Le Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches se penche sur la détresse psychologique au travail

Le Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CSN) organisait hier une journée thématique sur la détresse psychologique au travail auprès de quelque 200 syndiqués responsable de la santé et sécurité afin de mieux les outiller sur cet enjeu de taille dans les entreprises et organisations au Québec.

« Les problèmes de santé mentale au travail figurent parmi les facteurs qui causent le plus d’absences. Le coût est très élevé pour les employeurs de ne pas s’en occuper, souligne la présidente du Conseil central, Ann Gingras. Nous voulons de notre côté sensibiliser les syndicats sur l’importance d’agir afin que l’intégrité de la travailleuse et du travailleur soit respectée. »

À plusieurs points de vue, ajoute Ann Gingras, les nouvelles formes de travail sont pathogènes puisqu’elles augmentent la charge, réduisent l’autonomie et accentue la compétition entre les travailleurs. Malheureusement, ce contexte fait en sorte de réduire la solidarité entre eux. La détresse psychologique est un indicateur qui permet en quelque sorte de mesurer la température de leur état psychologique.

« Au cours de la journée thématique, les syndicats ont pu cibler des outils pour pouvoir travailler en amont et pour être en mesure de repérer les situations à risque, identifier les groupes de travailleurs les plus exposés et cibler des orientations à privilégier pour l’action », ajoute-t-elle.

Michel Vézina, professeur au département de médecine social et préventive de l’Université Laval, Nathalie Jauvin, chercheuse au CSSS de la Vieille capitale et Carole Chénard, responsable de la programmation à l’Institut national de santé publique du Québec étaient invités à participer à cette conférence concernant cet enjeu important.

À propos

La CSN est composée de près de 2000 syndicats et réunit plus de 325 000 travailleuses et travailleurs sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux. Le Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches représente pour sa part 245 syndicats et environ 45 000 salarié-es.

L’Abitibi-Témiscamingue célèbre les 15 ans de Radio-Canada

Ce soir, le collectif Ici, nous aimons Radio-Canada Abitibi-Témiscamingue tient un spectacle de solidarité et de prise de parole à la scène Paramount. Plusieurs personnalités participent à l’événement dont Dany Placard, l’École de danse Danzhé, Geneviève et Matthieu, Louis-Philippe Gingras, Anodajay, Raôul Duguay et Marta Saenz de la Calzada.

« Après Sherbrooke, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, Moncton puis Montréal, c’est au tour de l’Abitibi-Témiscamingue de célébrer Radio-Canada/CBC, présente depuis 15 ans dans la région. Je suis heureux de prendre part à cette fête qui souligne le travail indispensable réalisé par tous les artisans du producteur et du diffuseur public. Alors que le gouvernement conservateur de Stephen Harper poursuit son œuvre de destruction, il y a urgence de nous mobiliser pour défendre ce service public essentiel qui nous appartient », de déclarer Pierre Maisonneuve, porte-parole de Tous amis de Radio-Canada.

« Cette célébration n’aurait jamais pu avoir lieu si les artisans de Radio-Canada et les artistes qui prennent part au spectacle n’avaient pas accepté d’y participer. Nous pouvons toutefois nous interroger sur le fait que Radio-Canada n’ait pas cru bon souligner ses 15 ans dans notre région. À l’heure où les nombreuses suppressions de postes imposées menacent toutes les régions, le spectre des compressions budgétaires n’est jamais trop loin pour nous qui avons une des plus petites stations de Radio-Canada au Québec. Ce soir, nous prenons la parole pour défendre la liberté et l’indépendance de notre service public et le protéger d’un gouvernement qui souhaite sa disparition », de souligner Fernand Bellehumeur, co-porte-parole de l’événement du 21 février.

« Nous sommes ici pour dire à l’Abitibi-Témiscamingue que plusieurs autres régions sont tout aussi concernées par ce qui arrive actuellement à Radio-Canada. En ce sens, la CSN est sensible et solidaire des nombreux enjeux qui menacent la présence de la SRC partout au pays. Nous allons donc continuer à défendre bec et ongles ce service public qui doit être maintenu », de préciser Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN.

« Ça fait chaud au cœur de voir tout ce beau monde se rassembler pour défendre Radio-Canada tout en célébrant ses 15 ans. Ce soir, les gens de notre région reconnaissent que la production du contenu adapté à nos réalités régionales doit demeurer. Le travail accompli par Radio-Canada permet aux citoyennes et aux citoyens d’avoir une vue sur leur région, sur leurs préoccupations et de prendre part aux débats qui les concernent. Comme toutes les autres régions, l’Abitibi-Témiscamingue ne peut se priver de la présence de Radio-Canada », d’ajouter Valérie Lemay, co-porte-parole du spectacle et employée de l’organisme Valorisation Abitibi-Témiscamingue. « Je tiens à saluer le travail et à remercier les artisans de Radio-Canada et les artistes qui ont pris part à l’organisation de cette soirée. Ces spectacles qui sont organisés un peu partout au Québec, à Moncton et bientôt à Ottawa nous donnent une merveilleuse dose d’énergie à un moment où les travailleuses et les travailleurs de Radio-Canada ont besoin de sentir l’appui de la population », de conclure Isabelle Montpetit, présidente du Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN).

La campagne Tous amis de Radio-Canada a été lancée afin de défendre l’intégralité de notre seul producteur et diffuseur public national. Elle est organisée et soutenue par la Confédération des syndicats nationaux, de concert avec la Fédération nationale des communications-CSN et le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN).

Il est temps que le Québec ait sa part des chantiers du fédéral

La CSN félicite Davie pour son prix de chantier naval nord-américain de l’année, mais souligne du même souffle que cet accomplissement aurait été impensable sans une collaboration soutenue avec les travailleuses, les travailleurs et le syndicat.

« Nos membres ont fait des concessions importantes en 2011 pour sauver l’entreprise. Ils ont travaillé fort l’an dernier pour terminer le Cecon Pride dans les délais. Il est temps que le Québec ait sa part des contrats du fédéral », affirme Gaétan Sergerie, président du Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon (CSN) qui représente plus de 700 travailleurs. Ce dernier se souvient que le ministre conservateur Steven Blaney affirmait alors que Davie devait faire ses preuves. « Je pense qu’avec ce prix Lloyd, nos preuves sont faites », ajoute le président, qui s’attend par ailleurs à une reconnaissance des efforts de ses membres lors du renouvellement de la convention collective l’an prochain.

Rappelons qu’en 2011, Ottawa avait accordé plus de 30 G$ de contrats de la Marine royale canadienne en privilégiant seulement les chantiers d’Halifax et de Vancouver. Or, des contrats du fédéral seront bientôt disponibles comme celui du brise-glace Diefenbaker ou celui des ravitailleurs de la marine canadienne. Il serait donc encore temps de redonner sa place au meilleur chantier d’Amérique du Nord qui est également le plus grand au Canada.

