Les travailleurs manuels de Terrebonne s’invitent à la séance du comité métropolitain de Montréal

Les cols bleus et les concierges de Terrebonne ont manifesté leur présence lors de la séance du conseil de la Communauté métropolitaine de Montréal à laquelle participait le maire Jean-Marc Robitaille en tant que membre de l’exécutif. Les travailleuses et travailleurs manuels cherchaient par cette action à rappeler au maire de Terrebonne l’urgence de régler le conflit et la négociation qui traînent en longueur.

« Le maire s’allie à d’autres partenaires et prend position contre des projets qui touchent sa ville, comme Enbridge, mais ne cherche aucunement à régler le conflit qui perdure depuis juillet avec les concierges et à conclure enfin la négociation avec les cols bleus, qui traîne depuis deux ans. La population et tous les travailleurs sont grandement affectés par l’entêtement du maire, et c’est ce que nous avons cherché à lui rappeler », souligne Denis Renaud, président du Syndicat des travailleurs manuels de Terrebonne.

Denis Renaud a renchéri : « Nous ne savons plus comment le dire pour que le maire aborde enfin la question de front afin de régler les choses une fois pour toutes. Pour ce faire, il devra cesser de se défiler devant la nécessité d’aborder la question des chiffres que nous lui avons fournis concernant nos demandes. Aucune discussion ne sera possible s’il s’entête à dire dans les médias que nos chiffres ne tiennent pas la route, mais qu’il refuse d’en discuter à la table de négociation. Comment voulez-vous que ça se règle ! »

Impacts directs

Les conséquences de cette situation sur la population sont nombreuses : atteintes à la santé et à la sécurité, propreté laissant à désirer, dépenses inutiles engendrées par le déplacement d’activités ainsi que judiciarisation du conflit et recours quasi-systématique au service de police qui entraînent des coûts astronomiques. « Le printemps approche, et les camps de jour, dont s’occupent les concierges, sont menacés. Je suis inquiet pour les familles de Terrebonne. Il faut que le conflit se règle au plus tôt, pour le bien de toutes et de tous ! » a conclu le vice-président de la Fédération des employées et employés des services publics, Yvon Godin.

À propos de la FEESP-CSN

La Fédération des employées et employés de services publics-CSN compte plus de 400 syndicats affiliés représentant environ 55 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Elle est affiliée à la CSN, elle-même composée de 2000 syndicats et regroupant plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Première convention collective pour les syndiqués du Groupe ADF à Terrebonne

Une première convention collective a été signée ces derniers jours par le Syndicat des travailleuses et travailleurs de ADF-CSN et par les représentants du Groupe ADF dont l’usine est située au 300, rue Henry-Bessener dans le parc industriel de Terrebonne. Lors d’une assemblée générale tenue à la fin novembre, c’est par un vote à scrutin secret que les membres du syndicat avaient entériné à 80,2 % l’entente de principe intervenue entre les parties.

C’est au terme de douze rencontres de négociations tenues à compter de septembre dernier et sans aucun moyen de pression qu’est intervenue cette entente entre les parties. La convention collective, d’une durée de cinq ans, prévoit des augmentations salariales d’un minimum de 2 % par année et une protection du pouvoir d’achat si l’indice des prix à la consommation (IPC) dépasse 2,5 % par année.

La nouvelle convention collective contient également des améliorations significatives telles que : l’introduction d’une clause pour limiter la sous-traitance, l’amélioration de la clause concernant les mises à pied dont le maintien du lien d’emploi en cas de mise à pied, la bonification des dispositions concernant les mouvements de main-d’œuvre, l’octroi d’un jour férié supplémentaire, l’amélioration des règles d’obtention des congés mobiles et du paiement lors du travail en heures supplémentaires ainsi que de nouveaux droits syndicaux.

