Le gouvernement Couillard prépare l’opinion publique

Les libéraux de Philippe Couillard utilisent la même stratégie que tous les gouvernements qui les ont précédés depuis deux décennies pour façonner l’opinion publique sur la question des finances publiques. Hier, le ministre des Finances, Carlos Leitao, appelait les Québécois à s’ajuster à la « nouvelle réalité », à vivre selon « leurs moyens » et à ne plus évoluer « dans un monde rose ».

« C’est toujours la même cassette. Dans les faits, les services publics et les employé-es sont sous pression depuis plus de 20 ans au Québec », rappelle Jacques Létourneau, président de la CSN. En effet, rappelons-nous les sacrifices provoqués par l’atteinte du déficit zéro sous Lucien Bouchard, la « réingénierie » de Jean Charest, les départs massifs à la retraite et les fermetures d’hôpitaux de soins de courte durée.

« La CSN reconnaît l’état dans lequel sont les finances publiques. Cependant, la réalité, c’est qu’il y a de l’argent, il y a des moyens, mais que le gouvernement choisit de renoncer à ses sources de revenus. Pensez, par exemple, au taux d’imposition anémique des entreprises, à leurs subventions et aux paradis fiscaux », martèle Jacques Létourneau.

Les libéraux vont rapidement comprendre que les Québécoises et les Québécois voient rouge lorsqu’on s’attaque à leurs services publics durement acquis. Et la CSN fera écho à leur mécontentement.

À propos Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2 000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Pourquoi le ministre Barrette fait-il volte-face?

Alors que le bureau du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, a clairement indiqué dans La Pressedu 26 août qu’il mettait fin au PPP avec la clinique privée Rockland MD, pourquoi le ministre change-t-il soudainement de cap ? La CSN déplore le renouvellement de cette entente jusqu’en octobre prochain.

« Quelles raisons ont conduit le ministre à faire volte-face ? Encore hier, il était d’avis que le système public pouvait répondre aux besoins immédiatement. Aujourd’hui, le ministre veut se donner du temps. Ce n’est pas crédible, ça sent l’improvisation totale », de marteler Jean Lacharité, vice-président de la CSN. La confédération, qui milite depuis des années pour l’abolition de cette entente en PPP, réitère sa demande de mettre un terme immédiatement à ce contrat. « En recourant au privé pour mener des chirurgies que l’on pourrait réaliser dans le giron public, on perd collectivement notre expertise et notre droit de regard sur la manière dont les services sont offerts. »

Rappelons que l’entente permet à l’hôpital du Sacré-Coeur de louer des salles de chirurgie et du personnel de la clinique privée Rockland MD à Mont-Royal.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Sortie de Force jeunesse sur le projet de loi 3 : les jeunes de la FTQ et de la CSN remettent les pendules à l’heure

Réagissant aux propos du porte-parole de Force jeunesse, Eloi Lafontaine Beaumier, rapportés dans La Presse ce matin, les comités des jeunes de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) tiennent à rectifier certains faits.

D’emblée, ils rappellent, que contrairement à ce que laisse supposer l’article paru ce matin, personne chez Force jeunesse n’a tenté de les joindre pour avoir des précisions sur leurs positions concernant le projet de loi 3 alors que, le cas échéant, ces derniers se seraient fait un plaisir de répondre.

Les porte-parole des comités jeunes de la FTQ et la CSN rappellent d’ailleurs que plusieurs dossiers ont été menés en collaboration avec Force jeunesse, en particulier celui des clauses « orphelins », dont les régimes de retraite à deux vitesses, dans lequel les comités jeunes des centrales et Force jeunesse avaient présenté un mémoire conjoint. C’est d’ailleurs grâce à ce travail de concertation et de collaboration que le dossier a réussi à être relancé sur la place publique.

Les jeunes de la FTQ et de la CSN tiennent aussi à souligner la convergence de plusieurs revendications, notamment sur les questions du financement et de la transparence des régimes de retraite qui vont tout à fait dans le sens d’une équité intergénérationnelle.

« Sur le plan de l’équité intergénérationnelle, nous tenons à réitérer que nous avons plusieurs objectifs communs, c’est-à-dire l’interdiction de clauses de disparité de traitement et la bonification des régimes publics de retraite.», rappelle le président du comité des jeunes de la FTQ, Maxime Sabourin.

Il est faux de prétendre que l’ensemble des groupes de jeunes appuient le projet de loi 3 tel que proposé. Les jeunes syndicalistes sont préoccupés de la situation de certains régimes de retraite et très conscients qu’il faut proposer quelque chose qui tient la route pour l’avenir. Les positions des centrales syndicales représentent des propositions équitables qui tiennent compte des différentes situations des régimes sans proposer une solution uniforme. Les jeunes syndicalistes adhèrent au fait qu’il faut défendre la liberté de négociation des parties, durement attaquée par le projet de loi 3.

« Ce qui est en jeu, c’est plus que les régimes de retraite, c’est la liberté d’association des travailleurs et travailleuses et leur capacité de négocier librement », de conclure Alex Roy, du comité national des jeunes de la CSN.

