587 directions visitées par des délégations de syndiquées

À cinq jours de la reprise des négociations nationales avec le ministère de la Famille et les associations d’employeurs, 11 000 travailleuses des CPE, syndiquées à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), vont une fois de plus se mobiliser aujourd’hui afin de signifier leur ras-le-bol face aux négociations qui piétinent. En plus de porter leur t-shirt, J’appuie ma négo, les travailleuses iront en délégation remettre aux directions des CPE une déclaration expliquant les enjeux sur la protection de la qualité des services et annonçant l’intention de recourir à la grève advenant un échec des pourparlers.

CPE Monsieur Grosse Bedaine, Québec

En incluant toutes les installations syndiquées à la CSN, ce sont 587 membres de directions de CPE qui seront ainsi rencontrées par ces travailleuses qui sont toujours sans conventions collectives depuis le 31 mars 2015. « Nous vous rappelons que jamais le niveau d’exaspération, mais aussi de mobilisation des travailleuses n’a été aussi élevé », peut-on lire dans la déclaration. Les travailleuses de notre CPE, comme près de 11 000 autres (…), entendent donc se faire respecter. C’est d’ailleurs le sens du mandat de grève à 94 % qu’elles ont confié à leur comité national de négociation en septembre dernier, soit de tout mettre en œuvre pour préserver leurs acquis, jusqu’à recourir à ce moyen de pression lourd si nécessaire ».

Pour Louise Labrie, du comité national de négociation des CPE à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), les prochains pourparlers prévus les 24 et 25 octobre avec le ministère de la Famille et les employeurs seront cruciaux : « On souhaite en arriver à une convention collective qui réponde véritablement à toutes nos priorités de négociation. Faire la grève n’a jamais été un objectif en soi. Au contraire. Mais il n’est pas question d’accepter une entente à rabais ».

Bien que la majorité des aspects non pécuniaires soient réglés, bien d’autres enjeux demeurent. Parmi eux figurent la protection de la qualité éducative et le soutien aux enfants ayant des besoins particuliers effectués par des éducatrices et des éducatrices spécialisées, des ratios enfants/éducatrice qui permettent l’atteinte des objectifs éducationnels, la planification pédagogique, la participation des travailleuses au conseil d’administration et à l’assemblée générale du CPE, les salaires, le régime de retraite, l’assurance collective et les disparités régionales.

Pour Dany Lacasse, vice-président de la FSSS–CSN et responsable du secteur des CPE : « Les travailleuses n’accepteront jamais de participer au nivellement de la qualité des services vers le bas, voire vers la médiocrité, que tentent d’imposer la partie patronale, alors que l’on vient de souligner une nouvelle fois l’apport des CPE dans le développement du Québec, selon le site Commercemonde.com. Elles refusent aussi de faire les frais des compressions récurrentes de plus de 300 millions de dollars depuis 2014, et qui se manifestent par d’importants reculs sur les aspects pécuniaires. Or, le gouvernement dispose de marges de manœuvre inégalées de plus de 4,5 milliards de dollars pour la seule année 2016-2017 (3,3 milliards en 2015-2016), résultant de l’austérité encore bien présente dans les services à la population. »

À propos des CPE et de la CSN

Environ 11 000 travailleuses syndiquées réparties dans quelque 400 CPE sont regroupées dans 37 syndicats affiliés à la FSSS–CSN, qui en fait le plus fort contingent dans les services de garde au Québec. Pour sa part, la CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations et treize conseils centraux régionaux.

Page Facebook officielle des travailleuses en CPE membres de la CSN

Les enjeux de santé mentale mis en lumière

Du 15 au 21 octobre se tient la Semaine nationale de la santé et de la sécurité du travail (SST). Depuis plusieurs années, le Conseil central de Lanaudière­­–CSN (CCL–CSN) profite de l’occasion pour soulever des enjeux de santé et de sécurité propres à un type d’emploi présent sur son territoire. Cette année, l’accent est mis sur le travail des premiers répondants.

« Dans notre région, nous avons plusieurs centaines de femmes et d’hommes qui, dans le cadre de leur travail, interviennent quotidiennement lors d’événements graves. Que ce soit à titre de paramédic ou d’agente et agent correctionnel à l’Établissement Joliette, ces premiers répondants vivent des situations extrêmes qui peuvent avoir des répercussions importantes sur leur santé, particulièrement leur santé mentale », lance Francine Ranger, présidente du Conseil central de Lanaudière.

Afin de faciliter l’accès à des ressources spécialisées pour les travailleuses et les travailleurs de première ligne, les paramédics du Québec ont développé, depuis juin 2015, un partenariat avec La Vigile, une maison d’accueil avec des programmes d’aide particuliers pour les personnes qui portent l’uniforme. Daniel Bourbonnais, vice-président du syndicat des paramédics Laurentides-Lanaudière–CSN, croit que le grand nombre de paramédics qui recourent aux services de La Vigile envoie un message clair. « Notre travail c’est d’intervenir rapidement et efficacement lors de situations d’urgence. Les événements traumatisants auxquels nous sommes confrontés de façon répétée causent très souvent de la souffrance psychologique et c’est le devoir du gouvernement de se préoccuper de la santé de ses employé-es ».

C’est d’ailleurs dans le but d’obtenir une législation québécoise pour la reconnaissance du trouble de stress post-traumatique (TSPT) chez les premiers répondants que le Syndicat des agents correctionnels du Canada (UCCO-SACC-CSN) a lancé, le 26 septembre dernier, le court-métrage percutant Travailler au bord du gouffre, qui présente la violente réalité dans laquelle évoluent les agentes et agents correctionnels. Ce court-métrage est un des outils utilisés par UCCO-SACC-CSN dans le cadre d’une campagne plus large pour demander aux gouvernements fédéral et provincial de prendre leurs responsabilités vis-à-vis de la santé de tous les travailleurs et les travailleuses de la sécurité publique. « Les dernières données de l’Institut canadien de recherche et de traitement en sécurité publique indiquent que près de 30 % des agentes et agents correctionnels développeront un TSPT. Ce chiffre alarmant nous commande de trouver rapidement des solutions concrètes, autant du côté de la prévention que du diagnostic et des traitements », affirme Frédérick Lebeau, président régional du Québec pour UCCO-SACC-CSN.

