Les syndiqués de Labatt de LaSalle expriment leur soutien aux travailleurs de la brasserie de Saint-John en grève

Les syndiqué-es de l’usine Labatt située à LaSalle ont dressé un piquet de grève symbolique en guise d’appui solidaire aux travailleuses et aux travailleurs de la brasserie Labatt de Saint-John à Terre-Neuve, en grève depuis 18 semaines.

« Une action de solidarité se déroule aujourd’hui à travers les cinq autres brasseries Labatt au Canada, a souligné le président du syndicat, Sylvain Moreau. Nous nous mobilisons pour rappeler à la compagnie que nous sommes unis et que nous ne laisserons pas charcuter nos conventions collectives impunément. »

Les travailleurs de Saint-John luttent notamment contre les nouvelles classes de salaires pour les employé-es récemment embauchés ainsi que pour le maintien de leurs avantages sociaux et de leur régime de retraite.

« Nous jugeons qu’il est important de se serrer les coudes, car Labatt pourrait tenter de diminuer l’ensemble des conditions de travail dans toutes ses usines. Pourtant, le groupe Ab InBev dont elle est membre engrange annuellement des milliards de profits à travers le monde, grâce à ses travailleurs. C’est indécent, et nous nous tiendrons debout pour défendre nos intérêts », a conclu Serge Fournier, président de la Fédération du commerce de la CSN.

Les travailleurs se dotent d’un mandat de grève

L’assemblée générale du Syndicat national des salariés(es) de la Société zoologique de Granby a entériné, dans une proportion de 93 %, un mandat de grève de trois jours. Ces journées seront utilisées au moment jugé opportun.

Ce mandat de grève est adopté alors que la convention collective des travailleurs est échue depuis le mois de décembre 2012. La porte-parole du syndicat, Caroline Aubuchon, évoque des concessions importantes demandées par l’employeur qui rendront plus difficile la conciliation travail-famille. « Nous sommes rendus là. Les demandes de l’employeur risquent carrément de changer nos vies. Des employés seront obligés de travailler davantage les fins de semaine. L’employeur tente aussi de nous imposer des changements importants pour l’attribution des vacances », affirme-t-elle.

Le syndicat veut donner une dernière chance au processus de négociation avant d’entreprendre une première journée de grève. « La grève sera utilisée en dernier recours. Nous sommes prêts à négocier et souhaitons en arriver à une entente, encore faut-il que l’employeur ait la volonté d’en faire autant », conclut Mme Aubuchon.

Conscient des impacts que pourrait avoir ce moyen de pression au plus fort de la saison touristique, le syndicat communiquera les journées de grève à la population dans des délais raisonnables.

Le Syndicat national des salariés(es) de la Société zoologique de Granby est affilié à la Fédération du Commerce (CSN) qui rassemble 32 500 membres dans différents secteurs d’activité.

Le syndicat se dissocie et condamne les actes de violence

Le Syndicat national des employé-es de Kronos Canada se dissocie et condamne les actes de violence qui ont été portés à son attention ce matin concernant deux colis suspects trouvés chez des dirigeants de l’usine Kronos Canada, située à Varennes.

« Depuis le début du conflit, les employé-es de Kronos ont toujours manifesté leur bonne volonté pour en arriver à un règlement négocié », a affirmé Karl Berthiaume, président du Syndicat national des employé(e)s de Kronos Canada (CSN). Nous n’approuvons d’aucune façon ce type de ce geste et sommes convaincus que l’issue à notre conflit se trouve à la table de négociations. »

D’ailleurs, une séance de conciliation s’est déroulée hier, le 25 juillet entre le syndicat de Kronos et l’employeur. Les deux parties ont accepté la proposition du conciliateur quant à la reprise des discussions, le 29 août prochain.

Rappel

Les travailleuses et ces travailleurs ont été mis en lock-out deux jours avant même l’échéance de leur convention collective, le 15 juin à minuit, parce qu’ils ont refusé à 93 % des offres patronales jugées totalement inacceptables, lors d’une assemblée tenue le 13 juin. Celles-ci auraient entraîné de lourdes mises à pied en raison du recours massif à la sous-traitance, la perte d’avantages sociaux majeurs, de même qu’un affaiblissement des libertés syndicales aux fins de l’application de la convention collective et de la portée du certificat d’accréditation.

Du répit pour une centaine de familles

Pour une dix-septième année consécutive, la CSN est fière de s’associer à Leucan pour la tenue du camp Vol d’été Leucan-CSN, le seul camp d’été au Québec destiné aux enfants atteints de cancer et à leur famille. C’est avec grand plaisir qu’une délégation de la CSN a rendu visite mardi dernier aux campeurs, campeuses et aux nombreux bénévoles sur le site du camp, qui se déroule du 21 juillet au 2 août, au Centre de plein air Le Saisonnier, situé au Lac Beauport, près de Québec.

La délégation, accompagnée de l’auteur-compositeur Jamil qui a composé gracieusement la chanson-thème « On est tous ensemble » pour la campagne de financement 2013, a visité les installations et a pu rencontrer et échanger avec les participantes et les participants. Les invités ont été à même de constater l’efficacité de l’organisation sur le terrain. Coordination, animation, soutien médical, massothérapie, préparation des repas, autant de gestes posés chaque jour par plus de 120 bénévoles dévoués.

« C’est en se promenant sur le site et en rencontrant tous ces enfants souriants et ces parents réjouis que l’on réalise l’importance de ce camp. Pour la CSN, c’est un honneur et une très grande fierté d’être associé à Leucan pour l’organisation de cet évènement. Au nom de la CSN, je tiens à remercier tous les bénévoles, autant ceux qui sont des habitués du camp depuis 20 ou 25 ans, que ceux qui en sont à leur première expérience. Sans vous, rien de tout cela ne serait possible. À l’intérieur des familles qui vivent avec un enfant atteint de cancer existe la plus belle des solidarités; celle qui s’exprime au quotidien. Si nous pouvons, par notre contribution à ce camp, offrir un peu de répit aux enfants, frères, sœurs, parents qui traversent cette dure épreuve, nous en sommes très heureux. Et c’est pourquoi, je m’engage personnellement à ce que la CSN poursuive ce partenariat pour de nombreuses années à venir », a lancé Jean Lacharité, parrain du camp et vice-président de la CSN.

