La CSN invite les parlementaires à mettre la partisannerie de côté

Les parlementaires auront l’occasion ce soir de se saisir de pétitions importantes notamment celle demandant un moratoire sur les transferts de ressources publiques vers les GMF et celle réclamant le maintien du poste de Commissaire à la santé et au bien-être, deux initiatives soutenues par la Confédération des syndicats nationaux. La CSN invite les députés siégeant à la Commission de la santé et des services sociaux à étudier ces questions avec rigueur et à mettre de côté la partisannerie politique comme ils ont su si bien le faire sur la question des conditions de vie des adultes hébergés en Centre d’hébergement et de soins de longue durée. La CSN avait salué la pertinence de ce rapport de la commission, déposé en juin dernier.

« Nos préoccupations sur ces deux enjeux sont connues et elles sont partagées par une partie significative de la population, et pas seulement dans les milieux syndicaux, explique le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. Mettre les ressources publiques des CLSC au service des médecins dans les GMF, des groupes qui ont pour vocation de générer des profits, est une décision lourde de sens qui a de nombreuses implications. Cette commission est toute désignée pour poser un regard objectif sur cette nouvelle orientation que veut donner le gouvernement à notre réseau. Quels sont les risques, pour l’accessibilité aux services ou pour l’autonomie professionnelle des intervenants ? Qu’est-ce qui doit être mis en œuvre pour protéger les personnes les plus vulnérables qui ont besoin des services actuellement offerts en CLSC ? ».

Plusieurs mois après les premiers transferts de ressources vers le privé, la CSN milite toujours pour l’instauration d’un moratoire. Pour la confédération syndicale représentant plus de 120 000 travailleuses et travailleurs du réseau public, les réponses tentées par les établissements et par le gouvernement sont insatisfaisantes.

Commissaire
De même, la CSN espère que cette commission saisira l’occasion d’étudier les conséquences de la disparition du poste de Commissaire à la santé et au bien-être. Véritable chien de garde indépendant, le rôle du commissaire est plus important que jamais en cette période de bouleversements majeurs induits par les réformes pilotées par le ministre Gaétan Barrette. « De son propre aveu, le ministre a plus que jamais centralisé tous les pouvoirs entre ses mains. On ne peut pas accepter que, parallèlement, il fasse disparaître le seul organisme indépendant capable d’évaluer globalement le réseau. Dans le passé, les interventions du commissaire ont souvent permis de corriger ou d’améliorer plusieurs volets de nos services sociaux et de santé. Son rôle est essentiel », explique Jean Lacharité.

Ma place en santé, j’y tiens
L’instauration d’un moratoire sur les transferts de ressources publiques vers les GMF et le maintien du poste de Commissaire à la santé et au bien-être font partie des revendications portées par la CSN dans le cadre de la campagne Ma place en santé, j’y tiens.

La CSN exhorte le gouvernement à réinvestir dans les centres jeunesse

Alors qu’elle passera en commission parlementaire aujourd’hui au sujet du projet de loi 99 modifiant la loi sur la protection de la jeunesse, la CSN entend bien rappeler au gouvernement que les centres jeunesse, sous-financés depuis de nombreuses années, peinent à remplir adéquatement leur mission. « Le gouvernement ratera la cible s’il pense réformer la loi sur la protection de la jeunesse sans tenir compte de la situation de crise qui sévit actuellement dans les centres jeunesse. Il faut qu’il réinvestisse, c’est urgent ! », affirme le vice-président de la CSN, Jean Lacharité.

En plus d’être largement sous-financé, le réseau des centres jeunesse a épongé, entre 2010 et 2014, des compressions de 50 millions de dollars. « Le personnel des centres jeunesse ne fournit pas. Pendant que le nombre de signalements ne cesse d’augmenter qui combinent des problèmes de santé mentale, de toxicomanie et de violence, les intervenantes et intervenants d’en faire plus avec de moins en moins de ressources », dénonce pour sa part la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Mélissa Gaouette.

« Face à la surcharge de travail, plusieurs tombent comme des mouches ou bien quittent le réseau. Ceux qui restent vivent des surcharges de travail importantes en plus de ne pas disposer des ressources nécessaires pour faire le travail. Inutile de dire que la qualité des services aux enfants et aux familles s’en trouve grandement affectée », ajoute la vice-présidente de la Fédération des professionnèles, Nancy Corriveau.

Dans la foulée des fugues du centre jeunesse de Laval, le vérificateur André Lebon avait lui aussi incité le gouvernement à revoir et à augmenter le financement afin de permettre aux centres jeunesse d’assumer pleinement leur mission. « La meilleure volonté et le dévouement sans bornes des intervenantes et intervenants jeunesse ne seront pas suffisants, à eux seuls, pour répondre aux besoins grandissants et complexes des jeunes en difficulté. Le gouvernement doit assumer ses responsabilités et réinvestir dans les centres jeunesse et, de manière générale, dans le réseau de protection de la jeunesse, et ce, à la hauteur des besoins des enfants et adolescents vulnérables ! », martèle Jean Lacharité.

La CSN réclame un moratoire sur les coupes budgétaires, ainsi qu’un réinvestissement majeur dans les centres jeunesse. Du même souffle, elle appelle la tenue d’États généraux pour réfléchir à la situation des jeunes en difficulté du Québec ainsi qu’aux services qui leur sont offerts.

Autres éléments du projet de loi 99
La CSN convient par ailleurs que certaines dispositions du projet de loi 99 sont intéressantes, notamment la reconnaissance de l’exploitation sexuelle en tant qu’abus. De même, la volonté d’impliquer davantage les communautés autochtones doit être soulignée. La CSN demande cependant au gouvernement d’impliquer directement les communautés autochtones dans l’élaboration des programmes sociaux et économiques qui les concernent. « Elles connaissent mieux que quiconque les besoins qui se manifestent au sein de leurs communautés », conclut Jean Lacharité.