Lebeau tient aussi à souligner que les législations diffèrent grandement d’une province à l’autre quant à la présomption de stress opérationnel pour les premiers répondants, ce qui entraîne une grave iniquité de traitement pour les agents correctionnels à travers le Canada, particulièrement au Québec, où aucune mesure en ce sens n’existe dans le cadre législatif actuel.

Dans le cadre de cette semaine de sensibilisation, le Conseil central de Lanaudière–CSN (CCL–CSN) invite tous ses syndicats affiliés à tenir une activité sous le thème Prévenir, c’est anticiper. « Nous souhaitons que les syndicats utilisent cette activité pour identifier les risques dans leur milieu de travail et qu’ils trouvent des moyens pour corriger les situations problématiques. Nous organisons aussi une rencontre avec tous les représentants en santé et sécurité des syndicats de la région afin d’échanger sur les bons coups des uns et des autres », ajoute Luce Melançon, vice-présidente du CCL–CSN et responsable du dossier SST.

La CSN profite de la Semaine nationale de la santé et de la sécurité du travail pour rappeler les statistiques inquiétantes dévoilées en 2016 par la CNESST : 80 morts à la suite d’un accident (11 de plus qu’en 2015) et 137 décès à la suite d’une maladie professionnelle (10 de plus qu’en 2015). «Ces statistiques sont les pires enregistrées depuis les dix dernières années. Il est inacceptable que le travail rende malade ou pis encore, qu’il tue autant dans toutes les régions du Québec », conclut Jean Lortie, secrétaire général de la CSN.

11 000 travailleuses de 400 CPE affichent leurs couleurs

Environ 11 000 travailleuses œuvrant dans plus de 400 centres de la petite enfance (CPE), membres de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), sont en moyen de pression aujourd’hui dans toutes les régions du Québec. Comme elles l’on fait durant les dernières semaines, ces travailleuses se mobilisent cette fois en décorant leur CPE aux couleurs de leurs revendications. Elles souhaitent sensibiliser les parents, mais surtout interpeler les employeurs et le ministère de la Famille au fait qu’elles sont toujours sans convention collective depuis 30 mois, soit depuis le 31 mars 2015.

« En décorant leur CPE, affirme Louise Labrie, membre du comité national de négociation des CPE à la FSSS–CSN, les travailleuses veulent que la partie patronale comprenne l’urgence d’obtenir rapidement un règlement satisfaisant de leur contrat de travail. Elles se battent ni plus ni moins pour maintenir la qualité des services offerts aux enfants et elles n’accepteront jamais de diminuer leurs conditions de travail qui y sont intimement liées. La partie patronale doit dès lors en convenir. »

Amorcées à l’automne 2016, pas moins d’une trentaine de séances de négociation, dont celles des 26 septembre, 3 et 4 octobre dernier, ont permis de régler les conditions de travail dites non pécuniaires. Deux autres rencontres sont prévues les 24 et 25 octobre à Montréal où devraient être discutés plusieurs sujets névralgiques.

Parmi les enjeux figurent la protection de la qualité éducative et le soutien aux enfants ayant des besoins particuliers effectués par des éducatrices et des éducatrices spécialisées, la participation des travailleuses au conseil d’administration et à l’assemblée générale du CPE, les salaires, le régime de retraite, l’assurance collective et les disparités régionales.

Pour Dany Lacasse, vice-président de la FSSS–CSN et responsable du secteur des CPE : « Le gouvernement et les associations d’employeurs doivent profiter du répit d’ici la reprise des discussions, le 24 octobre, pour obtenir du Conseil du trésor tous les mandats nécessaires pour en arriver à une entente rapidement. Et que l’on ne vienne pas nous dire que le gouvernement n’a pas d’argent, lui qui dispose d’un surplus budgétaire de 4,5 milliards de dollars pour la seule année 2016-2017 engendrés par des coupes draconiennes dans les services publics. »

En septembre dernier, ces travailleuses membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ont accordé à 94 % à leur comité de négociation pour un mandat de grève de six jours au moment opportun, notamment en raison d’importants reculs souhaités par la partie patronale.

À propos des CPE et de la CSN

Environ 11 000 travailleuses syndiquées réparties dans quelque 400 CPE sont regroupées dans 37 syndicats affiliés à la FSSS–CSN, qui en fait le plus grand regroupement au Québec. Pour sa part, la CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations et treize conseils centraux régionaux.

Note : la page Facebook officielle des travailleuses en CPE membres de la CSN peut être consultée à l’adresse suivante : https://www.facebook.com/Faconnonsnotreavenir/

STT Les p’tits coquillages (FSSS–CSN)

À la suite du dépôt d’une requête en accréditation le vendredi 31 mars dernier, le STT Les p’tits coquillages – CSN a été accrédité pour représenter : « toutes les personnes salariées au sens du Code du travail » du CPE Les p’tits coquillages, de Port-Daniel-Gascons.

Nos nouvelles camarades entendent ainsi avoir leur mot à dire en ce qui concerne leurs conditions de travail. Ce n’est pas sans fierté que, désormais, elles ajouteront leur voix à celles de l’ensemble des travailleuses et travailleurs des CPE syndiqués à la CSN, brisant ainsi leur isolement.