« Cette première convention collective CSN, en plus d’améliorer les conditions salariales ainsi que les conditions de travail de travailleuses et des travailleurs membres du syndicat, permet à l’entreprise ADF de s’assurer d’une paix industrielle pour les cinq prochaines années. ADF pourra ainsi poursuivre le développement de ses marchés dans le domaine de la fabrication des charpentes métalliques complexes ainsi que de composantes lourdes en acier pour l’industrie de la construction non résidentielle. Voici un bel exemple d’une entente satisfaisante pour les deux parties » de déclarer Alain Lampron, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN).

Rappelons que cette signature intervient après qu’une décision unanime de la Cour d’appel du Québec rendue le 3 mai dernier soit venue mettre un terme à une saga juridique qui durait depuis près de trois ans à la suite d’une contestation du syndicat indépendant qui représentait auparavant les salariés de l’établissement. Cette décision du plus haut tribunal québécois est venue confirmer la décision de la Commission des relations du travail (CRT) qui avait accrédité le Syndicat des travailleuses et travailleurs de ADF-CSN le 3 septembre 2010.

« Nous tenons à souligner la détermination des travailleuses et des travailleurs du syndicat qui n’ont jamais perdu espoir d’être représentés par la CSN et je veux les féliciter au nom de nos 84 syndicats regroupant plus de 13 000 membres pour l’obtention de cette première convention collective », a conclu Francine Ranger, présidente du Conseil central de Lanaudière (CSN).

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de ADF-CSN représente près de 200 travailleuses et travailleurs.

La Ville de Terrebonne et son double discours

Plusieurs dizaines d’employé-es manuels de la Ville de Terrebonne se sont réunis aujourd’hui à l’occasion de l’inauguration du parc Saint-Sacrement par la Ville de Terrebonne. En grève depuis le 11 juillet, ils voulaient dénoncer l’attitude de l’employeur qui refuse obstinément de fixer des dates pour négocier.

« Depuis 2009, le maire a investi 29 millions dans les parcs du territoire. Tout récemment, il a encore promis un autre soutien de 11,4 millions pour les organismes dans le secteur des sports et des loisirs, apparemment une priorité pour le maire. Or, quand on regarde la façon dont il traite les surveillant-es et les surveillant-es concierges, on ne peut que constater l’absence de cohérence dans le discours de la Ville », estime Denis Renaud, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs manuels de la Ville de Terrebonne.

D’un côté, la Ville dit avoir à cœur de donner à ses citoyens l’accès à des installations pour les sports et les loisirs, et d’un autre, elle refuse d’accorder aux travailleuses et travailleurs manuels les conditions pour leur permettre de bien faire l’entretien et la maintenance de ces installations. C’est complètement incompréhensible, estime Denis Renaud. Le vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), Yvon Godin, réitère d’ailleurs aux syndiqué-es l’appui le plus complet de la Fédération. « Le travail que les syndiqué-es accomplissent pour la Ville et les citoyens est essentiel. Nous sommons l’employeur de le reconnaître », souligne-t-il.

Denis Renaud demande en outre à la Ville de prendre les responsabilités qui lui incombent pour régler le conflit qui l’oppose aux travailleurs manuels. « Lorsqu’elle est questionnée par les médias, elle prétend vouloir négocier, mais on attend encore la date de la prochaine rencontre entre les deux parties. Elle dit faire tout en son pouvoir pour que la situation se règle, mais elle ne fait pas l’essentiel : négocier. Elle prend la population en otage et essaye de nous faire porter l’odieux de la situation. C’est à se demander si elle ne se prépare pas à faire campagne sur le dos des travailleuses et des travailleurs manuels », ajoute Denis Renaud.

« Les travailleurs manuels de Terrebonne ne méritent pas d’être traités comme des quantités négligeables par leur employeur. Ils contribuent au bon fonctionnement de la Ville et veulent le respect. Nous continuerons à les appuyer dans leurs demandes tout à fait légitimes », conclut finalement Francine Ranger, présidente du Conseil central de Lanaudière (CSN).