Il reste encore des billets de tirage pour le camp Vol d’été Leucan-CSN. La CSN vous invite à contacter votre fédération ou votre conseil central pour vous en procurer.

Entente de principe adoptée à 97,5 %

Réunis en assemblée générale, les membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses d’Aliments Ultima inc., affilié avec la CSN, ont adopté à 97,5 % l’entente de principe conclue avec l’employeur lundi dernier.

Parmi les gains obtenus par les travailleurs, on retrouve davantage de flexibilité par rapport à l’horaire pour une meilleure conciliation entre le travail et la vie familiale. La convention collective, d’une durée de quatre ans, prévoit aussi une augmentation des salaires entre 2 % et 2,5 % par année, une prime en cas de licenciement et un salaire minimum de 15 $ de l’heure pour les étudiants.

Le président du syndicat, Jocelyn Dupuis, voit dans cette entente des gains importants pour les travailleuses et travailleurs représentés par le syndicat. « Nous sommes très heureux de la nouvelle convention collective et d’avoir évité un conflit de travail. Nous avons réalisé des avancées importantes entourant l’enjeu principal de la négociation, soit la conciliation travail-famille. Nous pouvons maintenant reporter nos congés et avons de meilleurs ratios de vacances », affirme-t-il.

La convention collective du Syndicat des travailleurs et travailleuses d’Aliments Ultima inc. était échue depuis le mois de mars 2013. La nouvelle convention collective adoptée est le fruit de plus de 35 rencontres de négociations.

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses d’Aliments Ultima inc. est affilié avec la Fédération du commerce. Elle rassemble 32 500 membres dans différents secteurs d’activité.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Entente de principe

Une entente de principe a été conclue entre la partie patronale et le Syndicat des travailleurs et travailleuses d’Aliments Ultima inc., affilié avec la CSN.

Cette entente de principe est le fruit d’un long marathon de 22 heures de négociation dimanche et lundi dernier. Pour Jocelyn Dupuis, président du syndicat, l’entente négociée améliorera les conditions des travailleuses et des travailleurs. « Malgré une négociation longue et difficile, le comité de négociation est très heureux d’être arrivé à une entente. La plupart de nos objectifs ont été atteints. Bref, après 35 rencontres de négociation, nous sommes satisfaits du résultat » affirme-t-il.

L’entente sera présentée aux membres en assemblée générale le jeudi 25 juillet 2013.

La convention collective des travailleurs et des travailleuses d’Aliments Ultima est échue depuis le mois de mars 2013. Les négociations ont débuté dès février 2013.

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses d’Aliments Ultima inc. est affilié avec la Fédération du commerce. Elle rassemble 32 500 membres dans différents secteurs d’activité.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Des changements pourquoi et pour qui ?

Avec le remaniement ministériel aujourd’hui à Ottawa, au-delà de tous ces changements de visages ou de chaises, ce qui importe pour les représentants de la CSN, ce sont les orientations que ces ministres donneront à leur ministère respectif.

« Est-ce que les orientations de ce gouvernement demeureront les mêmes ? Évidemment nous souhaitons un changement de cap, sinon à quoi cela sert-il de faire un remaniement ? Est-ce que la nouvelle ministre du Travail, Kellie Leitch, niera tout autant que la ministre précédente les droits fondamentaux des travailleuses et des travailleurs en adoptant loi spéciale après loi spéciale ? Est-ce que le nouveau ministre de l’Environnement, Leona Aglukkaq, donnera le coup de barre nécessaire pour empêcher la progression des changements climatiques et revoir le rôle international du Canada dans cette importante lutte ? La feuille de route de la nouvelle ministre du Transport, Lisa Raitt, n’a rien pour nous rassurer. Avec son intransigeance et sa volonté de faire primer l’économie avant tout, saura-t-elle écouter tous ceux qui réclament des modifications majeures pour assurer de façon sécuritaire le transport des matières dangereuses, et ce, encore plus fortement depuis la catastrophe de Lac-Mégantic ? De même, est-ce que Jason Kenney, nouveau ministre de l’Emploi et du Développement social, tiendra compte des importantes critiques faites à l’égard de la réforme de l’assurance-emploi et acceptera-t-il de la revoir au profit des travailleuses et des travailleurs ? Nous sommes tout aussi inquiets quant au sort qui sera réservé à Radio-Canada et aux négociations avec les peuples autochtones », d’affirmer Pierre Patry, trésorier de la CSN.

Par ailleurs, les représentants de la CSN espèrent que ce nouveau conseil des ministres sera plus respectueux de la démocratie parlementaire et plus transparent avec l’ensemble de la population.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les 320 lock-outés soulignent avec colère le 1er mois du conflit de travail

Quelque 300 travailleuses et travailleurs de Kronos Canada Inc. ont souligné, avec colère, le premier mois du lock-out décrété par cette entreprise américaine spécialisée dans la production du dioxyde de titane. Ils réclament la levée immédiate du lock-out et la reprise des négociations en vue de conclure un contrat de travail respectueux et reconnaissant des efforts consacrés au développement de cette entreprise prospère depuis 1957. Rappelons que ces travailleuses et ces travailleurs ont été mis en lock-out deux jours avant même l’échéance de leur convention collective, le 15 juin à minuit, parce qu’ils ont refusé à 93 % des offres patronales jugées totalement inacceptables, lors d’une assemblée tenue le 13 juin. Celles-ci auraient entraîné ¬de lourdes mises à pied en raison du recours massif à la sous-traitance, la perte d’avantages sociaux majeurs, de même qu’un affaiblissement des libertés syndicales aux fins de l’application de la convention collective et de la portée du certificat d’accréditation.

