The CSN calls on its members and the general population to stand united

The Confédération des syndicats nationaux (CSN) is extremely shocked by the Islamophobic attack that took place yesterday at the Centre culturel islamique du Québec in Sainte-Foy, which claimed the lives of six people and injured eight others. The CSN offers its deepest condolences and stands in solidarity with the families and loved ones affected by this horrible act.

The increase in xenophobic incidents both in Québec and around the world must be categorically condemned. “Québec must work towards being a just, welcoming and inclusive society, open to the entire population,” said CSN President, Jacques Létourneau. Muslim Québeckers are an integral part of the social fabric of Québec, and we encourage the population to stand together with them to fight against the violence, hatred and terrorism that have struck today. Together, we need to take action and denounce racist acts and statements the moment they rear their ugly heads.

To demonstrate our solidarity, the CSN invites its members and the general population to participate in the vigils to be held today at the Église Notre-Dame-de-Foy in Québec City and at the Parc subway station in Montréal,  both starting at 6:00 p.m, and in other locations in Québec.

La CSN, un choix incontournable

 Dès demain et jusqu’au 24 février, près de 200 000 travailleuses et travailleurs des établissements de santé et de services sociaux sont appelés à voter pour l’organisation syndicale qui les représentera et négociera leurs conditions de travail pour les prochaines années. Pour la Confédération des syndicats nationaux (CSN), l’organisation syndicale la plus représentative dans le réseau avec 47 % des syndiqué-es, l’un des enjeux de ce vote touche le type de syndicalisme à pratiquer pour améliorer les conditions de travail des salarié-es, tout en mettant de l’avant la lutte pour le maintien des services publics de qualité et accessibles à la population. Les travailleuses et les travailleurs du réseau sont donc invités à choisir la CSN lorsqu’ils rempliront le bulletin de vote postal transmis par le Tribunal administratif du travail (TAT) à compter du 30 janvier.

Jocelyn Riendeau

Ce vote d’allégeance a été imposé par le gouvernement libéral dans la foulée de la loi 10 régissant les mégafusions et la création des CIUSSS et des CISSS, le 1er avril 2015. Cette opération a fait passer de 182 à 34 le nombre d’établissements multivocationnels. Pour la CSN, il s’agit d’une concentration jamais égalée du nombre d’employeurs du réseau de la santé et des services sociaux, dont plusieurs emploient jusqu’à 20 000 salarié-es de toutes les catégories de personnel. La CSN s’était opposée à ce processus de fusions, l’une des multiples manifestations des mesures d’austérité imposées par le gouvernement libéral, qui vise à favoriser la privatisation des services.

Jamais, dans l’histoire des relations de travail, autant de travailleuses et de travailleurs n’ont été appelés à choisir en même temps leur syndicat. Jacques Létourneau, président de la CSN, estime que « dès le lendemain du dévoilement des résultats du vote, les syndicats accrédités devront être en mesure d’établir rapidement leur plan d’action et de s’organiser en prévision des négociations locales prévues à la Loi sur le régime de négociation des conventions collectives dans les secteurs publics et parapublics, mais ils devront aussi poursuivre les batailles contre l’arbitraire patronal et le démantèlement et la privatisation des services publics promus par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette ». Or, la CSN, dont certains syndicats ont été fondés il y a plus de 70 ans, est présente dans tous les types d’établissements et représente des travailleuses et des travailleurs dans toutes les catégories d’emplois, ce qui en fait une force incontournable dans le réseau de la santé et des services sociaux!

L’austérité dans la santé et les services sociaux

Jacques Létourneau ajoute que « le projet Optilab sur la régionalisation des laboratoires médicaux et les pertes d’emplois qui y sont associées, le transfert unilatéral de ressources humaines des CLSC vers les groupes de médecine familiale (GMF) sans les remplacer, le sous-financement et les surcharges de travail qui en résultent, ainsi que leurs conséquences sur la santé du personnel en soins dans les CHSLD, les centres de réadaptation, les centres hospitaliers, les centres jeunesse et les services auxiliaires, sont autant d’enjeux résultant des mesures d’austérité imposées par les libéraux depuis 2014. Il est nécessaire que les travailleuses et les travailleurs puissent se donner une organisation qui saura réunir et déployer les forces nécessaires pour relever les défis actuels et à venir ».

Ma place en santé, j’y tiens!

Au printemps dernier, la CSN a lancé une campagne nationale d’information et de sensibilisation ayant pour thème Ma place en santé, j’y tiens! Cette opération vise à dénoncer et à contrer les politiques austères du gouvernement Couillard qui cherche à affaiblir les services de santé et les services sociaux pour mieux les privatiser. Le retrait récent des frais accessoires par le ministre Gaétan Barrette n’est pas étranger à l’apport de la CSN dans ce débat social crucial.

« Il nous apparaît que la meilleure façon d’assurer les intérêts et la défense des travailleuses et travailleurs du réseau, c’est de le faire avec une centrale syndicale comme la CSN. Notre organisation est non seulement la plus représentative du fait qu’elle est présente depuis des décennies dans tous les types d’établissements du réseau, mais surtout en raison de sa combativité, de sa connaissance exhaustive du réseau et de son savoir-faire », renchérit Jacques Létourneau.

Toutefois, le président de la CSN constate que depuis des semaines, il se mène des campagnes d’allégeance très différentes d’une organisation à l’autre. Il y a celles et ceux qui présentent le syndicalisme comme un business ne se résumant qu’à une assurance collective ou qui s’apparentent à un ordre professionnel. Et à l’opposé, des militantes et des militants syndicaux qui s’activent pour défendre le syndicalisme propre à la CSN : c’est-à-dire inclusif, combatif et qui place la solidarité entre tous les syndiqué-es au cœur même de son action, dans le respect des particularités propres à chacune des catégories de personnel. La CSN est une force syndicale et sociale qui ne peut être ignorée, d’où le thème de la présente campagne de changement d’allégeance syndicale : La CSN, une force incontournable.

 

À propos de la CSN

La CSN représente près de 325 000 travailleuses et travailleurs regroupés dans quelque 2000 syndicats présents dans tous les secteurs d’activités. Elle est la plus grande organisation dans le secteur de la santé et des services sociaux avec plus de 120 000 membres.

La CSN demande un réinvestissement massif dans les services publics

De passage en Estrie, le président de la CSN, Jacques Létourneau, a réitéré que le gouvernement Couillard doit profiter du prochain budget pour réinvestir massivement dans la santé et les services sociaux, notamment dans la région de l’Estrie.

« Considérant des surplus de cinq milliards pour 2015-2016, la CSN réclame la fin de l’érosion du réseau public et un réinvestissement massif pour redonner l’oxygène nécessaire à son bon fonctionnement », a affirmé son président Jacques Létourneau.

De concert avec Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicaux nationaux de l’Estrie (CCSNE), ils ont demandé que ce réinvestissement se traduise par des embauches. « Les mesures d’austérité ont eu pour effet de détériorer les services tout en dégradant les conditions de travail des travailleuses et travailleurs. Par exemple, à Magog, on ajoute normalement 30 préposé-es aux bénéficiaires sur la liste de rappel durant l’été. Cette année, ce nombre est passé à 8. Il est donc difficile de remplir tous les quarts de travail. Ce réinvestissement est d’autant plus nécessaire qu’on apprenait récemment que le CIUSSS de l’Estrie aurait un déficit anticipé de 5 millions de dollars », affirme M. Beaudin.