Le Conseil central de Lanaudière (CSN) démontre sa solidarité aux lock-outés et grévistes

Les membres CSN de la région de Lanaudière manifestent, aujourd’hui, devant le Maxi du boulevard Firestone à Joliette, afin de montrer leur solidarité aux travailleuses et aux travailleurs d’épicerie en conflit de travail en Abitibi-Témiscamingue.

Ce geste d’appui du Conseil central de Lanaudière (CSN) aux salarié-es des épiceries Loblaws et Maxi de Rouyn-Noranda ainsi que du Provigo de Témiscaming – toutes les trois dirigées par la chaîne alimentaire torontoise Loblaw – vise à exercer une pression sur l’employeur afin qu’il mette un terme le plus rapidement possible aux trois conflits qu’il a provoqués.

Le 10 juin dernier, les syndiqué-es du Loblaws de Rouyn-Noranda ont déclenché la grève devant l’offre globale et inacceptable de l’employeur. Les salarié-es en question sont sans convention collective depuis le 1er novembre 2012.

Le 27 juin 2013, une décision rendue par la CRT a reproché à l’employeur d’entraver les activités du syndicat, d’avoir négocié de mauvaise foi et d’avoir porté atteinte à la liberté d’association. En plus d’une série d’autres mesures, la CRT a ordonné à Loblaw de verser au syndicat la somme de 5 000 $ à titre de dommages et intérêts punitifs.

Un conflit n’attend pas l’autre

« Tout se passe comme si l’entreprise tente d’obtenir des concessions de la part des employés afin de pouvoir régler le conflit de travail qu’elle a déclenché au magasin Maxi de Rouyn-Noranda », estime le conseiller syndical CSN, Sylvain Nolet.

Le conflit du Loblaws de Rouyn-Noranda est venu s’ajouter aux lock-out qui perdurent au Maxi de Rouyn-Noranda depuis le mois d’août 2012 et au Provigo de Témiscaming depuis décembre de cette même année. Ce dernier a été déclenché parce que les employé-es ont osé porter le chandail où il était inscrit : Le respect avant tout. Les deux lock-out privent de revenus des dizaines de travailleurs depuis des mois et forcent les citoyens à se déplacer en dehors de leur ville pour faire leur épicerie.

Pour Francine Ranger, présidente du Conseil central de Lanaudière (CSN), il y a une simple raison pour laquelle ces trois conflits perdurent : « Loblaws refuse tout simplement de négocier. »

« Dès qu’il y a une proposition pour retourner à la table de négociation, ça bloque parce que les représentants de Loblaws doivent se référer au bureau central à Toronto. Ils viennent au Québec, mais n’ont pas de mandat clair », a souligné Francine Ranger.

« Les conflits ont assez duré. Si Loblaws a un minimum de respect envers sa clientèle et son personnel, elle doit mettre de l’eau dans son vin. Nous sommes solidaires envers nos collègues d’Abitibi-Témiscamingue et j’invite les responsables de Loblaws à entamer de vraies négociations afin de résoudre ces trois conflits de travail. »

Devant un employeur intraitable, les surveillant-es et surveillant-es-concierges déclenchent la grève

Depuis le 11 juillet dernier, les surveillants et les surveillants-concierges sont en grève générale illimitée. Le président du Syndicat des employé-es manuels de la Ville de Terrebonne-CSN, Denis Renaud, explique la situation : « En négociation depuis le mois de février dernier, il s’est tenu seulement une dizaine de rencontres de négociation. Chacune de ces rencontres a à peine duré deux heures. En tout et pour tout, les dirigeants de la Ville de Terrebonne n’ont daigné nous consacrer qu’une vingtaine d’heures de négociation en cinq (5) mois. Depuis le mois de février, nous répétons à l’employeur que nous entendons recourir à la grève s’il n’accorde pas plus de sérieux à la négociation. Aujourd’hui, la partie patronale se dit surprise de notre geste ! Afin de démontrer notre sérieux à l’employeur, dans le dernier mois et demi, nous avons tenu trois (3) journées de grève. Rien n’y fait ! »

