Huit syndicats demandent d’arrêter l’érosion des services à la population

Sans l’implication et la participation active des salarié-es du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale, la réforme en cours du ministre de la santé, Gaétan Barrette, risque d’accroître les problèmes existants et d’accélérer la dégradation des services à la population. Huit syndicats affiliés à la CSN, regroupant des milliers de salarié-es dans une soixantaine d’établissements sur le territoire, lancent un appel pressant à stopper l’érosion des services et à enclencher les discussions avec la partie syndicale sur la manière d’organiser le travail et d’améliorer les services.

Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches, Photo : Clément Allard

Pour Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CSN) : « Il est inquiétant de voir qu’au moment où la direction du CIUSSS de la Capitale-Nationale parle de vaste refonte des services, dont la réduction du nombre de centres de production alimentaire qui vont passer de 28 à 3 sur le territoire desservi, peu de démarches ont été initiées avec les travailleuses et les travailleurs de même qu’avec leur syndicat respectif. À une exception près : le syndicat de Québec Nord a réussi à faire entendre raison à l’employeur quant aux pistes de solution visant à réduire les impacts sur le personnel. Le ministre Barrette doit envoyer des signes clairs à la direction du CIUSSS que la réorganisation des services ne se fera pas sur le dos des salarié-es ni de la population qui goûtent toujours aux mesures d’austérité et d’optimisation. »

Alors que près de deux années se sont écoulées depuis la fusion forcée des établissements de santé, en avril 2015, plusieurs catégories de personnel sont laissées dans une zone d’ombre qui accroît leur inquiétude, le stress et même leur détresse. C’est notamment le cas des préposé-es aux bénéficiaires en CHSLD et dans les hôpitaux, des auxiliaires de santé et de services sociaux en CLSC, de celles et de ceux oeuvrant dans les services administratifs, dans les services alimentaires, dans les services de salubrité et d’hygiène, et de l’entretien de bâtiments.

Photo : Clément Allard

Parmi les problèmes identifiés par les syndicats du CIUSSS, figurent les impacts des fermetures de lits en soins de longue durée – 43 lits au CHSLD de Saint-Augustin-de-Desmaures seront transférés en ressources intermédiaires privées, et 64 autres à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec ; la violence croissante de la clientèle à l’égard du personnel ; le non-remplacement des absences des préposé-es aux bénéficiaires en CHSLD ; les problèmes accrus de rétention des nouveaux employé-es ; la perspective de coupures de postes et d’heures travaillées dans différents services.

« Nous, on est prêts à rencontrer l’employeur et à enclencher de bonne foi les discussions sur la réorganisation du travail, affirme Karl Campeau, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Centre jeunesse de Québec (CSN). On l’a même réaffirmé dans une lettre conjointe transmise à la direction générale, en décembre dernier. Nous ne sommes pas là pour gérer à la place des gestionnaires. Mais il est primordial que l’on puisse dire notre mot quant à la façon d’organiser le travail pour améliorer l’offre de services à la population. Les travailleuses et travailleurs sont souvent les mieux placés pour identifier les problèmes et suggérer des pistes de solution. Encore faut-il les écouter et tenir compte de leur savoir-faire. C’est d’ailleurs à cela que nous allons consacrer nos énergies dans les prochaines semaines, notamment en se donnant un meilleur rapport de force afin d’être entendus. »

« Les syndicats ne resteront pas les bras croisés en attendant un signe du ministre Barrette et de la direction de l’établissement, affirme pour sa part Denis Bertrand, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Ils vont dès maintenant unir leurs efforts et mettre toute leur énergie et leurs ressources pour mieux s’organiser et faire entendre la voix de plus de 6000 travailleuses et travailleurs présents dans les 57 établissements du CIUSSS. La FSSS–CSN va bien sûr apporter tout l’appui nécessaire pour que ces réorganisations des services se fassent dans le respect des travailleuses et des travailleurs.

Photo : Clément Allard

À propos des syndicats et de la CSN

Les syndicats présents à la conférence de presse sont les suivants :

  • Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Institut universitaire en santé mentale de Québec – CSN
  • Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre de santé de Portneuf (CSN)
  • Syndicat des travailleurs et travailleuses du Centre de santé et des services sociaux de Charlevoix CSN
  • Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre de santé et de services sociaux de Québec-Sud (CSN)
  • Syndicat des travailleuses et travailleurs de Québec-Nord (CSN)
  • Syndicat du Jeffery Hale-St-Brigid’s (CSN)
  • Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Centres jeunesse de Québec (CSN)
  • Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Régie régionale de Québec (CSN)

    Photo : Clément Allard

Ces syndicats sont affiliés au Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) qui regroupe sur une base régionale quelque 50 000 membres dans tous les secteurs d’activité, privés et publics. Ils sont aussi affilés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) qui compte 130 000 membres dont 110 000 dans le secteur de la santé. Ces syndicats sont enfin affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) représente plus de 325 000 membres dans tous les secteurs d’activité.