Jacques Létourneau a dénoncé les surplus budgétaires qui ont été faits sur le dos des usagers et du personnel en santé et services sociaux. « Avec le surplus de 1,7 milliard de dollars constaté par le ministre Leitão, au début décembre, sans compter celui de 3,7 milliards atteint l’an dernier, il est maintenant temps de réinvestir massivement dans les services à la population qui ont été décimés par les mesures d’austérité, » affirme-t-il.

La région de l’Estrie a subi la réforme du ministre Barrette qui a centralisé à outrance le réseau, le faisant passer de 185 à 34 établissements pour tout le Québec. Cette centralisation s’accompagne du transfert des travailleurs sociaux vers les Groupes de médecine de famille (GMF) et de la régionalisation des laboratoires avec le déploiement du projet Optilab. Deux mesures que le CCSNE-CSN a vivement contestées sur toutes les tribunes.

La FNC salue la publication d’une étude du FPP portant sur les médias

La Fédération nationale des communications–CSN salue la publication d’une étude du Forum des politiques publiques (FPP) portant sur les médias. Intitulé Le miroir éclaté : Nouvelles, démocratie et confiance dans l’ère numérique, le document diffusé hier pose un regard lucide sur la crise qui traverse actuellement l’univers des médias. Il contient une douzaine de recommandations pour soutenir les entreprises médiatiques et le journalisme.

« La publication de cette étude arrive justement au moment où nous rencontrons les membres de la FNC–CSN dans le cadre d’une tournée dans le but de partager les propositions que nous avons formulées afin de faire face aux nombreux bouleversements qui traversent actuellement les médias, de souligner Pascale St-Onge, présidente de la FNC–CSN. Depuis plus d’un an, nous nous sommes penchés sur les nombreux enjeux qui sont énumérés dans le document du FPP et nous avons participé à plusieurs consultations publiques sur l’avenir des médias. À cet égard, nous avons également proposé 14 avenues prometteuses qui peuvent concrètement contrebalancer les effets négatifs de ces changements radicaux. »

« Nous partageons plusieurs observations quant aux bouleversements des médias traditionnels, à la fragmentation des auditoires et à la multiplication des fausses nouvelles qui minent notre démocratie. Plusieurs autres constats du FPP convergent avec les nôtres, dont l’importance de préserver la diversité des voix, l’idée d’un centre de recherche ou d’un observatoire sur les médias et la problématique des géants du Web que sont Google et Facebook qui ne créent pas de contenus mais qui les utilisent sans contrepartie », de poursuivre la présidente de la FNC.

« Nous sommes en accord avec la plupart des recommandations du FPP, mais nous sommes d’avis que le rejet de la piste des crédits d’impôt nous priverait d’une possible source importante de soutien aux médias que nous réclamons de toute urgence et ce depuis plus d’un an. Nous sommes sensibles à leur argument qui soutient qu’il est facile pour un gouvernement de retirer ces crédits d’impôt en guise de représailles ; nous pensons toutefois que les pouvoirs publics doivent légiférer afin de protéger l’intérêt public, tout en protégeant l’indépendance de la presse. Nous veillerons à ce que ce soit le cas. Aussi, la proposition d’ouvrir le financement des médias à la philanthropie nous paraît peu avantageuse à cause de son instabilité financière et du traitement spécial que certains généreux donateurs pourraient espérer en contrepartie de leur contribution. Les pistes de financement durables seront toujours préférables à celles qui peuvent s’effriter au gré des événements. Nous pensons que l’ampleur de la crise nous invite tout de même à considérer toutes les pistes de solutions de façon à ce que les plus rassembleuses et les plus efficaces soient mises en application dans les meilleurs délais, de préciser madame St-Onge. Les actualités récentes nous démontrent que le phénomène des fausses nouvelles et des faits alternatifs, les atteintes à la liberté de presse par la surveillance des sources journalistiques, les efforts pour faire taire les sonneurs d’alertes et les difficultés économiques de nos médias qui affectent la qualité et la diversité de l’information, mettent en péril notre tissu social, notre culture, et notre vie démocratique. Le temps est venu pour nos gouvernements d’agir afin de protéger le droit du public à l’information ».

Deux nouvelles ententes de principe entérinées par les syndicats

Hier, en début de soirée, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Comfort Inn Pointe-Claire–CSN (STTCIPC) et le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Comfort Inn Dorval–CSN (STTCID) ont tous deux entériné l’entente de principe conclue le 16 janvier dernier avec leur employeur. Celles-ci ont été adoptées à 100 % par les deux syndicats, par voie de deux scrutins secrets distincts.

« Les travailleuses et les travailleurs de ces deux établissements ont atteint la plateforme de notre négociation coordonnée. Ils ont obtenu des clauses d’abolition de postes et d’indemnités de départ, tout en bonifiant leurs indemnités de vacances. Leurs augmentations salariales seront de 3 % pour les trois premières années et de 4 % pour la dernière année de leurs nouveaux contrats de travail », de souligner Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN et responsable politique de la négociation coordonnée de l’hôtellerie.

À ce jour, sur les 25 syndicats qui ont accepté de participer à cette 9e ronde de négociations coordonnées, 19 ententes de principe ont été conclues avec autant d’employeurs.

Affiliés à la FC–CSN, le STTCIPC et le STTCID comptent respectivement environ 20 et 15 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN réclame l’arrêt de l’érosion du réseau public et un réinvestissement massif

À quelques semaines du deuxième anniversaire de la réforme de la santé imposée par le gouvernement libéral, le 1er avril 2015, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) s’inquiète de la dégradation des services à la population et des conditions de travail du personnel des établissements de santé. Considérant les surplus budgétaires de près de cinq milliards de dollars réalisés en 2015 et 2016, la centrale réclame la fin de l’érosion du réseau public et un réinvestissement massif pour redonner l’oxygène nécessaire à son bon fonctionnement, notamment dans la région du Bas-Saint-Laurent.

De passage à Rimouski, Jacques Létourneau, président de la CSN, a fustigé la réforme du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, qui a centralisé à outrance le réseau, le faisant passer de 185 à 34 établissements pour tout le Québec, « sans jamais prendre en considération les besoins des communautés locales, ni de celles et de ceux qui tiennent à bout de bras le réseau, soit les travailleuses et les travailleurs », a-t-il affirmé. Dans le Bas-Saint-Laurent, huit centres de santé et de services sociaux (CSSS) ont été fusionnés avec le Centre de réadaptation et le Centre jeunesse pour former le Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent (CISSSBSL), lequel s’étend le long du littoral sur 313 kilomètres.