Comble de mépris, le 27 juin dernier, l’employeur nous indiquait qu’il n’entendait pas nous rencontrer avant le 20 août prochain. Difficile de ne pas voir là une stratégie pour passer la période des camps de jours et tenter de nous retirer une partie de notre rapport de force ! Et malgré tout cela, l’employeur continue de prétendre que le syndicat tient la population en otage. Denis Renaud a poursuivi en soulignant : « Ce que l’employeur ne dit pas, c’est qu’il avait la possibilité de poursuivre la négociation, puisque nous lui avons clairement dit que nous étions disponibles le jour, le soir et même la nuit s’il le fallait, afin d’intensifier les rencontres de négociation. C’est donc de son propre chef qu’il a suspendu la négociation. »

Le syndicat ne tient pas la population en otage

L’employeur tente de faire croire que nous prenons la population en otage. Encore ce même vieux refrain, ce vieux discours de la droite qui, dans le cas qui nous occupe et la démonstration en est faite, ne tient plus. C’est plutôt l’employeur qui, de par ses décisions et son intransigeance, tient la population en otage. Pour des raisons purement stratégiques, les dirigeants de la Ville de Terrebonne mettent en péril les camps de jour et, par le fait même, les vacances des enfants qui les fréquentent. Posons-nous la question : en tant que citoyens, ne serions-nous pas un peu responsables de ce genre de situation ? En effet, en cautionnant ce vieux discours démagogique du genre « Le syndicat tient la population en otage », nous encourageons certains employeurs à appliquer une stratégie toute simple : pousser les syndicats à la grève et, par la suite, leur faire porter l’odieux de la situation! Mais poussons notre réflexion un peu plus loin : si on analysait plus souvent le comportement des employeurs qui utilisent ces stratégies, de nombreuses grèves pourraient être évitées. »

Un soutien pour le Lac-Mégantic

Nous ne pouvons passer sous silence la tragédie qui a frappé Lac-Mégantic. Tous nos vœux de sympathies vont aux familles éprouvées. Nous tenons à souligner que toutes et tous au fond de notre cœur, nous portons un peu de ce deuil. En guise de solidarité, le Syndicat des employé-es manuels de la Ville de Terrebonne affilié à la CSN remettra à la municipalité de Lac-Mégantic un montant de 500$. Pour Francine Ranger, présidente du Conseil central de Lanaudière (CSN), « les travailleuses et les travailleurs peuvent compter sur l’appui indéfectible du conseil central et sur celui des 13 000 membres des 85 syndicats, issus de tous les secteurs d’activité que nous représentons dans la région de Lanaudière. Nous allons déployer tous les moyens à notre disposition pour qu’ils puissent tenir la minute de plus pour un règlement à la satisfaction des membres du syndicat. » Rappelons que le Syndicat des concierges et surveillants-concierges compte une centaine de membres.

Les salariés remportent une grande victoire syndicale

La démocratie l’a finalement emporté. Après trois années d’un long processus juridique, la Cour d’appel du Québec a donné raison à la Commission des relations du travail qui reconnaissait, en 2010, le syndicat CSN accrédité pour représenter les 150 salarié-es de l’entreprise Au Dragon forgé située à Terrebonne.

« C’est là une excellente nouvelle, a souligné Gilles Lapierre, conseiller syndical de la CSN dans le dossier. Les travailleuses et les travailleurs ont librement choisi un syndicat CSN en 2010, et il est enfin reconnu. Les salarié-es peuvent être fiers de s’être tenus debout dans cette affaire. » Ceux-ci ne l’ont d’ailleurs pas eu facile. À la suite d’une série d’allégations du syndicat indépendant d’Au Dragon Forgé inc., la Commission des relations du travail (CRT) avait tenu une audience sur le caractère représentatif du syndicat CSN.

