Samedi dernier, les 150 travailleuses et travailleurs de Volailles Marvid ont voté à 63 % pour l’entente de principe intervenue dans les jours précédents avec l’employeur.
Les syndiqué-es obtiendront une augmentation globale de 39 %, dont 24 % dès la première des sept années de la nouvelle convention. Un mécanisme de protection contre l’inflation est également prévu à la 6e année de la convention collective de sept ans.
Cet important rattrapage était rendu nécessaire parce que l’usine de transformation de la volaille de Montréal-Nord était en retard sur tous les abattoirs de volailles du Québec. Notons aussi quelques autres gains pour une meilleure représentation syndicale avec plus de libérations et un nouveau local, un allongement de 10 minutes de la pause repas qui passe de 35 à 45 minutes et un accès un peu plus rapide à la 5e semaine de vacances.
« On est content du résultat et c’est le meilleur qu’on pouvait obtenir de notre employeur pour le moment », affirme Dieujuste Dehaut, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Volailles Marvid–CSN.
Des débats animés, principalement en créole, qui est la langue de la grande majorité des travailleuses et des travailleurs, ont néanmoins eu lieu avant le vote. Ceux-ci portaient notamment sur les fermetures sans compensation que l’entreprise effectue lors des fêtes juives pendant lesquelles l’entreprise ne peut pas produire de poulet cachère, ce qui est sa principale spécialité. « On a fait un rattrapage important, mais il va rester du travail à faire », conclut le président.
Mobilisation exemplaire au moment clé
Même si la grève n’a finalement pas eu lieu, la mobilisation des travailleuses et des travailleurs a été exemplaire pour se faire entendre et se faire voir dans l’usine et être très solidaires juste avant la période la plus occupée de l’année et à la veille d’un vote sur la grève.






