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La Gen Z en action

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Près de 80 jeunes – et moins jeunes – ont pris part au dîner-causerie du comité confédéral des jeunes ce midi. Dans la salle, des syndiqué-es de moins de 35 ans venus créer des solidarités, mais aussi des membres à la recherche de pistes de solutions pour inclure davantage la relève syndicale. 

Affilié à la CSN en 2023, le CREW représente les auxiliaires d’enseignement et de recherche de l’Université Concordia. Mya Walmsley et Saskia Kowalchuk racontent que c’est l’incapacité de leur ancienne centrale syndicale à défendre adéquatement ses membres qui les a poussées à changer d’organisation. Un professeur accusé de harcèlement a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. La nature du travail d’auxiliaire pose toutefois une difficulté structurelle à qui tente de mener un maraudage : la liste des membres change chaque session universitaire. Malgré ça, les militants du CREW ont recueilli 1700 cartes, en misant sur une campagne militante rigoureuse et créative. « On voulait parler aux membres dans un langage qui avait du sens pour eux et s’éloigner du langage formel et corporatiste de notre ancienne centrale », expliquent les deux militantes.  

Rosalie Bezeau-Faucher et Marion Dinne présentent ensuite le Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention communautaire (STTIC–CSN), syndicat de 900 membres issus de 23 organismes communautaires. Contrairement au CREW, qui est un syndicat de jeunes par définition, le membrariat du STTIC–CSN est jeune, principalement à cause des mauvaises conditions de travail du milieu communautaire. Ses adhérents, souvent nouvellement diplômés, vivent leur première expérience de travail et se heurtent à des salaires insuffisants, à des enjeux de santé et de sécurité ainsi qu’au sous-financement des milieux communautaires. Le syndicalisme devient alors un levier essentiel, tant pour améliorer les conditions d’emploi que pour renforcer les services à la population. 

Dans les deux syndicats, les intervenantes soulignent des défis communs : roulement élevé, manque de ressources et méconnaissance des droits chez les jeunes travailleuses et travailleurs. Ces réalités compliquent la vie syndicale et le renouvellement militant. Pourtant, le message est clair : rien ne justifie que les jeunes soient traités comme une main-d’œuvre bon marché. Que ce soit dans le commerce de détail, la restauration, les épiceries ou les universités, tout travail devrait permettre de vivre dignement.  

Pour plus d'information, contacter la CSN.