Des militantes et des militants de la CSN ont manifesté devant les bureaux du ministre du Travail pour réclamer le retrait des projets de loi autoritaires, un réinvestissement dans le filet social et des actions face à la crise climatique. À quelques mois des élections, il est urgent d’agir sur les priorités de la population plutôt que d’attaquer sans cesse les contre-pouvoirs.
Un gouvernement qui doit cesser d’attaquer les droits des travailleuses et des travailleurs
L’action de ce midi visait à rappeler au gouvernement qu’il doit plus que jamais changer de cap. Le gouvernement doit cesser de s’attaquer aux droits des travailleuses et des travailleurs avec son projet de loi 3 sur la cotisation facultative. Ce projet de loi s’ingère dans les affaires syndicales et déséquilibre les relations de travail en faveur des patrons.
« Nous étions plus de 50 000 dans les rues le 29 novembre dernier. Les syndicats affiliés au CCMM–CSN se penchent aujourd’hui même sur un plan d’action prévoyant une escalade des moyens de pression afin d’accentuer la pression sur le gouvernement, qui continue de s’en prendre aux droits des travailleuses, des travailleurs et de la population dans son ensemble. Nous continuerons aussi à lutter contre les coupes dans notre filet social et pour réclamer une transition juste », déclare le président du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Bertrand Guibord.
Réinvestir dans notre filet social
À quelques mois des prochaines élections, l’ensemble des partis politiques doivent s’engager à réinvestir dans notre filet social. De nombreux exemples montrent à quel point il est urgent d’investir davantage dans nos services publics, aussi bien pour bien entretenir nos infrastructures que pour améliorer l’accès et la qualité des services.
« L’état des cégeps a de quoi préoccuper. Les compressions budgétaires du gouvernement caquiste dans l’enseignement supérieur ont un impact direct sur les étudiantes et les étudiants comme sur le personnel. L’austérité caquiste doit prendre fin, il est encore temps pour ce gouvernement d’agir pour la population », lance le président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN, Benoît Lacoursière.
« Le gouvernement abandonne notre filet social, ce qui a des conséquences tragiques sur la vie de milliers de Québécoises et de Québécois. Rien n’est fait pour contrer à la crise du logement et à la crise du coût de la vie. Le bilan caquiste est désastreux. Quand des gens doivent choisir entre payer le loyer ou manger, c’est qu’on a un problème. Qu’attend le gouvernement pour aider les Québécoises et les Québécois ? », demande le président du Front de défense des non-syndiqué-es, Vincent Chevarie.
Faire front pour le Québec
La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un Québec qui agit pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics qui permettent de s’occuper de la population et pour enclencher la transition juste.
« Avec la démission de François Legault, la CAQ ne peut plus faire comme si de rien n’était. Ça fait des mois qu’on réclame des actions concrètes pour prendre en compte les priorités de la population. Nous devons continuer de réclamer haut et fort un autre Québec qui veut améliorer le sort des travailleuses et des travailleurs », de conclure la vice-présidente de la CSN, Katia Lelièvre.
À propos de la CSN
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.