 

D’autres journées de grève au Manoir Sully

À compter de cet après-midi, 16 h 15, et ce jusqu’au 15 janvier 17 h, les travailleuses et les travailleurs du Manoir Sully tiendront de nouvelles journées de grève pour dénoncer l’attitude de fermeture de l’employeur à la table de négociation. Celles-ci s’ajoutent à une série de grèves perlées qui se sont tenues le 25 novembre ainsi que les 8 et 9 décembre.

« Les 23, 24 et 25 décembre derniers, le syndicat a choisi de suspendre les trois jours de grève qui étaient prévus, en signe de bonne foi et pour donner une chance à la négociation en 2017. Aujourd’hui, on constate que l’employeur n’a aucune intention de modifier sa position. Il va nous trouver lassants, parce qu’on a la ferme intention d’améliorer notre sort et qu’on va tout faire dans ce sens-là », souligne le représentant du secteur des centres d’hébergement privés pour aîné-es, (FSSS–CSN), Gilles Gagné.

« Trouvez-vous ça raisonnable vous autres que des serveuses, des préposé-es au ménage, des aides-cuisiniers soient payés 12,07 $ l’heure après 15 ans de service ? C’est le cas au Manoir Sully, et non, ce n’est pas normal. On va donc se battre jusqu’au bout pour que des travailleuses et des travailleurs qui ont amplement démontré leurs compétences et leur dévouement durant de nombreuses années soient enfin respectés », renchérit le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Denis Bertrand.

Rappelons que les plus bas salarié-es du Manoir Sully ne demandent que 13,20 $ l’heure d’ici 2018. C’est également dans cette résidence que le représentant patronal à la table des négociations, Marc-André Boivin, a agi comme briseur de grève et bousculé un conseiller syndical qui l’a pris sur le fait.

« Malgré le fait que d’autres résidences se soient dissociées des gestes de Marc-André Boivin, le Manoir Sully et les Bâtisseurs continuent à accorder encore leur confiance à cette personne. L’employeur semble vouloir conserver la ligne dure et refuse de mettre de l’eau dans son vin », dénonce pour sa part la présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches, Ann Gingras.

« Le Groupe des Bâtisseurs vient d’annoncer un chantier de six millions de dollars pour agrandir la résidence. Il a les moyens de mieux rémunérer ses employé-es. Il devrait prendre l’exemple sur plusieurs résidences indépendantes qui, elles, ont choisi de s’entendre avec leurs travailleuses et leurs travailleurs syndiqués. Mais il préfère l’option du cheap labor. Inutile de vous dire qu’à la CSN, ça ne passe pas. On va être derrière ces salarié-es tout au long de cette bataille », conclut-elle.

 

 

Perte de services dans la région

La CSN a été informée que la direction du CISSS de la Gaspésie avait rencontré le personnel en santé mentale de l’hôpital de Sainte-Anne-des-Monts, pour annoncer la fermeture d’un lit en psychiatrie et le déménagement du 6e étage vers le 3e étage. La CSN intervient pour maintenir la qualité des soins psychiatriques dans la région.

Cette annonce comportait trois volets qui ont un impact sur les services à la population de la région. Le premier étant la coupure d’un lit, le service passant de 4 lits à 3. Ensuite, l’employeur annonce le déménagement du 6e étage au 3e étage, ce qui entraînera finalement une mixité de la clientèle.

Une perte de services dans la région dénoncée par la CSN

La CSN dénonce fortement ce déménagement, qui laisse place à une nouvelle perte de services avec la perte d’un lit. Les besoins pour ce type de soins sont pourtant bien présents. Une partie de la population de la région souffre en effet de problèmes de santé psychologique qui rendent absolument nécessaire le maintien des soins dans la région. Le service de santé mentale est primordial et la CSN craint pour sa pérennité avec l’annonce du CISSS.

Ce déménagement est un signal clair que l’administration du CISSS est en plein démantèlement de l’Hôpital de Sainte-Anne-des-Monts, au coeur de l’actuelle réforme du ministre Barrette. Cette réforme affaiblit les établissements des régions comme la Gaspésie.

« Il faut rappeler qu’auparavant, l’unité psychiatrique était à l’étage multiclientèle et ils ont dû la déménager à la suite de problèmes de sécurité. Par exemple, nous avons vécu une crise d’un patient dans une chambre où une femme accouchait. Il y avait aussi un manque de personnel formé et spécialisé pour la santé mentale qui avait été réglé en centralisant les services de santé mentale sur un seul étage. Pourquoi retourner vers cela si on sait d’avance que ça ne fonctionnera pas et que ça mettra la sécurité du personnel et des patientes en danger ? », demande Lyne Beaulieu, présidente du syndicat.

Pour Jacques Mimeault, président du CCGÎM-CSN : « Le CISSS de la Gaspésie oublie que la clientèle en santé mentale doit avoir un milieu encadrant et un environnement adapté à ses besoins. Nous exposons les autres clientèles à des risques en mélangeant tout le monde sur un même étage et les risques vont dans les deux sens. Un patient en santé mentale peut se désorganiser et ainsi créer une chaîne de réactions pouvant entraîner une crise très grave que le manque de personnel ne sera peut-être pas en mesure de gérer adéquatement. Ce n’est certainement pas le genre de risque que l’on peut se permettre de courir. »

Pour mieux faire passer la pilule, la direction prétend qu’il s’agit d’un projet pilote, mais les psychiatres de l’hôpital se sont opposés à cette décision et savent très bien qu’ils vont l’implanter de manière permanente.