« Cette réorganisation est sans précédent dans les annales québécoises et personne, hormis le ministre lui-même, n’a été mis à contribution ni vraiment consulté, lance Jacques Létourneau. Tout a été décidé en vase clos. En comparaison, les fusions imposées en 2004 par l’ex-ministre de la Santé, Philippe Couillard, ne sont rien en regard des impacts néfastes des mégafusions et des réorganisations des services sur l’accessibilité et les services dispensés, comme l’ont d’ailleurs signifié l’ex-Commissaire à la santé et au bien-être, dont le poste a été aboli par le ministre Barrette, et la Protectrice du citoyen. C’est sans compter les coupes budgétaires d’un milliard de dollars depuis l’arrivée des libéraux en avril 2014. Le gouvernement doit définitivement changer de cap. »

« Le transfert d’une dizaine de travailleurs sociaux des CLSC vers les groupes de médecine de famille (GMF) de la région risque d’entraîner une diminution de services pour les usagers, soutient pour sa part Nancy Legendre, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL-CSN). De plus, le ministre n’a prévu aucun ajout budgétaire dans les CLSC, pour combler les besoins des usagers à la suite des départs de professionnel-les. À cela s’ajoute une augmentation accrue de la charge de travail chez le personnel en CLSC qui engendre son lot d’inquiétude, de frustration, voire même une hausse des invalidités pour maladie. »

Dans le dossier de la régionalisation des laboratoires, la CSN craint que le déploiement précipité du projet Optilab ne fasse peser des menaces sur l’accessibilité à des soins de proximité. « La centralisation des opérations entourant les analyses des échantillons et des prélèvements de l’ensemble du territoire du CISSSBSL vers Rimouski pourrait affecter l’accès à des services jusqu’ici offerts dans les ex-CSSS, notamment en raison du vieillissement de la population. » En outre, la CSN fait remarquer que ce projet, qui vise à regrouper les ressources financières et humaines, prévoit déjà la perte d’emplois de qualité dans la région, comme l’a reconnu le ministère de la Santé et des Services sociaux dans sa publication Optilab Express, en septembre 2016.

Autre sujet fort préoccupant : la situation des soins et des services dans les 14 CHSLD de la région est loin de s’améliorer. Pour Nancy Legendre, « les pressions sont fortes sur le personnel en soins et les préposé-es aux bénéficiaires en raison de la surcharge de travail engendrée par la lourdeur des besoins de la clientèle, par le non-remplacement d’absences maladies (le taux d’assurance-salaire est de 6,5 %, contre 6,8 % dans l’ensemble du Québec), et les abolitions de postes dues aux mesures d’austérité du gouvernement. Et l’annonce récente de l’ajout d’environ 1300 postes dans 400 CHSLD au Québec ne changera pas fondamentalement la donne. »

« Ces quelques constats appellent à une action immédiate du gouvernement du Québec pour stopper l’érosion des services issue d’une réforme faite à la hâte et sans consultation réelle, d’ajouter Jacques Létourneau. C’est pourquoi la CSN entend faire valoir l’importance d’un réinvestissement dans le réseau public à l’occasion des consultations pré-budgétaires du ministre des Finances du Québec, Carlos Leitao, prévues dans les prochains jours. On ne peut pas d’un côté prôner l’austérité en sabrant directement dans les services et les soins à la population, puis de l’autre, se targuer d’avoir dégagé des surplus de 3,2 milliards de dollars pour l’année 2015 et 1,7 milliard pour les six premiers mois de l’année 2016. Ça n’a pas de sens. Le Québec a amplement les moyens de financer ses services publics, encore faut-il avoir la volonté politique de le faire. »

La présidente du CCBSL-CSN abonde dans le même sens : « Il est plus que jamais nécessaire de redonner au réseau de la santé de la région ses lettres de noblesse par un réinvestissement majeur. Et nous allons poursuivre nos efforts pour mener à bien nos mandats de défense du réseau de la santé et des services sociaux auprès des travailleuses et des travailleurs, de même qu’auprès de la population de la région, notamment le mandat de soutenir sur le terrain la campagne d’information de la CSN « Ma place en santé, j’y tiens ! » qui a cours depuis plusieurs mois déjà.

La CSN poursuit ses interventions auprès du MSSS

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) a reçu la confirmation que le MSSS lève l’obligation d’un prétest pour les infirmières détentrices d’un diplôme d’études collégiales (DEC). La CSN est intervenue à plusieurs reprises auprès du ministère pour s’assurer de défendre les droits des infirmières et infirmiers dans l’application de la lettre d’entente numéro 27 portant notamment sur le déploiement des activités réservées prévues à la Loi 90.

Des préoccupations au sujet du prétest, de l’évaluation post formation et du coût d’accréditation de la formation
La CSN a fait valoir à plusieurs reprises ses préoccupations et son désaccord au sujet de l’application par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) de la lettre d’entente numéro 27 relative à la stabilité des postes et au déploiement des activités réservées prévues à la Loi 90. Depuis le 21 octobre dernier, alors que se tenait une rencontre avec le MSSS concernant le programme de formation découlant de la Loi 90, la CSN a multiplié les interventions pour exiger des modifications auprès du MSSS.

La CSN a reçu la confirmation que l’exigence d’un prétest pour les infirmières détentrices d’un DEC avant de suivre la formation accréditée de 25 heures a été levée. Pour la CSN, ce prétest doit être annulé pour l’ensemble des infirmières concernées, notamment celles qui souhaitent être exemptées de la formation accréditée.

La CSN profite de l’occasion pour rappeler au MSSS que ni ce prétest ni l’évaluation suivant la formation accréditée ne doivent menés à une évaluation inscrite au dossier des infirmières concernées. L’objectif du MSSS doit être de reconnaître et d’appuyer l’expertise des infirmières et non pas de nuire à leur développement professionnel. Pour la CSN, c’est de plus au MSSS d’assumer l’ensemble des coûts reliés à cette formation accréditée, notamment pour les infirmières qui souhaitent voir reconnaître cette formation par leur ordre professionnel.

« Pour la CSN, la reconnaissance de l’expertise des infirmières est incontournable. C’est pourquoi nous sommes intervenus à plusieurs reprises auprès du ministère. Si nous accueillons positivement la fin de l’obligation de suivre un prétest, nous continuons d’interpeller le MSSS sur plusieurs enjeux entourant la formation des infirmières. C’est la responsabilité des employeurs de s’assurer que le personnel reçoit les formations nécessaires. Et c’est ce que nous continuerons de faire valoir dans les prochaines semaines », explique Marie-Josée Tremblay, infirmière clinicienne et vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

Le gouvernement du Québec doit soutenir la candidature d’Anticosti à l’UNESCO

Réunis en conférence de presse ce matin à Sept-Îles, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et le Conseil central Côte-Nord (CCCN–CSN) ont annoncé leur appui à la candidature de la municipalité de l’Île-d’Anticosti pour figurer au patrimoine mondial de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). La CSN et le CCCN–CSN ont aussi saisi l’occasion pour encourager fortement le gouvernement du Québec à soutenir les démarches de reconnaissance patrimoniale auprès de leur vis-à-vis du gouvernement fédéral. Rappelons que la décision finale sur les projets qui seront soumis à l’UNESCO revient au gouvernement fédéral et que ce dernier demande que tout dossier soit déposé avant le 27 janvier 2017.