Les enseignants doivent réintégrer leur poste

L’annonce faite hier par le ministère de l’Éducation des Loisirs et des Sports (MELS) de la récupération des infrastructures du Séminaire de Saint-Hyacinthe, qu’occupait jusqu’au printemps 2013 le Collège Antoine-Girouard, par la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSH) n’a rien pour rassurer la trentaine d’enseignantes et d’enseignants mis à pied depuis la fermeture du collège.

Si Caroline Senneville, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), se réjouit de la création d’une nouvelle école pour la communauté, elle maintient que les droits des enseignantes et enseignants du collège, conférés notamment par l’article 45 du Code du travail, doivent être respectés. « Nous l’avons déjà dit et nous le redisons, nous allons faire valoir les droits de ces enseignants jusqu’au bout! C’est une double perte : autant pour les enseignantes et enseignants, ayant en moyenne 15 ans d’expérience, qui ont perdu leur emploi que pour la Commission scolaire qui ne bénéficie pas de leur grande expertise », affirme-t-elle.

Il est opportun de rappeler que l’accréditation du Syndicat des professeurs du Collège Antoine-Girouard est toujours en vigueur et qu’elle vise l’établissement et les locaux du Séminaire de Saint-Hyacinthe. « Cette situation est absurde. Il y aura des cours du secondaire dans le même immeuble, avec les mêmes programmes et des élèves de la région, mais les enseignantes et enseignants qui y travaillaient depuis de nombreuses années ne pourront être présents », ajoute Mme Senneville.

Au printemps 2013, la direction du Collège Antoine-Girouard, établi dans la région maskoutaine depuis plus de 200 ans, annonçait sa fermeture de manière inattendue, laissant sans emploi notamment près d’une trentaine d’enseignants. Dans un premier temps, des tentatives ont eu lieu afin de transférer les activités d’enseignement du privé vers le secteur public. Bien que celles-ci aient échoué, il n’est pas impossible de croire qu’avec l’annonce ministérielle d’hier, les droits de ces syndiqués pourront être respectés.

Appel à la convergence et à l’action des mouvements sociaux progressistes

À l’issue du Forum social des peuples (FSP) qui s’est tenu à Ottawa du 21 au 24 août, les mouvements sociaux présents ont lancé un appel à la convergence et à l’action. « Nous avons participé au Forum social des peuples, car il est urgent de freiner les attaques à la démocratie, de libérer nos sociétés du capitalisme néolibéral, de l’impérialisme, du patriarcat, du colonialisme, du racisme, de l’hétérosexisme et du pouvoir des grandes entreprises sur les peuples. Le processus du Forum social des peuples nous a permis d’approfondir une convergence d’une diversité sans précédent entre nos mouvements.

« Le mouvement social unifié et inédit que nous construisons est plus nécessaire que jamais pour travailler ensemble afin de contrer les attaques sauvages du gouvernement fédéral actuel et des élites dominantes envers nos droits collectifs et individuels, nos emplois, nos retraites, nos services publics, notre environnement, envers les personnes immigrantes, les pauvres et les personnes racisées, et ultimement, envers notre avenir et celui des générations futures. « Nous ne voulons pas d’un État impérialiste qui soutient les minières canadiennes à l’étranger et qui bafoue les droits du peuple palestinien en appuyant le régime israélien d’Apartheid, malgré les nombreuses résolutions internationales. Nous ne voulons pas d’un État colonialiste qui oppresse les premiers peuples. Nous ne voulons pas d’un État en militarisation croissante qui criminalise la dissidence.

« Au cours de ce forum social, nous avons partagé les germes d’une nouvelle vision de la société basée sur la justice sociale et environnementale, l’autodétermination des premiers peuples, les droits humains, la démocratie, l’égalité entre les personnes et entre les peuples, l’inclusion de toutes les générations, la solidarité, un nouveau paradigme économique au service des personnes, et non l’inverse. « Nous voulons une société qui lutte contre les inégalités entre les riches et les pauvres, les hommes et les femmes, les blancs et les personnes racisées. Nous voulons défendre et élargir nos services publics et nos programmes sociaux dans la perspective de respecter les droits sociaux, économiques et culturels. « Nous savons l’importance de porter un autre modèle de société haut et fort. Il ne s’agit pas seulement de s’opposer aux conservateurs de Stephen Harper, il s’agit aussi de reprendre le contrôle de notre avenir collectif. « Cependant, à court terme, nous devons propulser l’actuelle convergence des mouvements sociaux vers un rôle actif, non partisan, et mener une campagne combattive contre les conservateurs.