Ces derniers craignent surtout que la Haute-Gaspésie perde cette spécialisation, comme ce fut le cas avec la pédopsychiatrie. Il ne reste plus que l’Escale comme spécialisation en Haute-Gaspésie et 18 lits en santé physique, tout le reste est ailleurs dans le CISSS. La CSN souhaite protéger les services à la population et nous doutons fortement que le CISSS ait le même objectif.

À propos

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privé. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS–CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

Le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CSN) regroupe plus de 4500 travailleuses et travailleurs dans 77 syndicats des secteurs privé et public. La CSN compte plus de 325 000 membres dans tous les secteurs d’activité aux quatre coins du Québec.

 

 

Un manque de préparation qui inquiète

À la suite d’une rencontre avec le ministère de la Santé et des Services sociaux sur l’implantation du projet Optilab, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) se dit inquiète face à l’absence de réponse concernant des éléments majeurs dans le déploiement du controversé projet. Selon la centrale, la question du transport et de la main-d’œuvre constituent des illustrations flagrantes de l’improvisation dans le dossier. « On laisse planer le mystère sur la nature publique ou privée de la gestion du transport des échantillons en évoquant la possibilité que le choix relève des 11 laboratoires serveurs. De plus, le moyen d’assurer la traçabilité des échantillons n’a toujours pas été identifié. Or, une standardisation s’impose pour garantir l’efficience dans les transferts des échantillons et dans la conservation de leur intégrité, partout au Québec. Seul le système public peut l’assurer », plaide d’entrée de jeu le vice-président de la CSN, Jean Lacharité.

« Tout est très préliminaire concernant le transport des échantillons. À ce stade-ci, le gouvernement est encore en train d’analyser ce qui se fait à Héma Québec! Pourtant, il a mis le pied sur l’accélérateur pour implanter Optilab et multiplier les transferts d’échantillons. Mais le système de transport n’est toujours pas adapté, malgré les grandes distances parcourues! Cela présente un risque pour la santé de la population dont le gouvernement devrait se préoccuper », lance également le vice-président de la CSN.

« Le ministère affirme que les employé-es sont le volet clé du projet Optilab. Mais on a plutôt l’impression du contraire avec le transfert de personnel et les abolitions de postes annoncées. Ce que dit le gouvernement ne se concrétise pas dans les faits et suscite plusieurs questionnements », souligne la vice-présidente de la Fédération des professionnèles (FP-CSN), Nancy Corriveau.

« Le ministre Barrette est en train de créer le chaos, s’inquiète la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Mélissa Gaouette. Nous le répétons : un moratoire s’impose sur le déploiement du projet dans l’ensemble du territoire, le temps de procéder aux travaux et aux consultations requises. Il faut absolument s’assurer que le projet dans sa forme actuelle soit viable, ce dont on doute fortement. Sa mise en œuvre doit se faire en toute sécurité et en tout respect pour la population et les salariés des laboratoires. »

Jean Lacharité rappelle finalement que la CSN est la seule organisation à avoir négocié la lettre d’entente numéro 7 établissant un comité paritaire syndical-patronal sur lequel siègent notamment trois technologistes. La centrale est également la seule à s’être dotée d’une structure élargie permettant aux employé-es du terrain de faire entendre leur voix. « À la CSN, nous tenons à ce que les personnes directement concernées par Optilab puissent participer activement aux discussions. Il faut éviter que tout ne soit concentré entre les mains des médecins, comme le souhaite le ministre Barrette », conclut-il.

 

 

La CSN dénonce l’intransigeance de la direction du CISSSO

La CSN dénonce le refus du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) de revenir sur sa décision en ce qui a trait à des mesures disciplinaires qui ont coûté six et trois mois de suspension à deux employés. Ceux-ci avaient fait appel aux médias pour alerter la population concernant l’inutilisation d’un laboratoire médical nouvellement construit qui a coûté plusieurs centaines de milliers de dollars provenant des coffres de l’État.

« Deux citoyens ont agi en leur âme et conscience dans cette affaire et ont jugé qu’il était nécessaire d’alerter la population sur ce qui se passe dans le réseau. Avec ses compressions de plusieurs milliards dans le système de santé, le gouvernement a mis à mal de nombreux services tout en engrangeant des surplus faramineux. Dans ce contexte, il est complètement inadmissible de laisser dormir des installations qui pourraient servir à des gens qui en ont besoin », s’est indigné le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CSN), Michel Quijada.