Stratégie maritime

« L’industrie maritime sera un incontournable dans la future Stratégie maritime du gouvernement Couillard. Il faut donc faire tous les efforts pour consolider et développer ce secteur », soutient Alain Lampron, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN).

« La région de Québec est un endroit stratégique sur le Saint-Laurent et Chantier Davie doit demeurer une part importante de l’économie régionale et un moteur pour son industrie maritime », ajoute Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec Chaudières-Appalaches, qui rappelle que la CSN n’a jamais ménagé aucun effort au cours des dernières décennies pour établir ce chantier comme un pivot important de l’économie régionale.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. Le Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches compte 250 syndicats sur son territoire pour un total de 44 000 membres.

Une victoire significative pour le Syndicat des travailleurs et travailleuses de Provigo, entrepôt Armand-Viau (CSN)

La Fédération du commerce (FC-CSN) se réjouit de la décision de la Cour suprême du Canada qui rejette la demande d’appel de Provigo Québec inc..

Provigo Québec inc. en appelait d’une décision de la Cour d’appel du Québec du 29 mai 2014 qui donnait raison au Syndicat des travailleurs et travailleuses de Provigo, Entrepôt Armand-Viau dans une affaire d’arbitrage liée à la fermeture de son centre de distribution de Québec. La partie patronale refusait de reconnaître la juridiction de l’arbitre pour qu’il détermine les indemnités à être versées aux 400 syndiqués mis à la porte après la fermeture de l’entrepôt situé dans le secteur industriel Armand-Viau. La compagnie tentait d’en appeler de la décision de la Cour d’appel du Québec, mais le plus haut tribunal du pays a décidé qu’elle n’entendrait pas la cause sur le fond.

Un dénouement heureux

« Nous sommes très heureux du dénouement de cette affaire. Depuis le début il était clair pour nous que l’arbitre au dossier avait tous les pouvoirs et la juridiction pour établir, de façon juste et équitable, le montant des indemnités à verser à nos membres » explique le président de la FC, Serge Fournier.

Un arbitre de grief sera donc nommé dans les prochaines semaines pour qu’il tranche la question des indemnités dues aux employé-es syndiqués de l’entrepôt Armand Viau. Rappelons que Provigo a annoncé la fermeture de son centre de distribution à la fin avril 2010 moins d’un mois après que les travailleuses et les travailleurs eurent été mis en lock-out.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

À la Caisse des Hauts-Phares

Bientôt deux ans après l’expiration de la convention collective et 12 rencontres de négociation avec l’employeur, dont 4 en présence du conciliateur, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Caisse des Hauts-Phares a décidé de déclencher une première grève d’une demi-journée.  Celle-ci aura lieu cet après-midi de 12 h 30 à 20 h.

Une ligne de piquetage sera dressée devant le siège social au 80-1, boul. Renard Est, à Rivière-au-Renard. Au cours des dernières rencontres de négociation, il a été question des demandes patronales sur un ensemble d’enjeux, principalement de nature normative. La direction de la Caisse exige toujours des concessions sur les droits de déplacement et les indemnités de départ en cas d’abolition de poste qui, dans le contexte des transformations dans le Mouvement Desjardins, s’avèrent essentiels. La question des salaires étant réglée et le syndicat ayant laissé tomber bon nombre de demandes initiales, il ne tient qu’à la Caisse de faire son bout de chemin.

Le vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, Jean- Rock Albert, sera sur place pour faire part de son soutien indéfectible à la cause défendue par les salarié-e-s de la Caisse.

La CSN appuie l’assurance-médicaments publique universelle

La CSN l’a récemment réitéré dans les consultations sur le projet de loi 28, l’instauration d’une assurance-médicaments publique et universelle s’impose au Québec.

« L’instauration d’une assurance-médicaments universelle et publique permettrait des économies très importantes pour le gouvernement du Québec », soutient Jean Lacharité, vice-président de la CSN, qui donne son appui à cet aspect du projet de loi présenté par Québec solidaire hier.

Plusieurs études, dont celle du chercheur Marc-André Gagnon de l’Université Carleton d’Ottawa, indiquent que l’instauration d’une telle couverture d’assurance universelle pourrait permettre des économies de plus d’un milliard par année. Ce gain s’expliquerait par une augmentation du pouvoir d’achat du gouvernement face aux pharmaceutiques et par un meilleur contrôle des coûts en général. « Le régime universel permettrait de plus d’en finir avec les iniquités qu’engendre le régime hybride pour les assuré-es du volet privé », insiste Jean Lacharité.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La scierie de Rivière-aux-Rats doit être modernisée

La CSN estime que Produits forestiers Résolu (PFR) doit cesser de quémander des garanties d’approvisionnement en bois avant même d’investir dans sa scierie de Rivière-aux-Rats près de La Tuque.

« PFR doit prendre ses responsabilités et montrer sa bonne volonté en investissant dans son usine », affirme Alain Lampron, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN). Ce dernier souligne que du bois est disponible aux enchères de la forêt publique (BMMB) et dans les boisés privés.

« Le ministre Lessard sera certainement plus ouvert aux discussions sur d’éventuelles garanties supplémentaires dans la mesure où l’entreprise fait son bout de chemin », ajoute M. Lampron. Investir 8 M$ pour PFR n’est pas si extraordinaire dans la mesure où il s’agit d’une grande entreprise et que le marché du bois est porté par une reprise aux États-Unis et une baisse du dollar canadien qui rendent les exportations du Québec plus attrayantes sur les marchés extérieurs. Lorsque la valeur du dollar grimpait, PFR estimait que chaque cent de hausse signifiait une perte de 14 M$. Lorsque la valeur du huard baisse, un gain de cet ordre est certainement au rendez-vous pour l’entreprise.

La FIM-CSN souligne par ailleurs qu’il est absurde que PFR menace ses travailleurs de mise à pied alors qu’elle peut toujours compter sur une garantie de 385 000 mètres cubes comme c’était le cas ces derniers temps.

« Les travailleurs et les travailleuses ont déjà fait des concessions importantes », estime par ailleurs Herman Martel, président du syndicat de la scierie de Rivière-aux-Rats affilié à la CSN, en parlant d’une baisse de salaire consentie avant la reprise du marché du bois. Ce dernier trouve par ailleurs déplorable que PFR expédie 30 000 mètres cubes de bois vers d’autres usines de la région voisine depuis plus d’un mois. Le manque d’investissement à l’usine explique par ailleurs le fait qu’il est pour le moment impossible de satisfaire à la demande en séchage du bois, ce qui cause la fermeture d’un quart de travail. Au moins 15 personnes vont perdre leur emploi d’ici quelques jours en raison de ce manque d’investissement stratégique.