La situation vécue chez Kronos Canada est d’autant moins acceptable que cette entreprise poursuit toujours sa production en dépit de l’absence de ses salarié-es, et ce, par différents moyens : travail des cadres et des contremaîtres, présence massive d’agents de sécurité, recours fréquent à la police, injonction récente limitant le nombre de piqueteurs, etc. Pour Karl Berthiaume, président du Syndicat national des employé(e)s de Kronos Canada (CSN), « La poursuite des activités de la compagnie, comme si de rien n’était, traduit le mépris de Kronos Canada envers ses propres employé-es qui, pourtant, ont contribué encore jusqu’à récemment à la rentabilité mondiale de cette entreprise multimillionnaire. Tout ça doit changer ! »

Pour le président de la CSN, Jacques Létourneau, « Il faut que les dirigeants de Kronos Canada Inc. comprennent que ce sont les travailleuses et les travailleurs, avec leur savoir-faire et leur apport quotidien, qui font la richesse de cette entreprise, tout comme celle de la région de la Montérégie. L’enrichissement des actionnaires n’est pas possible sans leurs apports et il ne peut être le seul leitmotiv de l’entreprise. Kronos Canada doit le réaliser et rajuster son tir. »

Le comité de négociation du syndicat rappelle qu’il est toujours en attente d’un retour de la partie patronale sur une contre-offre déposée par écrit devant le conciliateur, le 15 juin dernier. Depuis le début des négociations, le 19 avril dernier, à peine une quinzaine de séances de négociations ont eu lieu, dont 6 devant un conciliateur. « Nous demeurons constamment disponibles pour un retour à la table des négociations que nous souhaitons le plus rapidement possible, ajoute Karl Berthiaume. »

Alain Lampron, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) est catégorique : « Kronos doit revenir à la table des pourparlers et doit véritablement reprendre le dialogue avec la partie syndicale. Il faut rappeler à cette entreprise qu’elle a un devoir de citoyen corporatif et, à ce titre, elle doit bien se comporter à l’égard de ceux qui font sa richesse et sa force. Pour notre part, nous allons continuer à soutenir les efforts des lock-outés pour qu’ils obtiennent gain de cause. Leurs revendications sont légitimes et s’inscrivent parfaitement dans le parcours de développement que connaît cette entreprise. »

Enfin, pour Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie (CCM-CSN), « les travailleuses et les travailleurs peuvent compter sur l’appui indéfectible du conseil central et sur celui des quelque 35 000 membres issus de tous les horizons que nous représentons sur le territoire. Nous allons continuer à déployer tous les moyens à notre disposition pour qu’ils puissent tenir jusqu’à un règlement satisfaisant. »

Le Syndicat national des employé(e)s de Kronos (CSN) est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN), qui représente près de 30 000 membres répartis dans 320 syndicats, ainsi qu’au Conseil central de la Montérégie (CCM-CSN), qui compte environ 35 000 syndiqué-es des secteurs privé et public. Ils sont affiliés à la CSN, qui compte plus de 300 000 travailleuses et travailleurs présents dans tous les secteurs d’activité.

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Une délégation canadienne sur place

À l’initiative du Projet Accompagnement Solidarité Colombie (PASC), plusieurs représentantes et représentants d’organisations sociales et syndicales québécoises et canadiennes participent à une mission de solidarité et d’observation dans le cadre d’une audience destinée à l’examen des pratiques de la pétrolière canadienne Pacific Rubiales Energy (PRE) en Colombie. Cette audience constitue une étape du Tribunal populaire sur les politiques extractives, organisé par des organisations sociales colombiennes dont l’Union sindical obrera (USO), le syndicat pétrolier national.

Pacific Rubiales Energy en Colombie

Pacific Rubiales Energy, une société canadienne, est la plus importante pétrolière étrangère en Colombie. Elle produit 40 % du pétrole brut colombien et emploie plus de 15 000 travailleurs. Plus de 90 % des employés travaillent en sous-traitance, en deça du salaire minimum de l’industrie du pétrole en Colombie. Depuis 2011, un conflit de travail oppose l’entreprise aux communautés vivant près de ses champs pétrolifères ainsi qu’à ses travailleurs. En septembre 2011, en présence de l’ambassade canadienne, PRE et l’USO sont arrivés à une entente, qui n’est pas pourtant respectée par l’entreprise. En décembre 2012, un travailleur sous-traitant de PRE a été menacé de mort, puis assassiné. Tout porte à croire que ce meurtre soit le résultat de ses activités syndicales. L’entreprise a aussi créé une liste des travailleurs affiliés à l’USO afin qu’ils ne puissent plus travailler dans la région. Malgré tout cela, le gouvernement canadien refuse d’intervenir davantage auprès de PRE. Amir Khadir, député du parti d’opposition québécois Québec solidaire faisant partie de la délégation, dénonce cette situation et demande au gouvernement canadien d’agir auprès de Pacific Rubiales Energy dont le comportement nuit à la réputation du Canada en Colombie. Dave Coles, président du Syndicat des communications, de l’énergie et du papier (SCEP), le plus grand syndicat national, fait aussi partie de la délégation canadienne. «Pacific Rubiales est responsable de la création d’un violent conflit au sein duquel les travailleurs affiliés à l’USO font non seulement face à des menaces et de la violence, mais un d’entre eux a aussi payé de sa vie,” dit M. Coles. « Ceci est une tache sur la réputation de toute l’industrie extractive du Canada » continue-t-il, demandant aux politiciens de se « sortir la tête du sable et d’agir en imposant un moratoire sur toutes les concessions extractives en Colombie jusqu’à ce que le pays ait amélioré ses politiques. Présentement, les entreprises extractives exploitent les travailleurs et l’environnement dans une poursuite aveugle de profits».