 

Bilan de la tournée d’information du CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue

Annoncée en catastrophe par le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS AT) le 8 septembre dernier, la tournée d’information de la Direction des programmes en santé mentale et dépendance (DPSMD) a pris fin vendredi à Amos, après avoir fait le tour des MRC de la région.

« Nous avons pu faire une fois de plus le constat de l’improvisation du CISSS, comme c’est le cas depuis l’entrée en vigueur de la réforme Barrette. Une tournée d’information et non une consultation, puisque celle-ci est à venir, qui avait tout l’air de répondre à des directives d’imputabilité provenant de haut lieu », considère le vice-président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec (CCATNQ–CSN), Donald Rheault.

De son côté, la vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Annick Trottier, constate une fois de plus le peu de respect et de reconnaissance envers les membres du personnel du réseau de la santé et des services sociaux. « L’exercice mis en place par la DPSMD, bien que louable et très important, nous laisse un peu sceptiques. Quand une direction souhaite vraiment consulter tous les intervenants, il nous apparaît tout aussi important que l’ensemble du personnel, peu importe le titre d’emploi, soit intégré à la démarche. À ce chapitre, nous sommes intervenus à chaque reprise sur ce volet. Nous avons également indiqué notre mécontentement quant à la façon dont le CISSS AT s’est comporté dans la gestion des moyens à prendre pour faciliter la participation des représentants syndicaux. Des correctifs à ce chapitre seront apportés, aux dires de la personne déléguée du CISSS AT », de dire la porte-parole de la FSSS. « De plus, lorsqu’on prend une démarche semblable vraiment au sérieux, on s’assure de prendre tous les moyens pour faciliter la participation des gens et non le contraire », d’ajouter madame Trottier.

Pour les porte-parole de la CSN, cette façon de faire est plus que contestable et ne fait qu’ajouter aux inquiétudes et au scepticisme du personnel, qui risque en outre d’assumer en double les conséquences d’une improvisation dans la dispense des soins de santé et services sociaux en région.

Bien que le CISSS AT laisse entendre que rien n’est encore décidé, les personnes représentante de la CSN en région invite la population à demeurer vigilante. « Si la tournée annoncée à la fin septembre pour la population ressemble à celle qu’on vient d’assister la semaine dernière, honnêtement, il n’y a rien de rassurant, bien au contraire. Si tel était le cas, le CISSS AT devra revoir son slogan Unis dans l’action pour faire ensemble. », concluent le vice-président du conseil central et la vice-présidente régionale de la FSSS-CSN.

 

La CSN est heureuse de constater que les moyens de pression portent fruit

La CSN est satisfaite de l’annonce du ministre Barrette d’abolir les frais accessoires facturés aux patients pour des services assurés, tout en invitant à la prudence avant de crier victoire. « Depuis longtemps, les critiques fusent de toutes parts concernant cette pratique illégale qui instaurait un régime à deux vitesses et qui compromettait l’accès aux services de santé, particulièrement pour les personnes à revenu plus modeste » souligne d’entrée de jeu le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. Nous sommes donc bien contents d’apprendre l’annonce du ministre. Enfin, il entend raison. »

La campagne Ma place en santé, j’y tiens insiste notamment sur la protection de l’accès au réseau de la santé par l’abolition de ces frais. « Il est encourageant de constater que la mobilisation populaire, dont celle de la CSN avec sa campagne, a fait reculer le ministre sur la question de ces frais indus. Nous allons poursuivre la bataille sur les autres cibles de notre campagne », ajoute Jean Lacharité.

Rappelons que l’application de frais accessoires instaure la double facturation en permettant à un petit nombre de médecins de réaliser d’énormes profits – jusqu’à 80 millions – sur le dos des usagères et des usagers du système de santé. « Ceux-ci n’ont pas à payer des sommes supplémentaires pour des services qu’ils financent déjà par leurs taxes et impôts. C’est inconcevable », souligne-t-il aussi.

« Même si sous sommes heureux d’entendre que le ministre veut aujourd’hui abolir ces frais, nous devons rester prudents. Comment s’y prendra-t-il ? Dans son projet de loi 20, il ouvre la voie à leur légalisation en disant vouloir les « encadrer ». Le ministre annonce à présent le dépôt prochain d’un règlement qui devrait interdire cette pratique. Nous lui demandons également d’amender sa loi afin d’en retirer les éléments qui légalisent cette pratique. Il faut que celle-ci soit enrayée de façon définitive. Les sommes illégalement facturées aux citoyens doivent de plus leur être remboursées », conclut le vice-président de la CSN.

Le Conseil central de Lanaudière se mobilise pour préserver le modèle québécois

Près de 500 personnes se sont présentées au parc Antonio Barrette le samedi 10 septembre pour participer à une activité de sensibilisation et de mobilisation organisée par le Conseil central de Lanaudière-CSN. Ces centaines de parents et de citoyens ont tenu à montrer leur mécontentement en ce qui a trait aux hausses de tarifs ainsi qu’aux importantes compressions dans le réseau des services de garde éducatifs en CPE, en milieu familial et en secteur scolaire.

Les personnes présentes ont été invitées à signer des cartes postales visant à dénoncer les attaques envers le réseau des services de garde éducatif, dans le cadre de la campagne Un réseau qui fait grandir menée depuis février dernier par la CSN. Elles seront remises dans les prochains jours, ainsi que des milliers d’autres de partout au Québec, au premier ministre Couillard. « Lorsqu’on demande aux gens de signer cette carte postale, on s’aperçoit rapidement qu’il y a de la grogne dans la population. Les familles appuient sans réserve nos revendications et sont fières de poser un geste concret pour défendre nos services de garde à contribution réduite », a lancé Caroline Caron, vice-présidente du Syndicat du personnel de soutien scolaire affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

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Des hausses de tarifs que les familles ne peuvent pas se permettre

Depuis des années, le réseau des services de garde éducatifs a été mis à rude épreuve. C’est encore plus vrai aujourd’hui en raison des politiques d’austérité du gouvernement de Philippe Couillard. « Notre réseau en est un qui fait grandir et qui favorise l’égalité des chances, son modèle est envié. Malheureusement, les acquis des 20 dernières années sont remis en cause, dont le caractère universel et l’accessibilité aux services de garde dans les CPE, en milieu familial et en milieu scolaire qui sont de plus en plus menacés par les politiques du gouvernement Couillard », dénonce Francine Ranger, présidente du Conseil central de Lanaudière (CCL-CSN).