« Il y a un fort consensus au Québec pour que l’île d’Anticosti soit protégée », explique M. Guillaume Tremblay, président du CCCN–CSN. « Les communautés Innues de la Côte-Nord, la municipalité régionale de comté de la Minganie (MRC) et la municipalité de l’île sont toutes derrière ce projet de reconnaissance. Qu’attend le gouvernement de Philippe Couillard pour se rallier à la population et se porter à la défense de ce joyau national ? »

Notons que le gouvernement finance actuellement un projet d’exploration pétrolière avec des partenaires privés sur l’île et que des forages avec fracturation sont prévus incessamment.

« À La CSN, nous revendiquons un moratoire sur l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures depuis 2011, rappelle M. Pierre Patry, trésorier de la CSN et responsable politique des questions environnementales et du développement durable. Pour sa part, le gouvernement du Québec doit accepter que la population du Québec est contre l’exploitation d’hydrocarbures sur l’île et doit poser des gestes concrets en faveur du développement durable. Anticosti doit être tournée vers le futur et ne plus subir les décisions dignes d’une autre époque, sans respect des valeurs profondes de ses populations. »

Le maire de la municipalité de l’Île-d’Anticosti, M. John Pineault, a accueilli avec grand enthousiasme l’appui de la CSN et du CCCN–CSN au projet de faire figurer l’île au patrimoine mondial de l’UNESCO. « La CSN est un joueur indispensable de la Côte-Nord et nous pouvons toujours compter sur elle pour défendre les intérêts économiques et environnementaux de la région. Espérons que le gouvernement du Québec prenne acte de nos aspirations et qu’il défende de tout cœur ce projet auprès du gouvernement fédéral. »

La CSN poursuit sa lutte pour défendre les emplois et les services des laboratoires médicaux

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) tient aujourd’hui une rencontre d’information provinciale pour informer ses représentants syndicaux de partout au Québec sur le projet Optilab. Les travaux de la CSN démontrent que ce projet de fusion des laboratoires médicaux comporte de grands risques pour la population. C’est pourquoi la CSN demande un moratoire sur le projet Optilab.

Un projet qui suscite beaucoup d’inquiétude

Depuis plusieurs mois, la CSN intervient à différents paliers pour freiner le projet de fusion des laboratoires médicaux, dans toutes les régions du Québec. La rencontre d’aujourd’hui vise à faire le point sur l’avancement des travaux sur ce projet qui inquiète grandement le personnel des laboratoires médicaux. Rappelons que le projet Optilab aurait pour effet de faire perdre plusieurs emplois de qualité dans la région du Centre-du-Québec, en plus d’entraîner des risques importants pour les patientes et patients. Seulement pour la région, près de 70 postes qui seront coupés dans les laboratoires associés.

« Le personnel des laboratoires médicaux est inquiet et à raison! Les technologistes médicales et le personnel administratif des laboratoires sont tenus dans l’ombre alors qu’on leur annonce que plusieurs d’entre eux perdront leurs postes ou seront transférés. Ce n’est pas normal d’annoncer qu’on déplace du personnel des laboratoires associés vers les laboratoires serveur au cours des prochaines années sans donner d’information. Encore une fois, la visée centralisatrice du ministre Barrette affaiblit nos régions. La CSN n’entend pas en rester là. Nous continuerons de nous faire les porte-paroles des préoccupations du personnel et des patient-es », lance Josée Marcotte, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

La CSN poursuivra ses interventions pour assurer l’avenir de nos laboratoires médicaux

La CSN est proactive face au projet Optilab. Elle a d’ailleurs émis plusieurs recommandations au Ministère de la Santé et des Services sociaux. Partout au Québec, elle intervient pour faire connaître les dangers de ce projet, aussi bien pour le personnel que pour les patientes et patients.

« Nous parvenons de plus en plus à faire comprendre au Ministère les risques du projet Optilab. Ce qui est certain, c’est que l’échéancier sur la table est absolument irréaliste. C’est pourquoi nous demandons un moratoire au ministre Barrette. Il est maintenant clair qu’aucune preuve ne démontre que cette fusion des laboratoires médicaux améliorerait les services à la population, ni qu’elle permettrait de faire des économies. À quoi bon s’entêter? », se demande Mélissa Gaouette, vice-présidente de la FSSS-CSN.

« La CSN continue de se mobiliser dans plusieurs régions pour faire face au projet Optilab et aux autres projets néfastes de la réforme Barrette. Ce que souhaite la population québécoise, c’est un meilleur accès aux services de santé et de services sociaux dans leur région. C’est dans le sens contraire que nous entraîne le ministre Barrette. La CSN continuera d’être aux côtés de la population pour revendiquer un réseau universel et accessible », de conclure Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

À propos de la CSN

La CSN représente près de 325 000 travailleuses et travailleurs regroupés dans quelque 2000 syndicats présents dans tous les secteurs d’activité. La CSN est la plus grande organisation dans le secteur de la santé et des services sociaux.

 

Si Trump n’aime pas les femmes, elles le lui rendent bien

Des femmes et des hommes de tous les continents, dont un demi-million à Washington, ont convergé aujourd’hui dans quelque 300 villes à travers les six continents pour dénoncer le discours rétrograde adopté par Donald Trump tout au long de sa campagne et pour protester contre l’arrivée au pouvoir de ce personnage misogyne à la tête du plus puissant État du monde.

Michèle Delsemme

À Montréal, sur la place de l’Esplanade située devant la Place des arts, des milliers de manifestantes et de manifestants s’entassaient pour pouvoir entendre les discours indignés, enflammés, déterminés de la dizaine de femmes qui se sont succédé au micro. Parmi elles, Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN – la seule organisation syndicale présente sur place – n’y est pas allée de main morte. « Il y a de quoi être fière aujourd’hui. S’il y en a qui pensaient encore que les femmes allaient demeurer les bras croisés devant des propos qui ont toutes les apparences d’assauts envers elles, ils ont affaire à se raviser. Ils vont rencontrer des millions de personnes de tous les horizons et de toutes les cultures sur leur chemin. »

Véronique De Sève a aussi souligné la présence à Washington des Québécoises qui ont fait le trajet pour aller manifester de visu leur solidarité aux manifestantes et aux manifestants américains. Elle a enfin rappelé que les mesures d’austérité néolibérales prises par les gouvernements du monde entier constituent d’autres attaques qui visent les femmes et contre lesquelles il faut continuer à résister à chaque instant.

Michèle Delsemme

Michèle Delsemme

La CSN dit non à une sécurité du revenu de retraite à deux vitesses

Entendue aujourd’hui en commission parlementaire sur la question du Régime de rentes du Québec (RRQ), Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN, a souligné qu’il serait inacceptable d’assister à une bonification du régime public québécois moins généreuse que celle dont les travailleuses et travailleurs du reste du Canada bénéficieront.