L’audience de Pacific Rubiales Energy

L’audience se tiendra les 13 et 14 juillet à Puerto Gaitan, dans la région où l’on retrouve les champs pétrolifères exploités par PRE. Des travailleuses et travailleurs ainsi que des résidentes et résidents de la région seront appelés à comparaître afin de témoigner des agissements de l’entreprise. L’ambassade canadienne a décliné l’invitation à assister à l’exercice. « Le gouvernement a signé avec le gouvernement colombien un accord de coopération dans le domaine du travail en même temps qu’il a signé l’Accord de libre-échange Canada-Colombie. Cet accord stipule que chacun des États doit incorporer et protéger les principes et les droits reconnus dans le domaine du travail, notamment les droits fondamentaux issus de la Déclaration de l’Organisation internationale du travail (OIT) de 1998 tels que la liberté d’association et le droit de négociation collective, qui inclut le droit de grève. Toutefois, depuis l’entrée en vigueur de ces accords, la situation des droits du travail n’a pas changé en Colombie et la plus importante société pétrolière étrangère en Colombie est une compagnie canadienne qui se trouve au cœur d’un conflit depuis deux ans. Que fait notre gouvernement? » se questionne Guy Martin, de la Confédération des syndicats nationaux (CSN). « Non seulement, les droits des travailleurs ne sont pas respectés, mais selon les sources sur le terrain, on observe aussi des violations des droits sociaux, environnementaux et culturels des communautés, notamment chez les autochtones. Les communautés autochtones vivant près des champs de pétrole font aussi partie des plaignants qui seront entendus lors de l’audience » d’ajouter Terry-Lynn Brant de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC). « Les témoins qui seront sous les projecteurs lors de cette audience sont susceptibles d’être victimes de diverses menaces avant, pendant et après l’audience. C’est pourquoi la présence de la délégation canadienne est très importante, afin de donner une visibilité à ce processus populaire, mais aussi afin d’assurer la sécurité des témoins » de conclure Constance Vaudrin, de l’Americas Policy Group (APG). La séance finale du Tribunal populaire aura lieu les 16, 17 et 18 août à Bogota. Les membres de la délégation canadienne participeront à une conférence de presse à Montréal par la suite afin de faire connaître les conclusions du Tribunal populaire. La délégation canadienne est constituée représentantes et représentants de neuf organisations : le parti Québec Solidaire, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP), l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), l’Americas Policy Group (APG), le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), le Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL), CASA – Toronto (Colombia Action Solidarity Alliance) et le Projet Accompagnement Solidarité Colombie (PASC).

La CSN déplore la fermeture d’un des fleurons des hôtels montréalais

La Fédération du commerce-CSN (FC–CSN) déplore la fermeture de l’hôtel Delta Centre-Ville qui entraînera la mise à pied de 300 travailleuses et travailleurs le 31 octobre prochain. « Nous sommes encore sous le choc de l’annonce faite le 3 juillet dernier. Ce n’est qu’hier que nous avons appris les noms des nouveaux propriétaires et le changement de vocation de l’édifice qui sera transformé en résidence étudiante de luxe.

Cet établissement faisait partie des fleurons du secteur hôtelier de Montréal. Les travailleuses et les travailleurs étaient fièrement syndiqués avec nous depuis le 6 mai 1986. Durant ces 27 années de solidarité et de combativité au sein du secteur de l’hôtellerie de notre fédération, ils ont participé plus d’une fois à la ronde de négociation coordonnée, ce qui a grandement contribué à améliorer leurs conditions de travail, ainsi que celles des autres membres des syndicats participant à cette démarche », de déclarer Serge Fournier, président de la FC. Depuis l’annonce de cette fermeture, toutes les ressources se mobilisent pour accompagner et soutenir les travailleuses et les travailleurs pour la suite des évènements à l’automne.

« D’une part, en collaboration avec Emploi-Québec, nous allons mettre en place un comité de reclassement qui offrira tout le soutien nécessaire afin de replacer les travailleuses et les travailleurs qui se retrouveront sans emploi le 31 octobre prochain. D’autre part, la fédération instaurera une veille en lien avec tous les autres hôtels syndiqués avec nous afin de diffuser les offres d’emplois des autres établissements hôteliers montréalais. Enfin, nous avons mandaté le Service juridique de la CSN pour surveiller de près la conformité de la transaction entre InnVest et les deux nouvelles sociétés copropriétaires, Campus Crest Communities et Beaumont Partners, qui ont acquis l’édifice. Une chose demeure certaine : nous allons soutenir toutes les travailleuses et tous les travailleurs pour que cet événement malheureux ait le moins d’impacts possible sur leurs vies », de conclure monsieur Fournier.

La Fédération du commerce–CSN rassemble 32 500 membres dans différents secteurs d’activité. Elle compte 11 000 membres travaillant dans le secteur du tourisme, dont 6500 dans l’hôtellerie.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les sages-femmes lancent une vidéo d’appui

Les sages-femmes du Québec, en négociation avec le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) pour le renouvellement de leur entente de travail, ont lancé cet après-midi une vidéo d’appui à leurs revendications. L’événement s’est déroulé au bistro Vices & Versa à Montréal, en compagnie de plusieurs personnalités, dont les artistes Mariloup Wolfe, Yann Perreau et Salomé Corbo, qui sont venus témoigner de leur propre expérience et appuyer publiquement le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ).

Malgré le caractère festif de l’événement, la grogne était palpable parmi les sages-femmes présentes puisque le ministère venait tout juste de leur annoncer qu’il n’y aurait pas de blitz de négociations avant les vacances. « Une fois de plus, le MSSS se défile devant sa responsabilité et ses engagements. Nous avons fait le difficile exercice de prioriser nos demandes puisque c’est ce qu’il nous demandait et voilà qu’il nous refuse le blitz tant souhaité. C’est avec regret que nous constatons que le fait que nous sommes des femmes, desservant une clientèle féminine, semble jouer en notre défaveur » a indiqué Claudia Faille, présidente du RSFQ.