Tant que les conservateurs imposeront leur conception de la société et du monde, nous ne pourrons protéger nos droits et l’environnement et nous ne pourrons mener un débat ouvert sur ce que serait une société juste, viable et respectueuse des peuples qui la composent. Tous les partis politiques doivent sentir la pression d’un mouvement social organisé. « Nous nous engageons à maintenir des liens vivants et durables à travers les structures que nous lègue ce Forum social des peuples (caucus, commissions régionales, réseaux créés à l’occasion des ateliers et des assemblées de convergences). Le feu qui nous habite au sortir de cette rencontre doit perdurer ! « Les systèmes d’oppression et de domination sont intimement imbriqués et c’est pourquoi il faut tous les combattre. Chaque attaque des conservateurs contre l’un de nos mouvements est donc une attaque contre nous tou.te.s et affaiblit le mouvement dans son ensemble. Nous avons la responsabilité de combattre l’oppression dans nos mouvements et d’être solidaire des personnes qui sont aux marges de nos combats. Nous avons aussi la responsabilité de travailler ensemble pour exprimer notre solidarité envers les peuples de la Terre. Nous devons reconnaitre dans nos mouvements la réalité du colonialisme au Canada qui fait que les premiers peuples ne sont pas une composante du mouvement comme les autres. « Ce forum nous a nourri d’espoir quant à notre capacité à dépasser nos limites et, ensemble, vaincre. Nous sommes unis politiquement et serons en action partout où nous sommes sur ce territoire. Nous appelons à des manifestations partout au pays, des actions et des réactions concertées de la part des divers mouvements aux attaques conservatrices. Nous devons riposter de façon créative et massive. Ils doivent comprendre que nous ne les laisserons plus faire sans réagir. Ils doivent sentir le poids de notre convergence ! « Nous devons démontrer qu’un autre projet pour notre société est non seulement possible, mais nécessaire.

Les conclusions du FSP sont une responsabilité collective. Cet urgent appel à la convergence des mouvements sociaux s’incarne dans l’action. Les solutions nous appartiennent, organisations et individus. Le changement que nous souhaitons est notre responsabilité. « Nous appelons aussi la population et les autres mouvements à travailler avec nous pour battre les conservateurs. À travailler avec nous pour battre le conservatisme et le néolibéralisme. À rebâtir une démocratie en crise et penser cet autre système, qui ne sera pas basé sur l’oppression et l’exploitation, mais sur une économie de la vie et du bien-être des personnes et de la Terre. » Le FSP en bref Du 21 au 24 août 2014, sur le campus de l’université d’Ottawa, le Forum social des peuples a rassemblé plus de 5 000 participantes et participants qui ont assisté à plus de 500 ateliers et à une vingtaine d’assemblées de convergence. Ensemble pour gagner, l’avenir est à nous !

Les politiques d’austérité attaquent toute la population

Lors d’une conférence de presse tenue ce matin, quatre représentants d’organisations présentes au Forum social des peuples ont mené une charge commune contre les politiques d’austérité. « Les compressions budgétaires imposées par le gouvernement de Stephen Harper aux groupes de défense de droits ont fragilisé la capacité des groupes de femmes à s’organiser au plan pancanadien alors que plus que jamais, nous avons besoin d’unifier nos voix contre l’austérité. Les politiques conservatrices créent davantage d’inégalités et d’injustices entre les femmes et les hommes, entre les femmes et entres les peuples », de souligner Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec.

« Tous les groupes de défense de droits, les scientifiques fédéraux, les groupes de recherche sur l’environnement et les statisticiens du gouvernement qui documentent les divers problèmes liés aux politiques néolibérales ont subi les attaques des mesures d’austérité du gouvernement fédéral. Leurs budgets ont été amputés, de nombreux postes ont été coupés et l’accès à toute cette information nécessaire aux décisions démocratiques qui nous concernent toutes et tous a été considérablement réduit. Ce tir groupé contre les intérêts de la population amenuise nos capacités à savoir et à comprendre les événements et les phénomènes qui se produisent dans notre monde. Et ces décisions influencent également ce qui se passe ailleurs, dans d’autres pays qui vivent exactement les mêmes attaques que nous », de déclarer Robert Fox, membre du comité de direction de Voices et directeur exécutif de Oxfam. « Alors que les Canadiennes et les Canadiens devraient avoir accès à de meilleurs services publics et à un revenu de retraite décent, les gouvernements suivent les politiques d’austérité qui visent à réduire le soutien aux citoyennes et aux citoyens, tout en remettant en question les ententes relatives aux régimes de retraite déjà signées entre le patronat et les syndicats. Or, au lieu de réduire ces protections, nous devrions collectivement tout mettre en œuvre pour que tout le monde ait accès à un régime de retraite décent.

Une vision commune sur ces enjeux nous impose une réponse commune », de préciser Jean-Claude Parrot, postier à la retraite et ex-président du Syndicat des travailleurs et des travailleuses des postes. « Que ce soit les attaques envers l’assurance-emploi, envers les femmes, envers les peuples autochtones ou envers les syndicats, le gouvernement conservateur nous a démontré clairement qu’il entendait défendre les intérêts d’une minorité contre ceux de la majorité qui est représentée ici, au Forum social des peuples. C’est en ce sens que nous invitons tous les groupes à s’unir afin de contrer les mesures d’austérité mises de l’avant à travers le Canada. Nous sommes ici pour mettre de l’avant une autre vision de notre société, une vision collective et solidaire », de conclure Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux. Le Forum social des peuples se poursuit jusqu’au 24 août, à l’Université d’Ottawa.

La CSN dénonce l’inaction du gouvernement Couillard

La CSN dénonce l’inertie du gouvernement libéral qui accepte sans opposition la baisse annoncée des transferts fédéraux en santé, soit une perte de plus de neuf milliards sur dix ans pour les finances du Québec.

« Le gouvernement de Philippe Couillard cautionne un manque à gagner qui aura un impact énorme sur les services rendus aux patients et l’accès à ces services, alors que même Jean Charest avait dénoncé ces compressions », s’est indigné le 2e vice-président de la CSN, Jean Lacharité.