Plus précisément, en CPE et en milieu familial régi, la contribution parentale est passée à un maximum de 20 $ en 2015, notamment en raison de la modulation des tarifs selon le revenu familial. En milieu scolaire, la contribution est passée durant la même période de 7 $ à 8 $. C’est sans compter que le gouvernement a procédé depuis le 1er janvier dernier à l’indexation de tous les tarifs, entraînant des hausses chaque année. Le Conseil central de Lanaudière-CSN déplore que les sommes dégagées pour ces hausses n’ont pas été réinvesties dans le réseau qui a plutôt subi des compressions de l’ordre de 441,5 millions de dollars depuis 2006, selon le recensement fait par l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE).

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Les services de garde : un outil d’accessibilité au marché du travail pour les femmes

« Il faut se rappeler que nous nous étions donné les moyens collectivement de nous doter de services de garde éducatifs et de qualité pour nos enfants, explique David Deschatelets, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Des milliers de femmes ont ainsi pu accéder au marché du travail ». Rappelons qu’en plus de permettre aux enfants de familles défavorisés d’avoir accès à un service de garde éducatif de qualité et à faible coût, le modèle de service de garde québécois devait aussi avoir pour objectif de permettre à plus de femmes d’intégrer le marché du travail. Effectivement, la mise en place des Centres de la petite enfance (CPE) aurait, à elle seule, permis à plus de 70 000 femmes d’occuper un emploi. « Aujourd’hui, le Parti libéral a décidé, sans consultation publique et en tassant tout le monde sur son passage, de sabrer dans les subventions et d’augmenter la contribution des parents. Ces derniers n’ont alors pas d’autre choix que de se tourner vers le secteur privé ou bien qu’un des deux parents reste à la maison. Femme au foyer et homme au travail, comme société, veut-on vraiment revenir aux années 60 ? » a conclu M. Deschatelets.

À propos de la CSN

La FSSS–CSN représente plus de 130 000 membres au Québec, dont 10 500 travailleuses et travailleurs en CPE ainsi que 3200 responsables d’un service de garde en milieu familial reconnu. La FEESP–CSN compte environ 60 000 membres, dont plus de 8000 travailleuses et travailleurs dans les services de garde en milieu scolaire. Dans la région, le Conseil central de Lanaudière-CSN rassemble près de 14 000 syndiqué-es issus des secteurs public et privé. Pour sa part, la Confédération des syndicats nationaux compte plus de 325 000 membres présents dans tous les secteurs d’activité.

 

 

Les employés du CHU expriment leurs inquiétudes

L’activité de la rentrée du personnel du CHU Sainte-Justine qui se tient aujourd’hui et demain prendra cette année des allures de manifestation. Alors que le projet de modernisation Grandir en santé, dont la construction a débuté en 2012, s’achève, les membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS­–CSN) et de la Fédération des professionnèles (FP–CSN) s’inquiètent du manque criant de ressources et des surcharges importantes qu’amènera la réorganisation.

Un milliard dans le béton et rien pour le personnel qui assure les services
En 2010, lorsque le gouvernement libéral de l’époque avait présenté le projet d’agrandissement et de modernisation du CHU Sainte-Justine, Jean Charest s’était montré rassurant en affirmant qu’un budget de fonctionnement suffisant serait alloué. Près de six ans plus tard, à quelques mois de l’ouverture officielle des nouvelles installations qui augmenteront la superficie du CHU de 65 %, aucune annonce en ce sens n’a été faite. À l’étude des documents budgétaires déposés en juin dernier, on remarque même une baisse du budget de fonctionnement de 416 656 044 $ en 2015-2016 à 392 836 658 $ pour 2016-2017.

Plusieurs départements du CHU, très affectés par les compressions, sont déjà en manque de personnel. Au centre de prélèvements, les agentes et les agents administratifs ne suffisent pas à la tâche. La priorité étant accordée aux patients sur place, les personnes qui tentent de joindre le centre par téléphone n’y parviennent souvent pas. « Lorsque des patients attendent 1 h 45 au téléphone sans réussir à avoir la ligne, comment le ministre Barrette peut-il encore dire que les compressions n’affectent pas la qualité des services ? », déclare Gilles Charrois, président du Syndicat national des employé-es du CHU Sainte-Justine – SNE (FSSS–CSN) .

Avec les mises à pied d’une dizaine de psychologues et de travailleurs sociaux du CHU en décembre, la situation est aussi invivable pour les professionnel-les et les techniciens et techniciennes. « C’était déjà difficile de répondre à la demande avant les mises à pied de l’hiver dernier. Les démarches que nous entreprenons avec les jeunes patients et patientes et leur famille nécessitent du temps, ce que nous n’avons plus », affirme Dominique Pallanca, présidente du Syndicat des techniciens-nes et professionnels-les de la santé et des services sociaux du Québec – STEPSSSQ (FP–CSN).

Des problèmes de manque de personnel affectent aussi les professionnel-les en soins infirmiers et cardio-respiratoires de Sainte-Justine. Le refus de faire rentrer des employé-es en temps supplémentaire pour effectuer des remplacements, entre autres en néonatalogie, entraîne inévitablement une dégradation de la qualité des soins et un nombre croissant d’incidents.