« Nous estimons que le scénario du Régime de pensions du Canada (RPC) est la piste à suivre pour améliorer la situation à la retraite des travailleuses et travailleurs à faible revenu et de ceux de la classe moyenne, souligne d’emblée la vice-présidente de la CSN. En effet, les bas salarié-es sont les plus susceptibles de recourir essentiellement au RRQ pour leur retraite et ne verront pas d’amélioration de leur situation financière si le scénario du Québec est retenu, plaide-t-elle. Ceux de la classe moyenne, pour leur part, obtiendraient des revenus inférieurs d’au moins 15 % à ceux des autres provinces avec le modèle proposé par Québec. Le déséquilibre serait injustifiable et ce modèle doit être abandonné. »

Francine Lévesque ajoute qu’il est primordial de faire en sorte que les années où les parents s’occupent d’enfants en bas âge soient reconnues par le RRQ. « Sans la reconnaissance de ces années aux fins du calcul de la rente, c’est encore une fois les femmes qui seront pénalisées à la retraite, alors que malgré toutes les lois existantes en matière d’équité salariale, elles gagnent encore des salaires inférieurs à ceux des hommes ».

En outre, la vice-présidente de la CSN souligne que les grands gagnants du scénario du Québec seraient les employeurs, qui n’auraient pas à verser de contribution sur les salaires se situant sous les 27 450 $. « D’une certaine façon, le gouvernement encourage les employeurs à maintenir de faibles salaires ou des emplois précaires pour pouvoir se soustraire à la contribution au régime. Il faut empêcher cette échappatoire. »

« Les Québécoises et les Québécois n’ont pas tous accès à un régime de retraite complémentaire dans leur milieu de travail. Ils doivent pouvoir aspirer, la retraite venue, à des rentes au moins aussi élevées que celles des travailleuses et travailleurs des autres provinces. Nous n’attendons donc rien de moins pour le RRQ que le scénario équivalant au RPC qui a fait l’objet à Vancouver d’un consensus entre la majorité des provinces », conclut-elle.

 

 

La CSN salue une grande femme

« Le départ de la députée de la circonscription de Gouin, Françoise David, laissera un grand vide à l’Assemblée nationale, a déclaré le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau. Elle est une femme de cœur qui s’est engagée sans aucun compromis pour la cause des femmes et pour l’ensemble de la population du Québec. »

Militante de la condition féminine au sein de la CSN, coordonnatrice du Regroupement des centres de femmes du Québec, présidente de la Fédération des femmes du Québec, organisatrice de la Marche des femmes contre la pauvreté Du pain et des roses et de la Marche mondiale des femmes contre la pauvreté et la violence, Françoise David a poursuivi son engagement au sein de l’organisme de défense des non syndiqués, Au bas de l’échelle, avant de se faire se élire députée de Québec solidaire.

« Militante de la première heure pour la cause sociale, elle a réussi à démontrer qu’il est possible pour les élu-es de l’Assemblée nationale de combattre le cynisme nourri par un trop grand nombre de députés, a poursuivi Jacques Létourneau. À l’écoute des gens, simple et chaleureuse, elle a été un exemple pour l’ensemble de la députation. Nous lui souhaitons bonne chance pour ses nouveaux projets. »

 

Les travailleuses et les travailleurs manifestent à Trois-Rivières

Aujourd’hui, en début d’après-midi, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (CSN) (STTHGPD) ont manifesté en face de l’hôtel Gouverneur Trois-Rivières qui appartient au même groupe que leur établissement.

« Alors que les travailleuses et les travailleurs de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis tentaient simplement d’obtenir le renouvellement de leur contrat de travail, l’employeur a décrété un lock-out sauvage le 14 décembre dernier, juste avant la période des fêtes. Il faut dire que l’attitude de l’employeur a incité le syndicat à demander la conciliation dès le début de la négociation, au mois de mai 2016, de souligner Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et porte-parole de la négociation coordonnée de l’hôtellerie. Celui-ci s’entête à ne pas accorder les mêmes conditions de travail qui ont été obtenues aux autres tables de négociation, par les autres syndicats participant à la négociation coordonnée de l’hôtellerie. »

« Le Conseil central du Cœur du Québec est ici aujourd’hui pour signifier son appui inconditionnel à la lutte menée par ces travailleuses et ces travailleurs de l’hôtellerie. Et nous joignons notre voix à celle de la Fédération du commerce pour que l’employeur entende raison et offre à ces hommes et à ces femmes qui leur permettent de faire des profits chaque jour, des conditions à la hauteur de leurs demandes », de préciser Paul Lavergne, président du Conseil central du Cœur du Québec.

Affilié à la FC–CSN, le STTHGPD compte environ 100 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

Le gouvernement doit donner suite aux travaux de la table d’évaluation de l’emploi

Ce midi, les délégué-es du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP) ont manifesté dans les rues de Québec, jusqu’à l’édifice Marie-Guyart. Leur action visait à revendiquer un décret de leurs conditions de travail, incluant un salaire de référence, dans le domaine du transport scolaire.

« Lors du processus rigoureux d’évaluation de nos emplois de conducteur et de conductrice de véhicule scolaire, auquel le gouvernement et les associations des transporteurs ont participé, les conclusions du comité de travail fixaient notre taux horaire minimal à 19,14 $ l’heure en janvier 2015, ce qui représente actuellement un taux indexé de 19,74 $, de souligner Stephen P. Gauley, président du STS. Or, en ce moment même, certains conducteurs ne sont payés guère plus que le salaire minimum à 10,75 $ l’heure, d’où toute l’importance de notre revendication ».

Le piège des appels d’offre

« À chaque renouvellement de contrat, les commissions scolaires peuvent lancer des appels d’offres afin de retenir le transporteur qui chargera le moins cher pour les trajets à couvrir. Or, les transporteurs qui chargent le moins cher sont aussi ceux qui payent le moins bien leurs salarié-es. Ce sont eux qui risquent d’obtenir les contrats que les employeurs détiennent actuellement, ce qui menace directement l’emploi et les conditions de travail des conductrices et des conducteurs de véhicule scolaire », de dénoncer Yvon Godin, vice-président de la FEESP et responsable politique du STS.

« Les membres du STS luttent pour la reconnaissance de leur emploi et pour l’obtention d’un salaire décent depuis plus de 20 ans. À chaque étape de leur lutte, elles et ils ont dû défendre l’importance du travail qu’ils accomplissent chaque jour et la responsabilité importante de conduire en toute sécurité nos enfants vers leur milieu d’apprentissage. Nous avons maintenant un salaire de référence basé sur une évaluation solide et le gouvernement doit prendre ses responsabilités pour que ce salaire soit versé aux femmes et aux hommes qui accomplissent ce travail », de conclure Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches.

Rappelons que plus de 575 000 écoliers, soit un peu moins de 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires tous les jours. À l’issue de la rencontre d’aujourd’hui, les délégué-es auront adopté un plan d’action dans le but de concrétiser leur revendication.

Le STS regroupe environ 3000 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

Le Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches rassemble 250 syndicats sur son territoire regroupant plus de 45 000 membres.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

En 2017, les femmes poursuivent l’offensive

2016. Il aura fallu des regains troublants de violence envers les femmes et le harcèlement dont plusieurs d’entre elles ont avoué être régulièrement la cible pour que nous reprenions le chemin collectif de la contestation. Avec des campagnes comme Sans oui c’est non ou Ni viande ni objet, les femmes ont occupé le devant de la scène et exprimé leur colère devant des phénomènes qu’on espérait d’un autre âge. Cette colère, elles l’ont aussi manifestée ad lib, dans des mouvements sociaux spontanés auxquels prirent part de nombreux alliés de leurs causes.