Devant le Canadian Club de Toronto en mai 2012, Jean Charest avait dénoncé la décision unilatérale du gouvernement fédéral concernant les transferts aux provinces. Il avait alors accusé Ottawa de diminuer les contributions au système de santé sans faire de consultation, et ce, au moment même où les frais de santé ne cessent d’augmenter.

« À la CSN, nous trouvons aberrant le manque de combativité du gouvernement Couillard face à l’intention on ne peut plus claire des conservateurs fédéraux d’affamer le système de santé publique au profit du secteur privé, a renchéri Jean Lacharité. Toutes les Québécoises et les Québécois en écoperont. »

M. Lacharité note également que le gouvernement fédéral présentera prochainement un surplus budgétaire, et il s’interroge sur le besoin d’imposer des coupes additionnelles aux transferts en santé.

Une journée toute spéciale pour soutenir des athlètes hors du commun

Des agents de la paix en services correctionnels du Québec, des représentants du ministère de la Sécurité publique et d’autres partenaires se réuniront demain, le samedi 23 août, sous la présidence d’honneur de Bertrand Godin, chroniqueur et coureur automobile, pour la Course au flambeau des agents de la paix, une activité caritative au profit des Olympiques spéciaux du Québec.

Plus d’une centaine de participants ayant contribué à la collecte de fonds auront la possibilité de piloter un bolide en formule Grand Prix amicale sur les pistes de KCR Karting à Château-Richer dans la région de Québec.

« Il s’agit d’une occasion pour les agents de la paix en services correctionnels du Québec de lever des fonds pour soutenir des athlètes vivant avec une déficience intellectuelle et qui font preuve d’un courage et d’une persévérance hors du commun pour atteindre leurs objectifs » affirme Mathieu Lavoie, président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels CSN. Johanne Beausoleil, sous-ministre associée à la Direction générale des services correctionnels au ministère de la Sécurité publique, abonde dans le même sens « Sensible à cette cause, je remercie tous les agents de la paix pour leur contribution à cette collecte de fonds par leur participation à l’événement DÉFI KARTING. Par ce geste de générosité, ils permettront à ces athlètes spéciaux de réaliser leurs rêves et de se surpasser. »

L’objectif de cette journée est d’amasser le plus de dons possible. Ceux-ci seront entièrement remis à l’organisation des Olympiques spéciaux du Québec. Le tout sera rendu possible grâce à des centaines de donateurs, de partenaires et d’amis, ainsi qu’à nos distingués invités de la Sûreté du Québec, du Service correctionnel du Canada, de la police militaire, du SPVM et des autres corps de police municipaux, de la CSN, ainsi que de plusieurs autres de ses partenaires et amis.

À propos de la Course au flambeau des agents de la paix

À travers le monde, la Course au flambeau des agents de la paix constitue la plus importante collecte de fonds annuelle au profit des Olympiques spéciaux. En plus de sensibiliser le grand public à la cause des personnes vivant avec une déficience intellectuelle, au-delà de 85 000 policiers, policières et agents de la paix portent la flamme de l’espoir dans 35 pays.

La Course au flambeau des agents de la paix est l’initiative d’un shérif du Kansas, Richard LaMunyon, qui souhaitait amasser des fonds et venir en aide à la cause des Olympiques spéciaux. Il a pensé qu’une course au flambeau était le moyen tout indiqué pour impliquer les agentes et des agents de la paix dans leur communauté et les sensibiliser aux Olympiques spéciaux. Après trois ans de succès, le shérif a présenté le programme à l’International Association of Chief’s of Police. L’engouement a été immédiat. Depuis, les policières et les policiers ainsi que les agentes et les agents des douanes, des services correctionnels et de la paix de partout dans le monde ont adopté comme cause corporative le mouvement des Olympiques spéciaux.

Participer à la campagne annuelle de la Course au flambeau des agents de la paix par le biais d’une panoplie d’activités de représentation et de collecte de fonds, c’est contribuer à la réalisation de rêves d’athlètes spéciaux et leur offrir l’occasion de se surpasser. Grâce à votre implication, de plus en plus de personnes vivant avec une déficience intellectuelle auront le droit de rêver, d’intégrer le marché du travail et développer leur autonomie.

Pour plus d’information sur les Olympiques spéciaux, consultez leur site web : http://www.olympiquesspeciaux.qc.ca/fr/course-au-flambeau.sn.

À propos de la Confédération des syndicats nationaux Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN rectifie le tir face au ministre Moreau

La CSN tient à corriger le tir concernant les propos déformés tenus par le ministre Pierre Moreau à la suite du passage de la confédération en commission parlementaire.

« Le ministre semble être à court d’arguments et prend tous les moyens pour défendre l’indéfendable, a déploré la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque. La position que nous défendons est très claire et nous l’avons exprimée dans notre mémoire. Nous ne cautionnerons d’aucune façon une mesure qui permettrait de renier des engagements pris auprès des travailleurs lorsque ce n’est pas nécessaire. Seuls les régimes en réelle difficulté, c’est-à-dire en deçà de 85 %, doivent être ajustés et nous sommes prêts à travailler en ce sens. À partir de 85 %, la santé du régime est suffisante et ne requiert aucune mesure exceptionnelle. »

La CSN fait part de ses recommandations

En commission parlementaire aujourd’hui, la CSN a exprimé ses préoccupations au sujet de l’impact de plusieurs dispositions relatives au projet de loi 3 sur les régimes de retraite et a présenté ses recommandations. « Il est faux de dire que le projet de loi vise la bonne santé financière des régimes. Si c’était le cas, pourquoi le gouvernement s’en prendrait-il à tous les régimes en bonne santé? », s’est exclamée Francine Lévesque.