« Nous enjoignons à nouveau l’employeur de renoncer à ses mesures disciplinaires, a renchéri le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Christian Meilleur. Nous allons poursuivre la pression jusqu’à ce qu’il entende raison, d’autant plus qu’il est lui-même incapable d’expliquer à la population les mesures complètement injustifiées qu’il a prises envers deux personnes qui ont exercé leur devoir de citoyens. »

La présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé de Gatineau – CSN, Josée McMillan, reproche par ailleurs au CISSSO la réduction de quatre rencontres mensuelles à une seule pour le règlement des mésententes. « À l’heure actuelle, plusieurs griefs sont pendants entre l’employeur et des employé-es. Pour un meilleur climat et des relations de travail plus harmonieuses, il est absolument nécessaire que les parties puissent se rencontrer sur une base régulière afin de tenter de régler les litiges ; mais voilà que l’employeur réduit cette possibilité. Ce n’est pas digne de ses responsabilités envers les syndiqué-es auxquels il est lié par la convention collective. »

« La décision de l’employeur de suspendre deux personnes alors qu’elles ont toujours eu un comportement exemplaire a soulevé l’indignation dans la région et partout au Québec, a conclu le président de la CSN, Jacques Létourneau. Les gens se sont élevés contre le traitement qui leur a été réservé, car ce genre d’action est essentiel à toute démocratie. La CSN va les appuyer inconditionnellement dans cette affaire, car nous défendons coûte que coûte le droit du public à être informé, qui plus est dans un contexte où le projet Optilab du gouvernement met en péril la qualité des soins aux patients. »

 

 

La résidence St-Eustache conclut une entente alors que Chartwell Les Monarques se fait tirer l’oreille

Les travailleuses et les travailleurs de la résidence St-Eustache syndiqués à la CSN se réjouissent de l’entente qu’ils ont adoptée à l’unanimité. « Il s’agit d’une autre entente qui respecte en tout point les éléments de la négociation coordonnée dans les centres d’hébergement privés (CHP). L’employeur a accordé une oreille attentive à nos demandes et a reconnu qu’elles étaient fondées », souligne d’entrée de jeu le représentant du secteur des centres d’hébergement privés (FSSS–CSN), Gilles Gagné.

À cet effet, les employé-es ont obtenu l’augmentation salariale demandée – soit 1,50 $ l’heure sur trois ans ajustée au prorata de la durée de la convention. Ils ont également gagné la date d’échéance commune de leur convention collective au 31 mars 2018, la formation pour leur permettre de bien exécuter leurs tâches et la mise sur pied d’un comité de relations de travail en bonne et due forme où ils pourront discuter des difficultés qu’ils rencontrent au quotidien. « On a ici une preuve de plus qui démontre une chose : s’unir pour négocier est concrètement profitable pour tous les
syndiqué-es », enchaîne le représentant du secteur.

L’entente ne fait pas que répondre positivement à tous les éléments de la plateforme de négociation coordonnée. « Le syndicat a localement obtenu des gains majeurs comme l’introduction d’une prime de soir et la bonification d’une prime de nuit, une prime de responsabilité pour les préposées aux bénéficiaires de la résidence qui doivent effectuer des actes médicaux délégués, un congé de maladie supplémentaire et une plus grande souplesse relativement à l’assurance collective. Les travailleuses et travailleurs de la résidence ont de quoi célébrer durant le temps des Fêtes », renchérit le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), David Deschatelets.

Un employeur injuste et entêté : Chartwell Les Monarques
Alors qu’une telle entente est intervenue à la résidence St-Eustache, un autre établissement, Chartwell Les Monarques, fait piètre figure dans cette négociation coordonnée qui réunit 42 résidences syndiquées CSN à travers le Québec. « C’est à n’y rien comprendre. La résidence St-Eustache, une indépendante, conclut avec le syndicat une très bonne entente alors qu’une autre qui appartient à une multinationale se fait tirer l’oreille. Sept rencontres ont eu lieu à ce jour et on ne fait que piétiner. Non seulement l’employeur demeure complètement fermé à nos demandes tout à fait légitimes, mais il veut nous faire reculer sur plusieurs plans. Et on n’a pas encore abordé l’aspect monétaire. C’est vraiment regrettable », ajoute Marie-Christine Delsart, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement de la région des Laurentides – CSN, lequel a réglé dernièrement trois conventions collectives dans cette région.

« Le groupe Chartwell ne viendra pas nous faire pleurer sur son sort. Il représente le plus important gestionnaire de résidences pour retraités à l’échelle du Canada et poursuit sa croissance de façon fulgurante. En 2015, il a lancé dans la région la construction de la résidence Chartwell L’Unique, à Sainte-Eustache, un projet de quelque 15 millions de dollars. Le consortium Chartwell et EMD/Bâtimo a d’ailleurs réalisé plus de 220 M$ de projets au cours des huit dernières années dans tout le Québec. Quand une entreprise, ou plutôt une multinationale a les moyens d’investir de la sorte, elle est en mesure d’accorder à ses employé-es un salaire décent, laissez-moi vous le dire. La CSN va les appuyer jusqu’à ce qu’ils obtiennent ce qu’ils veulent », a conclu la présidente du conseil central des Laurentides (CSN), Chantal Maillé.

Manifestation à Sainte-Anne-des-Monts contre Optilab

Au cours d’une manifestation, qui s’est déroulée sous un froid intense dans les rues de Sainte-Anne-des-Monts, samedi, le Conseil central de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (CSN) a demandé au ministre Barrette qu’il mette sur la glace le projet Optilab. Ce projet vise à centraliser les laboratoires médicaux dans toutes les régions du Québec. Pour la CSN, ce projet est extrêmement risqué et complètement déconnecté de la réalité régionale.