Depuis septembre 2012, le RSFQ a eu 23 rencontres avec le comité de négociation du MSSS, rencontres durant lesquelles pratiquement aucune des demandes monétaires n’ont été résolues. « Le MSSS nous demande d’être « sage » et il espère nous avoir à l’usure. Qu’il se détrompe, les sages-femmes sont mobilisées et ne baisseront pas les bras devant cette injustice ! », a lancé la présidente du RSFQ.

La vidéo, réalisée par Tania Bissonnette, s’inscrit dans une vaste opération d’appui orchestrée par le RSFQ. Sous la vidéo, un lien cliquable permet à l’internaute d’envoyer par courriel une lettre adressée aux ministres Réjean Hébert et Stéphane Bédard. « Tous les jours, nous recevons des témoignages d’encouragement de la population et maintenant nous souhaitons que le gouvernement mesure l’importance de cet appui. C’est pourquoi nous demandons à la population de partager la vidéo et de simplement cliquer pour faire cesser le mépris ! » a expliqué Claudia Faille.

La vidéo est disponible sur le site du Regroupement Les Sages-femmes du Québec, au www.rsfq.qc.ca.

À propos

Le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ) est l’association professionnelle des sages-femmes. Il représente les sages-femmes qui œuvrent au Québec depuis 1995. Le RSFQ est en entente de service avec la Fédération des professionnèles de la CSN depuis 2009.

Le ministre Hébert n’a toujours pas rencontré les représentants des salarié-es

Malgré des demandes répétées en ce sens et un engagement formel de son attaché politique en avril dernier, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert n’a toujours pas répondu à la demande de rencontre formulée par les représentants de milliers de travailleuses et de travailleurs des résidences privées pour aîné-es, affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Aujourd’hui, ceux-ci ont présenté aujourd’hui au personnel du ministre plus de 1200 cartes postales signées par leurs membres, partout au Québec, demandant au ministre de rencontrer leurs représentants dans les meilleurs délais.

« À l’issue d’une tournée provinciale qui nous a permis de sensibiliser des député-es de tous les partis et de toutes les régions aux difficultés vécues par les résidences privées pour aîné-es, nous avons demandé, le 24 avril, une rencontre avec le ministre Hébert. Son attaché politique nous avait précisé qu’il nous répondrait avant la fin du mois de mai. Or nous sommes en juillet et nous attendons toujours. Nous croyons que la situation demande qu’on s’y attarde sérieusement, et ce, sans autre délai. Tous les aîné-es du Québec ont droit à des services de qualité, qu’ils soient hébergés au public ou au privé et il faut s’attaquer aux problèmes maintenant », rappelle la représentante du secteur des Centres d’hébergement privés au sein de la FSSS–CSN, Danielle Lemire.

La FSSS–CSN souhaite rencontrer le ministre de la Santé et des Services sociaux parce que celui-ci a une responsabilité à l’égard de la qualité des services dans les résidences privées. « Ces établissements peinent à attirer et à retenir une main-d’œuvre bien formée pour offrir les services à cause, notamment, des conditions de travail qui ne sont pas à la hauteur des responsabilités confiées à ce personnel. Entre autres, la plupart des travailleuses et des travailleurs reçoivent à peine plus que le salaire minimum pour leur travail névralgique. Le responsabilité du ministère est d’autant plus grande dans ce dossier qu’il fait de plus en plus appel à ces résidences pour pallier le manque de places disponibles dans les CHSLD publics », souligne la vice-présidente régionale de la FSSS–CSN, Mélissa Gaouette.

La FSSS–CSN privilégie la mise sur pied d’un groupe de travail qui réunirait les syndicats, les employeurs et des représentants du ministère afin de trouver des solutions à long terme permettant de garantir la meilleure qualité de services dans les résidences d’hébergement privées.

Pour suivre la campagne menée par la FSSS–CSN sous le thème «Ouvrez les yeux», on peut s’abonner au blogue www.ouvrezlesyeux.info.

La FSSS–CSN est l’organisation syndicale la plus représentative dans le secteur de la santé et des services sociaux regroupant 125 000 salarié-es de tous les titres d’emploi, tant dans le secteur privé que dans le secteur public, dont 3000 salarié-es œuvrant dans les centres d’hébergement privés. Elle est affiliée à la Confédération des syndicats nationaux, qui compte 300 000 membres dans tous les secteurs d’activité.

L’Alliance syndicale a tout fait pour obtenir une entente négociée

Le médiateur spécial du gouvernement, M. Normand Gauthier, a annoncé aujourd’hui qu’il y a une impasse dans les négociations du secteur institutionnel, commercial et industriel (IC-I). Tout au long des négociations avec l’Association de la construction du Québec (ACQ), les syndicats ont cherché à conclure une entente négociée.

L’Alliance syndicale considère avoir tout fait en son pouvoir pour parvenir à une entente. « Notre équipe de négociation a offert le même genre de compromis à l’ACQ que ce qui a été accepté par les deux autres associations patronales avec lesquelles nous avons conclu des ententes de principe. », a rappelé Yves Ouellet, porte-parole de l’Alliance syndicale.

L’ACQ est la seule association patronale à avoir fait des demandes aussi intransigeantes envers les travailleurs et les travailleuses de la construction. « L’ACQ, avec ces exigences sur l’horaire de travail et l’abolition du principe du samedi chômé, attaque de plein front les conditions de travail de 100 000 personnes. Demander un recul des conditions de travail de 50 ans, c’est tout sauf de la modernité », a pesté le porte-parole de l’Alliance syndicale.

L’Alliance syndicale, pour respecter les mandats démocratiques que ses membres lui ont donnés, ne pouvait pas et ne pourra jamais accepter les principales revendications de l’ACQ. « Au treizième jour de la grève dans le secteur IC-I, l’Alliance syndicale n’a plus à démontrer qu’elle a l’appui de la vaste majorité des travailleurs et des travailleuses. Les grévistes ont clairement fait savoir à l’ACQ et à tout le Québec qu’ils n’accepteront jamais de tels reculs », a affirmé Yves Ouellet.