« La vérité est qu’il veut couper dans les conditions de travail des employés municipaux et baisser leur rémunération, a affirmé pour sa part le président de la Fédération des employés et employés de services publics, Denis Marcoux. Ce projet de loi nie l’autonomie des villes et a été fait sur mesure pour satisfaire les maires de Montréal et de Québec. Il porte entrave à la liberté de négocier et décide à l’avance du résultat de la négociation. On ne peut l’accepter d’aucune façon. »

Positions et propositions

Le plafond de 18 % n’a rien à voir avec les déficits, a expliqué d’entrée de jeu Francine Lévesque. « Cette mesure pénalise ceux qui ont collectivement choisi d’épargner et réduit la rémunération des travailleurs, sans compter qu’elle peut être discriminatoire pour les femmes. »

La CSN se positionne également contre le partage 50-50 des déficits futurs, une mesure inéquitable qui impose aux jeunes l’obligation de payer les déficits relatifs aux droits acquis de travailleurs qui les ont précédés. « Il est possible d’alléger le fardeau des rentes des retraités en permettant aux promoteurs des régimes d’acheter les rentes des retraités auprès d’une compagnie d’assurance afin de les garantir », a pour sa part soutenu Denis Marcoux.

Le partage du déficit passé à 50-50 constitue une attaque frontale à la notion même de régime à prestation déterminé, estime la CSN. Il est imposé sans fondement et écarte toute autre solution possible que les parties pourraient vouloir privilégier. « Il permet aux villes de renier leurs ententes passées. Cette façon de faire marche arrière est odieuse », a maintenu Denis Marcoux.

« Nous sommes d’accord avec une restructuration obligatoire en vue de retrouver une capitalisation d’au moins 85 % à condition que ce soit lié à la survie du régime et que la réduction des droits acquis soit compensée pour la valeur des droits perdus », a finalement expliqué Francine Lévesque. Nous demandons en outre un droit de retrait pour les parties qui voudraient négocier en dehors des paramètres de la loi », a-t-elle conclu.

La CSN appuie finalement l’idée du fonds de stabilisation, à la condition qu’il se fasse dans le cadre du renouvellement de la convention collective et que ce fonds soit cohérent avec une nouvelle méthode de financement qui doit faire l’objet d’un consensus entre les parties.

Des centaines de manifestants de la Coalition syndicale devant l’Assemblée nationale

Plusieurs centaines de manifestants de la Coalition syndicale pour la libre négociation se sont rassemblés devant l’Assemblée nationale ce mercredi midi. Cette nouvelle mobilisation d’envergure marque le début des travaux de la commission parlementaire sur le projet de loi 3 touchant les régimes de retraite du secteur municipal. Les employés municipaux ont scandé leur refus d’un projet de loi radical et inutile qui empoisonne les relations de travail, appauvrirait la classe moyenne et sert à faire oublier les scandales révélés à la commission Charbonneau.

« Nous ne sommes pas les seuls à sonner l’alarme. La plupart des commentateurs constatent que le projet de loi 3 est nettement excessif. Beaucoup de régimes sont en bonne santé financière. Pour ce qui est des régimes en difficulté, nous l’avons prouvé, il est possible de les stabiliser par la voie de la négociation et d’une manière qui convient à tout le monde. Mais nous ne pouvons pas emprunter cette voie du consensus, de la convergence et du compromis si messieurs Couillard et Moreau la bloquent avec une loi », a lancé Marc Ranger, porte-parole de la Coalition.

La Coalition regroupe plus de 65 000 cols blancs, cols bleus, pompiers, policiers, professionnels et employés de sociétés de transport. Elle représente la quasi-totalité des employés municipaux syndiqués du Québec. Ses revendications sont expliquées sur le site librenego.com

Elle est composée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) et de son Conseil provincial du secteur municipal de même que de son Secteur du transport terrestre, de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, de l’Association des pompiers de Montréal, du Regroupement des associations de pompiers du Québec ainsi que du Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ.

Les retraités et leurs leaders historiques manifestent

C’est dans la bonne humeur et le bruit des sifflets que se sont réunis les Retraités de la Coalition syndicale pour la libre négociation ce matin devant le bureau montréalais du premier ministre Philippe Couillard. Appuyés par de nombreux travailleurs encore actifs, ils ont étaient plus de 1000 à dénoncer le projet de loi 3 ainsi que les conséquences que ce projet aurait sur leur qualité de vie en tant que retraités.