En Gaspésie, le projet Optilab aurait pour effet de transférer le travail des laboratoires de la Gaspésie vers Rimouski. Si le gouvernement affirme que la centralisation des laboratoires vers les grands centres de la province aurait pour objectif l’optimisation du réseau, les effets négatifs d’Optilab se font déjà sentir dans la région : pertes d’emplois, augmentation des risques de corruption des échantillons et encore pire, perte des échantillons lors du transport.

Pour Jacques Mimeault, président du Conseil central Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, ce sont les gens de la région qui perdront un service de proximité précieux : « Hier nous avons eu droit à un bel exemple de l’absurdité du projet Optilab. On prend des échantillons des labos de Gaspé et on les envoie à Rimouski, mais que ce passe-t-il lorsque la 132 est détruite par une tempête ou simplement bloquée par la neige? Eh bien, du retard dans les résultats et un risque accru d’une détérioration de l’échantillon. Encore une fois ce seront les citoyens qui vont payer pour la mauvaise gestion du gouvernement Couillard. »

Pour la vice-présidente catégorie 4 de la FSSS–CSN, Mélissa Gaouette : « Nous sommes actuellement en discussions avec le ministère sur le projet Optilab. Plusieurs questions demeurent sans réponse, entre autres sur les répercussions de ce projet sur les personnes œuvrant dans les laboratoires, mais aussi sur l’impact pour la population. C’est pourquoi nous réclamons un moratoire tant que l’ensemble de nos recommandations n’aura pas été considéré. »

Selon Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, la mobilisation des gens de partout au Québec est essentielle : « Optilab c’est un des morceaux d’un plan qui va mener à la destruction du réseau de la santé et des services sociaux. Un pas de plus vers la perte de service à la population. Pour la CSN, il est primordial de dénoncer ce projet et de faire tout en notre possible pour mobiliser la population sur cet enjeu majeur. »

À propos
Le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CSN) regroupe plus de 4500 travailleuses et travailleurs dans 77 syndicats des secteurs privés et publics. La CSN compte plus de 325 000 membres dans tous les secteurs d’activité aux quatre coins du Québec dans près de 2000 syndicats.

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs publics et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

La grève du préhospitalier entraînera une diminution des services

Devant le refus des employeurs de reconduire le cadre de la grève telle qu’exercée en 2012, les syndicats du secteur préhospitalier de la CSN se préparent à une grève qui aura pour conséquence de diminuer le niveau des services.

« Notre première intention était de convenir d’une entente avec les employeurs pour arrêter certaines tâches précises tout en maintenant un niveau d’effectifs à 100 %, remplacés à 100 %, explique le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Dany Lacasse. C’est ce que nous avions fait en 2012, une grève exemplaire qui n’a pas touché aux services à la population. En refusant de reconduire ce modèle, les employeurs ne nous donnent pas d’autre choix que de recourir à une véritable grève, comme on l’entend traditionnellement, avec une diminution des services. »

« D’un côté, les employeurs nous disent avoir besoin de mandats clairs de la part du ministère de la Santé et des Services sociaux et de l’autre, ils nous mettent des bâtons dans les roues et refusent de convenir d’une entente sur les services essentiels alors que nous voulons nous déployer stratégiquement, sans toucher aux services, pour forcer le gouvernement à se commettre. Ils parlent des deux côtés de la bouche », poursuit Dany Lacasse.

Dans cette optique, l’ensemble des syndicats représentant quelque 3600 salarié-es du secteur –paramédics, répartitrices, répartiteurs et employé-es de soutien – tiendront une nouvelle consultation auprès de leurs membres afin d’obtenir un mandat en ce sens, au cours des prochaines semaines. Si les travailleuses et les travailleurs octroient ces mandats au comité provincial de négociation, de premières réductions de services pourraient intervenir dès les premières semaines de 2017.

Blocage

« Nous faisons face à un véritable blocage aux tables de négociation, enchaîne le représentant du secteur préhospitalier de la FSSS–CSN, Jean Gagnon. En refusant de dégager des mandats véritables, en refusant de discuter directement avec nous, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, voudrait nous entraîner dans un cul-de-sac. Il n’est pas question que nous renoncions à notre droit à une véritable négociation, c’est une question de respect. Nous sommes sans contrat de travail depuis mars 2015, assez, c’est assez ! Nous sommes conscients qu’une vraie grève générale dans le secteur sera inconfortable pour tout le monde mais si on doit se rendre là, le ministre en sera le seul responsable ».

À ce jour, les employeurs n’ont même pas été en mesure d’offrir les augmentations salariales négociées avec le Front commun l’an dernier. Ils demandent de conclure un contrat de travail d’une durée de cinq ans sans toutefois s’engager à quelque augmentation que ce soit pour les années 2017, 2018 et 2019.

Outre les augmentations salariales, les membres des syndicats CSN du secteur préhospitalier revendiquent notamment des mesures en santé et sécurité du travail et l’accès à la retraite progressive. Par ailleurs, au sommet de leurs préoccupations, se retrouve l’enjeu des conditions d’exercice de leur profession. Pour la FSSS–CSN, cette négociation devra impérativement mener à des solutions quant à la surcharge de travail et les horaires de travail désuets, comme les horaires de faction (7 jours de travail en continu sur une période de 14 jours).