« Contrairement à l’ACQ, nous n’avons jamais souhaité en arriver à l’adoption d’une loi spéciale. Malheureusement, face à l’entêtement de l’ACQ, il semble que ce soit la seule option qui reste. Dans cette éventualité, nous espérons que les parlementaires se baseront sur les ententes que nous avons négociées de bonne foi au cours des derniers jours comme modèles de conditions de travail pour le secteur IC-I », a conclu M. Ouellet.

À propos de l’Alliance syndicale

L’Alliance syndicale représente les 175 000 travailleurs et travailleuses de la construction dans le cadre des négociations de la construction. Elle regroupe les 5 syndicats représentatifs de la construction soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (International), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction.

La CSN invite le gouvernement à abandonner cette attaque antisyndicale

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) salue le travail des sénateurs et des sénatrices canadiens qui ont adopté, aujourd’hui, des amendements au projet de loi C-377, ce qui a pour effet de le retourner à la Chambre des communes. Par cette loi, les conservateurs entendaient imposer aux organisations syndicales des obstacles bureaucratiques supplémentaires en plus de les forcer à informer le patronat de leurs dépenses et de l’état de leurs finances.

Les conservateurs présentaient ce projet de loi comme une obligation de transparence demandée aux syndicats sous prétexte que les cotisations syndicales sont déductibles d’impôt. Mais la CSN et les autres organisations syndicales ont bien démontré que, d’une part, leur obligation de transparence doit continuer de s’exercer envers leurs membres, ceux et celles qui paient les cotisations et que, d’autre part, le projet de loi ne visait que les organisations syndicales et non pas, par exemple, les ordres professionnels ou les associations patronales, qui jouissent de privilèges comparables.

Pour la CSN, ce mauvais projet de loi doit être abandonné. « Il faut que cette loi soit bien mauvaise pour que 12 sénateurs conservateurs votent ces amendements aujourd’hui, souligne le président de la CSN, Jacques Létourneau. Si techniquement le projet de loi pourrait être rediscuté à la Chambre des communes cet automne, nous en appelons aux députés pour qu’ils se concentrent davantage à la recherche de solutions pour relancer l’économie des régions plutôt que de s’en prendre aux organisations syndicales. La récente réforme de l’assurance-emploi est un véritable gâchis dans les régions. Voilà un sujet qui devrait être de toutes les préoccupations de nos députés l’automne prochain. »

Les amendements votés aujourd’hui par le Sénat, proposés par le sénateur conservateur, Hugh Segal, ont notamment pour but d’obliger les syndicats à rendre publique toute dépense de plus de 150 000 $ alors que le projet de loi initial imposait cette obligation pour toute dépense de plus de 5000 $. De plus, les sections locales et les syndicats comptant moins de 50 000 membres seraient exemptés de ces obligations supplémentaires. L’adoption de ces amendements a pour effet de retourner le projet de loi à la Chambre des communes. « Quant à nous, ce projet de loi, même amendé, demeure illégitime, inconstitutionnel et constitue toujours une atteinte à la vie privée », de conclure Jacques Létourneau.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2 000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle, dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les syndicats exigent un moratoire sur le plan de redressement budgétaire

À la suite de la vaste mobilisation populaire lors de la dernière séance du conseil d’administration du CSSS des Îles, le 18 juin dernier, la direction accepte de discuter avec les trois syndicats de l’établissement. Une rencontre est prévue le 25 juin prochain. Mais comme aucune garantie n’a été formulée concernant un réaménagement du plan de redressement qui minimiserait les impacts directs sur les services à la population, les employé-es du CSSS entendent continuer la mobilisation. Ils invitent la population à signer massivement la pétition qu’ils lancent aujourd’hui afin d’obtenir un moratoire sur le plan de redressement budgétaire.

Pour la présidente du Syndicat en soins infirmiers et cardio-respiratoires du CSSS des Îles, Nicole Richard, la mobilisation doit continuer afin de s’assurer d’un réaménagement budgétaire qui n’aura pas d’impacts négatifs sur les services à la population et sur les relations de travail. Le plan de redressement prévu par le conseil d’administration prévoit des coupes dans 11 secteurs, notamment en psychiatrie et en oncologie. « Tant que nous n’aurons pas l’assurance que les services à la population ne seront pas réduits, nous allons continuer la mobilisation. Les compressions auront des impacts directs sur les personnes éprouvant des problèmes de santé mentale. Des patients qui doivent être en isolement seraient soignés sur les mêmes lits que le reste de la clientèle. Quant aux soins d’oncologie, nous craignons que les compressions obligent un patient à devoir quitter son domicile et sa famille afin de suivre ses traitements à Montréal ou à Québec », affirme-t-elle.

Pour les représentants des syndicats, la députée Jeannine Richard doit aussi intervenir dans le dossier afin de s’assurer que le plan de redressement n’affecte pas les services directs à la population. « Nous demandons à notre députée de cesser de rester muette sur ce dossier et d’expliquer la situation particulière des Îles à son gouvernement. Nous devons nous assurer que notre CSSS pourra continuer de donner les soins et les services auxquels la population des Îles est en droit de s’attendre », affirme Gaétan Leblanc, président du Syndicat des techniciens et professionnels. De passage aux Îles, le président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Jeff Begley, estime que la situation est due en partie aux politiques d’austérité budgétaire imposées par le gouvernement. « Contrairement à ce que prétend le ministre Hébert, les plans de redressements budgétaires des CSSS auront inévitablement des impacts directs sur la population. Le fait qu’il n’y ait qu’un seul hôpital dans la région rend la situation encore plus grave. Mais le fait demeure : les résidents des Îles de la Madeleine ont droit aux mêmes services de santé que l’ensemble de la population québécoise, sans devoir s’exiler à un moment où ils ont le plus besoin du soutien de leurs proches. »

Depuis l’adoption de ce plan de redressement budgétaire, les syndicats et la population ont multiplié les actions. À deux reprises, ils ont interpellé le conseil d’administration afin d’être assurés que les compressions budgétaires n’affecteront pas les services offerts à la population. En vain. Le 18 juin dernier, plus de 300 personnes ont assisté à la séance publique du conseil d’administration.