Les cas d’agressions qui se sont multipliés en 2016, les propos machistes balancés crûment, le sexisme ordinaire étalé au grand jour et la violence banalisée, autant de fausses notes qui ont dominé le concert de l’année dernière. N’oublions pas notamment qu’un homme s’est immiscé, la nuit, dans les chambres d’étudiantes d’un campus de Québec et les a agressées sexuellement ; qu’un animateur de radio commentant ces événements a comparé le viol à un vol de voiture ; qu’il aura fallu une extraordinaire dose de ténacité aux femmes autochtones victimes d’agressions sexuelles à Val d’Or pour qu’enfin le gouvernement Couillard daigne faire la lumière sur les violences systémiques dont elles sont victimes par une commission d’enquête sur les relations entre les autochtones et certains services publics au Québec. Et voilà qu’on apprend maintenant, à travers la toute récente Enquête sexualité, sécurité et interactions en milieu universitaire, que 37 % des personnes travaillant ou étudiant à l’université ont subi au moins une forme de violence sexuelle depuis leur arrivée entre les murs de cette institution.

Du côté de nos voisins américains, l’avenir n’est pas plus rose. L’élection d’un misogyne à la tête de l’État le plus puissant du monde a de quoi soulever incompréhension et inquiétudes. Avec ses propos dégradants pour les femmes, les accusations publiques d’agressions sexuelles ou bien son opposition avouée au droit à l’avortement gagné de si haute lutte, des millions d’Américaines sont déjà apeurées de l’avenir. Elles auront bien besoin de notre solidarité. Et c’est ce que nous leur exprimerons le 21 janvier prochain à Montréal où un rassemblement s’organise comme ailleurs dans le monde pour apporter tout notre soutien à nos sœurs américaines.

Le legs de 2016 aura peut-être été de redonner aux Québécoises une voix plus revendicatrice. Mais pour être une société réellement égalitaire, il faut combattre quotidiennement les inégalités économiques, réduire la pauvreté, éliminer les écarts salariaux, tout faire pour enrayer les stéréotypes et la discrimination dans les sphères personnelle et professionnelle, agir sur les conditions de vie et de travail. Par exemple, l’Ontario vient d’innover avec un projet de loi qui prévoit pour les victimes de violence sexuelle ou domestique une permission de s’absenter du travail. Celui-ci obligerait également les cadres à suivre une formation sur la violence en milieu de travail. Les lois du travail ontariennes sont-elles en train de nous damer le pion en matière d’aide et d’assistance pour ces victimes ? Ne serait-il pas souhaitable que le Québec s’inspire de l’Ontario pour amender ses propres législations ?

En 2017, on se doit d’être féministe et de s’attaquer une fois pour toutes aux violences envers les femmes. Pour y arriver, nous aurons besoin de toutes et de tous. Ça commence par l’arrêt du saccage des services publics auquel se livre le gouvernement Couillard et qui a engendré tant d’impacts négatifs sur la vie des femmes ; par un appui financier important aux groupes de défense des droits des femmes qui font des miracles sur le terrain, dont les centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel; par un rehaussement du salaire minimum à 15 $ l’heure et par la lutte contre la discrimination systémique dans tous les milieux. Être féministe en 2017 ne devrait jamais être dissocié de toutes ces quêtes justes et légitimes.

Véronique De Sève
Vice-présidence Confédération des syndicats nationaux (CSN)

La CSN en appelle à l’union des forces pour les droits de toutes les femmes

Dans le cadre de la Manifestation des femmes de Montréal en solidarité avec la Marche des femmes à Washington, la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève, s’adressera au public pour exprimer la solidarité de la CSN avec les Américaines. « À la veille de l’investiture de Donald Trump, le monde entier retient son souffle. Les propos hostiles, racistes et machistes tenus par le nouveau président des États-Unis durant la campagne électorale ont de quoi inquiéter. Les femmes américaines ont été particulièrement visées et craignent maintenant des offensives contre leurs droits. Nous ne pouvions demeurer les bras croisés devant cette situation et nous leur exprimerons notre soutien inconditionnel », souligne-t-elle d’entrée de jeu.

« Les femmes du Québec savent pertinemment que nous ne sommes jamais à l’abri des discours et attaques sexistes de tous acabits, y compris en provenance de la classe politique. Les femmes racisées, dont les femmes autochtones, vivent pour leur part des difficultés supplémentaires découlant du racisme systémique dont elles sont souvent l’objet. Nous nous élevons contre toutes les formes de discrimination à l’endroit des femmes », affirme aussi Véronique De Sève.

La vice-présidente de la CSN compte sur les Québécoises et les Québécois pour assister à ce grand rassemblement. « Les femmes doivent lutter sans relâche pour maintenir leurs acquis et atteindre l’égalité de fait. Samedi, de nombreux groupes et des milliers de personnes sont attendus pour soutenir nos consoeurs américaines face aux menaces de reculs qui planent sur elles. Mais le message qui sera porté vaut également pour nous. N’oublions pas que l’année 2016 a été particulièrement éprouvante pour les femmes du Québec, en témoignent les nombreuses agressions dénoncées. Cette semaine, la toute récente Enquête sexualité, sécurité et interactions en milieu universitaire nous apprenait que 37 % des personnes travaillant ou étudiant à l’université ont subi au moins une forme de violence sexuelle au sein de cette institution. Comme société qui se prétend égalitaire, on ne peut accepter ça. »

« Nous devrons lutter sur tous les fronts afin de combattre les inégalités envers les femmes. Nous avons besoin de toutes et de tous pour y arriver, enchaîne-t-elle. Attaquons-nous entre autres au saccage des services publics auquel se livre le gouvernement Couillard. Le rehaussement du salaire minimum annoncé aujourd’hui est pour sa part nettement insuffisant pour combattre les inégalités économiques que vivent de trop nombreuses femmes. Cette hausse minime ne pourra pas réduire la pauvreté dans laquelle elles sont plongées », a-t-elle conclu.

Lieu de la manifestation 
Esplanade de la Place des Arts
175, rue Sainte-Catherine Ouest

Date et heure
Samedi le 21 janvier à 11 h

Porte-parole pour la CSN 
Véronique De Sève, vice-présidente

Madame De Sève est disponible pour répondre aux questions des médias.

 

Une attitude indécente du gouvernement Couillard

La ministre responsable du Travail, Dominique Vien, a choisi son camp avec la hausse du salaire minimum de 50 ¢ prévue pour le 1er mai prochain.  Un pan important de la société civile estime pourtant qu’une hausse substantielle du salaire minimum est nécessaire afin de sortir les personnes à bas salaire de la pauvreté.

S’ajoute à l’indécence l’annonce faite le 20 décembre par la ministre de diminuer la cotisation des employeurs pour financer l’application de la Loi sur les normes du travail (LNT) de 0,08 % à 0,07 % ! Serait-ce pour subventionner cette hausse du salaire minimum ?, se sont indignés les porte-parole de la campagne 5-10-15.