« PFR a bénéficié de plusieurs subventions du gouvernement alors qu’elle était en difficulté, il est temps qu’il y ait un retour d’ascenseur pour soutenir la Mauricie », indique Paul Lavergne, président du Conseil central Cœur-du-Québec (CSN). Ce dernier souligne que la fermeture de l’usine Laurentides de PFR a déjà donné un dur coup à l’industrie forestière de la région. « La Mauricie a pourtant fait sa part pour améliorer l’efficience de l’industrie », ajoute PauL Lavergne, qui rappelle que la défunte Conférence régionale des élus (CRÉ) avait accompagné un comité qui avait trouvé des solutions pour maximiser l’utilisation des camions de transport et l’utilisation du bois qui est trop souvent laissé en forêt lorsqu’il ne correspond pas aux standards d’une industrie. Le Conseil central souligne que la relance de la Mauricie, une région ressource, peut passer par une relance de son industrie forestière qui a toujours été un maillon important de l’économie régionale.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. La FIM est présente dans l’ensemble du secteur forestier.

Plusieurs indices signalent la suspension du concours Chapeau les filles!, affirme la CSN

Après les compressions au Conseil du statut de la femme, un autre programme touchant directement les femmes semble être passé dans le tordeur de l’austérité libérale, et ce, de façon inaperçue.

Le concours Chapeau les filles!, qui souligne la volonté et le travail des femmes inscrites à un programme de formation menant à un métier non traditionnellement féminin, s’ajouterait donc à la liste des nombreux programmes suspendus, amputés ou tout simplement coupés par le gouvernement. « Une professeure de cégep qui voulait envoyer des candidatures s’est sèchement fait annoncer que l’édition 2015 du concours n’aura pas lieu », souligne la vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (CSN), Caroline Quesnel. Tout semble aussi indiquer que le volet Excelle science a également été suspendu.

Conséquences directes sur les femmes

Avec l’abolition probable du concours Chapeau les filles!, les jeunes femmes risquent d’être pénalisées sur le plan de leur choix de carrière et d’avoir encore moins accès aux métiers en milieu majoritairement masculin. « La décision de ne pas reconduire le budget nécessaire pour tenir ce concours aura un impact sur la diversification des choix de carrière pour les femmes et leur intégration dans un secteur auquel il n’est déjà pas facile pour elle d’accéder », ajoute Caroline Quesnel.

« Il en coûterait 64 000 $ pour pouvoir remettre les 24 prix reliés à Chapeau les filles!, alors que le volet Excelle Science permet pour sa part la remise de 14 prix qui totalisent 40 000 $. C’est bien peu quand on sait la différence que de tels mérites font dans le parcours des lauréates, en plus d’encourager les jeunes femmes à poursuivre leurs études dans des secteurs qui offrent généralement de bonnes conditions salariales », souligne pour sa part la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève.

Des choix douteux

La vice-présidente de la FNEEQ-CSN rappelle en outre la décision mal avisée qu’avaient prise les libéraux, sur laquelle ils avaient dû revenir d’ailleurs, concernant le retrait de la subvention aux Petits débrouillards. « Visiblement, le gouvernement libéral de Philippe Couillard ne voit pas le bien-fondé de soutenir les percées éducatives en science pour les jeunes ni pour les femmes », déplore-t-elle.

Véronique De Sève revient aussi sur les coupes de 458 000 $ imposées au Conseil du statut de la femme. « Les libéraux mettent un frein à la recherche sur d’importants enjeux féminins en obligeant le Conseil du statut de la femme à fermer tous ses bureaux régionaux et à mettre à pied une partie de son personnel. Ce gouvernement se moque complètement des effets de ses compressions sur les femmes. Le sort qu’il leur réserve est inacceptable, et je suis polie », conclut-elle.

À propos

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe plus 34 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. La CSN est pour sa part composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Selon la CSN, la haute direction et le conseil d’administration doivent plus que jamais démissionner

À la suite d’une nouvelle attaque en règle contre Radio-Canada et ses artisans, de la bouche même de Stephen Harper, la Confédération des syndicats nationaux, la Fédération nationale des communications-CSN et le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN) réitèrent plus que jamais leur demande de démission à l’endroit de la haute direction de Radio-Canada et de son conseil d’administration.

« Pour nous, il est clair depuis longtemps que la haute direction de Radio-Canada suit un agenda politique commandé par le gouvernement Harper et appuyée par un conseil d’administration qui rassemble dix contributeurs au Parti conservateur sur douze administrateurs. À la suite des récents propos attaquant les artisans de Radio-Canada, nous savions déjà que la haute direction allait une nouvelle fois garder le silence alors que les mandats qui leur sont confiés consistent à veiller au bon fonctionnement, au développement et à la préservation d’un service public essentiel appartenant à la collectivité. S’ils ne veulent pas faire le travail pour lequel ils sont payés, qu’ils démissionnent », de réclamer Jacques Létourneau, président de la CSN.

« Que cette attaque survienne au lendemain d’un grand spectacle en appui à Radio-Canada qui a rassemblé 2000 personnes et de la diffusion d’une vidéo regroupant 125 artistes qui se portent également à la défense de notre producteur et de notre diffuseur public en dit long sur le plan du gouvernement de Stephen Harper. Les propos du Premier ministre démontrent une fois de plus qu’il voudrait bien faire taire les voix dissidentes qui documentent sérieusement, preuves à l’appui, que plusieurs des politiques conservatrices vont à l’encontre de l’intérêt public. Les conservateurs s’attaquent ainsi à la liberté journalistique, à la diversité des voix et à l’indépendance que les artisans de Radio-Canada défendent. Nous savons toutefois que la population canadienne est attachée à cet outil indispensable en démocratie qui contribue à la richesse culturelle de centaines de communautés, qui nous renseigne, nous éclaire et nous divertit », de souligner Pascale St-Onge, secrétaire générale de la FNC-CSN.

Dans le cadre d’une entrevue diffusée hier sur les ondes du FM93 de Québec, Stephen Harper a précisé qu’il comprenait très bien qu’il y a beaucoup de gens à Radio-Canada qui détestent les valeurs défendues par son parti. « Les employé-es de Radio-Canada sont au service du public et les politiques internes leur interdisent de faire la promotion d’opinions politiques dans l’exercice de leur travail, quelles qu’elles soient. Au lieu d’attaquer Radio-Canada et ses artisans, le Premier ministre devrait plutôt écouter la population qui s’est mobilisée en grand nombre contre les compressions budgétaires lors des manifestations du 16 novembre dernier, où 25 000 personnes ont marché dans les rues de Montréal, et lors des nombreux spectacles d’appui en région et, dimanche dernier, à Montréal.En cette période particulièrement éprouvante, où les compressions et les suppressions d’emplois se multiplient, la haute direction et le conseil d’administration devraient soutenir les employé-es et défendre l’institution dont ils sont responsables, ce qu’ils ne font plus depuis trop longtemps », de déplorer Isabelle Montpetit, présidente du SCRC (FNC-CSN).