Un taux d’absence maladie en nette augmentation

Les dernières données disponibles sur les employé-es en absence maladie au CHU sont pour le moins préoccupantes. Le ratio d’heures en assurance salaire est passé de 5,67 % en 2011-2012 à 7,23 % en 2014-2015. Pour la présidente du Syndicat des professionnels en soins infirmiers et cardio-respiratoires – SPSIC (FSSS–CSN), Louise Laplante, les chiffres parlent d’eux-mêmes. « Notre catégorie oscille habituellement autour de 140 personnes en assurance salaire. Nous en avons présentement 200. C’est beaucoup trop ! Si ces données ne suffisent pas à alerter le ministre, il y a lieu de se poser de sérieuses questions sur sa capacité à diriger le réseau ».

Face à la multiplication des problèmes liés au manque de ressources, les employé-es du CHU Sainte-Justine sont épuisés. Ils somment aujourd’hui le ministre Barrette d’investir dans l’humain en octroyant les fonds nécessaires à l’embauche de personnel au centre hospitalier Sainte-Justine avant l’entrée officielle dans les nouveaux bâtiments en décembre.

Manifestation contre la réforme Barrette à Trois-Rivières

Dans le cadre de la campagne Ma place en santé, j’y tiens, environ 300 travailleuses et des travailleurs de la santé et des services sociaux de la région de la Mauricie ont tenu un barbecue festif afin de se faire entendre contre la réforme du ministre de la Santé et des services sociaux, Gaétan Barrette.

« Cet événement vise à manifester notre ferme opposition au projet du ministre de la Santé qui file tout droit vers la démolition de notre réseau de soins universels. Depuis l’élection du gouvernement libéral, on assiste à des compressions sans précédent et à la privatisation grandissante des services. Et nous ne sommes pas alarmistes!

Chaque jour apporte une nouvelle illustration de privatisation du réseau. Tout récemment, par exemple, le ministre annonçait 22 millions d’investissements visant exclusivement à développer les services privés à domicile. Pourtant, il est urgent d’investir dans le système public de santé et de services sociaux pour répondre efficacement à la demande grandissante de soins. Si on n’arrête pas le gouvernement maintenant, les lendemains seront très durs pour la population », a dénoncé d’entrée de jeu Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Enjeux et impacts
« Toutes les catégories de personnel confondues dans le réseau de la santé et des services sociaux subissent les effets des mesures Barrette. L’alourdissement de la charge de travail est énorme et a des effets concrets sur la qualité des services. Voir le ministre de la Santé tout faire pour donner au privé une emprise irrémédiable sur notre système de santé et services sociaux est extrêmement préoccupant », a enchaîné Frédérick Beaulieu, président du Syndicat du personnel de bureau du CSSS de Trois-Rivières FSSS–CSN

« Le ministre tente de centraliser les services de soins psychosociaux qui ont fait leurs preuves autour d’une approche axée sur un modèle médical. Ce faisant, nous sommes en train d’assister au démantèlement pur et simple des CLSC et des services psychosociaux universels pour les populations vulnérables qui en ont besoin. Celles-ci risquent d’avoir du mal à pouvoir obtenir les soins et services qui leur sont absolument nécessaires. Il faut l’arrêter à tout prix », a poursuivi Frédérick Beaulieu.

« Nos services de santé et nos services sociaux, ce ne sont pas des business. Nous avons à cœur le bien-être des gens et cela ne peut pas se résumer à des colonnes de chiffres. Avec le démantèlement des CLSC ou les coupes dans la prévention et la santé publique, le gouvernement est en train d’imposer un modèle encore plus centralisé et éloigné de la population. Un modèle qui gravite de plus en plus autour des médecins et qui répond davantage à leurs besoins qu’à ceux des citoyennes et des citoyens. Nous ne voulons pas du modèle de Gaétan Barrette et il est hors de question que nous assistions passivement au saccage des services », a conclu Loraine Dugas, vice-présidente du conseil central du Cœur-du-Québec (CCQ–CSN).

À propos de la CSN
La CSN est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Une autre réforme insensée !

Depuis la fusion des établissements de santé et services sociaux en Estrie, le CIUSSS Estrie – CHUS a comme objectif de fusionner les programmes de la déficience physique, la déficience intellectuelle ainsi que le trouble du spectre de l’autisme.

Ainsi, le programme ressources résidentielles d’hébergement ainsi que le sous-programme retard global de développement du programme enfant adolescent font actuellement l’objet d’une fusion avec des équipes du CRDITED Estrie, où des déménagements sont à prévoir.

« Nous craignons que ces décisions aient des impacts négatifs sur la clientèle que nous desservons et ultimement sur notre mission comme centre de réadaptation physique. Nous savons que la direction cherche actuellement à revoir comment les services peuvent être donnés différemment. Si nos collègues de travail sont appelés à prendre sous peu dans leur charge de travail une clientèle en déficience intellectuelle, en plus de leur clientèle déjà existante en déficience physique, comment pourrons-nous maintenir la même qualité et intensité de service auprès du public ? » déclare M. Martin-Pierre Mercier, président du Syndicat des salariés du Centre de réadaptation Estrie (SSCRE-CSN).

« Nous nous expliquons mal cette réorganisation de services. En effet, augmenter les services pour une clientèle est fort louable, cependant, en priver une autre pour autant c’est déshabiller Paul pour habiller Pierre! » ajoute Mme Julie Bolduc, vice-présidente du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE-CSN).

« Les derniers mois nous ont malheureusement donné raison ! Nous assistons aux effets néfastes que nous appréhendions avec les réformes dans les services sociaux et de la santé du gouvernement libéral. En effet, outre le chambardement au niveau du personnel de la santé et des services sociaux, nous sommes à même de constater des fusions de missions qui attaquent la spécificité et entraînent une perte d’expertise qui a un impact négatif pour la population. Le sous-financement et la restructuration actuelle ont des effets désastreux sur l’accessibilité et la qualité des services », s’indigne Mme Mélissa Gaouette, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

À propos
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) compte près de 6000 membres dans la région de l’Estrie.

