.
« Sans convention collective depuis 2022, les cols bleus vont enfin obtenir une première augmentation salariale en quatre ans dans les prochaines semaines. Avec l’inflation que l’on vit ces dernières années, il était temps que l’employeur accepte les termes de l’entente », affirme Josée Dubé, 2e vice-présidente de la Fédération des employées et des employés de services publics–CSN et responsable politique du secteur municipal.
Rappelons que le 22 septembre dernier, une entente avait été conclue entre les parties à la table de négociation. Mais au moment de la réception des textes, l’employeur avait fait volte-face et avait ajouté des éléments substantiels non négociés.
L’entente conclue la semaine passée et finalisée hier dans la journée permet aux salarié-es d’aller chercher une augmentation salariale de 20,25 % sur cinq ans avec un rattrapage pour les journaliers spécialisés et les mécaniciens. Ils ont également obtenu des gains sur le plan des vacances et des congés sociaux. Le syndicat a été chercher notamment plus de sécurité d’emploi pour ses membres, un éclaircissement des règles qui encadrent les heures supplémentaires et la garde de fin de semaine.
« Les cols bleus de Saint-Mathias-sur-Richelieu ont été plus que patients. Ils peuvent être fiers de leur mobilisation sur le terrain. Ils étaient prêts à faire la grève pour obtenir le respect. Et c’est ce qu’ils ont obtenu », soutient le secrétaire-trésorier du Conseil central de la Montérégie–CSN, Dany Chamberland.
À propos
Les dix membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs municipaux de Saint-Mathias-sur-Richelieu–CSN sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central de la Montérégie–CSN.
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.







