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Bâtir un mouvement pour un Québec inclusif

La polarisation au service du capitalisme

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Le comité confédéral sur les relations interculturelles a invité Emilie Nicolas – animatrice, conférencière et chroniqueuse au Devoir et à Radio-Canada – à échanger avec les congressistes lors d’un dîner-causerie consacré aux enjeux de l’immigration au Québec.

Avant d’entamer la discussion, Emilie Nicolas a campé le sujet en brossant un portrait historique du racisme au Québec et en Amérique du Nord. « Les discours nationalistes fermés ne viennent pas de nulle part. Ils ont toujours existé », soutient-elle. Elle a toutefois rappelé que des mouvements inclusifs ont toujours été présents, en évoquant notamment l’accueil des boat people vietnamiens dans les années 1970.

La polarisation mène vers l’effritement social et la perte de droits
Emilie Nicolas cite les États-Unis comme un contre-exemple. Selon elle, les politiciennes et politiciens de droite y ont réussi à convaincre une partie de l’électorat blanc, en s’appuyant sur des préjugés raciaux, qu’il valait mieux démanteler le filet social que de risquer de voir des personnes racisées en profiter. Elle lance un avertissement : cette logique commence à prendre forme ici à travers la volonté de réduire l’accès aux CPE pour les enfants des demandeurs d’asile, à l’aide au logement et à d’autres services.

Elle a soulevé un deuxième signal d’alarme : l’effritement des droits qui se dessine sous nos yeux. Dans les années 2010 et 2020, ce sont d’abord les minorités qui ont vu les leurs reculer. En 2025, affirme-t-elle, ce sont désormais les droits des travailleuses et des travailleurs qui sont fragilisés par le gouvernement.

« C’est dommage qu’on n’ait pas écouté les femmes qui portent le hijab et les personnes trans », a-t-elle ajouté.

Une révolution à échelle humaine
Mme Nicolas invite aussi à prendre ses distances des médias sociaux. À ses yeux, ceux-ci alimentent une perte de souveraineté cognitive. La révolution, dit-elle, ne se fera pas sur les réseaux sociaux.

Elle mise plutôt sur le dialogue, estimant qu’en personne, le respect et l’écoute trouvent davantage leur place. « Plus on va se parler en personne, plus on va réaliser qu’on ne se déteste pas tant que ça. »

Pour plus d'information, contacter la CSN.