Le CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue n’a pas encore compris

Le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec (CCATNQ–CSN) et la vice-présidente régionale de la FSSS–CSN confirment que la CSN répond « présents » à la convocation envoyée en catastrophe par le Direction des programmes en santé mentale et dépendance du CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue, le jeudi 8 septembre 2016 à 16h08.

Pour le vice-président du conseil central, Donald Rheault : « Depuis l’implantation de la Loi 10, de la réforme Barrette, il y a maintenant plus d’un an, nous avons été les chiens de garde  des services de santé pour la population. Donc, pour notre participation, ça va de soi. En ce qui concerne la mise sur pied de comités de travail, comme mentionné par le CISSS AT dans son communiqué, nous avons déjà des réserves quant à leur composition ».

Pour sa part, la vice-présidente régionale FSSS, Annick Trottier, est un peu plus incisive : « C’est l’hécatombe dans nos troupes : coupures de postes, essoufflement dû au personnel réduit et inquiétudes généralisées. Pour nous, notre présence se confirme. De plus, les conditions de travail et la reconnaissance de l’expertise dans la réorganisation du travail sont un impératif ».

En fait, la CSN considère que la mobilisation citoyenne en réaction à la décision du CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue de priver l’Abitibi-Ouest de services spécialisés force ce dernier à convoquer les syndicats à des échanges prévus à deux reprises. « Malheureusement, il n’a pas encore compris de nous consulter avant plutôt que de lancer un pavé dans la mare », de conlure Donald Rheault et Annick Trottier.

À propos du conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue

Le CCATNQ représente plus de 7 000 membres répartis dans plus de 70 syndicats. La FSSS représente plus de 120 000 membres sur le territoire québécois, dont plus de 2 000 en Abitibi-Témiscamingue.

Le ministre Barrette ne peut plus cacher ses intentions

La CSN est outrée de la privatisation accélérée à laquelle se livre le ministre Barrette sur la question des soins à domicile et qui saute aux yeux aujourd’hui avec l’octroi d’un important contrat public au secteur privé. « Le contrat qui vient d’être donné à une entreprise privée est l’illustration éloquente que le gouvernement est prêt à tout, même à dénaturer le réseau public et universel de soins de santé, pour minimiser ses dépenses. Or, il le fait au détriment des travailleuses et travailleurs du secteur public de la santé et des services sociaux, qui sont pourtant les meilleurs à pouvoir offrir des services continus et à pouvoir assurer les liens entre les membres des équipes soignantes », dénonce le vice-président de la CSN, Jean Lacharité.

« Avec la vision « tout-au-privé » du ministre, la population aînée du Québec est elle aussi perdante sur toute la ligne. Les auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS) sont les yeux et les oreilles à la fois des patients et du réseau public dans les soins à domicile. Grâce à leur présence, le réseau est en mesure d’adapter l’offre de soins au cas de chacun des patientes et patients et à leurs besoins réels. Comment le ministre peut-il assurer à toute la population du Québec que les aîné-es recevront des soins adaptés et de qualité ? Le ministre aura beau dire, cette façon de rendre les services ne peut qu’échouer. Avant longtemps il devra répondre des ratés de son système », enchaîne le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

« Dimanche, la CSN participera à la marche et au rassemblement de l’Association des auxiliaires familiales et sociales du Québec/Auxiliaires aux services de santé et sociaux pour rappeler au gouvernement libéral qui semble l’oublier l’importance du rôle des ASSS pour le soutien à domicile des aîné-es. Nous serons là pour nous faire entendre, comme nous le faisons partout au Québec avec la campagne Ma place en santé, afin de rappeler au gouvernement ses responsabilités envers la population vieillissante », conclut Jean Lacharité.

Le groupe Réseau Sélection a les moyens de payer 1,50 $ l’heure sur trois ans

Après une ultime tentative de règlement d’un conflit qui dure depuis presque trois mois, les travailleuses et travailleurs des résidences privées pour aîné-es de La Roseraie et des Marronniers dénoncent le refus catégorique du groupe Réseau Sélection d’accéder à leur demande d’augmentation de 1,50 $ l’heure étalé sur trois ans.

Cette demande correspond à l’une des quatre priorités de la négociation coordonnée à laquelle participent 42 accréditations syndicales. Jusqu’à maintenant, 13 d’entre elles ont réussi à obtenir l’augmentation en question pour leurs travailleuses et travailleurs.

« L’an dernier, le propriétaire des deux résidences a annoncé un plan d’expansion de trois milliards de dollars en Amérique du Nord. En juillet dernier, il se targuait d’être sur le point d’implanter des établissements pour personnes âgées en Chine d’ici deux à cinq ans. Et il n’aurait pas les moyens de payer l’augmentation très raisonnable que demandent les employé-es en fonction des responsabilités qui leur incombent? Ce n’est pas sérieux », a dénoncé le représentant du secteur des centres d’hébergement privés pour aîné-es et président du syndicat des travailleuses et travailleurs de ces centres pour la région de Québec, Gilles Gagné.