STT en CPE de l’Outaouais, section La Jonglerie

À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 30 avril 2017 , le Syndicat des travailleurs(euses) en Centre de la petite enfance de l’Outaouais S.T.C.P.E.O – CSN section La Jonglerie a été accrédité pour représenter : « Toutes les personnes salariées au sens du Code du travail ».

Ce groupe de travailleuses et travailleurs, oeuvrant dans le domaine du service de garde à la petite enfance , a décidé très majoritairement de se joindre à la CSN.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

STT en intervention communautaire, section Le Bon Dieu dans la rue

Le 2 mai 2017, le Tribunal administratif du travail a accrédité la section « Le Bon Dieu dans la rue » du Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention communautaire – CSN, pour représenter « Toutes et tous les salarié-es au sens du Code du travail, à l’exception des coordonnateurs et coordonnatrices ».

Ces travailleuses et travailleurs ont majoritairement choisi de joindre les rangs de la CSN pour trouver le respect dans leur travail.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Les cachotteries du partenariat public-privé vont nous coûter cher longtemps !

Réunis ce midi devant le nouveau CHUM en partenariat public-privé (PPP), la CSN, Médecins québécois pour le régime public (MQRP), le député Amir Khadir et le professeur de l’INRS Pierre J. Hamel ont dénoncé les cachoteries de ce contrat secret. Le nouvel hôpital est à peine ouvert que déjà plusieurs exemples viennent illustrer les risques importants de gaspillage de fonds publics.

Combien va nous coûter le PPP ?
Les premiers patients viennent tout juste d’arriver au nouveau CHUM en PPP et déjà plusieurs problèmes qui risquent de nous coûter cher apparaissent. Encore aujourd’hui, il est difficile de savoir combien la construction du CHUM a coûté. Et comme les contrats des CHUs en PPP ont été maintenus secrets, il est impossible de connaître les coûts pour l’entretien de ces hôpitaux pour les 34 prochaines années. Le bureau d’une employée de bureau a par exemple été installé au mauvais endroit et cela impliquera un coût supplémentaire pour le CHUM. Dans un hôpital de pointe comme le CHUM, il y aura toujours de petites choses à changer et des modifications plus importantes à faire pour répondre aux besoins de la population et tout cela va engendrer des extras qui s’accumuleront rapidement. L’hôpital vient tout juste d’ouvrir et nous avons des exemples d’extras que veulent nous facturer les PPP.

« Contrairement au gouvernement Couillard, nous pensons qu’il n’y a pas grand-chose de bon à célébrer avec l’ouverture du CHUM en PPP. Parce que la grande question demeure : combien va nous coûter l’entêtement des libéraux à favoriser le PPP ? Le contrat est secret. Il n’y a donc pas moyen de savoir combien ça va nous coûter collectivement pour l’entretien de cet hôpital qu’on a payé très cher, trop cher ! Le gouvernement est bien pressé à continuer de couper dans le réseau de la santé, mais visiblement pas à faire le ménage dans les CHUs en PPP pour économiser des milliards ! », lance Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Si les libéraux ne veulent pas rendre l’information publique, nous oui !
Les dépassements de coûts, le manque de transparence et les retards des CHUs en PPP ont fait la manchette. Plusieurs pourraient croire que le bourbier s’achève avec l’ouverture du CHUM. Pourtant, les cachoteries des PPP ne peuvent qu’ouvrir la porte à des dérives. Et c’est d’ailleurs ce que nous enseignent nombre d’exemples à l’international, où de plus en plus de PPP sont rachetés ou même résiliés par des gouvernements. La CSN lance donc un appel à toute personne qui aurait de l’information sur des vices cachés ou qui serait en mesure de nous faire parvenir des documents démontrant les extras que le PPP voudrait nous faire payer. La CSN distribuera d’ailleurs des cartes partout au CHUM pour rejoindre l’ensemble du personnel.

« Si c’est comme au CUSM, il ne faudra pas attendre longtemps avant de voir s’accumuler les malfaçons. Si le PPP a tout pour plaire au consortium et aux bureaux d’avocats qui vont gérer les nombreuses chicanes entre l’hôpital et le consortium, il a tout pour frustrer le citoyen ! Comme le gouvernement ne veut pas faire la lumière sur les millions de dollars qu’on dépense dans les CHUs en PPP, nous allons nous en occuper. C’est pourquoi nous lançons un appel à toutes ceux qui auraient des informations sur les extras, les vices cachés et autres malfaçons du CHUM en PPP », de conclure Jean Lacharité.

Si vous avez des informations à transmettre sur les extras, les vices cachés et autres malfaçons des CHUs en PPP, veuillez écrire à OtagesDesPPP@hotmail.com

Le salaire minimum à 15 $, rien de moins

La semaine dernière, Philippe Couillard a adopté un ton «guerrier» pour défendre les intérêts de Bombardier contre Boeing et pour dénoncer l’injustice subie par une multinationale québécoise. Nous croyons que les travailleuses et les travailleurs qui sont au bas de l’échelle et qui luttent au quotidien contre la pauvreté mériteraient que leurs dirigeants politiques défendent leurs intérêts avec la même ardeur. En cette année préélectorale, c’est ce que nous demandons au gouvernement. Rien de moins.

Le 7 octobre, Journée mondiale pour le travail décent, il y aura exactement un an que nos organisations ont lancé la campagne 5-10-15. Celle-ci s’inscrit résolument dans le débat sur l’augmentation du salaire minimum à 15 $ l’heure. C’est ce que ça prend aujourd’hui, au Québec, pour sortir de la pauvreté après avoir travaillé toute l’année à temps plein. Rien de moins.