Ce faisant, le gouvernement Couillard se montre davantage à l’écoute des associations patronales qui ont évoqué à tour de rôle des scénarios plus apocalyptiques les uns que les autres sans être en mesure de les prouver. « Cette faible augmentation maintiendra dans la précarité des dizaines de milliers de familles, dénonce Christian Daigle, président général du SFPQ qui vient de se joindre à la coalition 5-10-15. On constate à quelle enseigne loge le PLQ en favorisant les entreprises au détriment des bas salarié-es. »

Pourtant, le 24 octobre dernier, lors d’une rencontre avec une délégation de la campagne 5-10-15, la ministre du Travail avait reconnu que, si un salaire minimum à 15 $ était trop élevé selon elle, une augmentation de 0,20 $ comme l’année dernière serait nettement insuffisante.

« On avait demandé à la ministre d’envoyer un signal fort pour l’atteinte de 15 $ l’heure le plus rapidement possible avec l’annonce de la prochaine hausse du salaire minimum, ce qui nous avait semblé bien accueilli. D’ailleurs, au sortir de cette rencontre, les représentants de la coalition présents à la rencontre avaient salué une certaine ouverture de la ministre. Aujourd’hui, l’augmentation annoncée est nettement insuffisante et indécente pour les personnes travaillant au salaire minimum. Son annonce est à des années-lumière du nécessaire coup de barre espéré par une partie importante de la population québécoise », d’expliquer François Vaudreuil, président de la CSD.

Selon Mélanie Gauvin, co-porte-parole de la campagne 5-10-15 : « Cette augmentation haussera légèrement le pouvoir d’achat des personnes qui travaillent au bas de l’échelle. Elle démontre toutefois une absence de volonté politique à faire une différence marquée et soutenue pour les travailleuses et travailleurs. Alors que dans le contexte économique plus difficile des années 2008 à 2010, le salaire minimum avait augmenté de 50 cents, en 2017, le gouvernement aurait pu faire un effort beaucoup plus prononcé et planifier une atteinte d’un salaire minimum à 15 $ au Québec. Majoritairement non syndiquées, ces personnes dépendent des décisions du gouvernement pour voir leur revenu de travail augmenter. »

« Il s’agit d’une gifle pour les quelque 210 000 travailleurs et travailleuses qui gagnent le salaire minimum, s’indigne Virginie Larivière, co-porte-parole de la campagne 5-10-15. La ministre Vien a choisi de les maintenir dans la pauvreté. Rappelons que, selon la mesure de faible revenu ou la mesure du salaire viable, un travailleur ou une travailleuse à temps plein devrait gagner un revenu net qui dépasse les 23 000 $, pour une semaine de 35 heures. Avec l’augmentation proposée, c’est encore un manque à gagner de plus de 4000 $ par année. »

« Les libéraux de Philippe Couillard se comportent une fois de plus comme un gouvernement patronal, a réagi le président de la CSN, Jacques Létourneau. Il désengage les patrons de leur responsabilité de payer convenablement leurs employé-es. En outre, avec leurs charges fiscales qui ne cessent de diminuer, comme avec la cotisation à la LNT et le taux effectif marginal d’imposition sur l’investissement qui est passé de 34,5 % en 1998 à 18,8 % en 2012, ce sont les particuliers qui se trouvent à subventionner les entreprises qui versent le salaire minimum. Le partage de la richesse, ça passe aussi par des salaires décents ! »

« Le gouvernement affirme vouloir être prudent. Mais une augmentation si basse frôle plutôt l’inertie politique. De 2008 à 2010, le salaire minimum a augmenté de 50 cents par année et les études, autant celles de l’Institut de la statistique que celle du Conseil québécois du commerce de détail, ont démontré des effets positifs sur l’emploi et sur les ventes, rappelle Louise Chabot, présidente de la CSQ. Donc nous sommes d’avis que le gouvernement aurait pu facilement, sans le moindre risque économique, dépasser les 50 cents déjà testés et, de cette façon, accélérer le pas vers l’atteinte d’un salaire minimum décent. »

La campagne 5-10-15 est menée par le Front de défense des non-syndiquéEs, le Collectif pour un Québec sans pauvreté, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) et le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ).

 Ses trois revendications sont : 

  • Le droit d’obtenir son horaire de travail 5 jours à l’avance;
  • Le droit de disposer de 10 jours de congés payés par année pour la maladie ou les responsabilités familiales;
  • Le droit de gagner un salaire minimum de 15 $ l’heure. 

 

Le Syndicat du transport de Montréal (STM-CSN) réserve ses commentaires sur le retrait des voitures Azur

Le Syndicat du transport de Montréal (STM-CSN) et la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) à laquelle il est affilié, informent la communauté journalistique qu’ils réservent leurs commentaires relativement aux incidents qui ont amené le retrait des nouvelles voitures de métro, en fin de semaine dernière. Lorsqu’il le jugera nécessaire et une fois colligées l’ensemble des informations pertinentes à ce dossier, le STM-CSN fera connaître son point de vue.

À propos du syndicat et de la CSN
Le Syndicat du transport de Montréal (STM-CSN) représente 2400 salarié-es à la Société de transport de Montréal. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) qui regroupe plus de 60 000 syndiqué-es oeuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Pour sa part, la Confédération des syndicats nationaux compte plus de 325 000 membres présents dans tous les secteurs d’activité, tant publics que privés.

 

 

 

Huit syndicats demandent d’arrêter l’érosion des services à la population

Sans l’implication et la participation active des salarié-es du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale, la réforme en cours du ministre de la santé, Gaétan Barrette, risque d’accroître les problèmes existants et d’accélérer la dégradation des services à la population. Huit syndicats affiliés à la CSN, regroupant des milliers de salarié-es dans une soixantaine d’établissements sur le territoire, lancent un appel pressant à stopper l’érosion des services et à enclencher les discussions avec la partie syndicale sur la manière d’organiser le travail et d’améliorer les services.

Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches, Photo : Clément Allard

Pour Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CSN) : « Il est inquiétant de voir qu’au moment où la direction du CIUSSS de la Capitale-Nationale parle de vaste refonte des services, dont la réduction du nombre de centres de production alimentaire qui vont passer de 28 à 3 sur le territoire desservi, peu de démarches ont été initiées avec les travailleuses et les travailleurs de même qu’avec leur syndicat respectif. À une exception près : le syndicat de Québec Nord a réussi à faire entendre raison à l’employeur quant aux pistes de solution visant à réduire les impacts sur le personnel. Le ministre Barrette doit envoyer des signes clairs à la direction du CIUSSS que la réorganisation des services ne se fera pas sur le dos des salarié-es ni de la population qui goûtent toujours aux mesures d’austérité et d’optimisation. »

Alors que près de deux années se sont écoulées depuis la fusion forcée des établissements de santé, en avril 2015, plusieurs catégories de personnel sont laissées dans une zone d’ombre qui accroît leur inquiétude, le stress et même leur détresse. C’est notamment le cas des préposé-es aux bénéficiaires en CHSLD et dans les hôpitaux, des auxiliaires de santé et de services sociaux en CLSC, de celles et de ceux oeuvrant dans les services administratifs, dans les services alimentaires, dans les services de salubrité et d’hygiène, et de l’entretien de bâtiments.