Tour à tour, les leaders historiques des syndicats membres de la Coalition ont pris la parole. Parmi eux, Louis Larivière, président du Regroupement des syndicalistes à la retraite, et François Teasdale, président du Réseau Espaces 50+, tous deux représentants des Retraités de la Coalition, ainsi que Michel Bouliane, président des Retraités du 429 et Jacques Jacques Beaudoin, ex-dirigeant du syndicat des employés d’entretien de la STM-CSN, pour qui « le projet de loi 3, c’est renier la parole donnée. C’est renier les ententes conclues. C’est inadmissible et on ne va pas reculer pour faire valoir nos droits! »

Jean Lapierre, ancien président des cols bleus de Montréal, s’est adressé directement au gouvernement en condamnant le projet de loi 3 : « On ne vous laissera pas aplanir par le bas et démolir ce que des décennies de luttes ont construit afin que les générations futures profitent un peu du partage de la richesse! », a-t-il déclaré. « On ne les laissera pas davantage faire reculer la situation, pour en revenir au temps où la classe ouvrière, comme on le disait, vivait dans la pauvreté, pendant que l’écart entre les riches et les ouvriers s’agrandit continuellement », a ajouté M. Lapierre.

Gaston Fauvel, ex-président de l’Association des pompiers de Montréal, y est allé d’une sortie en règle contre les municipalités : « Plus d’une fois, pendant des années, on a cotisé comme de bons garçons à nos caisses de retraite pendant que la ville n’y mettait pas une cenne! », a-t-il lancé.

Yves Prud’homme, ancien président de la Fraternité des policiers de Montréal, a à son tour soulevé la foule avec des explications détaillées sur les efforts déjà faits à travers les décennies pour assurer un financement adéquat des régimes de retraite : « Ces millions-là, jamais ils n’ont été déposés dans notre caisse de retraite comme prévu. Où est passé tout cet argent aujourd’hui? Dans la collusion! », s’est-il exclamé sous les applaudissements des gens présents.

La manifestation s’est terminée par une invitation à toute la population à une grande marche de la Coalition le 20 septembre prochain, au parc Lafontaine, dès midi. Retraités et actifs ont bien l’intention d’y être en grand nombre, accompagnés de leur famille : « Ce n’est que le début des hostilités! », a rappelé Jean Lapierre.

La Coalition est composée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) et de son Conseil provincial du secteur municipal de même que de son Secteur du transport terrestre, de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, de l’Association des pompiers de Montréal, du Regroupement des associations de pompiers du Québec ainsi que du Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ.

La CSN dévoile les onze gagnants du concours Merci à vous!

La CSN est heureuse de dévoiler aujourd’hui les noms des onze gagnants du concours organisé dans le cadre de la campagne Merci à vous. Le tirage de onze tablettes iPads, effectué la semaine dernière dans les bureaux de la CSN, en présence de la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque, mettait le point final à cette campagne de valorisation du travail des employé-es des services publics.

Déployée dans toutes les régions du Québec au cours des huit derniers mois, la campagne Merci à vous a suscité un grand engouement dans les établissements d’éducation, d’enseignement supérieur, de santé et de services sociaux ainsi que dans les organismes gouvernementaux. Le volet interactif a permis à des dizaines de milliers de personnes de saluer le dévouement des 500 000 employé-es des services publics québécois. « Avec plus de 20 000 participations sur le site Web et lors des photomatons dans les établissements, on constate que la campagne Merci à vous visait juste. Elle a résonné autant chez les travailleuses et les travailleurs que chez les usagers des services publics. De tous les messages reçus, dont certains étaient d’ailleurs très touchants, une constante se dégage : les employé-es des services publics mettent du cœur à l’ouvrage et cela vaut mille mercis », a déclaré Francine Lévesque.

Pour voir ou revoir les capsules vidéo qui ont été réalisées dans le cadre de la campagne et pour lire les nombreux messages de remerciement, visitez le site www.merciavous.org.

Voici les noms des gagnantes et gagnants des 11 tablettes iPads :

Amélie Nazurkiewicz Préposée aux achats, CSSS Inuulitsivik, Puvirnituq

Yvon Lessard Préposé aux bénéficiaires, Cité de la santé de Laval

Vicky Lafontaine Éducatrice spécialisée, Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles

Audrey Leblanc Assistante technique senior en pharmacie, Hôtel-Dieu de Montréal (CHUM)

Mélanie Meilleur Secrétaire de gestion, Polyvalente Saint-Joseph de Mont-Laurier

Mathieu D. Pilon Étudiant en technique de soins préhospitaliers d’urgence, Collège John-Abbott

Louise Lupien Préposée à l’entretien ménager, CSSS Les Eskers

Bruno Patry Agent de sécurité, Cégep de l’Outaouais

Annie Lavoie Secrétaire médicale, CSSS du Haut-Saint-Maurice

Clermont Brisson Préposé à l’entretien ménager, CSSS de Jonquière

Jenny Brisson Éducatrice en service de garde, Commission scolaire du Lac-Saint-Jean

La CSN dénonce une nouvelle coupe dans les services de garde en milieu défavorisé

La Confédération des syndicats nationaux est estomaquée d’apprendre que le ministère de la Famille éliminera l’allocation spéciale destinée aux services de garde en milieu défavorisé.

Créée en 2006, cette allocation permet au bureau coordonnateur d’offrir plus de soutien aux responsables de services de garde en milieu familial (RSG) qui travaillent dans un milieu défavorisé et qui interviennent auprès d’enfants ayant des besoins particuliers.