En plus du salaire minimum à 15 $, nous souhaitons que la ministre responsable du Travail fasse preuve de courage politique dans la modernisation des normes du travail. Nos deux autres revendications, le 5 et le 10, sont des mesures simples qui amélioreront grandement la conciliation travail-vie personnelle.

Le 5 : pour permettre à toutes et à tous d’organiser leur vie personnelle et leurs obligations familiales, la Loi sur les normes du travail doit obliger les employeurs à fournir l’horaire de travail au moins cinq jours à l’avance. Rien de moins.

Le 10 : pour soutenir les travailleurs et travailleuses qui sont confrontés à la maladie ou à des obligations familiales, il faut garantir 10 jours de congé payé. Plus de 60 % des travailleurs et travailleuses du Québec n’ont toujours pas accès à cette protection. Quand on a un budget serré, la perspective de perdre quelques jours de salaire incite bon nombre de personnes à travailler même lorsqu’elles sont malades. Si on s’absente pour prendre soin d’un proche gravement malade, ce sont des dépenses essentielles qui sont sacrifiées. Pour protéger des aléas de la vie, c’est 10 jours de congé payé. Rien de moins.

Malheureusement, le gouvernement semble trouver que les travailleuses et les travailleurs ne méritent ni de sortir de la pauvreté ni d’améliorer leurs conditions de travail. Alors qu’en Colombie-Britannique, en Alberta et en Ontario, le salaire minimum à 15 $ l’heure est en voie de devenir une réalité, le Québec mise sur une hausse totale de 1,70 $ sur quatre ans, pour le porter à 12,45 $ en 2020. Une gifle pour les personnes au salaire minimum. Rien de moins.

À un an des élections, la campagne 5-10-15 veut inviter l’ensemble des partis politiques à clarifier leurs engagements en matière de salaire minimum et de conditions de travail, mais aussi augmenter la pression sur le gouvernement pour le forcer à s’intéresser au sort des travailleuses et des travailleurs pauvres et à défendre leurs intérêts avec la même vigueur qu’il défend les intérêts du patronat. Rien de moins.

C’est pour cela que nous marcherons à Montréal le 15 octobre prochain, aux côtés de nos partenaires des autres campagnes pour le salaire minimum à 15 $ l’heure.

Mélanie Gauvin, Virginie Larivière, co-porte-parole de la campagne 5-10-15*

* Les sept organisations membres de la campagne 5-10-15 : le Front de défense des non-syndiquéEs, le Collectif pour un Québec sans pauvreté, la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

Il est temps d’arrêter de jouer à l’autruche et d’agir pour la santé psychologique du personnel

Alertée par les données inquiétantes sur l’état de santé du personnel du réseau de la santé, des services sociaux et des services de garde, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) tient aujourd’hui et demain un colloque sur la santé psychologique du personnel. Pour la FSSSCSN, il faut poursuivre les travaux et mettre une pression supplémentaire sur les établissements du réseau et le gouvernement pour agir pour une meilleure santé psychologique.

Des données qui ont de quoi alerter

La santé psychologique du personnel du réseau de la santé, des services et des services de garde fait malheureusement de plus en plus la manchette. Les données illustrent l’ampleur du problème. Les données de la CNESST démontrent que c’est le secteur de la santé et des services sociaux qui est le plus risqué en termes d’accidents du travail. En 2014, le secteur compte pas moins de 18,4% des réclamations d’accidents du travail acceptées par la CNESST. Parmi les arrêts du travail dans le secteur, ceux pour cause psychologique sont en augmentation. En Estrie, c’est une hausse de 47% des congés de maladie pour cause psychologique. C’est près de 1500 dossiers de travailleuses et travailleurs pour l’année 2016-2017.

« Ça ne peut plus durer! Les témoignages de travailleuses et travailleurs épuisés s’accumulent à chacune de nos visites dans les établissements. Tout cela est dû à la surcharge et à la violence au travail qui font maintenant trop partie du quotidien. La conséquence, c’est que l’absentéisme augmente et que des gens quittent le réseau. Et chaque fois, ce sont des drames humains : du préposé qui a subi une agression, en passant par le paramédic qui vit un choc post-traumatique ou l’éducatrice qui subit de la violence verbale. C’est le temps que le ministre arrête de jouer à l’autruche et agisse! », lance Guy Laurion, vice-président de la FSSSCSN.

Un colloque sur la santé psychologique

Pour faire face à cette situation inquiétante, la FSSSCSN prend les grands moyens. Elle organise aujourd’hui et demain un colloque qui s’adresse à ces représentants syndicaux de partout au Québec pour les outiller sur les enjeux de santé psychologique. Cette nouvelle étape leur permettra de mettre une pression supplémentaire sur leurs employeurs pour agir en prévention.

« J’aimerais bien voir un employeur venir remettre en question le fait que l’état de santé du personnel du réseau se détériore. Ils doivent en prendre acte et agir! Nous, on forme notre monde pour qu’ils appuient les travailleuses et travailleurs et qu’on règle les problèmes de santé psychologique. Maintenant, c’est aux employeurs et au ministre de nous dire ce qu’ils entendent faire pour changer les choses. Ils ont justement une occasion en or de changer de cap dans les négociations locales qui s’amorcent! », de conclure Guy Laurion.

À propos de la FSSSCSN

 La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSSCSN) compte plus de 110 000 membres dans les secteurs publics et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSSCSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

« Les propos de Barrette sont de la foutaise » selon le président du syndicat

L’article du quotidien Le Soleil de dimanche a fait bondir le président du Syndicat des professionnèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux (SPTSSS–CSN), Danny Roy. En réponse à la dénonciation de la centaine de postes coupés au CIUSSS, le ministre Gaëtan Barrette prétend que ces pertes d’emploi n’affecteront aucun employé.