 

 

Syndicat des intervenant-es en milieu résidentiel pour adultes de la Côte-Nord (FSSS–CSN), section CSSS Haute Côte-Nord-Manicouagan

À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 12 octobre 2016, le Syndicat des intervenant-es en milieu résidentiel pour adultes de la Côte-Nord (FSSS–CSN) section CSSS Haute Côte-Nord-Manicouagan a été accrédité pour représenter : « Toutes les résidences d’accueil et les ressources intermédiaires destinées aux adultes. »

Ce groupe de travailleuses et travailleurs, oeuvrant pour le CSSS Haute Côte-Nord-Manicouagan, a décidé très majoritairement de se joindre à la CSN.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), au Conseil central Côte-Nord (CCCN–CSN) et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Les personnes vulnérables et des employés écopent

La CSN dénonce la fermeture de quatre résidences à assistance continue (RAC) sur les neuf installations du Pavillon du Parc situées en Outaouais et met le gouvernement en garde contre la perte de services que subira inévitablement la clientèle dans ces centres.

« Comment le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) peut-il se montrer aussi désinvolte à l’endroit de clientèles vulnérables, pour la seule et unique raison qu’il faut se conformer aux orientations ministérielles ? Il dit vouloir que les logements s’enracinent davantage dans la communauté et pourtant, ils y sont déjà très ancrés ! Ces résidences sont de véritables milieux de vie », a lancé le président du Syndicat des employé-es du Pavillon du Parc – CSN, Michel Rossignol.

« Comment peut-on prétendre qu’il n’y aura pas de pertes de services, quand 33 postes d’auxiliaires en santé et services sociaux (ASSS) seront supprimés ? On voit bien que c’est de la pensée magique. Il est impossible de réduire autant les ressources et s’imaginer que les personnes n’en souffriront pas », a enchaîné le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Christian Meilleur.

Rappelons que ce type de résidences héberge une clientèle ayant de multiples handicaps, dont des problèmes de déficience intellectuelle, et que des personnes qui y demeurent depuis plus de 20 ans seront déplacées. « Sans raison valable, nous allons priver de repères des personnes qui ont besoin de stabilité. N’oublions pas qu’en 2015, une résidence de Fort-Coulonge avait fermé ses portes et transféré les résidents vers Shawville. Et aujourd’hui, on veut fermer la résidence de Shawville pour encore une fois procéder à une relocalisation qui risque de catapulter les résidentes et résidents concernés loin de leurs proches et des zones où elles ont leurs assises ? Le CISSSO fait exactement le contraire de ce qu’il prétend faire », enchaîne le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CSN), Michel Quijada.

« Voici un autre exemple de l’indifférence des établissements de santé et du gouvernement quant au sort réservé aux personnes vulnérables. Nous condamnons ce manque d’humanité. On veut nous faire croire qu’il s’agit de mieux s’implanter dans les communautés ! Du grand n’importe quoi. Il faut plutôt réinvestir dans le réseau et se rapprocher des clientèles en décentralisant les services. Ce n’est pas là ce qui est annoncé, bien au contraire. Et la CSN va continuer à s’élever contre ce genre de démarche », a conclu le vice-président de la CSN, Jean Lacharité.

La CSN plaide pour la consolidation du réseau public

Pour la Confédération des syndicats nationaux (CSN), l’investissement de 100 millions annoncé hier par le gouvernement afin d’offrir davantage de places dans divers établissements de soins de longue durée est un pas dans la bonne direction. La CSN tient à ce que ces sommes soient investies dans le réseau public, lourdement touché par les dernières années d’austérité. Rappelons que le surplus budgétaire de l’État québécois se chiffre à 1, 7 milliard $.

 « Si le gouvernement est en train de prendre conscience des conséquences dramatiques des compressions budgétaires imposées ces dernières années, il faut saluer la mobilisation populaire qui l’aura forcé à changer de cap, souligne le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. Toutefois, selon nous, cet investissement ne sera pas suffisant pour rattraper tout le retard accumulé ces dernières années dans le réseau public. De plus, pas moins de 3500 personnes attendent une place en CHSLD actuellement et l’annonce d’hier ne permettra pas de répondre à l’ensemble des besoins en hébergement. »

La CSN milite depuis des années pour une amélioration de l’offre de services d’hébergement aux aîné-es et aux personnes nécessitant des soins prolongés. En ce sens, la CSN reconnaît que l’annonce d’hier devrait contribuer, à terme, à désengorger les hôpitaux. Toutefois, elle est d’avis qu’une solution à l’intérieur du système public devrait être privilégiée.