Photo : Clément Allard

Parmi les problèmes identifiés par les syndicats du CIUSSS, figurent les impacts des fermetures de lits en soins de longue durée – 43 lits au CHSLD de Saint-Augustin-de-Desmaures seront transférés en ressources intermédiaires privées, et 64 autres à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec ; la violence croissante de la clientèle à l’égard du personnel ; le non-remplacement des absences des préposé-es aux bénéficiaires en CHSLD ; les problèmes accrus de rétention des nouveaux employé-es ; la perspective de coupures de postes et d’heures travaillées dans différents services.

« Nous, on est prêts à rencontrer l’employeur et à enclencher de bonne foi les discussions sur la réorganisation du travail, affirme Karl Campeau, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Centre jeunesse de Québec (CSN). On l’a même réaffirmé dans une lettre conjointe transmise à la direction générale, en décembre dernier. Nous ne sommes pas là pour gérer à la place des gestionnaires. Mais il est primordial que l’on puisse dire notre mot quant à la façon d’organiser le travail pour améliorer l’offre de services à la population. Les travailleuses et travailleurs sont souvent les mieux placés pour identifier les problèmes et suggérer des pistes de solution. Encore faut-il les écouter et tenir compte de leur savoir-faire. C’est d’ailleurs à cela que nous allons consacrer nos énergies dans les prochaines semaines, notamment en se donnant un meilleur rapport de force afin d’être entendus. »

« Les syndicats ne resteront pas les bras croisés en attendant un signe du ministre Barrette et de la direction de l’établissement, affirme pour sa part Denis Bertrand, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Ils vont dès maintenant unir leurs efforts et mettre toute leur énergie et leurs ressources pour mieux s’organiser et faire entendre la voix de plus de 6000 travailleuses et travailleurs présents dans les 57 établissements du CIUSSS. La FSSS–CSN va bien sûr apporter tout l’appui nécessaire pour que ces réorganisations des services se fassent dans le respect des travailleuses et des travailleurs.

Photo : Clément Allard

À propos des syndicats et de la CSN

Les syndicats présents à la conférence de presse sont les suivants :

  • Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Institut universitaire en santé mentale de Québec – CSN
  • Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre de santé de Portneuf (CSN)
  • Syndicat des travailleurs et travailleuses du Centre de santé et des services sociaux de Charlevoix CSN
  • Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre de santé et de services sociaux de Québec-Sud (CSN)
  • Syndicat des travailleuses et travailleurs de Québec-Nord (CSN)
  • Syndicat du Jeffery Hale-St-Brigid’s (CSN)
  • Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Centres jeunesse de Québec (CSN)
  • Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Régie régionale de Québec (CSN)

    Photo : Clément Allard

Ces syndicats sont affiliés au Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) qui regroupe sur une base régionale quelque 50 000 membres dans tous les secteurs d’activité, privés et publics. Ils sont aussi affilés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) qui compte 130 000 membres dont 110 000 dans le secteur de la santé. Ces syndicats sont enfin affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) représente plus de 325 000 membres dans tous les secteurs d’activité.

 

Il faut aussi s’attaquer aux causes systémiques

La Confédération des syndicats nationaux croit que des précisions importantes doivent être apportées au projet de loi 115, loi visant à lutter contre la maltraitance envers les aîné-es et toute autre personne en situation de vulnérabilité. Pour la CSN, qui­ représente près de la moitié des salarié-es du réseau public de la santé et des services sociaux, et ce dans tous les titres d’emploi, ce seul projet de loi ne pourra atteindre pleinement ses objectifs si on ne remet pas en cause, en même temps, les causes systémiques du phénomène de la maltraitance. Des représentants de la CSN seront entendus par la Commission des relations avec les citoyens cet après-midi.

 « Pour nous, le projet de loi 115 constitue une avancée nécessaire, explique le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. C’est dans cette optique que nous proposons des changements qui en renforceront les éléments essentiels. Nous déplorons toutefois que le projet de loi ne se concentre que sur la maltraitance issue de comportements individuels et qu’il fasse complètement l’impasse sur la maltraitance systémique qui découle de décisions et d’actions politiques ou organisationnelles. C’est un aspect important, voire le plus important, qu’il faudra regarder attentivement pour améliorer la situation ».

Jean Lacharité, vice-président de la CSN. Photo : Louise Leblanc

Pour la CSN, c’est la pression budgétaire exercée depuis des années sur les établissements, exacerbée par les dernières rondes de compressions, qui fait en sorte qu’on manque de personnel et que celui-ci est en surcharge de travail croissante. Dans ce contexte, il n’est pas étonnant qu’on assiste aujourd’hui à une certaine déshumanisation des soins et à une incapacité des établissements à répondre adéquatement à tous les besoins des aîné-es et des personnes vulnérables. D’ailleurs l’implantation de pratiques comme le minutage du temps de travail ou la méthode Lean contribue grandement à la déshumanisation des soins. Ce constat, la CSN est loin d’être seule à le dresser. Les derniers rapports du Protecteur du citoyen ainsi que des prises de position de l’Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec, notamment, abondent en ce sens.

« Ce n’est certainement pas de gaieté de cœur , mais en raison d’un manque de temps et de ressources que le personnel œuvrant auprès des aîné-es ou de personnes vulnérables doit parfois se résoudre à différer l’heure du repas ou de la toilette. Si les travailleuses et les travailleurs ont leur part de responsabilité, l’État ne peut certainement pas ignorer la sienne », illustre le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Guy Laurion.

Ginette Langlois, présidente de la Fédération des professionnèles. Photo : Louise Leblanc

« L’embauche de 1150 personnes dans les CHSLD annoncée récemment ne sera pas suffisante pour régler tous les problèmes, vu l’ampleur des besoins, poursuit la présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), Ginette Langlois. Il serait grandement temps de mettre de côté l’idéologie et la partisannerie pour dresser le portrait véritable des besoins en ressources dans les services aux aîné-es et aux personnes les plus vulnérables et de trouver les moyens d’y répondre adéquatement. Selon nous, le financement public adéquat des services est un incontournable pour lutter contre la maltraitance. Par ailleurs, l’accès aux ressources d’hébergement, aux services de réadaptation ainsi qu’aux soins à domicile, assurés par du personnel du secteur public, bien formé, est également un aspect important ».

Réserves

Si le projet de loi 115 contient de bons éléments, la CSN émet certaines réserves, notamment quant à deux aspects qui vont au-delà du débat sur la lutte contre la maltraitance.

Sur l’utilisation de caméras de surveillance et d’autres moyens technologiques, la CSN estime que la jurisprudence en la matière et les balises déjà édictées par la Commission de l’accès à l’information du Québec établissent déjà clairement ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. Toute intervention du gouvernement devra respecter la charte des droits et liberté et les balises fixées par la jurisprudence.

Par ailleurs, la CSN ne croit pas qu’il soit judicieux de permettre plus généralement la levée du secret professionnel. Actuellement, le secret professionnel ne doit être levé que dans des circonstances exceptionnelles et cet équilibre doit être préservé car il permet aux professionnel-les d’entretenir une relation de confiance avec leur patient, absolument nécessaire pour pouvoir exercer leur profession au meilleur de leur connaissance. Pour la CSN, ce débat dépasse largement le cadre de la discussion sur la maltraitance.

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