Le ministre, avec son style abrasif a encore fait preuve de partisannerie excessive en attaquant le SPTSSS-CSN et en mentionnant que c’est une invention du syndicat. Selon l’article du Soleil, le ministre aurait déclaré : « La quasi-totalité des postes coupés sont vacants, donc il n’y a personne qui perd son emploi. Pour les postes qui ne sont pas vacants, 100 % des gens gardent une position dans le CIUSSS parce que c’est une réaffectation. Il y a exactement zéro personne qui perd son emploi ».

« C’est totalement faux », réplique Danny Roy. « Les 66 professionnel-les, techniciennes et techniciens qui offrent des services aujourd’hui ne les offriront plus. Les postes vacants sont des postes qui ont été laissés par une personne permanente qui part à la retraite ou par une personne qui a pris un autre poste. Ces postes-là sont remplacés en grande majorité par du personnel occasionnel, qui offre actuellement des services et qui n’en n’offriront plus lorsque les postes seront abolis. C’est ça, la réalité et M. Barrette le sait très bien. C’est lui qui fait de la désinformation sur le dos du personnel et de la population. Mais nos membres ne sont pas dupes ! »

« C’est franchement scandaleux et méprisant, ce genre de propos », réplique Danny Roy. « On nous accuse de faire de la politique. Nous ne faisons pas de politique, nous défendons nos membres et les services à la population. Nous sommes les seuls qui peuvent le faire sans avoir peur des représailles et nous sommes les seuls à bien connaître la réalité du terrain. Nous avons le devoir de dénoncer et d’agir et c’est ce que nous faisons. »

La performance du CIUSSS sur le dos du personnel

Dans l’article du Soleil, le ministre soutient qu’il s’agit d’un des CIUSSS les plus performants sur le plan du temps d’attente, ce à quoi réagit Danny Roy. « L’augmentation du taux d’employés en assurance-salaire a bondi dans la dernière année. Si c’est la manière dont le ministre voit la performance, c’est déplorable. Sur le dos de qui, a-t-on augmenté cette performance ? C’est sur le dos des équipes de travail qui sont déjà en surcharge et en détresse. Qu’on arrête de prendre les gens pour des imbéciles. »

Rappelons qu’à la lumière du récent rapport de la Protectrice du citoyen, Marie Rinfret, la situation est loin d’être rose dans le système de santé. Le ministre Barrette semble être le seul à trouver que tout va bien. Il est plus que temps de cesser de leurrer les gens et de réparer les dégâts, ce qui passe par un réinvestissement, le respect du personnel et de la population.

À propos du SPTSSS-CSN

Le SPTSSSCSN représente les 4 600 professionnels et techniciens du réseau de la santé et des services sociaux la région de la Capitale-Nationale, il est affilié à la Fédération des professionnèles (CSN), au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), qui représente 240 syndicats et plus de 45 000 membres dans tous les secteurs d’activités, et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) qui représente 300 000 membres tant dans le secteur public que privé.

Une dégradation des services désormais privés et des coûts plus élevés

Ce midi, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) et le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la santé et des services sociaux de l’Outaouais-CSN (STTSSSO–CSN) ont organisé un rassemblement en lien avec la fermeture de cinq résidences à assistance continue dans la région de l’Outaouais.

Réunis devant l’une des résidences du Pavillon du Parc fermée par le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), ils ont tenu un point de presse afin de faire le point sur la situation.

 « Nous sommes ici pour contester et pour lutter contre la fermeture imminente de cinq établissements qui hébergent des résidentes et des résidents vivant avec une déficience intellectuelle ou des troubles du spectre de l’autisme au moment où le déplacement de certains usagers vers d’autres lieux a déjà débuté. Quatre de ces cinq résidences seront transformées en Ressources intermédiaires privées, ce qui entraînera une abolition de 60 postes d’auxiliaire en santé et services sociaux », dénonce Jeremy Berthiaume, vice-président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la santé de l’Outaouais-CSN.

« Désormais, la Fondation immobilière de l’Outaouais, un organisme sans but lucratif privé, emploiera le personnel des quatre résidences attitré aux soins et aux services, des emplois qui étaient auparavant offerts par des employé-es du CISSSO.  Nous savons déjà que les usagers qui habitent ces résidences et dont il s’agit de leur domicile, devront désormais verser des frais d’hébergement d’environ 700 $ par mois alors que ceux-ci totalisent 542 $ actuellement. Pourtant, ce nouvel employeur prévoit réduire de moitié le nombre de salarié-es qui seront affectés aux soins des résidantes et des résidents », souligne Christian Meilleur, vice-président régional de la FSSS–CSN.

« Pour les usagers, le déplacement de leur milieu de vie risque de briser la stabilité acquise depuis plus de dix-sept ans. Cette stabilité de lieu et surtout de gens, puisqu’ils sont six à vivre 24 heures par jour et 7 jours par semaine avec leurs colocataires et ami-es et le personnel qui les connaît depuis de nombreuses années, demeure essentielle au maintien de l’équilibre de leur condition. À titre de parent engagé envers deux usagers de ces ressources, j’ai appris avec grande déception que nous n’aurons plus la possibilité de nous impliquer dans les décisions concernant le fonctionnement de la résidence », déplore Pierrette Bastien, curatrice de deux résidents touchés par cette privatisation et présente lors du rassemblement.

Depuis quelques semaines, une pétition en version papier et électronique a été initiée par le syndicat qui la déposera éventuellement à la direction générale du CISSSO. Plus de 1000 signataires ont déjà joint leur appui à cette initiative.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la santé et des services sociaux de l’Outaouais-CSN (STTSSSO-CSN), affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), au Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CCSNO–CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), regroupe plus de 4200 membres faisant partie du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers ainsi que du personnel de bureau, technicien-nes et professionnel-les de l’administration du CISSS de l’Outaouais.