Rappelons que le 4 novembre dernier, les quatre syndicats du réseau français de Radio-Canada/CBC ont réclamé la démission de sa haute direction et de tout le conseil d’administration du diffuseur public.

À propos

Le Syndicat des communications de Radio-Canada représente 1600 membres au Québec et à Moncton. Il est affilié à la Fédération nationale des communications-CSN, qui regroupe 7000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

UQAM : la communauté universitaire dit Non aux compressions annoncées

Des centaines de professeur-es, de chargé-es de cours, d’employé-es et d’étudiant-es de l’Université du Québec à Montréal ont manifesté sur la place Pasteur ce midi afin de dénoncer le plan de l’administration qui prévoit une compression massive de l’offre des cours et des coupes aux conditions de travail du personnel de l’université.

Les manifestants ont démontré leur détermination de résister à cette attaque brutale en brûlant des copies du « Plan d’atteinte de l’équilibre budgétaire 2015-2018 de l’UQAM. »

Ce plan, présenté par la direction aux syndicats de l’UQAM en janvier, contient entre autres une coupe de salaire de 2 % et l’abolition de 150 cours et de 65 dégrèvements afin de compenser un prétendu manque à gagner de 20 M$ en 2015-2016.

Or, les syndicats des professeurs et professeures (SPUQ-CSN) et des chargées et chargés de cours de l’UQAM (SCCUQ-CSN), qui ont convoqué la manifestation d’aujourd’hui, contestent la lecture de la situation financière effectuée par la direction.

« Depuis plusieurs années, l’UQAM transfère dans le fonds destiné aux immobilisations des montants importants en provenance du Fonds de fonctionnement », a dénoncé la présidente du SPUQ, Michèle Nevert.

Lors d’un conseil syndical, la semaine dernière, les membres du SPUQ ont rejeté les hypothèses de compressions et se sont unanimement opposés aux choix budgétaires qui « privilégient systématiquement les projets immobiliers au détriment du soutien et du développement des ressources académiques » selon les professeurs experts qui ont analysé les budgets de l’UQAM. Dans une autre résolution, le corps professoral a affirmé ne plus faire confiance au recteur Robert Proulx pour sa direction de l’UQAM.

Pour le Syndicat des chargées et chargés de cours, l’augmentation récente de la population étudiante fait en sorte que les cours sont déjà engorgés. Ce plan rendrait la situation insupportable.

« Nos membres ont unanimement dit non en assemblée générale aux coupes dans les conditions de travail et particulièrement dans l’offre de cours à UQAM, s’est exprimé la présidente du SCCUQ, Marie Blais. L’impact sur nos membres et les étudiantes et étudiants est déjà clair : un manque à gagner et une augmentation de la taille des groupes. C’est certain que la qualité de l’éducation en souffrira directement. »

Des représentants du Syndicat des employées et des employés de l’UQAM (SEUQAM), le Syndicat des étudiant-e-s employé-e-s de l’UQAM (SÉTUE) et des associations étudiantes étaient aussi présents à la manifestation devant le campus administratif de l’Université.

Les centrales syndicales exigent de réelles actions concertées pour favoriser la relance

Au sortir des consultations prébudgétaires menées par le gouvernement de Philippe Couillard, la CSD, la CSN, la CSQ et la FTQ exigent que le gouvernement entreprenne des actions concrètes et concertées afin d’assurer la relance économique de la province. Alors qu’il sabote les forums de développement dans les régions, le gouvernement ne peut se contenter de quelques annonces cosmétiques.

Les quatre centrales syndicales du Québec demandent au gouvernement libéral de lancer un vaste dialogue avec les différents acteurs de la société, notamment les organisations syndicales, patronales, féministes, communautaires et environnementales, afin de proposer des changements constructifs pour assurer un développement économique durable.

En plus de permettre d’échanger sur les initiatives prometteuses en termes de création d’emplois, ce grand rendez-vous serait aussi l’occasion de discuter d’une vision commune de la gouvernance locale du développement. La stratégie du gouvernement ne peut s’échafauder uniquement sur un plan d’investissement dans les infrastructures, mais doit également maintenir et bonifier le financement des organismes de développement économique local et régional.

D’autre part, le gouvernement doit reconnaître l’apport des services publics au développement économique de l’ensemble du territoire. En plus de participer à la vitalité des milieux, les services publics sont essentiels pour appuyer l’activité économique. Un financement équitable et progressif des missions de l’État contribue au développement tant social qu‘économique.

Alors que le gouvernement Couillard adopte des mesures d’austérité pour l’atteinte du déficit zéro et le remboursement de la dette, il semble oublier les raisons pour lesquelles les Québécoises et les Québécois l’ont récemment élu : stimuler la croissance économique et la création d’emplois de qualité. Pour la CSD, la CSN, la CSQ et la FTQ, le gouvernement a l’obligation d’agir pour retrouver le chemin de la croissance économique durable et la mise sur pied d’un vaste dialogue social, tant sur une base nationale que régionale, est le premier pas à franchir pour y arriver.

Les sylviculteurs veulent en finir avec des conditions de travail d’un autre siècle

Huit sections locales du Syndicat national de la sylviculture (SNS-CSN) amorcent une négociation coordonnée de leurs conventions collectives afin d’améliorer leurs conditions de travail toujours dignes d’un autre siècle à plusieurs égards.

« Il est temps que nos employeurs traitent les sylviculteurs de façon équitable avec les autres travailleurs de l’industrie forestière. Si la forêt n’est pas régénérée par les sylviculteurs, c’est l’ensemble de la filière qui va manquer de bois. Nous sommes au cœur de la forêt », lance René Martel, président du SNS-CSN, un syndicat présent au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie, en Mauricie, au Saguenay, sur la Côte-Nord.

Le SNS réclame donc une hausse de la rémunération des sylviculteurs de façon à permettre un réel enrichissement. Les demandes portent aussi sur des primes pour l’achat de l’équipement nécessaire aux travaux et un meilleur dédommagement pour les équipements de sécurité des sylviculteurs. Les sylviculteurs réclament également l’accès à un réseau WiFi sur les chantiers de même que la garantie d’un nombre minimal de semaines de travail par année. « La sylviculture est un travail difficile à cause du climat, des longs trajets pour se rendre au travail, des moustiques et des risques de blessures. Il faut absolument que les conventions collectives soient améliorées si on veut que ce métier continue d’attirer les jeunes du Québec », soutient Alain Lampron, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN).