« Nous demeurons prudents devant ces investissements annoncés, poursuit Jean Lacharité, car le ministre est demeuré vague sur la part de ces sommes qui sera consacrée au réseau public. Quant à nous, la consolidation du réseau des CHSLD publics est incontournable. Tant en hébergement qu’en réadaptation ou encore dans les soins à domicile, nous croyons qu’il faut s’assurer que les services seront offerts par un personnel bien formé et bénéficiant de conditions de travail décentes. »

La CSN exige des avancées dans la négociation des centres de la petite enfance

Les délégué-es du conseil fédéral de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ont participé ce midi à une manifestation pour exiger un déblocage de la négociation dans le secteur des centres de la petite enfance (CPE). Pour la FSSS–CSN, l’Association patronale nationale des Centres de la Petite enfance et les CPE qui y sont membres doivent se doter des mandats nécessaires pour faire avancer la négociation, qui est débutée depuis déjà plusieurs mois.

C’est plus de 300 militant-es de la FSSS–CSN qui ont manifesté devant le CPE Les Petites Abeilles, dont l’employeur est affilié à l’Association patronale nationale des CPE. Cette dernière refuse de participer à la négociation nationale, malgré la présence de toutes les autres associations patronales de CPE au Québec. Cette association, qui représente plus de 100 CPE, doit entendre raison en retournant aux tables de négociation.

« Les négociations sont en cours depuis plusieurs mois. Malheureusement, les travailleuses des CPE font face à un gouvernement et à plusieurs employeurs qui laissent traîner les négociations en longueur. Parallèlement à ça, l’APNCPE refuse de participer activement à la négociation et bloque tout le processus. Nous avons pourtant plusieurs solutions à proposer pour améliorer les conditions de travail du personnel et pour améliorer les services aux enfants. Il est maintenant temps d’entendre raison et de faire débloquer la négociation », affirme Dany Lacasse, vice-président de la FSSS–CSN.

« Le réseau des services de garde éducatifs est sous attaque du gouvernement depuis trop longtemps. Il est urgent de réinvestir dans le réseau pour appuyer les demandes des travailleuses et pour répondre aux besoins des enfants. Si nous avons à cœur d’offrir les meilleurs services qui soient à nos enfants, le gouvernement Couillard doit miser sur ce réseau qui fait grandir », de conclure Loraine Dugas, vice-présidente du Conseil central du Cœur du Québec (CCCQ–CSN).

Le syndicat réclame des mesures pour protéger le personnel

La CSN exige de la direction du CISSS de l’Outaouais la mise en place de mesures qui permettront d’éviter que le personnel ne subisse d’autres attaques violentes comme celle survenue le samedi 3 décembre. Rappelons que ce jour-là, une préposée aux bénéficiaires a été agressée, dans l’établissement, par un détenu qui y était soigné. Celui-ci a pris la fuite à l’aide de la carte magnétique de l’employée qui se trouvait seule avec le patient au moment de l’agression.

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la santé de Gatineau (STTSG–CSN) demande notamment :

  • La remise sur pied immédiate du comité paritaire en santé et sécurité du travail ;
  • Une révision de tous les mécanismes de sécurité en place, notamment des appareils de communication d’urgence en nombre suffisant ;
  • Une réponse aux besoins en formation du personnel ;
  • Une évaluation quant aux situations où une employée de l’établissement peut se trouver complètement seule avec un patient.

Le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais, Michel Quijada, invite le CISSS de l’Outaouais à prendre la juste mesure de ces événements. « Cette travailleuse a subi une commotion cérébrale et se trouve en état de choc post-traumatique, ce n’est pas rien ! Cela fait plusieurs fois que le syndicat intervient pour demander des changements pour rendre le travail plus sécuritaire. Il ne faut pas attendre qu’une telle situation se reproduise à nouveau : il faut agir ».

« Nous avons posé des questions à l’employeur quant à la sécurité du personnel au cours des derniers mois, mais rien n’a avancé, explique la présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la santé de Gatineau, Josée Mc Millan. En juin 2015, nous avions interpellé la CSST dans un autre dossier de violence physique cette fois au CH de Hull. En juin dernier, nous dénoncions le nombre insuffisant d’appareils de communication d’urgence interne. Aucune formation particulière n’a été offerte aux salarié-es appelés à travailler dans de telles situations. Quant à la formation générale, elle a été offerte pour la dernière fois en décembre 2015 : il y a donc des salarié-es en place qui n’ont suivi aucune formation pour travailler dans ces conditions. »

« Ces femmes et ces hommes ont droit à un lieu de travail sécuritaire pour exercer leur profession et pour servir la population, poursuit le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Christian Meilleur. Les mesures que nous mettons en avant existent dans d’autres établissements. Nous n’accepterons pas qu’on balaie cette histoire sous le tapis pour passer à autre chose. La situation doit être prise au sérieux !»

En grève à partir du 16 décembre

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Aujourd’hui, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) a fait parvenir plus de 40 avis de grève aux employeurs du secteur préhospitalier ainsi qu’au ministère du Travail. Ainsi, à compter de minuit, dans la nuit du 15 au 16 décembre, quelque 3600 salarié-es du secteur exerceront leur droit de grève légale, et ce, jusqu’à ce qu’intervienne un règlement satisfaisant pour renouveler les conventions collectives.