 

 

 

Encore des compressions au CIUSSS de la Capitale-Nationale

Le Syndicat des professionnèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux (SPTSSS–CSN) réitère son indignation devant les coupes budgétaires confirmées récemment dans les services qui, de surcroit, frapperont les plus vulnérables de la société.

Le SPTSSS dénonce avec vigueur intention d’abolir 99 postes dans le réseau de la santé et des services sociaux de la région de la Capitale-Nationale. Chez les professionnel-les, techniciennes et techniciens, ce sont plus de 65 personnes, dont plusieurs ergothérapeutes, physiothérapeutes, éducateurs, travailleurs sociaux, nutritionnistes et techniciens en réadaptation qui seront touchés dans tous les secteurs et en particulier les secteurs de l’enfance, de la jeunesse et de la DPJ, celui de la déficience intellectuelle, du trouble du spectre de l’autisme ainsi que celui de la déficience physique.

Le personnel se sent trahi

Réunis en assemblée générale hier soir, les professionnels-les, techniciennes et techniciens étaient sous le choc face aux annonces de coupures de personnel. « Nos membres se sentent trahis », indique Danny Roy, président du SPTSSS–CSN. « Ces coupes auront des impacts majeurs sur le personnel qui souffre déjà des coupes budgétaires antérieures et sur la population la plus vulnérable de notre société. Il est encore temps pour le ministre de reculer. Nous nageons dans les surplus budgétaires et nous continuons de couper dans les services. C’est inacceptable ! »

La réforme Barrette a mis sous pression l’ensemble du réseau de la santé et des services sociaux ce qui provoque des « déficits » et un cercle vicieux de coupures. Le CIUSSS de la Capitale-Nationale prétend mettre en place 45 « mesures d’optimisation » pour répondre à la camisole de force du ministre Barrette, ce qui se traduira par des suppressions de postes. « Ce n’est certainement pas le réseau de la santé et des services sociaux qui est optimisé ici, on nous parle d’optimisation depuis trop longtemps en santé. On continue de nous faire croire que les services à la population ne seront pas affectés, mais on apprend qu’on coupe près de 100 postes, seulement dans la région. Déjà, c’est plus de 150 M$ de compressions que les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches ont dû encaisser sous le gouvernement Couillard. Le personnel et la population écopent, et on en rajoute une fois de plus ! Ce gouvernement ne cesse de se vanter d’avoir dégagé des surplus budgétaires et se permet même de faire miroiter des baisses d’impôts alors même qu’il continue de couper. Ce choix est scandaleux et complètement irresponsable ! », s’insurge Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN).

À propos du Syndicat des professionnèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux (SPTSSS–CSN)

Le SPTSSS–CSN représente les 4 600 professionnels et techniciens du réseau de la santé et des services sociaux la région de la Capitale-Nationale, il est affilié à la Fédération des professionnèles (CSN), au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), qui représente 240 syndicats et plus de 45 000 membres dans tous les secteurs d’activités, et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) qui représente 300 000 membres tant dans le secteur public que privé.

Le gouvernement cherche la confrontation avec les CPE

Sans contrat de travail depuis maintenant 30 mois, les travailleuses des CPE syndiquées à la FSSS-CSN en Abitibi-Témiscamingue – Nord-du-Québec, terminaient hier la consultation des membres sur la recherche d’une banque de six jours de grève à appliquer au moment jugé opportun. « Ainsi, les villes de Témiscaming, Lorrainville, Rouyn-Noranda, La Sarre, Malartic, Val-d’Or, Matagami et Notre-Dame-du-Nord pourraient voir les parents-enfants utilisateurs sans services ces jours de grève, si rien n’avance lors des négociations avec les associations d’employeurs et le ministère », d’indiquer le président par intérim du conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue – Nord-du-Québec (CCATNQ-CSN), Donald Rheault.

Depuis un an, et plus dans certaines installations, les travailleuses ont accepté de faire des concessions dans leur contrat de travail pour permettre de récupérer des sommes d’argent dans leur installation respective, découlant des coupes dans les subventions effectuées par le gouvernement Couillard, poursuit M. Rheault.

Le président du conseil central considère que les travailleuses et les travailleurs ont fait preuve de beaucoup de patience, afin d’éviter d’affecter les services offerts aux enfants et parents. Avec le gouvernement, c’est souvent comme ça. Il coupe le financement, puis traîne en longueur les négociations, nous le voyons dans le secteur des CPE. « Ces travailleuses oeuvrent dans un des deux secteurs payés par les fonds publics syndiqués chez nous et n’ayant pas de convention. Elles se voient contraintes de voter sur le recours à la grève. Si ce n’est pas chercher la confrontation avec les travailleuses en CPE, ça s’y rapproche drôlement », d’expliquer le porte-parole syndical.

« Nous osons croire qu’avec un mandat obtenu dans 14 installations sur 14, en faveur de la grève, il y aura des changements aux tables de négociation nationales, afin d’éviter les désagréments à tout le monde. Le message est clair, les travailleuses dans nos CPE ont fait les efforts demandés pour compenser les coupes du gouvernement, mais ce n’est pas à elles d’assumer le financement du réseau », de conclure Donald Rheault.

Un mandat de grève pour les CPE du Bas-Saint-Laurent

Réunis les 23, 24 et 25 septembre en assemblée générale à Rivière-du-Loup. Mont-Joli et Matane, les membres des 10 CPE sur 11 du Bas-Saint-Laurent se sont actuellement prononcées fortement en faveur d’une banque de six (6) journées de grève à utiliser au moment jugé opportun. Elles veulent ainsi mettre la pression nécessaire pour faire débloquer la négociation des dispositions nationales avec les associations d’employeurs et le ministère de la Famille.