Les 521 travailleurs et travailleuses du CSSS des Îles sont représentés par trois syndicats, le Syndicat en soins infirmiers et cardio-respiratoires, le Syndicat des employés et le Syndicat des techniciens et professionnels. Ils sont affiliés à la FSSS–CSN, qui rassemble plus de 125 000 membres dans le réseau de la santé et des services sociaux.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2 000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle, dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Entente de principe adoptée

Réunis en assemblée générale jeudi soir et vendredi matin, les employé-es de l’aluminerie Alcoa de Baie-Comeau ont voté à 82 % en faveur de l’entente de principe intervenue plus tôt cette semaine entre leur syndicat et l’employeur. Les décisions simultanées de la direction d’Alcoa de reporter de trois ans le projet de modernisation et de devancer à la fin de l’été 2013 la fermeture des deux séries de cuves ont amené les deux parties à rouvrir la convention collective signée en mai 2011 et à tenir des pourparlers intensifs depuis le 28 mai dernier.

À la sortie de l’assemblée, aucune effusion de joie. L’heure n’était pas aux réjouissances. « Nous avons réussi à conserver de bonnes jobs, des emplois de qualité avec des conditions de travail intéressantes. Nous avons également atteint notre deuxième objectif qui était de limiter l’augmentation de la sous-traitance. Mais il est certain que c’est difficile de se réjouir alors qu’on perdra plus de 25 % de nos effectifs dans les prochains mois », a déclaré Francis Truchon, président du Syndicat national des employés de l’aluminium de Baie-Comeau. Avec les opérations de démantèlement des cuves, qui devraient s’étendre sur 24 mois, près de 400 postes seront abolis.

Toutefois, cette importante diminution du nombre d’employés n’entraînera pas, ou très peu, de mises à pied, car la grande majorité de ces suppressions de postes se fera par des départs à la retraite et par des départs volontaires. Un programme intéressant d’incitation à la retraite fait d’ailleurs partie de l’entente acceptée par les salarié-es de l’usine. Conscients de l’importance de la pérennité de l’usine pour la vitalité économique de toute la région et préoccupés par les difficiles conditions actuelles du marché mondial de l’aluminium, les syndiqué-es ont choisi d’entériner une entente qu’ils considèrent insuffisante, mais acceptable dans les circonstances.L

Le Syndicat national des employés de l’aluminium de Baie-Comeau regroupe plus de 1300 membres. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM – CSN) qui compte plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2 000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Une première journée de grève

Les conseillères et les conseillers juridiques de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) tiennent aujourd’hui une première journée de grève afin d’appuyer leur comité de négociation qui tente toujours de dénouer l’impasse qui subsiste dans le renouvellement de leur convention collective échue depuis mars 2010. Les syndiqué-es disposent d’une banque de 72 heures de grève, votée à l’unanimité le 12 juin dernier. Par le déploiement d’une ligne de piquetage devant les bureaux de la CDPDJ situés sur la rue Saint-Jacques à Montréal, les conseillères et les conseillers juridiques manifestent leur exaspération face à une situation qui a assez duré.

« C’est quand même incroyable que la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse refuse de traiter ses employé-es de façon juste et équitable. Nous demandons seulement la parité avec nos collègues avocates et avocats de l’État, rien de plus. » explique Jean-Sébastien Imbeault, président du syndicat. Plusieurs rencontres de négociations se sont tenues dans les dernières semaines et certaines demandes semblent avoir été entendues par la partie patronale. Toutefois, la CDPDJ refuse obstinément de considérer des ajustements à l’horaire de travail, une mesure qui a pourtant été incluse dans les ententes conclues avec les procureurs de la couronne, les juristes de l’État et les avocats de l’aide juridique en 2011. « Tant et aussi longtemps que nous n’aurons pas signé une nouvelle convention collective, nous maintiendrons la pression. » soutient Me Pierre-Yves Bourdeau, conseiller juridique à la direction du contentieux à la CDPDJ. D’autres actions sont à prévoir dans les prochaines semaines.

Affilié à la Fédération des professionnèles de la CSN, le Syndicat des employé(e)s de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse représente 150 salarié-es, dont 15 conseillères et conseillers juridiques.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2 000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle, dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Rapport accablant de la Direction de santé publique

La Direction de santé publique de Montréal vient de publier un rapport accablant relativement à l’impact des moisissures et de la qualité de l’air de l’école Baril sur la santé des enfants et du personnel. Selon ce dernier, 75 % des membres du personnel et 58,5 % des élèves sont affectés par des problèmes de santé reliés à la qualité de l’air de l’école.

Les syndicats représentant le personnel de la CSDM, affiliés à la CSN, estiment que la situation est d’autant plus critique que l’école Louis-Riel, qui a servi à relocaliser les occupants de l’école Baril, est aussi à l’origine d’ennuis de santé, comme l’a démontré une étude effectuée en 2006. Le président de l’Association professionnelle du personnel administratif (CSN), Charles Allen, précise que ce nouveau rapport de la DSP confirme qu’il est urgent que le gouvernement du Québec accorde de l’importance à la situation particulièrement critique du parc immobilier de la CSDM. « La protection de la santé du personnel et des élèves de la CSDM ne peut pas plus longtemps être mise de côté pour des considérations politiques ou financières. Nous avons besoin que la CSDM dispose de 100 millions de dollars par année, pendant 10 ans, pour régler les problèmes de moisissures et de qualité de l’air.  On ne parle pas ici de travaux esthétiques, mais bien d’assurer des lieux de travail et d’enseignement exempts de risques pour la santé des élèves et des employé-es. Plusieurs membres du personnel de la CSDM sont en contact régulier et depuis de nombreuses années avec des locaux contaminés. Ils risquent de connaître des séquelles pour le reste de leur vie. L’État a la responsabilité d’agir. »

Les représentants des employés de la CSDM affiliés à la CSN entendent poursuivre les efforts pour soutenir la commission scolaire afin qu’elle obtienne de Québec les sommes nécessaires à la réparation des écoles. Ils comptent aussi sur l’implantation d’un comité de vigie, conjointement avec la CSDM, pour mettre en place un suivi rigoureux des inspections de bâtiments, des analyses de qualité de l’air et des façons de faire lors des travaux et des relocalisations dans les écoles aux prises avec des problèmes de qualité de l’air.