Les négociations avec les associations d’employeur ainsi qu’avec Urgences-santé ne sont pas rompues. Les travaux se poursuivront au cours des prochaines semaines. Toutefois, le comité provincial de négociation constate que peu de progrès ont été réalisés sur les priorités des salarié-es. Le ministère de la Santé et des Services sociaux a choisi de se retirer des négociations et de s’en remettre entièrement aux employeurs, mais ceux-ci assurent ne disposer d’aucune marge de manœuvre pour répondre aux priorités syndicales. Par exemple, à ce jour, les employeurs n’ont même pas été en mesure d’offrir les augmentations salariales négociées avec le Front commun l’an dernier. Ils demandent de conclure un contrat de travail d’une durée de cinq ans sans toutefois s’engager à quelque augmentation que ce soit pour les années 2017, 2018 et 2019.

Outre les augmentations salariales, les membres des syndicats CSN du secteur préhospitalier revendiquent notamment des mesures en santé et sécurité du travail et l’accès à la retraite progressive. Par ailleurs, au sommet de leurs préoccupations se retrouve l’enjeu des conditions d’exercice de leur profession. Pour la FSSS–CSN, cette négociation devra impérativement mener à des solutions quant à la surcharge de travail et les horaires de travail désuets, comme les horaires de faction (7 jours de travail en continu sur une période de 14 jours).

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« Ces questions ont un impact direct sur la qualité et le niveau de services que nous assurons à toute la population, rappelle le vice-président de la FSSS–CSN, Dany Lacasse. Le gouvernement peut peut-être sous-traiter aux employeurs sa négociation avec nous, ça le regarde, mais il ne peut pas se désengager de sa responsabilité envers les salarié-es du secteur qui assurent le service public ni envers la population qui a droit à des services de qualité partout sur le territoire. »

« Les problèmes de surcharge de travail et des horaires de travail désuets, cela entraîne des délais supplémentaires dans les interventions des paramédics, souligne le responsable du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon. Dans les cas les plus critiques, quelques minutes peuvent faire la différence entre la vie et la mort. Or, on vit chaque jour des situations où l’ambulance la plus près est à plus de 30 minutes de route, par exemple parce que le seul véhicule disponible est déjà sur un autre appel. On joue avec le feu ! »

STT en intervention sociale de Montréal-Laval, section Maison-Répit Oasis (FSSS–CSN)

Le 7 octobre 2016, le Tribunal administratif du travail a accrédité la section Maison-Répit Oasis, du Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention sociale de Montréal-Laval (FSSS–CSN), pour représenter « Tous les salariés au sens du Code du travail ».

Ces travailleuses et travailleurs ont manifestement adhéré à un syndicat CSN pour être respectés par la nouvelle direction et améliorer leurs conditions de travail.

Ce syndicat est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

STT du CPE Les Petits Cheminots (FSSS–CSN)

À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 27 juillet 2016, le STT des CPE de Québec-Chaudière-Appalaches (FSSS–CSN) a été accrédité pour représenter : « Toutes les salariées et tous les salariés au sens du Code du travail, à l’exception du personnel de soutien administratif » du Centre de la petite enfance Les Petits Cheminots.

Cette équipe de travailleuses a décidé très majoritairement de se joindre à la CSN.

Cette nouvelle section sera affiliée à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), au Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

STT du CPE Les Ateliers (FSSS–CSN)

Le STT des CPE de Montréal et Laval (FSSS–CSN) ont été accrédité le 19 mai 2016 pour représenter : « Toutes et tous les salarié-es au sens du Code du travail ».

Ces travailleuses du Centre de la petite enfance Les Ateliers ont majoritairement choisi de joindre les rangs de la CSN.

Cette nouvelle section du syndicat sera affiliée à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

STT du CPE Brindami (FSSS–CSN)

Le 27 mai 2016, les STT des centres de la petite enfance de Montréal et Laval (FSSS–CSN) ont été accrédités pour représenter : « Toutes et tous les salarié-es au sens du Code du travail ».

Ces travailleuses du Centre de la petite enfance « Brindami », ont majoritairement choisi de joindre les rangs de la CSN.

Cette nouvelle section du syndicat sera affiliée à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

STT de la Résidence Le Bellagio (FSSS–CSN)

Le 28 avril 2016, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des résidences et centres d’hébergement privés de la Montérégie (FSSS–CSN) a été accrédité pour représenter « Tous les salarié-es au sens du Code du travail, à l’exclusion des infirmières et des employées de bureau. »

Ces travailleuses et travailleurs ont décidé d’adhérer à la CSN, entre autres, pour mettre fin à l’arbitraire et pour améliorer leurs conditions de travail.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des résidences et centres d’hébergement privés de la Montérégie – CSN est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), au Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN) et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

STT des CHP de la Maison des aînés Carré Nérée (FSSS–CSN)

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement privés de la région Saguenay –Lac-Saint-Jean (CSN) a été accrédité le 11 juillet 2016, pour représenter : « Tous les concierges, salarié-es au sens du Code du travail ».

Ces 3 travailleuses et travailleurs ont choisi, majoritairement, de joindre les rangs de la CSN.

Leurs collègues de travail, déjà syndiqués CSN, les accueillent donc au sein de leur unité d’accréditation de la Maison des aînés Carré Nérée. Ces nouveaux membres seront affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), au Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay‒Lac-Saint-Jean (CCSNSLSJ–CSN) et, bien entendu, à la CSN.