Instabilité des conditions de travail

Le SNS dénonce par ailleurs le fait que certains employeurs font pression à la baisse sur les conditions de travail des sylvicultrices et sylviculteurs afin de soumissionner à plus bas prix sur les contrats sylvicoles distribués par Rexforêt pour le compte du gouvernement.

« Le ministre Laurent Lessard doit agir rapidement pour que les sylviculteurs puissent compter sur des conditions de travail décentes et stables à l’avenir. Assurer un budget global aux travaux sylvicoles n’est pas suffisant pour que les employeurs paient leurs employé-es convenablement », ajoute Alain Lampron, qui rappelle que le récent rapport de la fonctionnaire Paule Têtu recommandait justement de trouver des moyens d’imposer aux entrepreneurs des attentes relatives aux conditions de travail des sylviculteurs.

« Nos conditions de travail doivent maintenant être améliorées. Il n’est pas question de reculer », insiste René Martel, qui ajoute que le regroupement de huit sections vise à mieux faire entendre la voix de tous les sylviculteurs.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le SNS-CSN compte onze sections locales situées dans les régions forestières du Québec dont huit sont présentement en négociation. Il compte quelque 400 membres. Le Syndicat national de la sylviculture est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN), qui rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec.

Une grande manifestation d’amour

Aujourd’hui, la population témoigne de nouveau son attachement à Radio-Canada/CBC en participant au spectacle Tous en « cœur » pour Radio-Canada, qui a lieu au Métropolis. Le spectacle qui rassemble plus d’une trentaine d’artistes de renom et plusieurs personnalités politiques est une initiative de la campagne Tous amis de Radio-Canada. Il a été organisé par des employé-es et des Amis de Radio-Canada.

Pour Pierre Maisonneuve, porte-parole de Tous amis de Radio-Canada, « ce nouveau témoignage d’amour envers notre producteur et notre diffuseur public nous démontre que la population est véritablement attachée à Radio-Canada. En ce sens, et avec elle, nous allons poursuivre tous nos efforts afin de contrer le démantèlement de ce service public essentiel à la population vivant partout au pays ».

« Je suis impressionnée de voir tous ces gens réunis sur scène afin de démontrer leur gratitude envers Radio-Canada qui a toujours fait la promotion de notre culture et des artistes qui y contribuent tous les jours. De ma position privilégiée sur scène, j’ai une vue incroyable sur tout ce beau monde qui appuie Radio-Canada. C’est réconfortant de voir tout cet amour au rendez-vous », de souligner Pénélope McQuade, qui coanime le spectacle avec Philippe Fehmiu.

Pour Jacques Létourneau, président de la CSN et responsable politique de la campagne Tous amis de Radio-Canada, « les prochains mois seront cruciaux pour l’avenir de Radio-Canada. Des élections fédérales se tiendront fort probablement à l’automne et nous devons obtenir l’assurance que le prochain gouvernement se porte fermement à la défense de notre service public. Nous avons déjà un engagement de Thomas Mulcair, le chef du Nouveau Parti démocratique, et nous sommes impatients d’entendre les engagements des autres partis en ce sens ».

« Je n’aurais pas pu ne pas être là. Radio-Canada fait partie de ma vie depuis ma tendre enfance. Mon père était marionnettiste dans l’émission Pépinot et Capucine. J’ai eu mon premier contrat à Radio-Canada à l’âge de sept ans, en 1958. Depuis ce temps, il n’y a pas une année où Radio-Canada n’a pas fait partie de ma vie. C’est ma famille et c’est une part énorme de ma culture », de déclarer Michel Rivard qui participe à l’événement.

« De tout cœur, je désire remercier tous les artistes qui ont accepté notre invitation et, particulièrement, les artisans de Radio-Canada qui ont travaillé ensemble afin de faire de ce grand événement un succès. Malgré tous les défis importants auxquels nous faisons face et toutes les difficultés que nous vivons chaque jour dans notre travail, les membres de différents syndicats se sont unis afin de célébrer notre producteur et notre diffuseur public avec la population », de préciser Isabelle Montpetit, présidente du Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN).

« Je suis ici pour la même raison que je me suis présenté à la manifestation du 16 novembre dernier. Radio-Canada est essentielle à la culture québécoise. C’est un outil qu’on se donne collectivement. Au Québec, on n’a pas la même appréciation de Radio-Canada qu’ailleurs au Canada. Toutes ces compressions, qui ne datent pas d’aujourd’hui, c’est une manière de nous faire taire un peu. C’est pour ça que je me devais d’être là », de conclure Paul Piché, qui participe également au spectacle.

La campagne Tous amis de Radio-Canada a été lancée afin de défendre l’intégralité de notre seul producteur et diffuseur public national. Elle est organisée par le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN) de concert avec la Confédération des syndicats nationaux et la Fédération nationale des communications-CSN.

Marchander en secret le droit à la santé, un scandale ! dénonce le RQIC

Aujourd’hui se termine, à Genève, la dixième ronde de négociations d’un Accord sur le commerce des services (ACS), mieux connu par son acronyme anglais de TISA -Trade in Services Agreement-.

Par voie de communiqué, le Réseau québécois sur l’intégration continentale (RQIC) dénonce le secret qui enveloppe les pourparlers et lance une sérieuse alerte sur le danger de l’ouverture des services de santé à la marchandisation internationale, telle que le propose l’ACS, d’autant plus si elle se conjuguait aux actuelles mesures d’austérité du gouvernement Couillard.

Un document coulé la semaine dernière par l’Associated Whistle-Blowing Press, intitulé « Document de réflexion sur les services de soins de santé dans le cadre des négociations sur l’ACS », révèle que les négociateurs des 50 pays impliqués dans l’ACS, dont le Canada, envisagent des réformes de grande ampleur pour les systèmes de santé publics nationaux et qu’ils font la promotion de la délocalisation, dont le tourisme médical, et favorisent la privatisation des services de soins de santé.

« Il est tout à fait scandaleux que le démantèlement des réseaux publics de la santé se discute au niveau international, derrière des portes closes, et que ce soit toujours par des fuites que l’on apprenne ce que les gouvernements négocient en notre nom », s’indigne Pierre-Yves Serinet, coordonnateur du RQIC. «C’est là où l’on voit combien l’imbrication des traités internationaux constitue une véritable architecture anti-démocratique qui menace des pans entiers de nos sociétés et la souveraineté de nos décisions collectives », ajoute-t-il.

On peut lire dans le document en discussion qu’il existe « un incroyable potentiel inexploité en matière de mondialisation des services de soins de santé [du fait que] les services de soins de santé sont financés et fournis par l’État ou par des associations d’aide sociale, et qu’ils ne présentent, pour ainsi dire, aucun intérêt pour les concurrents étrangers, étant donné le manque d’opportunités pour développer des activités axées sur le marché ».