Les 435 membres des syndicats des CPE affiliés à la CSN sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015, soit environ 30 mois. « Les travailleuses envoient ainsi un message clair au gouvernement de même qu’aux employeurs, déclare madame Legendre, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent. Le message est qu’elles sont déterminées à obtenir un contrat de travail leur garantissant des conditions qui leur permettent d’effectuer adéquatement leur travail auprès des enfants. »

Pour leur part, les présidences des syndicats sont d’avis qu’après 30 rencontres de négociation, seules les matières non monétaires ont fait l’objet d’entente. Elles indiquent également que dans cette négociation, les demandes des employeurs représentent des reculs importants, non seulement dans les conditions de travail des syndiquées, mais également dans la qualité des services offerts aux enfants.

Il y a là bien plus qu’un conflit employeurs/employées. Par leurs revendications, elles permettront aussi d’assurer la pérennité du réseau des centres de la petite enfance, un réseau fiable et mondialement réputé dont s’est dotée la population du Québec dans le but d’assurer des services de garde éducatifs de qualité pour nos enfants.

Les syndicats des travailleuses et des travailleurs des CPE du Bas-Saint-Laurent œuvrant dans les CPE suivants : CPE l’Univers des copains, CPE de Matane, CPE L’Enfant Rit Inc., CPE de Rivière-du-Loup, CPE des Jardins Jolis, CPE Les p’tits montois, CPE Les P’tits Flots, CPE Les Calinours, Service de garde L’Enfant Joue, et le CPE La baleine bricoleuse, regroupent plus de 435 personnes salariées. Ils sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ainsi qu’au Conseil central du Bas-Saint-Laurent. La CSN regroupe pour sa part quelque 300 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activités tant publics que privés.

Des CPE de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine votent pour la grève

Comme c’est le cas présentement partout au Québec, les syndicats de CPE membres de la CSN en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine ont tenu des assemblées générales pour se positionner sur la grève. Les travailleuses des sept CPE concernés se sont prononcées à 97,6 % en faveur d’une banque de six journées de grève à utiliser au moment jugé opportun. Elles veulent ainsi mettre la pression nécessaire pour faire débloquer la négociation des dispositions nationales avec les associations d’employeurs et le ministère de la Famille.

Les 11 000 membres des différents syndicats de CPE affiliés à la CSN partout au Québec, dont 160 membres en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015, soit environ 30 mois. « Les travailleuses envoient ainsi un message clair au gouvernement de même qu’aux employeurs, déclare monsieur Anatole Chiasson, président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine. Le message est qu’elles sont déterminées à obtenir un contrat de travail leur garantissant des conditions qui leur permettent d’effectuer adéquatement leur travail auprès des enfants. »

Pour sa part, Lucienne Gignac du Syndicat des travailleuses de CPE de la MRC de Bonaventure–CSN explique « qu’après 30 rencontres de négociation, seules les matières non monétaires ont fait l’objet d’entente ». Elle mentionne également que « dans cette négociation, les demandes des employeurs représentent des reculs importants, non seulement dans les conditions de travail des syndiquées, mais également dans la qualité des services offerts aux enfants ».

La CSN représente neuf syndicats de travailleuses et de travailleurs de CPE en Gaspésie et aux Îles- de-la-Madeleine regroupant près de 200 membres affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ainsi qu’au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine. Sur ces neuf syndicats, sept sont engagés dans la négociation nationale :

  • Syndicat des travailleuses du CPE Le Voyage de mon Enfance (CSN);
  • Syndicat des travailleuses de La Marée Montante de Sainte-Anne-des-Monts (CSN);
  • Syndicat des travailleurs et travailleuses de CPE Pouce-Pousse inc., de New Richmond;
  • Syndicat des travailleuses de CPE de la MRC de Bonaventure–CSN;
  • Syndicat des travailleuses du CPE La Marinière – CSN;
  • Syndicat des travailleuses et travailleurs du centre de la petite enfance La Ramée–CSN;
  • Syndicat des employées du CPE chez ma Tante–CSN.

La CSN regroupe pour sa part quelque 300 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activités tant publics que privés.

Saguenay-Lac-Saint-Jean : les travailleuses votent la grève à 94 %

Réunis hier en assemblée générale à l’Hôtel Universel d’Alma, les membres du Syndicat des travailleuses des centres de la petite enfance et des bureaux coordonnateurs du Saguenay-Lac-St-Jean-FSSS-CSN (STT CPE BC Sag-Lac FSSS-CSN) se sont prononcées à 94% en faveur d’une banque de six (6) journées de grève à utiliser au moment jugé opportun. Elles veulent ainsi mettre la pression nécessaire pour faire débloquer la négociation des dispositions nationales avec les associations d’employeurs et le ministère de la Famille. Les membres ont également voté à 94% une banque de quatre (4) jours de grève supplémentaires, aussi à exercer au moment jugé opportun, afin de faire bouger les tables régionales, car les demandes patronales sont très loin de celles du syndicat.

Les 750 membres du STT CPE BC Sag-Lac FSSS-CSN sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015, soit environ 30 mois. « Les travailleuses envoient ainsi un message clair au gouvernement de même qu’aux employeurs, déclare monsieur Engelbert Cottenoir, président du Conseil central du Saguenay – Lac-Saint-Jean – CSN. Le message est qu’elles sont déterminées à obtenir un contrat de travail leur garantissant des conditions qui leur permettent d’effectuer adéquatement leur travail auprès des enfants. »

Pour sa part, madame Nathalie Duperré, présidente du STT CPE BC Sag-Lac FSSS-CSN, explique « qu’après 30 rencontres de négociation, seules les matières non monétaires ont fait l’objet d’ententes ». Elle mentionne également que « dans cette négociation, les demandes des employeurs représentent des reculs importants, non seulement dans les conditions de travail des syndiquées, mais également dans la qualité des services offerts aux enfants ».