« Il y a quelque chose que l’employeur n’a pas compris, a renchéri la présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches, Ann Gingras. L’expertise des travailleuses et des travailleurs des centres d’hébergement privés, ça se paye. Ces employé-es sont de plus en plus sollicités pour prendre soin des aîné-es de la région et se dévouent jour après jour auprès de cette clientèle. Ils ont tout fait pour essayer de s’entendre avec l’employeur, mais ils ne signeront pas au rabais pour lui permettre de multiplier sur leur dos des profits démesurés destinés aux actionnaires. Nous allons tout mettre en œuvre pour les soutenir. »

« Les employé-es des deux résidences sont déterminés à poursuivre leurs moyens de pression pour se faire respecter et pour pouvoir offrir tous les services auxquels les personnes âgées sont en droit de s’attendre. L’employeur n’a pas d’autre choix que d’en prendre acte et d’agir », a conclu Nadine Lambert, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

La CSN au Saguenay – Lac-Saint-Jean et sur la Côte-Nord exige un moratoire sur le projet Optilab

Les conseils centraux du Saguenay – Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord de la Confédération des syndicats nationaux, la Fédération de la santé et des services sociaux et les syndicats des technicien-nes et professionnel-les de la santé et des services sociaux du Saguenay – Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord ont tenu aujourd’hui une manifestation à l’intersection des routes 138 et 172 afin d’exiger un moratoire sur la fusion des laboratoires médicaux au Québec (projet Optilab), projet qui touchera particulièrement ces régions. En effet, le projet prévoit une centralisation des laboratoires du Saguenay – Lac-Saint-Jean, de la Côte-Nord et même du Nord-du-Québec à Chicoutimi, un territoire qui représente plus de 2300 kilomètres d’un bout à l’autre.

Voir la vidéo à ce sujet.

« Nous bloquons aujourd’hui la route à raison de 10 minutes à l’heure afin de sensibiliser la population et démontrer au gouvernement les difficultés qu’amènent le projet Optilab pour nos régions. Une seule route relie la Côte-Nord à Chicoutimi, où se trouvera le laboratoire serveur. Un accident peut nous isoler complètement et priver la population des services auxquels elle a droit, comme c’est arrivé pendant plus de 8 heures il y a quelques semaines », explique Yvon Payeur, président du Syndicat des technicien-nes et professionnel-les de la santé et des services sociaux de la Côte-Nord – CSN (STPSSSCN-CSN).

La manifestation d’aujourd’hui représente donc la suite du plan d’action annoncé en début d’été par les syndicats affiliés à la CSN. « Nous sommes allés à la rencontre de nos membres durant la période estivale en organisant des BBQ et en faisant de l’affichage dans les établissements. Nous nous retrouvons ici, à la jonction de nos deux régions, pour exiger du gouvernement un moratoire sur le projet Optilab. Après les pétitions et les rencontres politiques, nous avons décidé de passer à un autre niveau, soit la mobilisation de nos membres et de la population », ajoute Nancy Poulin, porte-parole du Syndicat des technicien-nes et professionnel-les de la santé et des services sociaux du Saguenay – Lac-Saint-Jean – CSN (STPSSS02-CSN).

Selon les représentants syndicaux, l’analyse est claire, le projet Optilab est mal ficelé et improvisé. « Nous sommes face, encore une fois, à des décisions idéologiques du gouvernement du Québec. La centralisation des laboratoires est une attaque directe au réseau de la santé et des services sociaux et un pas de plus vers la privatisation et la tarification des services. Par notre campagne « Ma place en santé, j’y tiens », nous voulons dénoncer ces décisions qui ne font que réduire la qualité et l’accessibilité de la population aux services publics », souligne Engelbert Cottenoir, président du Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay – Lac-Saint-Jean – CSN.

Le caractère interrégional de la manifestation vient appuyer l’emphase que veut mettre la CSN sur l’importance de combattre cette nouvelle réforme. « Nous n’accepterons pas que nos régions se vident de leur expertise. Nous sommes ici aujourd’hui, le Saguenay – Lac-Saint-Jean et la Côte-Nord, afin de dire, d’un même souffle, que le gouvernement ne réussira pas à nous diviser par ce genre de tactique. Nos valeurs et notre solidarité sont fortes à la CSN et nous comptons bien gagner cette nouvelle lutte ensemble ! », conclut Guillaume Tremblay, président du Conseil central de la Côte-Nord – CSN.

À propos de la CSN

La CSN est composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. Elle représente 110 000 membres dans le réseau de la santé et des services sociaux, ce qui en fait la plus grande organisation syndicale dans ce secteur.

Les syndicats du réseau de la santé de l’Outaouais veulent des réponses à leurs questions

Les travailleuses et les travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux de la région de l’Outaouais affiliés à la CSN profitent de la tenue du caucus du Parti libéral dans la région pour interpeller le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, ainsi que la direction du CISSSO, afin qu’ils donnent l’heure juste sur les effets de la réforme dans le réseau.

« Le printemps dernier, les représentantes et les représentants des syndicats ont rencontré à plusieurs reprises la direction pour connaître les orientations à venir concernant l’application de la réforme. Mais la seule réponse qu’ils ont réussi à obtenir est que le CISSSO est en réorganisation. On est incapable de nous dire ce qu’il adviendra des CLSC, du transfert de la main-d’œuvre vers les GMF, de la centralisation des laboratoires vers Optilab, des contrats d’agences privées et des contrats avec Optinursing, du financement des centres jeunesse, de l’accessibilité aux soins. C’est aberrant », dénonce le président du Conseil central de l’Outaouais (CCSNO–CSN), Michel Quijada.

« On constate à l’heure actuelle un manque criant de personnel, un très grand nombre de cas d’épuisement professionnel, une augmentation flagrante des absences pour maladie et une multiplication des tâches qui créent de la surcharge de travail. Les cadres ont déserté les régions périphériques et les travailleuses et travailleurs sont laissés dans l’ignorance face à l’avenir. C’est intenable », souligne aussi le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Christian Meilleur.

« La situation en Outaouais risque d’entraîner des répercussions sur la prestation de services à la population. Avec l’hypercentralisation des services en secteur urbain, qu’adviendra-t-il des régions périphériques? Le gouvernement est en train de favoriser et d’accélérer la privatisation des services de santé en faveur des groupes de médecine de famille (GMF). On s’y oppose sur toute la ligne », martèle Michel Quijada.