Le document explique ensuite que le commerce des services de santé peut créer de nouvelles occasions d’affaires et présenter de nombreux avantages pour les partenaires commerciaux et générer des bénéfices pour les entreprises qui y investiraient. Selon les analyses de l’Internationale des Services publics (ISP) des données tirées de l’Organisation mondiale de la santé, les profits potentiels, pour les grandes entreprises, d’une privatisation des services de santé sont effectivement énormes, évalués à plus de 6 billions de dollars US dans les 50 pays actuellement impliqués, soit 6 000 milliards $. Mais ce qui pourrait profiter aux multinationales de la santé et aux grandes compagnies d’assurance, plusieurs regroupées au sein de grands groupes de pression, conduirait en fait à une augmentation des dépenses pour les États.

Dans son analyse, l’experte australienne en commerce des services, Jane Kelsey, avance que les ressources seront aspirées hors du système de santé national, alors que «le désinvestissement sert d’argument pour justifier le traitement médical outre-mer, poussant les problèmes de système dans un cercle vicieux ». Elle ajoute que les réformes proposées accroîtraient les pressions vers un système de santé à plusieurs vitesses et la possible mise sur pied de « comptes de santé individuels ou de voucher de santé » qui «placeraient les patients et les gouvernements dans l’incertitude et, de retour au pays, face à des coûts additionnels pour les suivis médicaux ».

« La santé est un droit humain, qui n’est pas à vendre ni ne peut être soumis aux règles du marché. Le système de santé a pour mission de garder les familles en sécurité et en santé, et ne doit pas viser à générer des profits pour les grandes entreprises », a affirmé Rosa Pavanelli, secrétaire générale de l’Internationale des Services publics (ISP).

Le RQIC abonde dans le même sens. « Ce qui est le plus alarmant, dans ce tissage et métissage des mesures d’austérité et des accords de libre-échange, c’est que des traités comme l’ACS ou celui entre le Canada et l’Union européenne (AÉCG) ne permettent pas de ramener un service privatisée dans le domaine public si celle-ci s’est avérée inefficace et ne sert pas l’intérêt public», s’inquiète M. Serinet. « Ces accords comportent aussi des clauses qui restreignent la capacité des États de légiférer en matière de protection des travailleuses et travailleurs, des consommateurs, des petites entreprises et de l’environnement, sous prétexte de ne pas entraver la logique du libre marché. Il est plus que temps que se tienne un débat public large et informé sur ces enjeux », conclut le porte-parole du RQIC.

La CSN, le choix de milliers de professionnel-les en soins

Les professionnel-les en soins du CSSS de la Vallée-de-la-Batiscan ont confirmé leur attachement à la CSN en lien avec la dernière période de changement d’allégeance syndicale. Elles ont ainsi fait le même choix que des milliers d’autres professionnel-les en soins qui demeurent au sein de l’organisation la plus représentative en santé et en service sociaux, la CSN.

Les 120 professionnel-les en soins du CSSS de la Vallée-de-la-Batiscan devaient choisir leur organisation syndicale lors de la dernière période de changement d’allégeance syndicale, qui s’est déroulée du 4 juillet au 4 août dernier. Suite à un vote, sous la supervision de la Commission des relations de travail, les professionnels-les en soins ont choisi de demeurer au sein de la CSN. Rappelons que la CSN, qui fait partie du Front commun dans le cadre des négociations du secteur public, est l’organisation syndicale qui est la plus représentative dans le secteur de la santé et des services sociaux.

« Alors que débute les négociations du secteur public et que la mobilisation s’intensifie pour dénoncer les mesures d’austérité, les professionnel-les en soins du CSSS de la Vallée-de-la-Batiscan ont fait le choix de la solidarité. C’est en misant sur les alliances les plus larges possible que nous parviendrons à faire avancer les conditions de travail de l’ensemble du personnel du réseau de la santé et des services sociaux », explique Nadine Lambert, infirmière et vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

Contrairement à ce qu’avait prétendu la FIQ à l’issue de la dernière période de changement d’allégeance syndicale, les professionnel-les en soins de ce CSSS ont décidé de demeurer à la CSN, comme c’est le cas aussi de celles de La Tuque.

Avec plus de 170 000 membres œuvrant dans les réseaux de la santé, des services sociaux et de l’éducation, ainsi que dans les organismes gouvernementaux, la CSN est la centrale la plus représentative du secteur public québécois.

À propos de la CSN

La CSN compte plus de 110 000 membres dans le réseau public de la santé et des services sociaux, ce qui en fait la plus grande organisation syndicale dans le secteur. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

L’expertise en développement économique en danger

Tout comme les autres régions, Montréal se voit imposer par le gouvernement du Québec une coupe majeure dans le soutien à son développement économique. Malgré cette contrainte importante, la métropole du Québec aurait tout intérêt à conserver le maximum d’experts déjà en place, notamment dans les CDEC, qui ont une connaissance approfondie du territoire et de ses entreprises.

« Plusieurs municipalités, dont Laval, ont choisi de conserver les organisations et les experts en développement qui étaient en place pour appuyer leur développement économique local. Montréal devrait s’en inspirer plutôt que de repartir de zéro. Tout comme dans les régions du Québec, plusieurs quartiers de Montréal ont cruellement besoin de leur organisme de développement économique communautaire », estime Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN et présidente de la Corporation de développement économique communautaire (CDEC) Centre-Sud/ Plateau Mont-Royal.

Pour le moment, Montréal a annoncé un redécoupage territorial pour réduire de 18 à 6 le nombre d’organisations locales de développement, mais n’a pas encore confirmé quel sera le point d’ancrage de ces organisations à but non lucratif. On ne sait encore rien non plus du nombre d’experts qui pourront œuvrer dans ces points de service pour l’ensemble des arrondissements de Montréal. Si le pacte fiscal est appliqué tel quel, cela signifierait la perte de plus de 50 % de près de 200 spécialistes du développement.

Ce pacte fiscal est cependant transitoire pour une année et fait passer le financement provincial au développement économique local de Montréal de 13 M$ à 7,5 M$. « La Ville pourrait faire plus pour son développement. En injectant 5 M$, il y aurait facilement moyen de conserver l’expertise», insiste Lucie Dufour, secrétaire générale de la Fédération des professionnèles (FP-CSN), qui représente six syndicats de CDEC. Dans un an, il serait même possible de revoir le pacte fiscal et de négocier pour récupérer certaines sommes de Québec.