« Il y a là bien plus qu’un conflit employeurs/employées. Par nos revendications, nous permettrons aussi d’assurer la pérennité du réseau des centres de la petite enfance, un réseau fiable et mondialement réputé dont s’est dotée la population du Québec dans le but d’assurer des services de garde éducatifs de qualité pour nos enfants », conclut Madame Duperré.

Au Saguenay – Lac-Saint-Jean, le Syndicat des travailleuses des centres de la petite enfance et des bureaux coordonnateurs du Saguenay-Lac-St-Jean-FSSS-CSN compte 30 installations regroupant 750 travailleuses de centres de la petite enfance. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ainsi qu’au Conseil central du Saguenay – Lac-Saint-Jean. La CSN regroupe pour sa part quelque 300 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activités tant publics que privés.

Difficultés de recrutement chez les préposé-es aux bénéficiaires

Pour la Confédération des syndicats nationaux (CSN), l’engagement pris aujourd’hui par le ministre Gaétan Barrette d’offrir un deuxième bain par semaine à tous les résidents en CHSLD est une victoire pour toute la population. « Nous dénonçons sans relâche depuis plusieurs années les effets néfastes des politiques d’austérité. De toute évidence, le gouvernement se rend compte aujourd’hui qu’il est allé beaucoup trop loin dans les coupes budgétaires et qu’il doit colmater les brèches. C’est donc une bonne nouvelle qu’on nous annonce aujourd’hui, mais le réseau est encore loin d’être globalement remis de la cure d’austérité qui lui a été imposée », nuance le président de la CSN, Jacques Létourneau.

Enjeux de main-d’œuvre
Les établissements auront fort à faire afin d’atteindre les objectifs du gouvernement. Dans plusieurs régions du Québec, les établissements peinent toujours à recruter la main-d’œuvre bien formée pour pourvoir tous les postes, notamment de préposé-es aux bénéficiaires, dont la création a été annoncée il y a un an par le gouvernement pour améliorer les services en CHSLD. Le défi sera donc de taille.

« Le travail de préposé aux bénéficiaires n’est malheureusement pas suffisamment valorisé, déplore Jacques Létourneau. C’est un travail très difficile. S’il est gratifiant de prendre soin des gens, il faut reconnaître que leurs conditions de travail, surtout les salaires, ne sont pas à la hauteur de leur rôle si important dans notre vie, à des moments cruciaux. De plus, c’est un travail qui fait appel à des compétences et des aptitudes vraiment particulières : ce n’est pas tout le monde qui peut être préposé-es aux bénéficiaires. Ça ne se bouscule donc pas dans les centres de formation pour venir travailler en CHSLD et c’est dommage. C’est certain que si le salaire des préposés avait été augmenté dans les mêmes proportions que celui des médecins au cours des dernières années, on n’aurait pas ce problème !»

La CSN souligne l’importance d’une stabilité de main-d’œuvre pour les résidentes et les résidents qui apprécient de ne pas avoir chaque fois une nouvelle personne pour assurer leurs soins d’hygiène. Or, la lourdeur de la charge de travail actuelle tout comme la pression organisationnelle et le minutage des tâches font en sorte que plusieurs lancent la serviette, désillusionnés.

Le problème de recrutement est aggravé par les années de compressions budgétaires au cours desquelles la courbe des effectifs n’a pas suivi celle des besoins. « Il y a beaucoup de rattrapage à faire avant même de parler d’amélioration, poursuit Jacques Létourneau. Il faudra continuer de pousser sur ce gouvernement pour qu’il réinvestisse dans le réseau public, car il en va de sa pérennité ».

Mandat de grève aussi obtenu sur la Côte-Nord

Réunis en assemblées générales à Baie-Comeau, Sept-Îles et Fermont, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des CPE de la ManicouaganCSN (STT CPE M), Syndicat des travailleuses et travailleurs de CPE de Sept-Îles–CSN (STT CPE SI) et le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CPE le Mur-MûrCSN (STT CPE MM) se sont prononcées fortement, à la hauteur de 93 %, en faveur d’une banque de six (6) journées de grève à utiliser au moment jugé opportun. Elles veulent ainsi mettre la pression nécessaire pour faire débloquer la négociation des dispositions nationales avec les associations d’employeurs et le ministère de la Famille.

Les quelque 200 membres des syndicats de la Côte-Nord sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015, soit environ 30 mois. « Les travailleuses envoient ainsi un message clair au gouvernement de même qu’aux employeurs, déclare monsieur Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord. Le message est qu’elles sont déterminées à obtenir un contrat de travail leur garantissant des conditions qui leur permettent d’effectuer adéquatement leur travail auprès des enfants. »

Pour sa part, Mme Julie Pellerin, présidente du STT CPE M, explique « qu’après 30 rencontres de négociation, seules les matières non monétaires ont fait l’objet d’entente ». Elle mentionne également que « dans cette négociation, les demandes des employeurs représentent des reculs importants, non seulement dans les conditions de travail des syndiquées, mais également dans la qualité des services offerts aux enfants ».

« Il y a là bien plus qu’un conflit employeurs/employées. Par nos revendications, nous permettrons aussi d’assurer la pérennité du réseau des centres de la petite enfance, un réseau fiable et mondialement réputé dont s’est dotée la population du Québec dans le but d’assurer des services de garde éducatifs de qualité pour nos enfants », conclut Mme Stéphanie Tanguay, présidente du STT CPE SI.

La Côte-Nord compte 10 centres de la petite enfance regroupant plus de 200 travailleuses et travailleurs. Ils sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ainsi qu’au Conseil central Côte-Nord. La CSN regroupe pour sa part quelque 300 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activités tant publics que privés.