« Une rencontre entre le CISSSO et les syndicats de la région de l’Outaouais est prévue le 3 octobre prochain et nous nous attendons à avoir des réponses à nos questions. La rétention d’information doit cesser », conclut la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé de Gatineau, Josée McMillan.

À propos

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte près de 130 000 membres, dont 80 % sont des femmes.

Le CCSNO–CSN rassemble sur une base régionale près de 11 000 syndiqué-es issus tant des secteurs public que privé.

Fermeture de l’installation Minime du CPE Mini-fée de Montréal-Nord

Une action du Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval (STCPEM) a lieu aujourd’hui dans le cadre de la mobilisation pour la sauvegarde du réseau, alors que l’installation Minime du CPE Mini-fée ferme définitivement ses portes. Rappelons que la direction du CPE avait informé les parents et les salarié-es à la fin du mois de mai 2016 de leur intention de fermer les 18 places, dont 10 places en pouponnière pour les 0-18 mois, dans la foulée des compressions budgétaires imposées par le gouvernement.

L’ensemble du réseau des services de garde éducatifs en CPE, en milieu familial ou en milieu scolaire est soumis à une pression accrue en raison des dernières compressions budgétaires imposées par le gouvernement Couillard. La CSN déplore que ce soit les enfants qui subissent les effets de ces coupes draconiennes. Pour Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, « il est évident qu’à terme, c’est l’intégrité du réseau qui souffrira de ces décisions politiques hautement contestables. Alors qu’il a fallu de longues années pour mettre en place un service efficace et apprécié, les libéraux saccagent le réseau en quelques mois seulement. »

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Montréal-Nord, quartier défavorisé comptant un grand nombre de familles monoparentales, nécessiterait davantage de ressources. « Cette fermeture affaiblit le tissu social. Elle laissera des traces dans ce quartier qui voit les gens relever de nombreux défis. Quel message est transmis à la population locale? Les services pour vos tout-petits sont moins importants que les colonnes de chiffres », déplore Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal Métropolitain (CCMM–CSN).

Du côté de la Fédération de la Santé et des Services sociaux (FSSS–CSN), on rappelle que sous les gouvernements libéraux, c’est le marché privé qui a connu un essor sans précédent. « Alors qu’il coupe dans le réseau des CPE, le gouvernement offre encore une fois au privé un accès facile aux coffres de l’État sans aucune garantie de qualité ni contrôle des dépenses. Depuis l’élection du gouvernement Charest en 2003, les garderies non subventionnées ont connu une croissance de plus de 3300 % et de seulement 46 % pour les CPE », dénonce Luc Bastien, vice-président de la FSSS-CSN.

Le STCPEML se désole que les salarié-es de l’installation Minime fassent les frais des politiques d’austérité du gouvernement. « Il n’y a pas de sécurité d’emploi dans notre milieu, rappelle Carole Leroux, trésorière du syndicat, ces travailleuses vont devoir reprendre la recherche d’emploi et s’inscrire sur des listes de rappel. »

La CSN prête pour le vote d’allégeance syndicale

Les détails entourant le vote d’allégeance syndicale dans le réseau de la santé et des services sociaux sont maintenant connus. Le vote se tiendra au début de 2017, soit du 30 janvier au 24 février. L’opération sera chapeautée par le Tribunal administratif du travail (TAT). Les travailleuses et les travailleurs du réseau qui sont touchés par l’opération auront à voter par la poste, entre le 30 janvier et le 24 février.

Les résultats seront dévoilés entre la mi-mars et la mi-avril. Les nouveaux syndicats seront accrédités le 21 avril 2017.

Réforme Barrette
Le vote d’allégeance syndicale résulte de la réforme imposée en 2015 par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette. Le projet de loi 10 force la fusion de plus de 180 établissements du réseau qui, au bout du compte, ne seront qu’une trentaine, incluant les nouveaux CISSS et CIUSSS. Une réforme austère qui fera passer le nombre d’accréditations syndicales de plusieurs centaines à moins de 100.

La CSN, une force incontournable
Bien avant la période du vote, la CSN mènera une vaste opération mettant en avant les arguments qui font d’elle une véritable force incontournable dans le réseau de la santé et des services sociaux. Au cours des prochains jours, la CSN lancera sa campagne de visibilité partout à travers le Québec. Restez à l’affût.

Avec ses 120 000 membres en santé et en services sociaux, la CSN est la plus importante organisation du réseau. À elle seule, elle y représente 47 % des travailleuses et des travailleurs.

Compressions budgétaires au CSSS Pierre-Boucher

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) dénonce les compressions budgétaires au CSSS Pierre-Boucher qui ont pour effet d’épuiser le personnel de l’établissement. C’est particulièrement le cas des préposé-es aux bénéficiaires, qui montrent de plus en plus de signes d’épuisement professionnel. La FSSS–CSN demande au gouvernement Couillard de cesser de mettre le système public de santé et de services sociaux sous pression et de prendre en compte ce signal d’alarme des préposé-es aux bénéficiaires.

Le système public de santé et de services sociaux se voit imposer année après année des millions de dollars de compressions budgétaires. Pour l’année en cours, c’est plus de 240 millions de dollars que doit absorber le réseau, dont 5,9 millions de dollars au CSSS Pierre-Boucher, du CISSS Montérégie-Est. Ces compressions mettent une pression indue sur le personnel qui fait face à des pénuries permanentes et à un phénomène d’épuisement professionnel de plus en plus important. Cette pénurie touche plusieurs titres d’emploi, dont ceux de cuisinier, d’aide-cuisinier, d’agente administrative, de secrétaire médicale, de préposé aux bénéficiaires et de préposé à l’entretien ménager. La FSSS–CSN s’inquiète de la situation des préposé-es aux bénéficiaires, qui sont de plus en plus nombreux à tomber au combat et qui voient leur charge de travail croître sans cesse.