Ma CDEC, j’y tiens

Conserver des CDEC en place comme point de service peut se justifier pleinement en se basant sur des critères objectifs d’efficacité des structures, d’atteintes des cibles, de complémentarité des services comme ceux reliés à l’employabilité et d’enracinement dans la communauté. « Si on ne se fie pas à des critères objectifs et qu’on repart à zéro, le développement économique de Montréal et le lien avec les communautés en souffriront pendant des années, et ça, on ne peut pas se le permettre, surtout dans le contexte actuel», estime Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain CSN. Cette dernière insiste aussi sur l’importance de l’approche de développement économique communautaire propre aux CDEC. Cette vision risque d’ailleurs de se perdre dans les nouvelles structures ébauchées par la Ville si aucun lien avec les CDEC n’est conservé. La gouvernance prévue par la Ville pour ses six nouveaux organismes est en effet presque complètement entre les mains du milieu des affaires.

Les conseils d’administration actuels des CDEC, composés de représentants de divers milieux – d’affaires, communautaire, syndical, institutionnel et de la population – sont représentatifs de leur communauté. C’est cet ancrage local qui permet une participation réelle de la communauté aux orientations, aux actions et aux projets de développement des CDEC, dont certaines existent depuis 30 ans.

85 % de réussite

Plusieurs projets montréalais ont bénéficié au fil des années des conseils de leur CDEC pour démarrer ou croître. Le cinéma Beaubien, le Petit Medley, le Plaza St-Hubert, le développement du canal de Lachine, la revitalisation de la rue Notre-Dame Ouest, la Tohu, Ateliers créatifs de Montréal, Crudessence et plusieurs autres ont bénéficié des conseils et du soutien de leur CDEC locale.

Les entreprises accompagnées ont d’ailleurs un taux de survie après 5 ans de 85 % contre seulement 35 % pour celles qui n’ont pas de soutien. En 2013-2014 seulement, les CDEC de Montréal ont contribué à la création de 498 entreprises et offert un soutien technique à 3388 d’entre elles. Un investissement de 3,7 M$ des CDEC a généré 29 M$ dans le développement de Montréal. Pour cette période, près de 10 000 emplois ont été créés ou maintenus.

Lors de l’évènement Je vois mtl de l’automne dernier, les CDEC avaient d’ailleurs obtenu des félicitations. Denis Coderre y avait d’ailleurs confirmé son intention de collaborer avec les CDEC et les CLD pour le développement économique local. C’est maintenant le temps d’agir.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs.

La Fédération des professionnèles (FP) compte parmi ses membres des personnes occupant un des plus larges éventails de disciplines et professions. Les syndicats qu’elle regroupe représentent plus de 8000 professionnèles, techniciennes et techniciens oeuvrant dans différents secteurs d’activité, dont les CDEC et les CLD.

La CSN dépose son recours contre la loi 15

Dans la foulée de la décision récente de la Cour suprême qui rend constitutionnel le droit de faire la grève, la CSN a déposé devant la Cour supérieure un recours contre la loi 15 sur les régimes de retraite des employé-es municipaux pour contester constitutionnellement l’entrave à leur droit d’association.

Les démarches de la CSN portent fruit

La CSN n’a pas hésité à se rendre devant le plus haut tribunal du pays afin de faire reconnaître le caractère constitutionnel de ce droit. La CSN était d’ailleurs la seule intervenante parmi les centrales syndicales à effectuer des représentations dans ce sens. Elle est tout aussi déterminée dans son recours d’aujourd’hui et se montre très confiante, avec cette récente victoire, d’obtenir le droit à un véritable processus de négociation pour la restructuration des régimes de retraite des employé-es municipaux.

Un cas concret

« Un salarié de 55 ans participant actif du Syndicat des employés d’entretien de la Société de transport de la Rive-Sud et admissible à la retraite dès le mois de juin pourrait perdre avec la nouvelle loi jusqu’à 4160 $ par année jusqu’à l’âge de 65 ans, soit pendant 10 ans. Par la suite, ses pertes s’élèveraient à 3510 $ par année jusqu’à la fin de sa vie. Considérant son espérance de vie à 85 ans, cela représenterait 111 800 $ de perte au total », souligne Denis Marcoux, le président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN).

« Ces données constituent l’exemple par excellence que la loi 15 représente une baisse radicale des conditions de travail imposée sans permettre le droit de grève », rappelle le président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), Denis Marcoux. C’est scandaleux, surtout quand on sait que le ministre avait exagéré le déficit de 1,3 milliard. »

« Un véritable processus de négociation constitue la meilleure voie pour en arriver à établir les paramètres qui assureront la pérennité des régimes de retraite. Or, la loi 15 nie complètement ce droit à la négociation. Par son adoption, le gouvernement libéral a affiché son plus grand mépris des droits fondamentaux contenus dans la Charte des droits et libertés. Comme nous l’avons fait pour la reconnaissance du droit de grève, nous nous battrons jusqu’au bout afin qu’elle soit invalidée pour cause d’inconstitutionnalité », conclut la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque.

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Le collectif Refusons l’austérité intensifie la mobilisation

Le grand rassemblement citoyen organisé par le collectif Refusons l’austérité, qui s’est tenu aujourd’hui au Centre des congrès de Québec et a été suivi d’une manifestation devant l’Assemblée nationale, a donné lieu à l’élaboration d’un plan d’action et de mobilisation qui s’accentuera au cours des prochaines semaines.

« Les impacts des coupes budgétaires dans les programmes et les services publics sont concrets, soutiennent les organisations membres du collectif. Le gouvernement vient de mettre en place un mécanisme de démantèlement du réseau public de santé qui risque grandement d’en réduire l’accessibilité et d’élargir la privatisation. Il a augmenté les tarifs pour les services de garde à la petite enfance en instaurant le principe d’utilisateur-payeur. Il impose des compressions aux universités, réduit l’aide sociale, affaiblit les régions, coupe l’aide aux devoirs. Et ce ne sont là que quelques exemples de ce qu’il fait subir à la population. »

Pas de relâche pour protester

Depuis le début de l’année, les groupes membres du collectif ont multiplié les actions pour s’opposer aux politiques imposées par les libéraux. Visites de député-es et de ministres, occupation de leurs bureaux, grande mobilisation contre les hausses de tarifs dans les centres de la petite enfance (CPE), vigile du 6 février contre le bâillon du projet de loi no 10 (loi modifiant l’organisation et la gouvernance du réseau de la santé et des services sociaux), mobilisations régionales diverses, et ce, sans compter les diverses actions de l’automne dernier, dont la grande manifestation du 29 novembre 2014.