Rappelons que l’Association professionnelle du personnel administratif (CSN), le Syndicat national des employées et employés de la CSDM (CSN) et l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (CSN) font partie des organisations fondatrices de la Coalition pour des écoles saines à la CSDM avec le Comité central des parents de la CSDM, l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal et le Syndicat des professionnelles et professionnels du milieu de l’éducation de Montréal (CSQ).

La coalition compte  plus de 50 organisations membres qui regroupent plus de 150 000 personnes.

Le SCRC exige de la transparence

À la suite de l’appel d’offres lancé hier par la Société Radio-Canada afin de vendre l’édifice abritant la Maison de Radio-Canada (MRC), le Syndicat des communications de Radio-Canada-CSN (SCRC) exige que tout le processus entourant la cession de ce bien public affiche toute la transparence qui doit guider la gestion des sociétés de la Couronne.

« Nous savons que les consortiums Média Cité, Partenaires du développement de la Maison, et SNC-Lavalin-Prével ont été retenus pour cet appel d’offres mais, malgré notre demande formulée directement à l’attention de Hubert Lacroix, président-directeur général de CBC/Radio-Canada, celui-ci nous refuse l’accès au cahier de charges de plus de 800 pages qui a été remis aux soumissionnaires. Dans ce scénario de partenariat public-privé, le processus de mise en vente d’un actif appartenant aux Canadiennes et aux Canadiens doit impérativement être transparent », de souligner Alex Levasseur, président du SCRC. Le SCRC formule cette demande alors que la Commission d’enquête sur l’industrie de la construction révèle une multitude d’informations touchant plusieurs firmes des génie-conseil au Québec.

« Un reportage de l’émission Enquête diffusé le 14 mars dernier sur les ondes de Radio-Canada révélait des informations troublantes relativement aux activités de SNC-Lavalin, un des consortiums retenus qui pourrait acquérir la MRC. Les allégations et les enquêtes actuelles nous incitent à réclamer cette clarté qui aurait dû guider les actions de la SRC, et ce, dès le début de ce processus », d’ajouter Alex Levasseur. « Nous savons que seulement 50 % de toute la superficie de la MRC sera réservée aux activités de la SRC et que seulement quatre studios de production télévisuelle sur douze seront maintenus en opération. Ces importantes modifications à notre milieu de travail vont influencer directement notre capacité de production interne, tout en ouvrant davantage la porte aux contenus plus coûteux réalisés à l’externe », de conclure le président du SCRC.

Le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN) représente 1700 membres au Québec et à Moncton. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le conseil municipal de Montréal s’oppose aux coupes chez TC Media

Le Syndicat de l’information de Transcontinental (STI-CSN) salue la décision du conseil municipal de Montréal d’adopter à l’unanimité une résolution demandant à Transcontinental Media (TC Media) de revenir sur sa décision de supprimer 50 % des postes de journalistes dans les 22 hebdomadaires locaux de l’entreprise à Montréal.

Lors de la présentation de la résolution hier, le conseiller municipal et maire d’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, François Croteau, a insisté sur l’importance de l’information et de l’enquête journalistique dans le contexte politique municipal actuel.

Le président du syndicat, Benoit Leblanc, se réjouit de cette position unanime du conseil municipal de Montréal. « Les élus municipaux viennent ainsi confirmer qu’une couverture journalistique locale est essentielle à la démocratie. À la veille des élections municipales, les citoyennes et les citoyens ont besoin d’avoir une information locale de qualité pour faire des choix éclairés. TC Media, qui profite des revenus publicitaires issus des marchés locaux, a le devoir et la responsabilité d’offrir en contrepartie à la population l’information à laquelle elle est en droit de s’attendre. »

Rappelons qu’en plus des postes de journalistes abolis le 20 mai dernier, TC Media ne permet pas aux journalistes qui restent à l’emploi de couvrir une foule d’événements et de travailler à des dossiers fouillés ou à des enquêtes, notamment, les réunions du conseil d’arrondissement, les réunions de changement de zonage, l’actualité politique et les conférences de presse couvrant l’actualité. Dans certains arrondissements, la couverture journalistique est remplacée par la publication d’un communiqué émis par le conseil d’arrondissement, privant ainsi les citoyens d’une information indépendante.

Outre l’appui du conseil municipal de Montréal, les journalistes de Transcontinental continuent de recevoir de nombreux appuis visant le maintien d’une information de proximité et dénonçant la décision de TC Media d’abolir des postes de journalistes et la couverture de presse.

Ailleurs au Québec, de nombreux intervenants régionaux, dont les conseils centraux de la CSN, ont dénoncé la décision de Transcontinental parce qu’ils craignent que cette stratégie d’entreprise s’étende à l’ensemble des journaux de Transcontinental dans les régions. D’ailleurs, Transcontinental avait déjà indiqué vouloir implanter ce modèle d’affaires dans la région de Québec, pour ensuite se raviser.

Le Syndicat de l’Information de Transcontinental (STI-CSN) est affilié au CCMM–CSN qui regroupe plus de 94 000 membres du secteur public et du secteur privé, répartis au sein de près de 400 syndicats sur le territoire des régions de Montréal, Laval et du Grand Nord du Québec.