La CRT donne raison à la CSN

Le 3 septembre 2010, la Commission rendait sa décision en déclarant que les travailleurs entendus en audience avaient adhéré de façon libre et volontaire au syndicat CSN. Mécontent de cette décision, le syndicat indépendant avait adressé une demande de révision judiciaire à la Cour supérieure. De façon tout à fait surprenante, cette demande avait été accueillie. Le juge avait estimé que les adhésions au syndicat CSN n’avaient pas été obtenues de façon libre et volontaire. Selon lui, la CRT aurait dû acquiescer à la demande du syndicat afin de lui donner accès au rapport de l’agent de la Commission pour qu’il puisse ainsi connaître l’identité de certains adhérents dont le nom avait été retranché des effectifs du syndicat CSN.

La Cour supérieure rend une étrange décision

La Cour remettait ainsi en question une longue tradition historique de la CRT sur la manière d’apprécier le caractère strictement confidentiel de l’identité des adhérents contenue dans le rapport de l’agent. Devant ce qui lui apparaissait complètement injustifié, le syndicat CSN en a appelé à la Cour d’appel du Québec.

La Cour d’appel nous donne raison

À notre grande satisfaction, la Cour d’appel a annulé, le 3 mai dernier, le jugement de la Cour supérieure. Elle a en outre rétabli la décision de la CRT du 3 septembre 2010, considérée à l’unanimité par les trois juges raisonnable et tout à fait correcte. La Cour a conclu que les salarié-es entendus par la Commission avaient adhéré de façon libre et volontaire au syndicat CSN.

« Cette décision nous réjouit, s’est exclamée la présidente du Conseil central de Lanaudière, Francine Ranger. Nous sommes heureux de pouvoir enfin laisser de côté notre devoir de réserve et donner aux travailleurs du Dragon forgé tous les services auxquels ils ont accès en tant que membres d’un syndicat affilié à la CSN. Les 85 syndicats de Lanaudière et les 13 000 membres de la région leur souhaitent la bienvenue dans la grande famille CSN et leur assurent toute la solidarité nécessaire. »

Rejet à 99,8 % de la proposition finale de l’employeur

Réunis en assemblée générale le vendredi 14 juin dernier, c’est dans une proportion de 99,8 % que 418 travailleuses et travailleurs membres du Syndicat national des pâtes et papiers de Crabtree-CSN (SNTTPP-CSN) ont rejeté la proposition finale de leur employeur, Produits Kruger, division de fabrication de l’Est.

Ce vote sans équivoque faisait suite au dépôt le 27 mai dernier d’une proposition qualifiée de finale et globale par les représentants de l’employeur à la table de négociations. Cette proposition a été faite par l’employeur après une vingtaine de rencontres de négociations, alors que la convention collective est expirée depuis le 30 avril dernier.

« Les membres de mon syndicat ont été choqués par le contenu de cette proposition de l’employeur et le résultat du vote le démontre clairement. En refusant de répondre à nos principales demandes et en nous proposant un gel de salaire et le versement d’un montant forfaitaire pour la première année de la convention collective, l’employeur ne tient pas compte des efforts consentis par les membres de mon syndicat au cours des dernières années », a déclaré Éric Sourdif, président du SNTTPP de Crabtree-CSN.

En plus du rejet de la proposition patronale, les membres du syndicat ont adopté à 97,6 %, toujours à scrutin secret, un mandat de moyens de pression excluant la grève générale illimitée à être déclenché au moment jugé opportun. « En adoptant ce mandat de moyens de pression, les membres nous ont clairement exprimé leur appui afin que nous parvenions à conclure cette négociation », d’ajouter le président du syndicat. « Nous invitons l’employeur à reprendre les discussions le plus rapidement possible afin que nous en arrivions à une entente dans les meilleurs délais. Notre objectif n’est pas de faire une escalade des moyens de pression, mais de conclure une convention collective satisfaisante pour nos membres », de conclure le représentant syndical.