« Nous sommes unanimes : il faut faire reculer le gouvernement avant qu’il n’ait complètement détruit le modèle québécois. La seule façon d’y parvenir est de maintenir la cadence dans nos opérations de mobilisation et de visibilité, enchaînent les porte-parole du collectif. La Journée internationale des femmes, le dépôt du budget, la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs, seront autant d’occasions pour tous les citoyens et les citoyennes de signaler au gouvernement leur rejet des politiques d’iniquité, d’injustice et d’appauvrissement qu’il est en train d’instaurer en faisant reculer le Québec de 50 ans. »

D’autres solutions

Les groupes membres du collectif ont également étoffé leurs solutions pour assurer le développement économique durable du Québec et mettre en place les fondements d’une société plus juste. « Nous l’avons dit plusieurs fois, le gouvernement pourrait par exemple décider de repousser le versement au Fonds des générations, une mesure sans aucun coût qui permettrait de dégager un surplus de 227 millions de dollars », soulignent-ils. Ils ajoutent : « À l’heure où un scandale comme celui de la HSBC fait les manchettes, on est à même de réaliser à quel point il faut développer des moyens de lutter efficacement contre les paradis fiscaux. La révision de notre régime fiscal, qui passerait notamment par une refonte des avantages fiscaux favorisant les plus riches, une plus grande progressivité de l’impôt des particuliers et une imposition plus juste des grandes entreprises et des banques seraient aussi beaucoup plus porteuses que les attaques envers la classe moyenne, les travailleurs, les femmes et les personnes défavorisées auxquelles se livrent les libéraux », concluent-ils.

Les impacts négatifs sont multiples

Le Conseil du statut de la femme verra son budget diminué de 460 000 $ dès l’année prochaine et fermera tous ses bureaux en région, apprenait-on hier. « Il est purement désolant que le gouvernement s’en prenne encore une fois à cet organisme essentiel à la défense des droits des femmes », dénonce la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève.

En agissant de la sorte, les libéraux témoignent d’une indifférence complète envers les femmes. Pire, ils continuent à les viser spécifiquement avec leurs politiques d’austérité. « Les exemples d’attaques envers les femmes ne se comptent plus, ajoute Véronique De Sève. Quand on diminue le filet social, par exemple en augmentant les tarifs des services de garde, ce sont les femmes qui en payent directement le prix. Quand on coupe en santé, en éducation, dans les services publics en général, elles sont très nombreuses à perdre leur emploi puisque ces secteurs embauchent près de deux fois plus de femmes que d’hommes », déplore la vice-présidente de la CSN.

Le gouvernement libéral envoie de plus un autre message aux régions par cette amputation budgétaire au Conseil du statut de la femme. « Les quatre bureaux de Saguenay, Rouyn Noranda, Montréal et l’unité régionale de Québec seront fermés. Ce que le gouvernement libéral est en train de faire subir aux régions en termes de destruction de programmes et de services est réellement inquiétant », poursuit-elle.

Le Conseil du statut de la femme devra mettre à pied le quart de son personnel pour faire face à ces restrictions budgétaires. « Les libéraux sapent le modèle et l’économie du Québec. Les gens perdent des emplois bien rémunérés et sont pris ensuite pour en accepter d’autres beaucoup moins intéressants et se serrer la ceinture. Dans ce cas-ci, on parle d’emplois qui permettaient de faire avancer la recherche sur des enjeux importants qui concernent les femmes », enchaîne Véronique De Sève. Le Conseil du statut de la femme rappelle le gouvernement à l’ordre pour qu’il respecte le principe d’égalité entre les hommes et les femmes dans ses lois, ses politiques et ses programmes. Les libéraux cherchent à se soustraire à ces analyses. C’est indécent », conclut Véronique De Sève.

La CSN interpelle la population

Malgré l’adoption sous bâillon du projet de loi 10 vendredi, plusieurs centaines de militantes et de militants de la CSN, provenant des quatre fédérations du secteur public, ont été à la rencontre de la population pour expliquer les conséquences que ce projet de loi et les compressions budgétaires auront sur leur vie. Cette mobilisation démontre une fois de plus la grogne populaire envers le démantèlement du réseau public de santé et de services sociaux. Ils en ont profité pour déposer une pétition recueillant plus de 23 000 signatures et demandant la tenue de réelles consultations sur l’avenir du réseau public de santé et de services sociaux.

Non au démantèlement du réseau de santé et de services sociaux !

Des centaines de militantes et militants de la CSN ont dit non au démantèlement du réseau de santé et de services sociaux. Ils se sont opposés à l’adoption sous bâillon du projet de loi 10 en manifestant aujourd’hui dans plusieurs endroits de la ville de Québec. Les 4 fédérations représentant du personnel du secteur public, aussi bien dans le secteur de la santé et des services sociaux que dans celui de l’éducation, ont participé à cette action. Ils ont profité de l’occasion pour déposer une pétition recueillant plus de 23 000 signatures et demandant le retrait de ce projet de loi et la tenue de réelles consultations sur l’avenir du réseau public de santé et de services sociaux. Cette pétition, hébergée sur le site de l’Assemblée nationale, est une autre démonstration de la grogne populaire contre les mesures d’austérité.

« Nous avons dénoncé haut et fort l’adoption du projet de loi 10 sous le bâillon. Pour nous, la bataille n’est pas terminée ! Nous continuons d’interpeller la population et de nous mobiliser pour préserver notre réseau public de santé et de services sociaux. Ce projet de loi est une réelle menace. Le gouvernement doit lancer rapidement de réelles consultations sur l’avenir du réseau public de santé et de services sociaux. La population mérite de se faire entendre ! », lance Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

Plusieurs risques pour la population

En allant à la rencontre de la population, les militants ont pu expliquer les risques que ce projet de loi et les compressions budgétaires ont pour les services qu’ils reçoivent et pour l’avenir du réseau public.

« La population ne veut pas voir diminuée l’accessibilité aux services de santé. Elle ne veut pas devoir se présenter à l’hôpital pour le moindre problème de santé. Elle ne veut pas voir atteints les services sociaux auxquels elle tient. Elle ne veut surtout pas que la qualité des services diminue. C’est aussi bien à titre de citoyen et citoyenne qu’à titre de défenseur des services publics que nous interpellons la population », poursuivent Caroline Senneville, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants (FNEEQ-CSN) et Denis Marcoux, président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN).

« Les travailleuses et les travailleurs en ont assez des réformes. Pourquoi ne pas prendre en compte leur expertise pour une fois ? Pourquoi ne pas leur donner les moyens de s’occuper des besoins des usagères et des usagers plutôt que de complexifier l’administration ? Lorsque l’on s’attaque à notre démocratie et à nos services publics de cette façon, nous avons le devoir de résister ! » de conclure Michel Tremblay, président de la Fédération des professionnèles (FP-CSN).

À propos de la CSN

La CSN compte plus de 110 000 membres dans le réseau public de la santé et des services sociaux, ce qui en fait la plus grande organisation syndicale dans le secteur. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.