Dans une décision rendue aujourd’hui, le Tribunal administratif du travail (TAT) rejette la demande de redressement des employeurs de retirer la supervision de stagiaires de la liste des tâches qui ne sont pas effectuées en temps de grève.
Pour la CSN, il s’agit d’une victoire. Près de trois ans suivant l’échéance des conventions collectives, cela rappelle que la seule façon de mettre fin au conflit sera de conclure une entente satisfaisante.
« Tous nos syndicats se réunissent ce vendredi afin de faire le point sur la suite des choses, explique le représentant du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Jean Gagnon. Nous entendons bien obtenir un règlement qui reconnaîtra pleinement notre travail. Nous poursuivrons nos moyens de pression selon un plan de mobilisation à la mesure de ces objectifs ».
Notons d’ailleurs que dans sa décision, la juge Myriam Bédard écrit : « Par ailleurs, la durée des grèves sera déterminante. Si les parties négocient avec diligence et bonne foi, comme l’impose l’article 53 du Code du travail, le conflit pourrait se régler dans des délais permettant la reprise des stages dans les délais qui rendraient possible l’embauche des finissants au cours de l’été. »
En outre, le TAT a rappelé l’importance du droit de grève et le fait, comme le souligne la Cour suprême que “Les conflits de travail peuvent toucher des secteurs importants de l’économie et avoir des répercussions sur des villes, des régions et, parfois, sur le pays tout entier. Il peut en résulter des coûts importants pour les parties et le public.”
La FSSS–CSN représente 3300 paramédics, partout au Québec. Ils sont en grève depuis le 6 juillet 2025, avec maintien des services essentiels.