Le SNTTPP de Crabtree- CSN qui représente 536 travailleuses et travailleurs est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) et au Conseil central de Lanaudière.

Déjà plus de 75 activités inscrites telles que conférences, spectacles, ateliers, expositions

La tenue du Forum Social Lanaudois (FSL), une grande première pour la région de Lanaudière et tous ceux qui y vivent, approche à grands pas puisqu’il se tiendra du 24 au 26 avril prochains, au Cégep de L’Assomption. Afin de faire la mise à jour de l’organisation de ce qui promet d’être un vaste « brasse-méninges » des forces vives et alternatives de Lanaudière, les membres du comité organisateur, avec en tête Daniel Tessier, ont tenu un point de presse à L’Assomption pour annoncer le détail de la programmation et du déroulement du FSL.

Pour marquer l’importance qu’il accorde au FSL, le maire de L’Assomption, Pierre Gour, était également sur place au moment du point de presse.

Rappelons que le FSL a été placé sur le thème global de Ensemble pour un meilleur Lanaudière. Sur ce point, le comité organisateur s’est dit particulièrement fier d’annoncer officiellement que nul autre que l’artiste et chanteur « trad », Yves Lambert, prononcera la conférence d’ouverture. Avec son franc-parler, ce dernier ne devrait pas manquer d’interpeller et conscientiser les participants au forum.

Par ailleurs, le comité organisateur a révélé que déjà pas moins de 75 activités différentes feront partie de la programmation du FSL. Sur ce point, il est toujours possible pour les organismes comme les individus de s’inscrire à un atelier, une conférence ou une manifestation artistique. Pour ce faire, il suffit d’aller sur le site web du forum : www.forumsociallanaudois.org. Les divers sujets qui seront abordés lors du FSL touchent presque toutes les sphères d’activités humaines et la plupart des défis qui nous attendent collectivement et individuellement. En guise d’exemples, citons :

  1. La marche mondiale des femmes dans le cadre duquel le FSL rendra un vibrant hommage à l’écrivaine et femme de théâtre Hélène Pedneault
  2. Les médias lanaudois
  3. Une coop dans votre cours
  4. L’intégration des personnes immigrantes
  5. Le patrimoine vivant
  6. Les changements dans l’accès aux services publics
  7. La fiscalité des aînés
  8. Les cyanobactéries
  9. La situation des jeunes autochtones
  10. Le raccrochage scolaire
  11. L’intégration professionnelle des jeunes, etc.

Une des principales volontés du FSL est de rendre les citoyens et participants d’avantage éco-responsables. Dans ce sens, tout sera fait pour vivre un forum à vocation verte. Les membres du comité organisateur du FSL ont aussi insisté pour mentionner l’excellente collaboration des dirigeants du Cégep de l’Assomption. Il est important de préciser enfin qu’une garderie sera disponible sur place, que l’horaire prévoit l’implication de plusieurs commanditaires majeurs, que des spectacles et performances artistiques se dérouleront tout au long des trois jours et qu’il sera possible de manger sur place grâce à l’implication de divers agents.

En guise de conclusion, les porte-parole du comité organisateur du FSL rappellent que tout ce processus ne restera pas lettre morte. « Nous nous engageons à ce que les conclusions du forum ne se retrouvent pas tassées sur une voie de garage ou cachées dans la “filière 13”. Bien au contraire, de prôner Daniel Tessier, un suivi lanaudois sera assuré ici afin d’établir des issues précises. Celles-çi seront par la suite abordées au 2 eForum Social Québécois qui aura lieu en octobre 2009 à Montréal. Tout Lanaudière possède ainsi la chance inouïe de rendre concrets et palpables par des actions concertées, nos idéaux communs et les propositions qui seront apportées au FSL! »