« Les préposé-es aux bénéficiaires subissent directement l’effet des compressions budgétaires. Ils doivent toujours faire plus avec moins et ne se sentent pas écoutés par la direction. Certains préposé-es doivent soigner plus de 20 bénéficiaires durant un quart de travail. Il est impossible de donner en environ 20 minutes l’ensemble des soins que nécessite les patient-es. Comment lever, mobiliser, faire manger, changer et laver une personne en si peu de temps? Nous avons interpellé l’employeur à plusieurs reprises et il faut rapidement que les choses changent! », lance Martial Charreton, président par intérim du syndicat CSN du CSSS Pierre-Boucher.

« La situation dans les CHSLD est de plus en plus préoccupante dans la région. Le manque de personnel a été criant cet été. Avec la campagne Ma place en santé, j’y tiens, nous démontrons partout au Québec l’effet de l’austérité sur les services donnés à la population. Comme société, on ne peut pas abandonner de cette façon nos aîné-es. Il faut continuer de dénoncer ces situations pour que le gouvernement cesse d’attaquer nos services publics », explique Steve St-Onge, vice-président régional de la FSSS–CSN.

L’improvisation dans le réseau de la santé et des services sociaux est dramatique pour la population de l’Abitibi-Ouest

La CSN est inquiète de l’annonce de rupture de services en anesthésie pour une durée indéterminée sur le territoire de l’Abitibi-Ouest à compter du 29 août.

« Nous ne comprenons pas pourquoi le CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue n’a pas su prendre les mesures nécessaires pour prévenir et corriger cette situation, puisque nous vivons depuis de nombreuses années ce genre de difficultés dans certaines MRC de la région, comme nous l’avons vu en juin dernier au Témiscamingue. Encore une fois, c’est une partie de la population qui sera pénalisée par ce manque de planification professionnelle », a souligné d’entrée de jeu Donald Rheault, vice-président du conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue.

« Le déplacement de la population d’Abitibi-Ouest qui éprouve d’importants besoins en anesthésie vers d’autres lieux comme Amos ou Rouyn-Noranda s’avère pour nous la pire des solutions. Où en est le ministre Barrette avec la Fédération des médecins spécialistes du Québec et l’Association des anesthésistes dépanneurs pour combler les besoins dans les régions éloignées? », s’est pour sa part interrogé Guy Laurion, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

« Cette situation s’ajoute aux bouleversements majeurs auxquels fait face la population locale dans le réseau de la santé. Le ministre Barrette avait juré que jamais les services à la population ne seraient touchés ou affectés par sa réforme du réseau. Or, nous constatons jour après jour, et ce, depuis plusieurs mois, les effets dévastateurs de ses politiques. Nous demandons au ministre de rendre des comptes et de réajuster le tir au plus tôt. Ça ne peut plus continuer, l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec ne doit pas être considérée comme une région de deuxième ordre », conclut Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

À propos du conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue (CCATNQ–CSN)
Le conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue (CCATNQ–CSN) représente plus de 7 000 membres répartis dans plus de 70 syndicats.

Le gouvernement favorise encore le privé plutôt que de consolider le réseau public

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) réagit vivement à l’annonce d’investissement du gouvernement Couillard dans les services à domicile. Encore une fois, le gouvernement profite de l’occasion pour investir des fonds publics et favoriser le privé plutôt que de consolider l’offre de services dans le système public de santé et de services sociaux. La CSN demande plutôt que des investissements majeurs soient faits dans les services à domicile donnés par les établissements du réseau afin que le secteur public soit en mesure de répondre efficacement à la demande grandissante de la population.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, annonçait hier un investissement de 22 millions de dollars dans les services à domicile. Pour la CSN, ces sommes devraient être injectées dans le système public de santé et de services sociaux, afin notamment d’embaucher du personnel pour répondre à la demande croissante de la population. La CSN constate à regret que ces sommes serviront plutôt à développer le secteur privé des services à domicile, représentant ainsi une énième forme de privatisation du règne libéral. La CSN mène actuellement la campagne Ma place en santé, j’y tiens, qui dénonce justement le démantèlement du système public de santé et de services sociaux.

« Le réseau public mise sur la présence de milliers de travailleuses et travailleurs qui se rendent chaque jour à domicile pour donner des soins de qualité à la population. C’est le cas notamment des auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS), qui sont les yeux et les oreilles du réseau public dans les domiciles. Grâce à la présence des ASSS, le réseau est en mesure d’adapter l’offre de soins selon les besoins réels des patients et des patientes. Comment parviendrons-nous à faire cela avec un morcellement de l’offre de services entre plusieurs entreprises privées? », se demande Guy Laurion, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

« Si nous martelons sans cesse l’importance d’investir dans le réseau public pour développer les services à domicile, c’est que c’est de cette manière que l’on peut le mieux s’assurer de la coordination des soins. Actuellement, quand le travail est pris en charge par le public, les équipes multidisciplinaires s’assurent de répondre en temps réel à l’évolution de la situation des patients. Comme professionnels, nous sommes inquiets parce que ce lien est presque inexistant quand les services sont donnés par le privé. La situation d’un patient pourrait ainsi se dégrader sans que nous en soyons informés », explique Nancy Corriveau, vice-présidente de la Fédération des professionèles (FP–CSN).

« Le jupon dépasse plus que jamais. Ceux et celles qui pensaient que le rôle d’un ministre de la Santé et des Services sociaux était de valoriser et de consolider nos services publics seront déçus. Encore une fois, le gouvernement Couillard utilise des fonds publics pour favoriser le privé. Quand on s’intéresse à la qualité des services qui sont offerts par le privé, il y a de quoi s’inquiéter. Lorsque les services offerts à domicile proviennent de sources aussi diverses, la sécurité des personnes n’est pas assurée. Si le gouvernement a réellement à cœur le sort des personnes en perte d’autonomie, il doit investir dans nos services publics », conclut Jean Lacharité, vice-président de la CSN.