Ce soutien prend différentes formes : il permet, entre autres, aux enfants des familles démunies d’avoir accès à des spécialistes tels que des orthophonistes et des psychoéducateurs. La subvention couvre également la location de salles de motricité qui favorisent l’exercice et le développement des habiletés physiques des enfants.

« Voici un autre cas illustrant clairement que l’austérité budgétaire, leitmotiv du gouvernement Couillard, affecte bel et bien les services à la population, a déploré Véronique De Sève, 3e vice-présidente de la CSN. Cette annonce nous fait craindre pour la suite de la Commission de la révision permanente des programmes dont les effets sur les services se feront sentir sous peu, les enfants en milieux défavorisés et leur famille étant les premiers touchés. Pourtant, plusieurs recherches démontrent que la fréquentation d’un service de garde éducatif de qualité améliore significativement le développement global de l’enfant et accroît ses chances de réussite scolaire. »

Cette nouvelle coupe s’ajoute aux compressions budgétaires dans le réseau des CPE, au report de la création de nouvelles places et à l’augmentation de la contribution des parents. Selon Véronique de Sève, ces annonces nous amènent à nous demander si le gouvernement reconnaît toujours l’apport éducatif du réseau des services de garde et son impact positif sur le développement des enfants, ainsi que l’égalité des chances.

Le projet de loi 3 sur les retraites viole les droits fondamentaux des travailleurs

En conférence de presse ce matin, la CSN a présenté les grandes lignes de son mémoire sur le projet de loi 3 qu’elle condamne pour atteinte à la liberté d’association et de négociation. La CSN déplore également certaines mesures de ce projet qui pourraient représenter un recul pour les femmes.

Violation des droits et détournement de l’épargne « L’inclusion d’un plafond sur la valeur des régimes de retraite équivaut à agir après coup, pour obtenir, par la force, une réduction de la rémunération des employé-es municipaux », dénonce la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque. Le transfert des risques liés au financement du régime aux travailleurs et le partage à 50-50 de la moitié du service courant viennent aussi modifier unilatéralement la rémunération déjà négociée et la compromettre pour l’avenir. »

Selon le président de la FEESP-CSN, Denis Marcoux, la possibilité de suspendre l’indexation de la rente des retraités constitue une négation des engagements contractuels et des promesses qui leur ont été faites. « Le comble, c’est que le résultat de la négociation est prévu d’avance. Le ministre Moreau n’est pas sérieux lorsqu’il invite les parties à négocier. D’ailleurs, de plus en plus de maires se positionnent contre ce carcan législatif. » Il s’agit là, selon Francine Lévesque, d’un aberrant travail de sape de l’épargne au Québec, à l’heure où l’endettement des ménages fait régulièrement les manchettes. « Des travailleurs ont épargné pour leurs vieux jours et le ministre leur tire le tapis sous les pieds en leur refusant cette retraite qu’ils se sont honorablement construite. C’est malhonnête. Il faut exactement faire le contraire et élargir l’accès à un régime de retraite pour tous. »

Discrimination envers les femmes Le projet de loi pourrait aussi avoir un effet de discrimination envers les groupes à prédominance féminine. « Plusieurs régimes devront réduire leurs bénéfices afin de respecter la limite de cotisations maximales de 18 % de la masse salariale. Si chaque groupe veut préserver la valeur de ses rentes, il en résultera un âge de retraite plus élevé pour les groupes où les femmes sont plus nombreuses, puisque celles-ci vivent plus longtemps », déplore-t-elle. Si ces travailleuses décident de prendre leur retraite au même moment que leurs collègues masculins, elles devront le faire avec des rentes réduites qui accentueront l’écart du revenu entre les femmes et les hommes », ajoute Francine Lévesque.

Pistes de solution « Nous sommes ouverts pour travailler à trouver des moyens pour régler la situation des régimes réellement en difficulté. Il n’y a aucune raison de contraindre tous les régimes à cet exercice, d’autant plus que la situation financière de l’ensemble s’est grandement améliorée », explique Denis Marcoux. Seuls les régimes capitalisés en deçà de 85 % devraient faire l’objet d’une restructuration obligatoire. Le gouvernement et les villes ont aussi le devoir de respecter les engagements pris envers les travailleurs. »

Des solutions existent pour stabiliser et pérenniser les régimes, insiste Francine Lévesque. « Des outils doivent être mis à la disposition des syndicats pour les aider à négocier des régimes solides. Nous exhortons aussi le gouvernement à prévoir un droit de retrait pour les municipalités et leurs syndicats afin qu’ils puissent échapper aux prescriptions de la loi et négocier librement. C’est une question de justice, de respect des droits fondamentaux et de préservation de la paix industrielle », conclut Francine Lévesque.

Venez rencontrer les artisans du diffuseur public au Congrès mondial acadien 2014

Alors que la direction de Radio-Canada a annoncé des compressions qui toucheront près de 2 000 employé-es (soit près de 20 % de son effectif) d’ici 5 ans, nous croyons qu’il est grand temps d’entreprendre collectivement une réflexion sur l’avenir de notre diffuseur public et son rôle crucial pour la survie du français au Canada et en Acadie.

Alors que la direction de Radio-Canada a annoncé des compressions qui toucheront près de 2 000 employé-es (soit près de 20 % de son effectif) d’ici 5 ans, nous croyons qu’il est grand temps d’entreprendre collectivement une réflexion sur l’avenir de notre diffuseur public et son rôle crucial pour la survie du français au Canada et en Acadie. C’est pourquoi le groupe « Tous amis de Radio-Canada » ainsi que le Syndicat des communications de Radio-Canada seront présents au cours des prochains jours sur le site ExpoMONDE du Congrès mondial acadien, qui s’ouvre à Grand-Sault, au Nouveau-Brunswick. Pierre Maisonneuve, porte-parole du groupe « Tous amis de Radio-Canada » et Alex Levasseur, président du SCRC, seront sur place à compter de samedi. « Le Livre blanc sur l’avenir de Radio-Canada sera notre outil de base pour parler et convaincre les Acadiennes et les Acadiens de l’importance d’un diffuseur public au Canada, et surtout pour parler du financement adéquat de cette institution essentielle à une vie démocratique saine chez nous. Tous les autres pays occidentaux européens l’ont compris depuis longtemps » de souligner le président du SCRC, Alex Levasseur Venez en discuter avec des artisans de Radio-Canada dans le cadre du Congrès mondial acadien.

Date : Du 16 au 23 août 2014

Heure : De midi à 20 h

Endroit : ExpoMONDE 2014 Centre E.P. Sénéchal, 60 rue Ouellette, Grand-Sault, NB

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN réprouve l’adoption par les jeunes libéraux de la proposition pour l’abolition des cégeps

La CSN réprouve la proposition adoptée par les jeunes libéraux d’abolir les cégeps et invite Philippe Couillard à demeurer ferme concernant la position qu’il a lui-même prise lorsqu’il s’est prononcé contre cette idée lors de la course à la chefferie du parti libéral en 2013.

C’est grâce à ce modèle unique que le Québec vient en tête de liste de la fréquentation postsecondaire chez les jeunes de 24 ans et moins au Canada, rappelle d’entrée de jeu Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN. « Les chiffres ne mentent pas : depuis plusieurs années, le Québec a réussi, grâce aux cégeps, à combler son retard par rapport au reste du Canada en matière d’études postsecondaires. Les Québécois sont même les plus nombreux au Canada à entreprendre de telles études », enchaîne la vice-présidente.

Les cégeps représentent un pôle important de développements économique, social et culturel pour bon nombre de régions au Québec, estime pour sa part Caroline Senneville, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), qui représente le corps enseignant des cégeps. « Ils forment dans différents secteurs des techniciennes et techniciens de haut niveau qui contribuent étroitement au développement des régions. Pour certaines d’entre elles, la fermeture du cégep pourrait être catastrophique » explique-t-elle.

« La cohabitation entre les secteurs technique et préuniversitaire, qui partagent les mêmes cours de formation générale, constitue une passerelle intéressante vers l’université », souligne enfin Denis Marcoux, président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) qui représente les employé-es de soutien des cégeps. « Beaucoup de jeunes issus de milieux moins favorisés choisissent dans un premier temps de faire une technique et décident par la suite, grâce à cette formation générale commune, de poursuivre des études universitaires », illustre-t-il.

« J’invite Philippe Couillard à se montrer cohérent avec sa propre position. Il faut préserver un modèle qui a fait ses preuves et qui a un rôle à jouer de premier ordre dans le développement du Québec et de ses régions », conclut finalement Véronique De Sève.

À propos de la CSN, de la FNEEQ-CSN et de la FEESP-CSN La CSN est composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux. La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 33 000 membres dans les cégeps, les établissements privés et les universités. La Fédération des employées et employés de services publics-CSN (FEESP-CSN) compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 travailleuses et travailleurs dans le domaine des services publics et parapublics.

Le syndicat et l’employeur peuvent maintenant tourner la page

Après de longs mois de négociation, la saga qui semblait ne plus vouloir en finir s’est finalement conclue avec l’arrivée du nouveau propriétaire. En effet, les parties ont finalement signé l’entente de prolongation, qui porte la convention collective au 31 mars 2015. Le nouveau propriétaire du Manoir Normandie, monsieur Sylvain Gagnon et le président du Syndicat des travailleurs(euses) des résidences d’hébergement Rimouski-Neigette (CSN), monsieur René Dextraze ont scellé, ce mardi 5 août, de leur signature respective, l’entente qui avait préalablement été acceptée par les membres du syndicat à 86 %.

Cette entente permet des rajustements salariaux selon les titres d’emploi ainsi qu’un rattrapage significatif en lien avec les autres résidences d’hébergement privé de la région, le tout rétroactif au 16 décembre 2012. Cette prolongation règle ainsi plusieurs griefs qui demeuraient litigieux. Par ailleurs, le syndicat et l’employeur se sont engagés à procéder à une démarche d’équité salariale. Les parties se sont également entendues afin que la prochaine période de négociation collective, en ce qui a trait aux sujets normatifs, soit faite de façon regroupée avec les autres centres d’hébergement privé. Le syndicat et l’employeur espèrent maintenant pouvoir développer des relations de travail harmonieuses.

Le Syndicat des travailleurs(euses) des résidences d’hébergement Rimouski-Neigette (CSN), lequel est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, qui compte près de 130 000 membres syndiqués présents dans les secteurs privés et publics. Pour sa part, la CSN est composée de près de 2 000 syndicats regroupant plus de 325 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité.